Le Plessis-Feu-Aussoux

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Le Plessis-Feu-Aussoux
L'église Saint-Nicolas.
L'église Saint-Nicolas.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes du Val Briard
Maire
Mandat
Isabelle Périgault
2014-2020
Code postal 77540
Code commune 77365
Démographie
Gentilé Plessis-Ansoldiens
Population
municipale
532 hab. (2014)
Densité 95 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 00″ nord, 3° 02′ 00″ est
Altitude Min. 93 m – Max. 126 m
Superficie 5,59 km2
Localisation

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Liens
Site web le-plessis-feu-aussoux.fr

Le Plessis-Feu-Aussoux est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Plessis-Ansoldiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 10 km au nord-est de Rozay-en-Brie, à 28 km au nord-ouest de Provins et à 24 km au nord de Nangis.

Communes limitrophes de Le Plessis-Feu-Aussoux
Touquin
Le Plessis-Feu-Aussoux
Voinsles Vaudoy-en-Brie

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Puiseaux.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La majorité du territoire est occupée par des terres agricoles.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Yerres, affluent de la Seine, prend sa source près d'ici et forme la limite avec la commune de Touquin. Il y avait autrefois de nombreux moulins à eau sur son cours (Berneray, Galand).

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie, étymologie[modifier | modifier le code]

  • de l’ancien français « plessis », enceinte fermée par des haies de branches, et de l’anthroponyme Ansoldus[1].
  • Le village est cité dans un manuscrit daté de 1174, mais il est probable qu'il existait déjà auparavant, peut-être à la période gallo-romaine, la voie romaine Agrippa passant à quelques kilomètres. Il apparaît sous le nom de Ansoldus de Plesseio, Ansoldus étant le patronyme du seigneur, et plesseio, devenu plessis, indiquant la présence d'une enceinte formée de pieux et de branches entrelacées. Le qualificatif "feu", signifiant que le seigneur est décédé, est apparu à une date inconnue. Dès 1487, l'orthographe est proche de l'actuelle, même si l'hésitation a longtemps subsisté concernant la lettre finale ("s" ou "x").

Histoire[modifier | modifier le code]

Jusqu'en 1285, le village était situé dans une "marche séparante" dans laquelle les habitants dépendaient du puissant comte de Champagne et du Roi, chacun ayant des droits de justice. Il faudra attendre le mariage de Philippe IV avec Jeanne de Navarre pour que le Plessis soit rattaché à la couronne. En 1487 les Chartreux de Paris se rendent acquéreurs d'une grande partie du fief. À la Révolution française, leurs biens, devenus nationaux, seront vendus. En 1850, la construction d'une route permit de désenclaver le village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune de Le Plessis-Feu-Aussoux fait partie de la Communauté de communes du Val Briard depuis le .

Elle faisait précédemment partie de la communauté de communes les Sources de l'Yerres.


Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 1971 Suzanne Commere    
1971 1978 Henri Veilliat    
Mars 1978 1995 Christian Dubuis    
Mars 1995 2001 Gérard Terré    
Mars 2001 Élue Mars 2014 Simone Dubuis    
Mars 2014 en cours Isabelle Périgault [2]   Directrice administrative territoriale

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 532 habitants, en diminution de -2,56 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
132 190 191 181 236 259 264 278 291
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
271 277 236 236 256 259 245 238 212
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
214 179 170 144 139 154 150 148 96
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
79 71 102 226 322 374 522 545 532
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Événements[modifier | modifier le code]

  • Différentes manifestations ont lieu au Plessis-Feu-Aussoux, comme la Soirée Beaujolais, des concours de belote et de pétanque, les Foulées du Plessis, la Fête du Muguet, la Fête des Voisins.

Activités dans la commune[modifier | modifier le code]

  • Randonnée pédestre : une plaquette a été réalisé par la Mairie, « Randonner au cœur de la Brie », avec un parcours balisé de 17 kilomètres d'une durée de 4h15[7].
  • Vie associative organisée avec le CPFA - Cercle d'animation sportive et culturelle du Plessis-feu-Aussoux qui propose des activités comme le tennis, des randonnées, de la gymnastique, de la lecture...).
  • En 2008 fusion avec le club de tennis le COVY de la commune voisine de Voinsles suite à la construction de 1 cours de tennis et un multisport ce qui a permis l'organisation de nombreux matchs et le fameux tournoi Briard. Malheureusement le club a été suspendu par la mairie en 2016.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.
L'église Saint-Nicolas - cloche de l'église sonnant 16h :

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Nicolas[8].
L'église est citée en 1339 comme chapelle (Capella de Plesseto defuncto Amxodi) ; elle a dû être édifiée vers 1265, lorsque le seigneur fit construire autour de sa résidence une enceinte formée par de hauts murs en pierres, dont une partie est encore visible. En effet, le mur de l'église côté rue fait corps avec le mur de l'enceinte. À l'intérieur de l'enclos (basse-cour) il y avait un donjon, des logis, des écuries et des étables.
Elle a été de nombreuses fois remaniée et n'est pas passée loin de la démolition en raison de sa vétusté. Le clocher a dû être érigé vers 1802 à l'emplacement d'un petit cimetière. Le caquetoir, sorte d'auvent placé au-dessus du portail d'entrée, démoli vers 1920, a été reconstruit en 1999. À l'origine, les patrons étaient saint Cosme et saint Damien. À compter de 1680 environ, l'église sera sous le vocable de saint Nicolas. Le retable du maître-autel en bois sculpté et ses trois toiles (saint Nicolas, saint Pierre et saint Jean), la grille de communion en fer forgé, ainsi qu'une Vierge à l'enfant en bois polychrome, datant du XIVe siècle sont classés aux monuments historiques. La cloche, fondue en 1523, a elle aussi été classée comme objet aux monuments historiques en 2000.
  • La place du village est un vaste espace engazonné, des tilleuls formant des allées ombragées. L'aire centrale sert de terrain de jeux et accueille diverses manifestations. Le bâtiment de la mairie était à l'origine une école, édifiée en 1848. Au cours des ans elle a subi des aménagements, le dernier étant la construction sur la façade arrière d'une rotonde entièrement vitrée donnant sur la place.
  • Le GR Pays de l'Yerres passe dans la commune.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Son père et son grand-père étaient joueurs d'épinette et son père l'était à la Chambre du Roi. Jacques Champion de Chambonnières donnait des concerts à l'"Académie des honnestes curieux". Il a également été danseur (Ballet de la marine donné à l'Arsenal en 1635, Ballet royal de la nuit avec Louis XIV et Lully en 1653, ballet de l'opéra Le nozze di peleo e di Theti de Carlo Caproli en 1654). Il est enfin réputé pour avoir été un précurseurs de la forme suite, en regroupant ses compositions par tonalité. Il a introduit la famille Couperin, dont trois membres furent ses élèves, à la Cour de Louis XIV.
  • Jean Commère (1920-1986), peintre français aquarelliste connu pour ses paysages briards, a habité la commune à partir de 1954.
Il a travaillé notamment dans l'atelier du sculpteur Jean Boucher. En 1952, il a reçu le grand prix Othon Friesz pour son tableau "Inondations à Denée". Il est également connu pour avoir réalisé les décors et costumes du "Concerto aux Etoiles" de Béla Bartók en 1955 ainsi que le portrait d'Yves Montand et de Simone Signoret (Les sorcières de Salem) en 1956.
Parmi ses distinctions, il a été chevalier des Arts et des Lettres en 1958 et fait Officier en 1979. En 1971, une Galerie organise une rétrospective à New York de ses œuvres.
Au Plessis-feu-Aussoux, il peint des paysages, des natures mortes, des scènes familiales ainsi qu'une série de Madones. Ses thèmes de prédilection sont alors les scènes de rue parisienne, les « maisons des champs » du Plessis, les scènes de chasse. Son épouse a été maire du Plessis-Feu-Aussoux de 1965 à 1971.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Trois ouvrages récents sont déposés et consultables dans la Série J aux Archives départementales de Seine-et-Marne.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]