Avon (Seine-et-Marne)

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Avon
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Avon
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Arrondissement de Fontainebleau
Canton Canton de Fontainebleau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
Maire
Mandat
Marie-Charlotte Nouhaud
2014-2020
Code postal 77210
Code commune 77014
Démographie
Gentilé Avonnais
Population
municipale
13 930 hab. (2014)
Densité 3 637 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 35″ nord, 2° 42′ 58″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 100 m
Superficie 3,83 km2
Localisation

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Avon
Liens
Site web avon77.com

Avon est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Avonnais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Avon forme avec sa voisine Fontainebleau une seule agglomération.

Communes limitrophes d’Avon
Samois-sur-Seine
Fontainebleau Avon Samoreau
Thomery

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

La Butte Montceau, Valvins (partagé avec Samois-sur-Seine).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Seine.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Avon est desservie par la gare de Fontainebleau - Avon. La ligne R du Transilien dessert Paris (Gare de Lyon) en 40 minutes.

Bien que située intégralement sur le territoire de la commune, cette gare se dénomme Fontainebleau-Avon.

Autres transports[modifier | modifier le code]

Avon est desservie par des lignes de bus comme la ligne 1 allant de la gare au château de Fontainebleau.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Avon est divisé en plusieurs quartiers et résidences : Bellefontaine, Changis, La Butte Montceau, la Cave Coinard, les Basses Loges, le Prieuré, les Fougères, les Terrasses et Valvins.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avuns - Sanctus Petrus de Avons - Adrons - Avon-en-Gâtinais.

Issu d'un ancien nom de baptême, du latin Abundius (abundus = abondant), popularisé par un saint dont on ne sait quasiment rien.

Histoire[modifier | modifier le code]

Avon est mentionnée en tant que paroisse dès 839[1], dans une charte de Louis le Pieux.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1792 10 ventose an II Claude Bellier    
10 ventose an II 11 prairial an VIII Pierre Fiacre Huge    
11 prairial an VIII décembre 1806 Pierre Louis Giot    
décembre 1806 septembre 1815 Nicolas Goga    
septembre 1815 mai 1819 Guyon    
mai 1819 octobre 1824 Barbarin    
octobre 1824 juin 1826 Jean Séraphin Desvesgnes    
juin 1826 décembre 1831 Claude Mathurin Jourdain    
décembre 1831 septembre 1833 Etienne Hutte    
septembre 1833 mai 1837 Jean Barbarin    
mai 1837 juin 1840 Claude Mathurin Jourdain    
juin 1840 1850 Charles Morlet    
1850 1852 ---PAS DE MAIRE---    
janvier 1852 mai 1871 Jean Fontenelle    
mai 1871 janvier 1878 Gustave Morlet    
janvier 1878 mai 1888 Charles Lefebvre    
mai 1888 mai 1896 Charles Meunier    
mai 1896 mai 1912 Adolphe Julien Porgeron    
mai 1912 décembre 1919 Georges Penelle    
décembre 1919 octobre 1925 Léopold Merrienne    
octobre 1925 mars 1933 Baron Christian de Coulange    
mars 1933 mai 1935 Xavier Leconte    
mai 1935 mai 1944 Rémy Dumoncel    
mai 1944 mai 1945 Charles Yaher    
mai 1945 mars 1959 Georges Lucquin    
mars 1959 mars 1971 Léon Béra    
mars 1971 mars 1995 Pierre Pic DVD  
mars 1995 mars 2014 Jean-Pierre Le Poulain UMP  
avril 2014 en cours Marie-Charlotte Nouhaud [2]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21[3].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[4],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 13 930 habitants, en augmentation de 0,17 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 019 951 907 1 002 1 127 1 117 1 216 1 365 1 331
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 197 1 351 1 523 1 656 1 926 2 141 2 475 2 547 2 680
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 783 2 869 3 141 3 403 3 717 4 113 4 480 4 490 5 408
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
7 475 13 552 15 377 14 778 13 873 14 030 14 261 14 084 13 930
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Chaque dernier dimanche d'août[7], il est de coutume de fêter la Saint-Fiacre en hommage au patron des jardiniers. Un cortège décoré de fruits, de légumes et de fleurs défile habituellement dans les rues, jusqu'à la statue rue de la République.

Économie[modifier | modifier le code]

  • Industrie du verre.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Portail et porche à auvent de l'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Paul.
Le prieuré des Basses-Loges.
Le manoir de Bel-Ébat.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cet édifice religieux est un des plus anciens de la région, c'est vers 1100 que se situent les débuts de sa construction alors petite église en forme de croix latine : nef et transept actuels. Église paroissiale, elle devient église royale car les rois de France qui séjournent successivement dans le modeste rendez-vous de chasse dit « de la Fontaine belle eau », viennent entendre la messe à Avon. Au fil des siècles, ce modeste rendez-vous de chasse s'agrandira, s'embellira, pour devenir le château de Fontainebleau.
Le robuste clocher date du XIIe siècle. En 1555, suppression de l'abside et édification du chœur gothique flamboyant, par Jean de Montceau, seigneur du lieu. Du retable Henri II, il ne reste que deux statues de bois polychrome fixées sur des piliers, la Vierge et saint Jean, sauvées de l'incendie survenu en 1892 ayant également détruit les bannières, les riches ornements et les verrières du XVIe siècle. Le portail en grèserie est du XVIe siècle, et du XVII l'auvent du porche sous lequel Madame de Maintenon, bienfaitrice de la paroisse, enseignait le catéchisme aux petits Avonnais.
En 1611, baptême de la cloche « Louise » dont le jeune Louis XIII, 10 ans, est le parrain. En 1616 pose du baptistère. C'est en 1690 que le général de l'ordre des Trinitaires fait creuser le caveau en avant du chœur. Les curés d'Avon, religieux trinitaires, y seront inhumés jusqu'à la Révolution. En 1875, cinquante six pierres tombales placées sur le sol de l'église et dont les inscriptions s'effacent, sont relevées et fixées au mur du bas côté droit, dont celle du célèbre mathématicien Étienne Bézout. Celle de Jean de Monaldeschi, écuyer de la reine Christine de Suède, assassiné le 10 novembre 1657 sur son ordre dans la Galerie des Cerfs du Palais, demeure à l'entrée de l'édifice près de la vénérable pierre de seuil usée depuis près de 900 ans par le passage des fidèles.
Signalons également cinq statuettes en bois du XVIIe siècle provenant peut-être de bâtons de procession ? Parmi les verrières du chœur, sont présentes celles de saint Pierre et saint Paul, patrons de la paroisse, ainsi que deux vitraux consacrés à saint Fiacre, le patron des jardiniers d'Avon. Dans le bas-côté gauche, le petit et récent vitrail souvenir de la déportation, rappelle le sacrifice des vingt-trois Avonnais morts dans les camps de concentration, en particulier le père Jacques (Au revoir les enfants) et Rémy Dumoncel, ancien maire de la commune.
Il n'existe pas de grandes richesses artistiques ni de somptueuses reliques dans cette église, mais par sa sobriété, son dépouillement, elle invite au silence, à la prière et au recueillement. Juste à côté, se trouve le couvent des Carmes.
On trouve également une autre église, l'église Saint-Paul ouverte en 1969.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Rue Père-Jacques, localisée à Avon.
Pierre tombale d'Étienne Bézout dans l'église Saint-Pierre à Avon.
  • Père Jacques, père Jacques de Jésus (Lucien Bunel), né en 1900 à Barentin, près de Rouen. Ordonné prêtre en 1925, devenu carme en 1931, il est nommé directeur du Petit Collège d’Avon en 1934. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il entre en résistance et le Petit Collège sert à cacher des réfractaires et des enfants juifs. Il est arrêté en 1944, puis déporté pour aboutir finalement au camp de Mauthausen. Celui-ci est libéré le 5 mai 1945 mais épuisé, il meurt le 2 juin 1945. L’épisode de l’arrestation au Petit Collège est le sujet du film de Louis Malle Au revoir les enfants. La médaille des Justes lui est décernée par l’État d’Israël le 9 juin 1985. Un procès informatif diocésain pour la canonisation du père Jacques de Jésus a été ouvert le 29 avril 1997.
  • Le Bienheureux P. Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus (Henri Grialou) fut novice au couvent des Carmes de 1922 à 1924 et y revint plusieurs fois.
  • Rémy Dumoncel, né le à Romorantin. Éditeur, il devint maire d'Avon en 1935. Lors de la Seconde Guerre mondiale, il entre dans la résistance. Il est arrêté par la Gestapo à la gare de Fontainebleau - Avon le et déporté à Neuengamme, où il décède le . Il est honoré à Yad Vashem comme un Juste parmi les nations.
  • Alphonse XIII, roi d'Espagne a résidé à l'Hôtel Savoy à Avon lors de son exil en France.
  • Katherine Mansfield écrivain d'origine néo-zélandaise, atteinte de tuberculose, est décédée le à l’institut Gurdjieff situé au prieuré d'Avon. Elle est enterrée dans le cimetière de la ville.
  • René Dommange, compositeur avant-gardiste et député conservateur sous la Troisième République, mort le 27 mai 1977 à Avon.
  • Georges Gurdjieff une figure célèbre de l'ésotérisme, s'installa de 1922 à 1933 au prieuré d'Avon pour y fonder l'institut pour le développement harmonique de l'homme. Il est enterré dans le cimetière de la ville.
  • Lilian Thuram, joueur de football, champion du Monde en 1998 et d'Europe en 2000, a vécu au quartier des Fougères.
  • Carlos Schwabe artiste-peintre symboliste, est décédé à Avon en 1926.
  • Étienne Bézout, mathématicien, né à Nemours en 1730 et mort à Avon le 27 septembre 1783.
  • Le marquis Gian Rinaldo Monaldeschi, écuyer et amant de Christine de Suède fut assassiné sur son ordre le 10 novembre 1657 et enterré à Fontainebleau.
  • Auguste Durand (1830-1909), organiste et éditeur de musique fut propriétaire du manoir de Bel-Ébat.
  • Jules Massenet (1842-1912), compositeur français y a possédé une maison où il a séjourné jusqu'en 1882[12].

Héraldique, devise et logotype[modifier | modifier le code]


Blason ville fr Avon (Seine-et-Marne).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

De gueules aux deux clefs d'argent passées en sautoir, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]