Lavardin (Loir-et-Cher)

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Lavardin
Lavardin (Loir-et-Cher)
Blason de Lavardin
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Centre-Val de Loire
Département Loir-et-Cher
Arrondissement Vendôme
Intercommunalité Communauté d'agglomération Territoires Vendômois
Maire
Mandat
Thierry Fleury
2020-2026
Code postal 41800
Code commune 41113
Démographie
Gentilé Lavardinois
Population
municipale
183 hab. (2017 en diminution de 8,04 % par rapport à 2012)
Densité 27 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 44′ 33″ nord, 0° 53′ 13″ est
Altitude Min. 63 m
Max. 146 m
Superficie 6,71 km2
Élections
Départementales Canton de Montoire-sur-le-Loir
Législatives Troisième circonscription
Localisation
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Liens
Site web Bienvenue à Lavardin

Lavardin est une commune française située dans le département de Loir-et-Cher en région Centre-Val de Loire. Ses habitants s'appellent les Lavardinoises et les Lavardinois.

Localisée au nord-ouest du département, la commune fait partie de la petite région agricole « les Vallée et Coteaux du Loir », bordée au nord par un coteau raide et au sud par les coteaux en pente douce.

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels qui occupent la quasi-totalité du territoire communal. Plusieurs espaces naturels d'intérêt sont présents sur la commune : et deux zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF). En 2010, l'orientation technico-économique de l'agriculture sur la commune est la culture des céréales et des oléoprotéagineux. À l'instar du département qui a vu disparaître le quart de ses exploitations en dix ans, le nombre d'exploitations agricoles a fortement diminué, passant de 15 en 1988, à 5 en 2000, puis à 0 en 2010.

Avec 183 habitants en 2017, la commune fait partie des 40 communes les plus faiblement peuplées de Loir-et-Cher.

Le patrimoine architectural de la commune comprend six bâtiments portés à l'inventaire des monuments historiques : l'église Saint-Genest, classée en 1862, la maison Florent Tissart, classée en 1930, la maison Perrault, inscrite en 2006, le château de Lavardin, classé en 1945, le pont sur le Loir, inscrit en 1926, et le prieuré Saint-Genest de Lavardin, inscrit en 1926.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation et communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La commune de Lavardin se trouve au nord-ouest du département de Loir-et-Cher, dans la petite région agricole des Vallée et Coteaux du Loir[1],[2]. À vol d'oiseau, elle se situe à 37,3 km de Blois[3], préfecture du département, à 14,8 km de Vendôme[4], sous-préfecture, et à 2,1 km de Montoire-sur-le-Loir, chef-lieu du canton de Montoire-sur-le-Loir dont dépend la commune depuis 2015[5]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Montoire-sur-le-Loir[6].

Les communes les plus proches sont[7] : Montoire-sur-le-Loir (2,1 km), Villavard (2,4 km), Saint-Arnoult (3,6 km), Saint-Rimay (3,6 km), Les Roches-l'Évêque (3,7 km), Houssay (4,2 km), Saint-Martin-des-Bois (4,6 km), Sasnières (4,7 km) et Prunay-Cassereau (5,9 km).

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

  • Les caves blanches ;
  • La Grande Métairie ;
  • La Chalopinière.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Loir

La commune est drainée par le Loir (2,25 km), le Langeron (2,381 km) et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de 4,87 km de longueur totale.

Le Loir traverse la commune du nord-est vers le sud-ouest. D'une longueur totale de 317,4 km, il prend sa source dans la commune de Champrond-en-Gâtine (28) et se jette dans la Sarthe à Briollay (49), après avoir traversé 86 communes[8]. Sur le plan piscicole, ce cours d'eau est classé en deuxième catégorie, où le peuplement piscicole dominant est constitué de poissons blancs (cyprinidés) et de carnassiers (brochet, sandre et perche)[9].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11,1 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5 °C : 3,4 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 4,9 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 14,2 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 747 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,6 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 6,9 j

La commune bénéficie d'un climat « océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climat de la France définie en 2010. Ce type affecte l'ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, et en particulier la plus grande partie du département de Loir-et-Cher. Le climat reste océanique mais avec de belles dégradations. Les températures sont intermédiaires et les précipitations sont faibles (moins de 700 mm de cumul annuel), surtout en été, mais les pluies tombent en moyenne sur 12 jours en janvier et sur 8 en juillet, valeurs moyennes rapportées à l'ensemble français. La variabilité interannuelle des précipitations est minimale tandis que celle des températures est élevée[10].

Les paramètres climatiques qui ont permis d'établir cette typologie comportent 6 variables pour les températures et 8 pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[Note 2]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[10]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer.

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L'inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d'améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d'aide à la prise en compte de l'environnement dans l'aménagement du territoire. Le territoire communal de Lavardin comprend deux ZNIEFF[11] :

  • les « Coteau de Lavardin et Ravine des Reclusages » (63,62 ha)[12] ;
  • les « Pelouses du Piquet » (12,4 ha)[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee, Lavardin est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 3],[14],[15].

L'occupation des sols est marquée par l'importance des espaces agricoles et naturels (96,8 %). La répartition détaillée ressortant de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover millésimée 2012 est la suivante : terres arables (11,6 %), cultures permanentes (0,6 %), zones agricoles hétérogènes (15,4 %), prairies (3,5 %), forêts (65,2 %), milieux à végétation arbustive ou herbacée (0,7 %), zones urbanisées (1 %), espaces verts artificialisés non agricoles (0,5 %), zones industrielles et commerciales et réseaux de communication (1,7 %), eaux continentales (0,5 %)[16].

Planification[modifier | modifier le code]

La loi SRU du a incité fortement les communes à se regrouper au sein d'un établissement public, pour déterminer les partis d'aménagement de l'espace au sein d'un SCoT, un document essentiel d'orientation stratégique des politiques publiques à une grande échelle. La commune est dans le territoire du SCOT des Territoires du Grand Vendômois, approuvé en 2006 et dont la révision a été prescrite en 2017, pour tenir compte de l'élargissement de périmètre[17],[18].

En matière de planification, la commune ne disposait pas en 2017 de document d'urbanisme opérationnel et le règlement national d'urbanisme s'appliquait donc pour la délivrance des permis de construire[19].

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Lavardin en 2016 en comparaison avec celle du Loir-et-Cher et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (25,2 %) supérieure à celle du département (18 %) et à celle de la France entière (9,6 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 83,5 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (86,0 % en 2011), contre 68,1 % pour le Loir-et-Cher et 57,6 pour la France entière.

Le logement à Lavardin en 2016.
Lavardin[20] Loir-et-Cher[21] France entière[22]
Résidences principales (en %) 62,2 74,5 82,3
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 25,2 18 9,6
Logements vacants (en %) 12,6 7,5 8,1


Risques majeurs[modifier | modifier le code]

Le territoire communal de Lavardin est vulnérable à différents aléas naturels : inondations (par débordement du Loir ou par ruissellement), climatiques (hiver exceptionnel ou canicule), mouvements de terrains ou sismique (sismicité très faible)11 avril 202011 avril 2020 Il est également exposé à un risque technologique : le transport de matières dangereuses[23],[24].

Risques naturels[modifier | modifier le code]

Zones inondables de la commune de Lavardin.

Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont soit liés au retrait-gonflement des argiles, soit des chutes de blocs, soit des glissements de terrains, soit des effondrements liés à des cavités souterraines[23]. Le phénomène de retrait-gonflement des argiles est la conséquence d'un changement d'humidité des sols argileux. Les argiles sont capables de fixer l'eau disponible mais aussi de la perdre en se rétractant en cas de sécheresse[25]. Ce phénomène peut provoquer des dégâts très importants sur les constructions (fissures, déformations des ouvertures) pouvant rendre inhabitables certains locaux. La carte de zonage de cet aléa peut être consultée sur le site de l'observatoire national des risques naturels Georisques [26]. Une autre carte permet de prendre connaissance des cavités souterraines localisées sur la commune[27].

Les crues du Loir sont moins importantes que celles de la Loire, mais elles peuvent générer des dégâts importants. Les crues historiques sont celles de 1665 (4 m à l'échelle de Vendôme), 1784 (2,84 m), 1961 (2,90 m) et 2004 (2 m). Le débit maximal historique est de 256 m3/s et caractérise une crue de retour cinquantennal[28]. Le risque d'inondation est pris en compte dans l'aménagement du territoire de la commune par le biais du Plan de prévention du risque inondation (PPRI) du Loir[29].

Risques technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque de transport de marchandises dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une canalisation de transport de gaz. Un accident se produisant sur une telle infrastructure est en effet susceptible d'avoir des effets graves au bâti ou aux personnes jusqu'à 350 m, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d'urbanisme peuvent être préconisées en conséquence[30].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation du site de Lavardin remonte à la Préhistoire car les fouilles montrent la présence de haches, flèches, et outils du Néolithique[31]. Habité par des Gaulois, le site fortifié de Labricinum, est devenu un village gallo-romain, comme l'atteste les traces d'un temple de Mercure[32].

Vers la fin du VIIe siècle, la région se christianise sous l'impulsion de Richemer, un moine de Tours. Celui s'installe d'abord à proximité du château primitif, Turris dominica[32], la Tour du Seigneur avant de fonder un ermitage plus loin, donnant ainsi son nom à la commune de Saint-Rimay. Cependant, c'est saint Julien, que les chroniques citent comme le premier fondateur d'une église.

Lavardin se fortifie à la fin du Xe siècle dans le cadre d'une ligne de fortification édifiée dans la vallée du Loir pour lutter contre les Normands selon la volonté de Charles le chauve. Le comte de Vendôme, Bouchard cède alors cette place forte au comte d'Anjou Foulques Nerra. Un des vassaux du comte d'Anjou, Hugues d'Amboise, filleul d'Hugues Capet[33], entre en possession de cette forteresse et de cette seigneurie à la fin du Xe siècle en épousant l'héritière.

Son neveu Salomon fonde en 1030 le Prieuré Saint-Gildéric. Au XIe siècle, Salomon II fait construire dans cette forteresse le premier donjon de pierre permettant de protéger les paysans de la seigneurie. Ceux-ci vivaient hors temps de guerre dans les grottes creusées à même la roche. En effet, pendant plusieurs décennies la Seigneurie de Lavardin est en guerre avec celle de Montoire. C'est pendant une bataille entre Hamelin de Montoire et Aimeric de Lavardin dans la plaine de Villavard que se fonde la légende à l'origine du pèlerinage de la Vierge Noire de Villavard[34].

Durant la guerre que se livraient Henri II d'Angleterre et Philippe Auguste, Richard Cœur de Lion vint mettre, en 1188, le siège du château de Lavardin. Le roi de France vint prêter main-forte aux milices de Montoire et de Lavardin qui se sont alliés et ils obligent les troupes anglaises à lever le siège.

Vers 1380, Jean VII, comte de Vendôme lance la reconstruction du château. Celui-ci accueille en 1448 le roi Charles VII et Agnès Sorel. Il est accueilli à Lavardin par le comte de Vendôme Jean VIII qui terminé la restauration du château. Depuis Lavardin, le roi gère la reconquête du Mans - qui tombe le - et y signe une trêve avec les Anglais. Le comte de Vendôme disgracié par Louis XI fait du château de Lavardin sa dernière demeure, y mourant le 1477.

En 1581, plus de 300 habitants seraient victimes d'une épidémie (de peste) avant de se retrouver dans les conflits entre protestants et ligueurs. En 1589 Henri IV fait le siège de la garnison catholique de Lavardin et il doit y envoyer le prince de Conti pour faire un second siège et régler la situation. C'est à la suite de cette prise que le château est démantelé (1589) et que les pierres servent aux habitants pour leurs constructions. Le domaine fut vendu et oublié pendant des siècles.

Au XIXe siècle, Napoléon III envisage de reconstruire le château, mais il lui préfère celui de Pierrefonds. Lors de la guerre de 1870, le génie militaire fit sauter trois arches du pont pour bloquer les ennemis et les Allemands pillèrent le village[35]. Le pont est rétabli par les troupes de Von Moltke[36].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Découpage territorial[modifier | modifier le code]

La commune de Lavardin est membre de la Communauté d'agglomération Territoires Vendômois, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé le [37].

Elle est rattachée sur le plan administratif à l'arrondissement de Vendôme, au département de Loir-et-Cher et à la région Centre-Val de Loire[6], en tant que circonscriptions administratives[6]. Sur le plan électoral, elle est rattachée au canton de Montoire-sur-le-Loir depuis 2015 pour l'élection des conseillers départementaux[38] et à la troisième circonscription de Loir-et-Cher pour les élections législatives[39].

Politique et administration municipale[modifier | modifier le code]

Conseil municipal et maire[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal de Lavardin, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin majoritaire plurinominal[40] avec listes ouvertes et panachage[41]. Compte tenu de la population communale, le nombre de sièges au conseil municipal est de 11. Le maire, à la fois agent de l'État et exécutif de la commune en tant que collectivité territoriale, est élu par le conseil municipal au scrutin secret lors de la première réunion du conseil suivant les élections municipales, pour un mandat de six ans, c'est-à-dire pour la durée du mandat du conseil[42].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1790 an II Lelennier   Curé, puis maire
an II an V Davau   Maire
an V an X Lelennier   Officier public et agent municipal, puis maire
an X 1817 Davau   Adjoint, puis maire
1817 1825 Souriau   Maire
1825 1832 Jean-Baptiste Valin   Maire
1832 1834 André Souriau   Maire
1834 1845 Jean Barbier   Maire
1845 1855 Jean Bourdilleau   Adjoint, puis maire
1855 1871 Jean Barbier   Maire
1871 1876 André Tardif   Maire
1876 1881 André Tremblay-Davau   Maire
1881 1886 Laurent-Adolphe Juvet   Maire
1886 1892 Louis Desprez   Maire
1892 1899 Henri Faye   Avocat à Tours, maire
1899   Auguste Gatien   Maire
    Remi Perrault   Maire
1994 2001 Pierre Chavigny   Maire
2001 2008 Gérard Allaire   Fonction de maire
mars 2008 2014 Hubert Bretheau   Maire
2014 En cours Thierry Fleury    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Dans son palmarès 2016, le Conseil National des Villes et Villages Fleuris de France a attribué deux fleurs à la commune au Concours des villes et villages fleuris[43].

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[44]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[45].

En 2017, la commune comptait 183 habitants[Note 4], en diminution de 8,04 % par rapport à 2012 (Loir-et-Cher : +0,08 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
477438440473538552534471497
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
459433421410416443470455387
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
394351352359345342350322273
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
293268222256245262223220217
2013 2017 - - - - - - -
195183-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[46] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (37,3 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (26,3 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 48,6 % au niveau départemental).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 50,2 % d'hommes (0 à 14 ans = 11,9 %, 15 à 29 ans = 11,9 %, 30 à 44 ans = 18,3 %, 45 à 59 ans = 22 %, plus de 60 ans = 35,7 %) ;
  • 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 12 %, 15 à 29 ans = 10,2 %, 30 à 44 ans = 17,6 %, 45 à 59 ans = 21,3 %, plus de 60 ans = 38,9 %).
Pyramide des âges à Lavardin en 2007 en pourcentage[48]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,9 
90  ans ou +
2,8 
12,8 
75 à 89 ans
15,7 
22,0 
60 à 74 ans
20,4 
22,0 
45 à 59 ans
21,3 
18,3 
30 à 44 ans
17,6 
11,9 
15 à 29 ans
10,2 
11,9 
0 à 14 ans
12,0 
Pyramide des âges du département de Loir-et-Cher en 2007 en pourcentage[49]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90  ans ou +
1,6 
8,3 
75 à 89 ans
11,5 
14,8 
60 à 74 ans
15,7 
21,4 
45 à 59 ans
20,6 
20,3 
30 à 44 ans
19,2 
16,2 
15 à 29 ans
14,7 
18,5 
0 à 14 ans
16,7 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Lavardin est classée parmi les plus beaux villages de France, grâce aux ruines de son château médiéval, à son église à fresques, à ses maisons (la maison Perrault – une maison gothique –, l'ancien prieuré Saint-Genest, devenu mairie, la maison Florent Tissart, de style Renaissance) et à son pont ancien. Le village a été fréquenté par des peintres connus autour de 1900, notamment le montoirien Busson, le Blésois Sauvage et le peintre parisien Henri Vergnolet (qui signait aussi sous le nom de Tony Vergnolet), par Micheline Masse (1932-2017) vers 1970.

Château[modifier | modifier le code]

Le château.

Les vestiges du château de Lavardin s'étagent sur un promontoire rocheux, au-dessus du village et du Loir. Construit à partir du début du XIe siècle par les premiers seigneurs de Lavardin, le château sera vendu au comte de Vendôme vers 1130, dont il devint la principale forteresse à partir de la fin du XIIe siècle. Complètement remanié au XIVe et XVe siècles, il fut enlevé aux Ligueurs en 1589, puis démantelé l'année suivante sur ordre d'Henri IV, duc de Vendôme et roi de France.

Église romane à fresques[50],[51],[52][modifier | modifier le code]

L'église Saint-Genest.
Christ roman dans l'église Saint Genest

L'église Saint-Genest renferme de superbes fresques et peintures murales, bien connues des spécialistes de l'art roman. Malgré l'archaïsme de son architecture et de ses sculptures, il s'agirait d'un édifice homogène de la fin du XIe siècle C'était à l'origine l'église d'un prieuré.

À l'extérieur, deux bas-reliefs : le Christ en gloire sur le clocher-porche, sans doute l'Ascension du Christ au-dessus de la porte nord. Des pierres sculptées et des graffitis mystérieux sont répartis sur le pourtour de l'église. Les fenêtres du bas-côté nord et de l'abside sont richement ornées.

À l'intérieur, les piliers de la nef sont également décorés ; les piliers du chœur sont les plus intéressants par leur archaïsme. On remarque sur le chapiteau sud des quadrupèdes affrontés, sur le chapiteau nord peut-être saint Benoît et une Vierge Mère. Les fenêtres du bas-côté nord sont ornées. Les fresques et les peintures murales mises au jour au début du XXe siècle par l'abbé Pilté sont remarquables. Elles ont été réalisées entre la fin du XIIe siècle et le début du XVIe siècle, avant d'être badigeonnées à la chaux au XVIIe siècle, lorsque l'art médiéval cessa de plaire. Certaines sont reproduites au musée des Monuments fran*/ çais, à Paris. Les plus anciennes, vraisemblablement de la fin du XIIe siècle, subsistent au nord du chœur ; elles figurent le baptême du Christ et l'Arbre de Jessé. Dans l'abside on remarque un Christ en majesté accosté de quatre symboles évangéliques, dans le chœur, au sud, les scènes de la Passion, au nord le Lavement des pieds, sur la voûte des anges musiciens. Ces fresques datent, pour l'essentiel, des XIIIe et XIVe siècles. Dans l'absidiole sud, des peintures plus récentes, du XVe siècle, représentent notamment le Paradis, l'Enfer, le Purgatoire, saint Christophe. Sur les piliers de la nef, différents saints, dont saint Jacques le Mineur vêtu en pèlerin, du début du XVIe siècle. Les motifs végétaux des chapiteaux situés à l'entrée du chœur sont de rares exemples des peintures qui complétaient la sculpture romane, ou la remplaçaient comme ici.

La Cave des Vierges[modifier | modifier le code]

La cave des Vierges est une "cave-demeurante" de troglodytes creusée sur deux étages, et non pas une "grotte druidique" comme l'avait affirmé Jules de Pétigny en 1849. Elle est notamment pourvue d'une cheminée à hotte conique, d'un silo à grains et d'un oratoire qui permettent de la dater du Moyen Âge. Elle pourrait être datée plus précisément par sa cheminée à hotte conique d'un type connu localement aux XIe et XIIe siècles. Deux interprétations sérieuses ont été avancées concernant son utilisation : "reclusage" (ermitage) des moines du prieuré voisin de Saint-Gildéric ; "cave-forte" avec autel en relation avec la tour médiévale élevée au-dessus.

Bibliographie :

  • Schweitz (Daniel), « Entre hypothèses celtomanes et interprétations archéologiques : L’invention de la Grotte des Vierges de Lavardin (XIXe-XXe siècles), Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2020, 119-136.
  • Schweitz (Daniel),« La Grotte des Vierges de Lavardin : éléments de datation et d’interprétation d’une cavité aménagée du Moyen Âge », Bulletin de la Société archéologique du Vendômois, 2020, p. 107-118.

La rotte aux Biques[modifier | modifier le code]

Ce chemin ou "rotte" aux chèvres passe devant des caves à vin et des "caves-demeurantes" aménagées dans le coteau qui fait face aux ruines du château. Elle offre une belle vue sur le village et le château.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Lavardin (Loir-et-Cher).svg

Les armoiries de Lavardin se blasonnent ainsi :

De gueules aux trois fleurs de lys d'or.

Armes des premiers seigneurs de Lavardin aux XIe et XIIe s.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Alexandre de Salies, auteur de la première étude sur Lavardin en 1865, complétée pour le volume du Congrès archéologique de Vendôme en 1872. Il fut l'un des principaux érudits de la Société archéologique du Vendômois, avant d'être le rédacteur en chef de La France illustrée, journal publié par les Orphelins d'Auteuil[53].
  • Hildebert de Lavardin.
  • Hugues de Lavardin, père de Lisois d'Amboise, évêque du Mans puis de Tours, notamment connu pour ses Lettres XIIe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michel Provost, Carte archéologique de la Gaule : Le Loir-et-Cher, Paris, Académie des inscriptions et belles-lettres, , 159 p. (ISBN 2-87754-003-0)
  • Christian Poitou, Paroisses et communes de France : Loir-et-Cher, Paris, CNRS Editions, , 591 p. (ISBN 2-271-05482-6)
  • Claude Motte, Isabelle Séguy & Christine Théré, avec la collaboration de Dominique Tixier-Basse, Communes d'hier, communes d'aujourd'hui : Les communes de la France métropolitaine, 1801-2001. Dictionnaire d'histoire administrative, Paris, Institut National d'Études Démographiques,, , 408 p. (ISBN 978-2-7332-1028-4, lire en ligne)

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Les normales climatiques sont des produits statistiques calculés sur des périodes de 30 ans, permettant de caractériser le climat sur cette période et servant de référence.
  3. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Petites régions agricoles (PRA) par commune », sur https://geo.data.gouv.fr/ (consulté le 9 avril 2020)
  2. [PDF]« Carte des petites régions agricoles de Loir-et-Cher », sur la plateforme de l'information territoriale de Loir-et-Cher (consulté le 9 avril 2020)
  3. « Orthodromie entre "Lavardin" et "Blois" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 avril 2020).
  4. « Orthodromie entre "Lavardin" et "Vendôme" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 avril 2020).
  5. « Orthodromie entre "Lavardin" et "Montoire-sur-le-Loir" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 9 avril 2020).
  6. a b et c « Métadonnées de la commune de Lavardin », sur le site de l'Insee (consulté le 9 avril 2020).
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  16. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte : aucun texte n’a été fourni pour les références nommées Fiche Siges
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  47. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
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