Réau

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Réau
Réau
Mairie de Réau.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Arrondissement de Melun
(Melun)
Canton canton de Combs-la-Ville
Intercommunalité Communauté d'agglomération Grand Paris Sud Seine-Essonne-Sénart
Maire
Mandat
Alain Auzet (DLF)
2014-2020
Code postal 77550[1]
Code commune 77384
Démographie
Gentilé Réaltais, Réaltaises
Population
municipale
1 814 hab. (2016 en augmentation de 37,32 % par rapport à 2011)
Densité 136 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 37′ 17″ nord, 2° 37′ 23″ est
Altitude Min. 82 m
Max. 94 m
Superficie 13,32 km2
Localisation

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Réau est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 10,5 kilomètres au nord de Melun[2]. Réau fait partie de la 9e circonscription de Seine-et-Marne. Ses habitants sont les Réaltais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes incluent Moissy-Cramayel, Savigny-le-Temple, Montereau-sur-le-Jard, Vert-Saint-Denis, Limoges-Fourches, Evry-Gregy-sur-Yerres et Cesson.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de cinq cours d'eau référencés :

  • le ru de Balory, long de 12,19 km [3], affluent de la Seine ;
    • le fossé 01 de la Justice aux Chiennes, 2,17 km[4], affluent du ru de Balory ;
  • le ruisseau des Hauldres, 17,14 km[5], affluent de la Seine, y prend sa source ;
    • le cours d'eau 01 de Saint-Julien, 1,00 km[6], et ;
    • le fossé 01 des Pièces de Galande, 2,41 km[7], affluents du ruisseau des Hauldres.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 6,11 km[8].

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par le réseau et les lignes Sénart Bus FA SI Bémol.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 51 lieux-dits administratifs répertoriés[9] dont Villaroche, le Plessis-Picard, Ourdy, Galande (ferme), Eprunes (ferme).

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2018[10], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 77,3 % de terres arables, 15,4 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication, 4 % de zones urbanisées, 2,7 % de forêts et 0,6 % de zones agricoles hétérogènes[Note 2] - [8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Rodolium vers 1350 (Pouillé)[11] ; Ruel en 1369[12] ; La ville de Réau en 1384[13] ; Riau en Brie en 1384[14] ; Rayau en Brie en 1385[15] ; Ruau en Brix au XIVe siècle[16] ; La parroisse de Ruiau en 1416[17] ; Réau en Brie en 1536[11] ; Le fief de Réau en Gastinois en 1602[18] ; Réaul en 1662[17] ; Réaux en 1670[19] ; Réau en Gâtinais en 1737[20] ; Réau en Brie en 1791[21] ;

Réau : issu du latin regalis qui signifie « royal », avec le sens de « domaine royal », présentant une ancienne dépendance ayant fait partie du domaine royal.

Un vote est posé en 2009 au sein du conseil municipal pour choisir le gentilé des habitants de la commune, il est décidé qu'ils s'appelleront les Réaltais et les Réaltaises. Un tel vote n'a toutefois pas de valeur légale et un usage différent peut perdurer.

Histoire[modifier | modifier le code]

Réau était déjà mentionné au XIVe siècle sous le nom de Rodolium[1]. Au XIXe siècle, il existait encore des pièces de monnaie ou même des statuettes remontant à l'époque romaine.

Un météore qui avait été observé dans une grande partie de l'Angleterre et de la France éclata le entre Éprunes, lieu-dit de Réau, et Montereau-sur-le-Jard[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Date d'élection Identité Étiquette Qualité
1995 Daniel Chenoz UMP
2008 Michel Roger SE
2011 Alain Auzet DLR[23] Agent commercial

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Dar El Barka (Mauritanie) depuis le [24].

Justice[modifier | modifier le code]

Le centre pénitentiaire du sud-francilien (de 798 places) est ouvert depuis octobre 2011.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[25]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[26].

En 2016, la commune comptait 1 814 habitants[Note 3], en augmentation de 37,32 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500383389406339345309328346
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
358410406392449454381449423
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
422437437408446489507402413
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4184975255096637059721 0091 046
2013 2016 - - - - - - -
1 7751 814-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Usine Safran de Villaroche.

La Snecma, aujourd'hui Safran Aircraft Engines, et Hispano-Suiza se sont installés dans la commune dans les années 1950 (à cheval sur la commune de Montereau-sur-le-Jard); le musée Safran raconte l'histoire de cette société.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Julien et son clocher en bâtière.
  • Château du Plessis-Picard.
  • Église Saint-Julien : l'édifice est inscrit à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Datant du XIIIe siècle, l'église abrite un bénitier carré frappé aux quatre coins d'une des lettres du nom du village, ainsi qu'une Vierge à l'Enfant très ancienne. La cloche est exceptionnelle dans le département : fondue en 1537, elle est ornée d'une série de médaillons rectangulaires très fins représentant, entre autres, le Christ, la Vierge et l'Enfant, saint Michel, saint Pierre et saint Nicolas.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Elles comprennent les cultures annuelles associées aux cultures permanentes, les systèmes culturaux et parcellaires complexes, les surfaces essentiellement agricoles, interrompues par des espaces naturels importants et les territoires agro-forestiers.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.
  4. Le château du Plessis-Picard à Réau doit sa notoriété aux séjours qu'y fit l'écrivain George Sand En 1822, à l’âge de 17 ans, alors que sa grand-mère vient de mourir et que sa mère souffre de graves troubles mentaux, la jeune Aurore Dupin est confiée à la garde de lointains amis de la famille, Angèle et Jacques Roëttiers, propriétaires du château du Plessis-Picard, qui abrite aujourd’hui une maison de retraite. Elle y séjournera plusieurs mois et y rencontrera Casimir Dudevant, qu’elle épousera le . Jusqu’à leur séparation en 1836, les Dudevant continueront d’entretenir des relations régulières avec les Roëttiers. Ces derniers sont en quelque sorte devenus les parents adoptifs de la jeune femme. L’écrivain évoque longuement cet épisode de jeunesse dans Histoire de ma vie, 4e partie, in Œuvres autobiographiques, tome 2, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade : « Je croyais n’aimer que Nohant. Le Plessis s’empara de moi comme un Eden ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Commune de Réau », sur Atom77.com (consulté le 17 janvier 2012)
  2. « Localisation de Réau » sur Géoportail (consulté le 19 novembre 2019).
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Ru de Balory (F4495000) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Justice aux Chiennes (F4495050) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ruisseau des Hauldres (F4603000) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Cours d'Eau 01 de Saint-Julien (F4603040) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 des Pièces de Galande (F4603100) »
  8. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 26 mars 2019
  9. Site territoires-fr.fr consulté le 27 mars 2019 sous le code commune 77384.
  10. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  11. a et b Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 414.
  12. Pouillés de Sens, p. 87.
  13. Archives nationales, P 131, fol. 8 v°.
  14. Archives nationales, P 131, fol. 13 v°.
  15. Archives nationales, P 131, fol. 35 v°.
  16. Obit. prov. Sens, I, p. 548.
  17. a et b Archives nationales, S 410.
  18. Archives nationales, Q1 1404.
  19. Archives nationales, Q1 1405.
  20. Archives de la Seine-et-Marne, B 446.
  21. Archives nationales, D xiv10, n° 72.
  22. Mémoire sur le Météore ou globe de feu observé au mois de juillet dernier dans une grande partie de la France, Jean-Baptiste Le Roy, Mémoires de l'Académie Royale des Sciences.
  23. http://reaublog.over-blog.com/article-mon-discours-a-l-occasion-des-voeux-du-maire-de-reau-97259278.html
  24. « Mot du maire », sur Réau, site officiel (consulté le 17 janvier 2012).
  25. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  26. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]