Seine-Port

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Seine-Port
Mairie de Seine-Port.
Mairie de Seine-Port.
Blason de Seine-Port
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Melun
Canton Saint-Fargeau-Ponthierry
Intercommunalité Communauté d'agglomération Melun Val de Seine
Maire
Mandat
Vincent Paul-Petit
2014-2020
Code postal 77240
Code commune 77447
Démographie
Population
municipale
1 908 hab. (2014)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 33′ 25″ nord, 2° 33′ 14″ est
Altitude Min. 37 m – Max. 85 m
Superficie 8,57 km2
Localisation

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Seine-Port
Liens
Site web Site officiel

Seine-Port est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Seine-Portais.

Géographie[modifier | modifier le code]

À Seine-Port se trouve le point le plus bas du département de Seine-et-Marne avec 35 m d'altitude (au niveau de la Seine).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Nandy Savigny-le-Temple Rose des vents
Saint-Fargeau-Ponthierry N Cesson
O    Seine-Port    E
S
Boissise-le-Roi Boissise-la-Bertrand

Histoire[modifier | modifier le code]

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Au XIIe siècle, dans le bois de Beaulieu, plusieurs ermites adoptent la règle cistercienne et fondent l’abbaye de Saint-Port en bénéficiant des largesses de Louis VII, protecteur de l’abbaye. À la tête d’un grand domaine, les moines font venir des familles qu’ils installent près de leur moulin.

Le village de Saint-Port est né. En 1156, la première pierre de l’église Saint-Sulpice est bénite.

Saint-Port se compose d’une seule rue qui suit le cours du ruisseau en venant de la Seine pour remonter jusqu’au plateau où le blé est cultivé. À mi-parcours une ferme fortifiée est habitée par le seigneur.

Au début du XVIIe siècle, Louis Lefèvre de Caumartin, un proche d’Henri IV, obtient l’érection de la seigneurie en baronnie. Le nouveau baron achète l’abbaye, la fait détruire et remplacer par un château, le château de Saint Assise.

Plusieurs familles se succèdent et embellissent la demeure, particulièrement les Glucq, et notamment Jean-Baptiste Glucq, mécène, qui y reçoit les artistes de l’époque. Son neveu, Jean-Baptiste de Monthulé vend la baronnie en 1773 au duc d’Orléans qui l’offre en cadeau de mariage à son épouse morganatique, Madame de Montesson. Généreuse, et imprégnée des idées du siècle des lumières, la baronne fait percer quatre rues et installer deux places. Elle donne des terrains aux gens de sa maison et les incite à construire en leur imposant des normes architecturales. Une vingtaine de maisons sortent de terre. En 1786 la mort du duc interrompt tous ces travaux.

Pendant la Révolution française Saint-Port reste calme. L’ambassadeur des États-Unis en France, Gouverneur Morris, vient s’y réfugier pendant deux ans. Après cette période le nom du village se transforme en Seine-Port et la seigneurie de Croix-Fontaine avec les châteaux de Croix-Fontaine et du pavillon Bouret lui sont rattachés. Il ne retrouvera jamais le nom de Saint-Port.

Au XIXe siècle, la situation privilégiée du village attire des artistes, des écrivains et des musiciens, et des hommes politiques qui viennent y passer l’été. François-Joseph Bosio, Virginie Déjazet, Hippolyte de Villemessant, Ernest Legouvé, René Viviani et sa femme y achètent des maisons vacantes et y reçoivent le tout-Paris dans leurs propriétés, qui pour certaines appartiennent encore à leurs descendants.

En 1944, les troupes du général Patton traversent la Seine à Seine-Port pour libérer Paris de l’occupation allemande.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La Communauté d'agglomération Melun Val de Seine dans le département de Seine-et-Marne.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Melun du département de Seine-et-Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie de la première circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Melun-Nord. Celui-ci est scindé en 1975 et la commune intègre le canton de Savigny-le-Temple[1]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle fait désormais partie du canton de Saint-Fargeau-Ponthierry.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre depuis 2002 de la Communauté d'agglomération Melun Val de Seine (CAMVS).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[2]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 1989 1992 Jean Reviron   Militaire en retraite
avril 1992 2001[3] Christian Quenardel    
mars 2001 2008 Bernard Parisot[4]   Physicien à la retraite
mars 2008 en cours
(au 27 juillet 2016[5])
Vincent Paul-Petit UMP[6]
puis LR
Chef d'entreprises[7]
Vice-président de la CAMVS ( 2008 → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[8]

Population et société[modifier | modifier le code]

La commune a une population aisée, qui, en 2013, avait un revenu médian de 49 677 € pour 998 foyers fiscaux, en progression de 6 places par rapport à l'ensemble des communes de Seine-et-Marne. Certains considèrent que la commune se trouve dans un « triangle d'or » avec Barbizon et Milly-la-Forêt, et notent que « les paisibles bords de Seine ont leur prix, celui de l’homogénéité sociale », malgré 15 logements sociaux construits en 2013 et 6 auparavant. Il n'y a ni gare no infrastructures pour enfants (hors écoles)[9]. Compte tenu de l'insuffisance de son parc de logements sociaux, la commune paye en 2016 une pénalité de 40 000 €[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[11],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 908 habitants, en diminution de -2,15 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
570 665 657 567 682 687 704 748 762
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
786 798 768 723 743 743 740 749 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
686 717 690 671 822 853 737 724 767
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
1 047 1 110 1 131 1 129 1 685 1 754 1 883 1 962 1 908
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Nés à Seine-Port
Ayant habité à Seine-Port

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. « Nos Maires et Conseillers Municipaux jusqu'à nos jours… », Histoire municipale, Musée de Seine-Port (consulté le 2 janvier 2017).
  3. « En coulisses La Chapelle-la-Reine », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne) « Seine-Port : Priorité aux espaces verts et à l'architecture. Christian Quenardel, maire sortant, ne se représentant pas, c'est François Touber qui conduira la liste « Seine-Port autrement ». Une première pour ce chef d'entreprise de 47 ans, conseiller sortant chargé de l'environnement et des finances. Cinq autres conseillers municipaux sortants, dont Isabelle Duprey, maire-adjoint, ont rejoint cette liste « de droite modérée », ainsi que treize nouveaux visages ».
  4. J.O., « Seine-Port. Bernard Parisot, l’ancien maire de la commune, est décédé », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne) « Adjoint aux finances sous Christian Quenardel, ce physicien de profession est ensuite devenu maire de 2001 à 2008. À cette époque, Seine-Port a intégré la Communauté d’Agglomération Melun Val de Seine (CAMVS) et la Zone de protection du patrimoine architectural, urbain et paysager (ZPPAUP) a été créée. C’est également sous son mandat qu’a été acheté le terrain de l’Ormeteau sur lequel les logements livrables en 2018 se construisent ».
  5. a et b Sophie Bordier, « Seine-Port récupère les terres précieuses du businessman japonais », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  6. « Seine-Port : les parents d'élèves contre le retour de la blouse à l'école », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne) « Le maire de Seine-Port, Vincent Paul-Petit (UMP), voit dans le retour de la blouse un moyen de rétablir l'autorité républicaine au sein de l'école. ».
  7. « Vincent Paul-Petit », sur http://dirigeants.bfmtv.com (consulté le 2 janvier 2017).
  8. « Compte rendu du conseil municipal du 29 mars 2014 » [PDF], Comptes rendus des Conseils Municipaux, sur http://www.seine-port.fr (consulté le 2 janvier 2017).
  9. Marion Kremp, « Les riches prospèrent à Seine-Port », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  10. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  13. A Nandy et Seine-Port, personne n'oublie les « sœurs jumelles », Le Parisien, 16.07.2010