Chanteloup-en-Brie

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Chanteloup-en-Brie
Chanteloup-en-Brie
Église Saint-Eutrope.
Blason de Chanteloup-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Torcy
Canton Lagny-sur-Marne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne et Gondoire
Maire
Mandat
Marcel Oulés
2014-2020
Code postal 77600
Code commune 77085
Démographie
Gentilé Chanteloupiens
Population
municipale
3 775 hab. (2015 en augmentation de 77,98 % par rapport à 2010)
Densité 1 206 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 20″ nord, 2° 44′ 24″ est
Altitude Min. 90 m
Max. 124 m
Superficie 3,13 km2
Localisation

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Liens
Site web Chanteloup-en-Brie

Chanteloup-en-Brie prononciation est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Chanteloupiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Chanteloup-en-Brie est située à 30 km à l'est de Paris. Son altitude est d'environ 107 m.

Communes limitrophes de Chanteloup-en-Brie
Lagny-sur-Marne Montévrain
Conches-sur-Gondoire Chanteloup-en-Brie
Bussy-Saint-Georges Jossigny

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Le Bois-de-Chigny, Fontenelle.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

De « chante » et « loup », c'est-à-dire « (lieu ou) chante le loup ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Chanteloup n'a aucune histoire connue jusqu'au XIIe siècle, qui vit la fondation de l'église primitive connue dès 1195. La paroisse ne date que du XIIIe siècle[2]. En 1789, le village fait partie de la fondation et de la généralité de Paris ; il est régi par la coutume de Paris. L’église paroissiale, dédiée au saint Sauveur, appartient au diocèse de Paris. En 1820, les productions de son terroir sont en grains, avec un moulin (Bourcier) sur le ruisseau (Gondoire). Le moulin de Chanteloup en bois a été détruit par le feu au XIXe siècle. Il y a, à l’époque, 98 habitants, pratiquement le même nombre qu’en 1726.

La fête patronale Saint-Eutrope, le 30 avril, a été reportée au premier dimanche de mai. C’est la fête du patron du pays et non de l’église. Les jeunes gens de 16 ans étaient « reçus garçons ». Il y avait une grande messe, pain béni et cortège pour aller l’offrir aux notables. Un biscuit de Savoie, piqué de fleurs naturelles, était réservé au châtelain. Un « bouquet des gars », payé par la munificence du châtelain et des notables en échange du pain béni, se déroulait ensuite. Puis, après, on faisait deux ou trois fois le tour du village avant de se retrouver, le soir, au bal[2].

Le château de Fontenelle existait déjà au XIIIe siècle. C’était alors un fief dépendant, comme le village, de l’abbaye de Lagny. En 1500, Nicolas de Neuviel Sentifer est qualifié seigneur de D’heuil et de Fontenelle. Deux siècles avant, ce lieu appartenait à M. de Valence, conseiller au Parlement. En 1785, il passa à François Lory, contrôleur des guerres de la maison du Roy, régiment des Gardes suisses, mort en 1817 à Fontenelle. Les derniers maîtres du château furent les familles de Junquières et celle du célèbre photographe Cartier-Bresson. Le château actuel fut reconstruit au siècle dernier.

Le recensement de 1709 compte 92 habitants, celui de 1745, 108. Curieusement, il n'en reste que 88 en 1801. En nombre croissant, la population de Chanteloup dépasse aujourd’hui un peu plus de 2 000 habitants. La commune s’est distinguée de l’urbanisation de l’Île-de-France. En préservant son « poumon vert » représenté par les 70 hectares du bois de Chigny, en créant un centre de village autour de l’église, de la mairie, en conservant le plus fidèlement possible le style briard. Elle a su maintenir le caractère rural d’un village bien que faisant partie intégrante du périmètre de la ville nouvelle de Marne-la-Vallée. En 1930, Chanteloup dénombre 191 habitants. Le village est desservi par le train de Lagny à Mortcerf (marchandises seulement) et par l’autobus qui effectue le même trajet (route de Provins). Un autre train (1872-1954) traverse le village (route de la Ferme-du-Pavillon) pour transporter les betteraves de Chessy à la râperie de la Jonchère. Cette dernière sera désaffectée en 1964.

L’urbanisation nouvelle s’est faite avec sagesse et raison. La commune a connu une réelle croissance en 1960 avec la construction du lotissement « Mulot » comprenant 70 maisons. Les ZAC du Bois-de-Chigny, du Village, du Moulin-Bourcier, le lotissement de la Gondoire, le Parc d’activités du Gasset, le centre-village avec ses commerces sont des réalisations que beaucoup de communes envient. Elles sont souvent montrées en exemple. Cette urbanisation permet de dénombrer aujourd’hui une soixantaine d’entreprises, artisans et commerces employant plus de 300 salariés. Cette évolution d’activités devra se développer encore dans un très proche avenir par la création d’un parc d’activités de 30 hectares le long de la D 23 1 (route de Provins). La vie associative intense et variée permet aux nouveaux habitants de se rattacher à un village qui devient leur village et de se fondre avec les anciens habitants dans le creuset chanteloupien.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Mairie.

En 2003, la commune a reçu le label « Ville Internet @ »[3].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1977 novembre 2006 Gérard Willaume PS-Vert  
novembre 2006 en cours Marcel Oulés[4] PS-Vert Fonctionnaire

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[6].

En 2015, la commune comptait 3 775 habitants[Note 1], en augmentation de 77,98 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7988889398111104144124
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
119147169186201182208203197
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
196180169177191178159226252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
2663844144631 2221 7801 8702 1213 775
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

  • Parc d’activités du Gasset - ZAE du Chêne Saint-Fiacre - Centre commercial du "Clos du Chêne".

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L’église Saint Eutrope conserve une statue en pierre polychrome du XVe siècle récemment restaurée. L’édifice actuel, encore en mauvais état il y a des années, restauré complètement au XVIIIe siècle, a fait l’objet, en 1987, d’un complet ravalement extérieur et de la réfection totale de la couverture ainsi que d’une rénovation intérieure méticuleuse et bénévole[2]. Depuis, Nicole Michigan, artiste peintre de renom, y a réalisé des fresques liturgiques sur le thème central de la « transfiguration ». On y trouve aussi une autre curiosité principale de grande valeur : la cloche du XIIIe siècle, la plus ancienne du département, classée monument historique. Sur celle-ci, on peut lire une inscription en lettres gothiques Ego vocor petrvs miles de chantv lvpi, qui peut se traduire par « Moi, je m’appelle Pierre, chevalier de Chanteloup »[2].
  • Le château de Fontenelle existait déjà au XIIIe siècle. C’était alors un fief dépendant, comme le village, de l’abbaye de Lagny. En 1500, Nicolas de Neuviel Sentifer est qualifié seigneur de D’heuil et de Fontenelle. Deux siècles avant, ce lieu appartenait à M. de Valence, conseiller au Parlement. En 1785, il passa à François Lory, contrôleur des guerres de la maison du Roy, régiment des gardes suisses, mort en 1817 à Fontenelle. Les derniers maîtres du château furent les familles de Junquières et celle du célèbre photographe Cartier-Bresson. Le château actuel fut reconstruit au siècle dernier[2]. Monseigneur Roncalli, le futur pape Jean XXIII, y séjourna alors qu’il était nonce apostolique à Paris. Depuis, maison de retraite, le château de Fontenelle est la propriété de l’œuvre de l’hospitalité familiale[2].
  • Le Louvard : construit à la fin du XVIIIe siècle, Le Louvard, une autre demeure pleine de charme, a conservé aujourd’hui son caractère originel. On peut rêver devant sa grille, à l’ombre de ses arbres centenaires et se remémorer l’illustre peintre qui en fut son propriétaire au début du XXe siècle : Kees Van Dongen. Outre le château de Fontenelle et Le Louvard
  • Château situé au rond-point du bois de Chigny qui fut, en 1900, une maison de santé[2].
  • Le bois de Chigny (dont le nom vient, par altération, de chêne) servit de toile de fond à ces deux derniers édifices et fut victime, durant de nombreuses décennies, de sévères défrichements[2].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Chanteloup-en-Brie.svg

Les armes de Chanteloup-en-Brie se blasonnent ainsi :

Parti : au 1) de gueules au loup passant d’argent posé en pal, au 2) d’azur semé de fleurs de lys d’or aux deux fasces ondées d’argent brochant sur le tout.

Blason modèle fr Armes parlantes.svg Armes parlantes.

La pièce senestre représente le blason de Seine-et-Marne[9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « La Gondoire »
  2. a, b, c, d, e, f, g et h « Il était une fois, Chanteloup.... », sur Chanteloup-en-Brie, site officiel (consulté le 10 septembre 2012)
  3. Palmarès des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  4. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2014).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  9. « Son blason », sur Chanteloup-en-Brie, site officiel (consulté le 27 mai 2013)