Chamigny

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Chamigny
Chamigny
Blason de Chamigny
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité Communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie
Maire
Mandat
Jeannine Beldent
2020-2026
Code postal 77260
Code commune 77078
Démographie
Gentilé Chamignots
Population
municipale
1 331 hab. (2018 en diminution de 3,27 % par rapport à 2013)
Densité 94 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 58′ 26″ nord, 3° 09′ 07″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 198 m
Superficie 14,22 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine La Ferté-sous-Jouarre
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Ferté-sous-Jouarre
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web chamigny.fr

Chamigny prononciation est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 4 km au nord de La Ferté-sous-Jouarre sur la rive droite de la Marne face aux communes de Reuil-en-Brie et Luzancy.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[1].

L'altitude varie de 50 mètres à 198 mètres pour le point le plus haut , le centre du bourg se situant à environ 83 mètres d'altitude (mairie) [2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Chamigny.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de treize cours d'eau référencés :

  • la rivière la Marne, longue de 514,26 km[3], principal affluent de la Seine ;
    • le ru de Courtablond (ou Courtablon) ou ru des Effaneaux, 9,90 km[4], affluent de la Marne ;
      • le fossé 01 des Merisiers, 1,61 km[5], qui conflue avec le ru de Courtablond ;
        • le fossé 02 des Merisiers, 1,09 km[6], qui conflue avec le fossé 01 des Merisiers ;
      • le fossé 01 des Montbardis, 2,06 km[7] ;
    • le ru de Belle-Mère, 1,41 km[8], affluent de la Marne, et :
    • le fossé 01 de Godefroy, 1,90 km[9] ;
    • le fossé 01 de la Commune de Chamigny, 1,60 km[10] ;
    • le fossé 02 de la Commune de Chamigny, 1,16 km[11] ;
    • le canal 01 du Parc de Tanqueux[Note 1], 0,37 km[12] ;
    • le canal 02 du Parc de Tanqueux[Note 1], 0,40 km[13] ;
    • le canal 03 du Parc de Tanqueux[Note 1], 0,07 km[14], qui confluent avec la Marne ;
  • le ru de Montbourjean, 2,78 km[15].

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 17,3 km[16].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 10,8 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 4,4 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 5,4 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,1 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 718 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : -4,4 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 3,2 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[17].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[17]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 54 km à vol d'oiseau[18], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[19] à 11,6 °C pour 1991-2020[20].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Réseau Natura 2000[modifier | modifier le code]

Sites Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d’intérêt écologique élaboré à partir des Directives « Habitats » et « Oiseaux ». Ce réseau est constitué de Zones spéciales de conservation (ZSC) et de Zones de protection spéciale (ZPS). Dans les zones de ce réseau, les États Membres s'engagent à maintenir dans un état de conservation favorable les types d'habitats et d'espèces concernés, par le biais de mesures réglementaires, administratives ou contractuelles[21].

Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la « directive Oiseaux »[22] :

  • les « Boucles de la Marne », d'une superficie de 2 641 ha, un lieu refuge pour une population d’Œdicnèmes criards d’importance régionale qui subsiste malgré la détérioration des milieux[23],[24].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique[modifier | modifier le code]

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Chamigny comprend une ZNIEFF de type 1[Note 3],[25], la « Forêt de Ravin du Ru de Belle Mere à Saint-Aulde » (18,11 ha), couvrant 2 communes du département[26] , et deux ZNIEFF de type 2[Note 4],[25] :

  • le « Le bois Cadine » (175,2 ha), couvrant 2 communes du département[27] ;
  • les « Rû des Effaneaux et boisements associés » (393,21 ha), couvrant 5 communes dont 1 dans Paris et 4 en Seine-et-Marne[28].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chamigny est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 5],[29],[30],[31]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Ferté-sous-Jouarre, une agglomération intra-départementale regroupant 3 communes[32] et 11 809 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[33],[34].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 6]. Cette aire regroupe 1 929 communes[35],[36].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 188 lieux-dits administratifs[Note 7] répertoriés[37] dont Vaux, Sabaroy, Rouget, l'Ange Gardien, Boissière, Tanqueux, les Eclicharmes, Rougebourse, Retourneloup, le Domaine de Tanqueux, Chenevon.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (59,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (53,9% ), forêts (35,5% ), zones urbanisées (4,9% ), zones agricoles hétérogènes (3,1% ), prairies (1,7% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,9 %)[38].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[39],[40],[Carte 1]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 2].

Planification[modifier | modifier le code]

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé[41]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 3].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre total de logements dans la commune était de 557 dont 94,3 % de maisons et 5,7 % d'appartements[Note 8].

Parmi ces logements, 88,2 % étaient des résidences principales, 3,1 % des résidences secondaires et 8,6 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s'élevait à 86 % contre 11 % de locataires et 2,9 % logés gratuitement[42].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes d’autocars :

  • No 31 (La Ferté-sous-Jouarre - La Ferté-sous-Jouarre)[43] ;
  • No 49 ( Chamigny – La-Ferte-sous-Jouarre) du réseau de cars Transdev[44].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Chamini en 1144[45] ; Chaminiacum en 1160[46] ; Chemigni vers 1172[47] ; Chaminy vers 1180[48] ; Chamegni en 1249[49] ; Chameigne en 1275[50] ; G. de Chamigniaco au xiiie siècle[51] ; Chamegny en 1325[52] ; J. de Chamegniaco en 1365[53] ; Chamigny en Brie en 1639[54],[55].

Le nom du village provient du nom Caminiacum, la « maison du chemin », qui devient Cheminiacum et vers 1144 Chamini pour l'église Saint Étienne, ecclesia de Chamini, citée le 14 avril 1144 dans la bulle du pape Lucius II, au cartulaire de La Charité-sur-Loire, abbaye dont dépendait Reuil.

Histoire[modifier | modifier le code]

Monsieur Jean Quéguinier fait la description de l'église dans le dictionnaire des églises de France en 1968 (éd. Robert Lahout). Celle-ci est monument historique, tout d'abord fin du XIXe siècle la crypte du XIIe siècle qui contient une Vierge à l'enfant qui représente Notre-Dame-de-la-Cave. Ce serait Saint Louis qui en aurait fait don à l'église de Chamigny, puis toute l'église déclarée monument historique par un arrêté du 6 février 1981.

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Une stèle anthropomorphe du Néolithique final a été mise au jour au lieu-dit La Grande Maison[56],[57].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 1995 Huguette Alibert    
juin 1995 En cours Jeannine Beldent[58]   Cadre infirmier

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [59],[60].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Chamigny est assurée par la communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) pour la collecte, le transport et la dépollution. Ce service est géré en délégation par une entreprise privée, dont le contrat arrive à échéance le [61],[62],[63].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[64]. La communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) assure pour le compte de la commune le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations[61],[65].

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie (CACPB) qui en a délégué la gestion à la SAUR, dont le contrat expire le [61],[66].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[67]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[68].

En 2018, la commune comptait 1 331 habitants[Note 9], en diminution de 3,27 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
941976923847866843845801759
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
680660700696637607575543540
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
524510508475549524571501559
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
4364967691 1181 2371 1451 2531 2671 281
2013 2018 - - - - - - -
1 3761 331-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[69] puis Insee à partir de 2006[70].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Chamigny dispose d’une école élémentaire “J P Mesle”, située rue Roubineau. Cet établissement public, inscrit sous le code UAI (Unité administrative immatriculée) : 0770343E, comprend 131 élèves (chiffre du Ministère de l'Éducation nationale)[71]. Il dispose d’un restaurant scolaire.

La commune dépend de l'Académie de Créteil ; pour le calendrier des vacances scolaires, Chamigny est en zone C.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2017, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 473, représentant 1 241 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 23 950 euros[72].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 216, occupant 557 actifs résidants.

Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 63,5 % contre un taux de chômage de 7,5 %.

Les 29 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 9,7 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 7,5 % de retraités ou préretraités et 11,8 % pour les autres inactifs[73].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d'établissements actifs était de 75 dont 3 dans l'agriculture-sylviculture-pêche, 3 dans l’industrie, 8 dans la construction, 45 dans le commerce-transports-services divers et 16 étaient relatifs au secteur administratif[74].

Ces établissements ont pourvu 156 postes salariés.

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Chamigny est dans la petite région agricole dénommée les « Vallées de la Marne et du Morin », couvrant les vallées des deux rivières, en limite de la Brie[Carte 4]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 10] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[75].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[76]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 10 en 1988 à 3 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 80 ha en 1988 à 124 ha en 2010[75]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Chamigny, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Chamigny entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[75],[Note 11]
Nombre d’exploitations (u) 10 5 3
Travail (UTA) 20 9 6
Surface agricole utilisée (ha) 796 734 373
Cultures[77]
Terres labourables (ha) 753 702 s
Céréales (ha) 532 519 s
dont blé tendre (ha) 322 373 s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 104 95 s
Tournesol (ha) s s
Colza et navette (ha) 27 s s
Élevage[75]
Cheptel (UGBTA[Note 12]) 24 71 51

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Portail de l'église Saint-Etienne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Étienne, érigée en 1130 qui possède une crypte du XIIIe siècle construite sur une autre plus ancienne est classée au titre des monuments historiques[78].
  • La ferme de Godefroi abrite un « musée paysan » riche d’une collection particulière constituée au fil des ans. Ce musée présente des anciennes douves, les vestiges d'un hôtel particulier de campagne, des outils pour la fabrication du cidre et d'autres objets remontant au XIIe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Un personnage célèbre du village fut le peintre Joseph Paul Meslé (1855-1927), peintre de talent dont le groupe scolaire de Chamigny porte désormais le nom. Il est né le rue du Beau-Rivage, à Saint-Servan en Ille-et-Vilaine. Il aime les grèves et la campagne environnante et il lui est constaté un don qui permet de l'envoyer à l'école des Beaux-Arts de Rennes. Ses parents sont d'accord. Sa ville natale lui verse 800 F de rente annuelle. En 1875 il se rend à Paris, il est reçu 1er à l'école des Beaux Arts de Paris, il travaille dans l'atelier de Léon Bonnat. Vers 1881, il s'installe à Reims près d'Henri Delacroix. À Reims il reçoit des commandes de portraits. Il expose régulièrement au salon des portraits.

En 1890 il épouse Yacintthe Brémontier, fille d'une famille aisée. Il expose des portraits de sa femme. Il souhaite se rapprocher de sa belle-famille qui réside à La Ferté-sous-Jouarre, il achète donc une maison à Chamigny en 1894, située rue de La Marne près de la ferme Godefroy. Il peint beaucoup sur le thème de Chamigny, des paysages dans le givre et le brouillard, sous la neige, la belle église. En 1904, il est élu au conseil municipal de la commune.

À Chamigny il fait connaissance de Fernand Sabatté, grand prix de Rome qui vient aussi séjourner à Chamigny. Il côtoie Alexandre Bouché et Jean-Julien Massé de Luzancy. Meslé vend ses tableaux, des paysages du village, à des musées comme celui de Montpellier ou le musée des beaux-arts de Reims. Son propre portrait est au musée de Jouarre. Il eut un temps, comme élève, André Planson, peintre Fertois. En 1925, des américains lui achètent tout son stock de toiles. Le 20 juin 1927, il meurt à la terrasse du restaurant Le Bec Fin à La Ferté-sous-Jouarre.

Le peintre Fernand Sabatté (1874-1940) est autre personnage célèbre qui a vécu à Chamigny. Il fut grand prix de Rome et possédait une résidence dans le village. Un de ses tableaux est exposé au musée du Luxembourg. La belle tête de bronze qui ornait le monument érigé devant sa maison en son honneur a été donnée à la commune, sûrement par les sœurs de la charité, et est précieusement conservée à la mairie. La chapelle consacrée à Notre-Dame-des-Beaux-Arts qu'il avait construite sur ses terres a disparu. Sabatté avait meublé et décorée magnifiquement cette chapelle d'objets anciens qu'il chinait. Cette chapelle était naguère encore un lieu de pèlerinage où tout le village se rendait de nuit en portant des cierges le 15 août, jour de la fête de l'Assomption de la Vierge. Fernand Sabatté a légué sa propriété de Chamigny aux Sœurs de la Charité de Montmartre, rue Caulaincourt à Paris qui y ont longtemps organisé des colonies de vacances. René Lannoy, peintre graveur a racheté aux sœurs de la Charité le manoir et la chapelle où était enterré Fernand Sabatté. Son corps a été transporté par le maire de l'époque, Monsieur Louis Leguillette (qui était menuisier) au cimetière de Chamigny. Remises en état, la maison et la chapelle ont été rétablies en atelier de peinture et de gravure en 1970. En 1989, la chapelle atelier a été revendue à des particuliers.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Chamigny Blason
Parti : au 1er de sinople à la chapelle d'argent, au 2e d'azur semé de fleurs de lis d'or, à deux fasces ondées d’'rgent brochantes ; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de trois croissants d'or posés 2 et 1 et accompagnés d'une gerbe à dextre et d'une grappe de raisin à senestre, le tout du même[79].
Détails
Figure sur le site internet de la mairie[80].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. a b et c Nature en attente de mise à jour.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 1 sont des secteurs d’une superficie en général limitée, caractérisés par la présence d’espèces, d’association d’espèces ou de milieux rares, remarquables, ou caractéristiques du milieu du patrimoine naturel régional ou national.
  4. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  5. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  6. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  7. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  8. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  10. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  11. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  12. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
  1. « Chamigny - Occupation simplifiée 2017 », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  2. IAU Île-de-France, « Évolution de l'occupation des sols de la commune vue par photo aérienne (1949-2018) », sur cartoviz.institutparisregion.fr (consulté le 20 janvier 2021).
  3. « Géoportail de l’urbanisme », sur https://www.geoportail-urbanisme.gouv.fr/ (consulté le 23 janvier 2021).
  4. [PDF]« Carte des petites régions agricoles en Seine-et-Marne », sur driaaf.ile-de-france.agriculture.gouv.fr (consulté le 26 janvier 2021).

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Plan séisme consulté le 15 juillet 2020 ».
  2. « Chamigny » sur Géoportail. Carte IGN classique.
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Marne (F---0100) » (consulté le 15 juillet 2020).
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