Ferrières-en-Brie

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Ferrières-en-Brie
Ferrières-en-Brie
La mairie.
Blason de Ferrières-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Torcy
(Torcy)
Canton Ozoir-la-Ferrière
Intercommunalité CA de Marne et Gondoire
Maire
Mandat
Mireille Munch
2014-2020
Code postal 77164
Code commune 77181
Démographie
Gentilé Ferrobriards ou Ferrièrois
Population
municipale
3 012 hab. (2015 en augmentation de 37,03 % par rapport à 2010)
Densité 446 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 49′ 25″ nord, 2° 42′ 21″ est
Altitude Min. 84 m
Max. 126 m
Superficie 6,75 km2
Localisation

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Liens
Site web ferrieresenbrie.fr

Ferrières-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Ferrobriards ou plus communément les Ferrièrois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée.

Ferrières-en-Brie est située à 26 km à l'est de Paris, sur le plateau de la Brie, entre les vallées de la Seine et de la Marne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Ferrières-en-Brie
Collégien Bussy-Saint-Georges
Ferrières-en-Brie
Pontcarré

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières
  • La commune est desservie par l'autoroute A4 au nord de la commune (sortie no 12 « Marne-la-Vallée Val de Bussy, Bussy-Saint-Georges, Ferrières-en-Brie »).
Transports en commun

Habitat[modifier | modifier le code]

La commune ne compte en 2015 que 10,5 % de logements sociaux, malgré son obligation légale d'en disposer de 25 % par rapport au nombre de ses résidences principales, au sens de l'article 55 de la loi SRU. De ce fait, le préfet l'a astreint en 2018 au paiement d'une amende de 76 379 , bien que la commune allègue avoir réalisé 800 logements sociaux en 10 ans, mais majoritairement à loyer parmi les plus élevés possibles du logement social[2]..

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Attestée sous les formes Ferreriae vers 1150, Villa Ferreolarum en 1197[3].
« Installation pour extraire, fondre et forger le fer »[3].
  • Ferreriae - Gerrières-en-Brye-lez-Lagny - Les Ferrières-en-Brye[4].

Le village est mentionné au XIIe siècle sous le nom de Ferreriae. Il doit son nom à d'anciennes forges installées en ce lieu en raison de l'abondance des bois qui servaient de combustible pour le traitement du minerai de fer.

La commune, instituée lors de la Révolution française sous le nom de Ferrières, prend en 1976 celui de Ferrières-en-Brie[5]

Histoire[modifier | modifier le code]

Lors de guerre franco-allemande de 1870 et pendant le siège de Paris par les Prussiens, le le ballon monté Daguerre s'envole de la gare d'Orléans et termine sa course pourchassé par la cavalerie ennemie et l'enveloppe du ballon percée, en atterrissant en catastrophe à Ferrières-en-Brie après avoir parcouru 42 kilomètres[6].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1994 dans l'arrondissement de Torcy du département de la Seine-et-Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la huitième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie de 1793 à 1975 du canton de Lagny-sur-Marne, année où elle intègre le canton de Torcy[5]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton d'Ozoir-la-Ferrière.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre du district de la Brie Boisée créé le , et qui s'est transformé en communauté de communes sous le nom de communauté de communes de la Brie boisée.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), la Brie boisée, la communauté de communes du Val Bréon et la communauté de communes les Sources de l'Yerres, auxquelles s'est rajouté la commune de Courtomer, ont du fusionner pour former, le , la communauté de communes du Val Briard[7], malgré l'opposition de la Brie boisée, en raison notamment de rapports difficiles avec Jean-Jacques Barbaux (LR), président du Val Bréon et du Conseil départemental[8].

Ferrières étant insatisfait de ce rattachement imposé[9] a obtenu d'intégrer, le , la communauté d'agglomération Marne et Gondoire[10],[11].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie annexe, ancien « café Saint-Rémy ».
Entrée d'un train en gare d'Ozoir-la-Ferrière, panneau en céramique de l'ancien « café Saint-Rémy ».
Liste successive des maires de Ferrières-en-Brie[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1810   Charles Heucleux    
1810 1815 Antoine Cadot    
1815 1816 Pierre Lemaire    
1816 1817 Jean-Baptiste Rigal    
1817 1825 Pierre Guimard    
1825 1831 Jean Martragny    
1831 1841 Françaois Vaudescal    
1841 1848 Pierre Morlet    
1848 1848 Paul Dutfoy    
1848 1861 Jean Martragny    
1862 1865 Baptiste Cresson    
1865 1872 Charles Vavasseur    
1872 1873 Désiré Grouard    
1873 1888 Charles Vavasseur    
1888 1900 François Bescher    
1900 1908 Paul Publier    
1908 1938 Auguste Trezy    
1938 1942 Jules Rochat    
1942 1945 Emile Jovenet    
1945 1947 Édouard de Rothschild   Homme d'affaires
1947 1953 Maurice Chevanne    
1953 1959 Édouard Bader    
1959 1973 Marcel Delamotte    
1974 1977 André Pracht    
1977 1983 Guy de Rothschild   Homme d'affaires
1983 1989 Thérèse Potier    
1989 1992 Claude Barenton    
1992 en cours
(au 4 juillet 2017)
Mireille Munch Cap21
puis LRC - Cap21
Chevalière de la Légion d'honneur[13]
Fonctionnaire de l'Éducation nationale
Réélue pour le mandat 2014-2020

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2015, la commune comptait 3 012 habitants[Note 1], en augmentation de 37,03 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
415 383 346 383 408 433 436 494 584
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
700 762 847 802 797 839 930 931 937
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
961 898 815 678 739 699 715 605 673
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
833 941 1 031 1 340 1 445 1 655 2 078 2 138 2 288
2015 - - - - - - - -
3 012 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le château de Ferrières accueille depuis 2014 une école de la gastronomie, de l'hôtellerie et du luxe[17],[18].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'ancienne buanderie (étang de la Taffarette).
Le lavoir communal.
L'allée des Séquoias (forêt de Ferrières).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'édifice, sans transept, est composée de trois nefs de cinq travées terminées par trois absides. Le chevet est de type champenois, les absidioles communiquant avec le chœur par une arcade et étant plantées de biais[21]. Les arcades principales de la nef sont portées par des colonnes tandis que l'étage supérieur présente un triforium aveugle à quatre arcs par travée sommé d'oculi. Ce parti dérive de Notre-Dame de Paris. Le voûtement est barlong et la charpente date de l'époque moderne (elle a été entièrement reconstruite après un incendie en 1569).

On peut également noter :

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ferrières dans les arts[modifier | modifier le code]

Le château de Ferrières a servi entre autres de décor à la séquence finale du film « Papy fait de la résistance ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Ferrières-en-Brie.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
D’argent maçonné de sable de sept pièces, deux en chef, trois en fasce et deux en pointe, la pièce en abîme chargée d’un croissant de gueules et les autres chargées chacune d’une merlette de sable.

Le blason a été adopté officiellement par la municipalité en 1976. Il s'agit de celui des seigneurs de Marillac, installés à Ferrières au XVe siècle.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Horaires ligne 22 sur le site des bus Pep's
  2. H.T. et P.D.S., « Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/des-super-penalites-pour-14-communes-de-seine-et-marne-manquant-de-logements-sociaux-07-01-2018-7487508.php).
  3. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France - Volume 2 - Page 1347
  4. « Ferrière », sur http://www.genea77-shage.info (consulté en janvier 2017)
  5. a, b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Ballon No 30 : « Le Daguerre »
  7. « Arrêté préfectoral du 23 décembre 2016 portant création d’une communauté de communes issue de la fusion des communautés de communes « Brie Boisée », « Val Bréon », « Sources de l’Yerres » et extension à la commune de Courtomer », Recueil des actes administratifs de la préfecture de Seine-et-Marne, no 264,‎ , p. 162-168 (lire en ligne [PDF]).
  8. Sébastien Blondé (avec S.R.), « La Brie Boisée se dissout pour ne pas rejoindre Val Bréon et Sources de l’Yerres », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  9. Marion Kremp, « Marne-et-Gondoire favorable à l’intégration de Ferrière et Pontcarré », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne) « Bordées par l’autoroute A4, nichées entre Collégien et Bussy-Saint-Georges, Ferrière-en-Brie et Pontcarré « sont complémentaires de la communauté d’agglomération Marne-et-Gondoire », souligne le directeur de cabinet Pierre Tebaldini : « Il y a une vraie cohérence de territoire, en termes de géographie mais aussi de projets. Nos zones d’activités se complètent plutôt que d’être en concurrence. Nous travaillons ensemble avec Epamarne. Nous partageons le même syndicat et les habitants du secteur utilisent déjà les services de Marne-et-Gondoire comme le conservatoire de musique, par exemple ».
  10. « Arrêté préfectoral du 3 juillet 2017 emportant le retrait des communes de Ferrières-en-Brie et Pontcarré de la communauté de communes du Val Briard et leur adhésion à la communauté d’agglomération de Marne et Gondoire », Recueil des actes administratifs de la préfecture de Seine-et-Marne, no 341 partie 2,‎ , p. 357-360 (lire en ligne [PDF]).
  11. A. M., « Marne-et-Gondoire rejointe par Ferrières-en-Brie et Pontcarré », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  12. « Les maires de Ferrières-en-Brie », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 1er avril 2018).
  13. Pierre Choisnet, « Mireille Munch, faite chevalier de la Légion d’honneur : Jeudi soir, en présence d'élus, dont le préfet, la maire de Ferrières-en-Brie a été décorée des insignes de chevalier de la Légion d'honneur pour son investissement en faveur du château de Ferrières », Le Pays Briard,‎ (lire en ligne) « Née il y a 70 ans à Meknes, au Maroc, elle est la dernière d’une fratrie de quatre. Elle a ensuite été rapatriée en France en 1956 avec sa mère, son père étant malheureusement décédé à 48 ans. Les deux femmes s’installent alors près de Chartres puis à Romainville (93). « Notre intégration, nous l’avons gagné par la force de notre caractère, mais toujours avec la joie et la bonne humeur », assure-t-elle. Sa carrière, elle l’a faite dans l’administration de l’Éducation nationale, au Rectorat de Créteil. Sans oublier son engagement pour le château de Ferrières, entre 1980 et 2011, et pour la commune à partir de son premier mandat, en 1989 ».
  14. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  17. « Ferrières : l'Ecole de la gastronomie à la française ressuscite le château », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (www.leparisien.fr/seine-et-marne-77/ferrieres-l-ecole-de-la-gastronomie-a-la-francaise-ressuscite-le-chateau-22-09-2015-5117063.php).
  18. Alexandre Métivier, « Ferrières-en-Brie : l’école Ferrières assure un CDI à tous ses diplômés : L’école de la gastronomie, de l’hôtellerie et du luxe installée dans le château de Ferrières assure par contrat un CDI à ses 150 élèves actuels et aux prochains. Dans cinq ans, ils pourraient être 1200 », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  19. « Église Saint-Rémy », notice no PA00086960, base Mérimée, ministère français de la Culture
  20. Michel Lheure, Le rayonnement de Notre-Dame de Paris dans ses paroisses : 1170-1300, Paris, Picard, , 244 p. (ISBN 978-2-708-40853-1, OCLC 671465609), p. 99.
  21. Collectif, Le guide du patrimoine. Île-de-France., Hachette, Paris, 750p., (ISBN 2-01-016811-9), p. 262.
  22. « Domaine de Ferrières », notice no PA00086959, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Anciennes écuries de l'ancien domaine du château Rothschild », notice no PA77000004, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Ancienne buanderie de l'ancien domaine du château Rothschild », notice no PA77000005, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Café Saint-Rémy », notice no PA00087335, base Mérimée, ministère français de la Culture