Houilles

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Houilles
Façade principale de l'hôtel de ville de Houilles.
Façade principale de l'hôtel de ville de Houilles.
Blason de Houilles
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Arrondissement Saint-Germain-en-Laye
Canton Houilles (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Germain Boucles de Seine
Maire
Mandat
Alexandre Joly
2014-2020
Code postal 78800
Code commune 78311
Démographie
Gentilé Ovillois
Population
municipale
32 287 hab. (2013)
Densité 7 288 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 55′ 34″ Nord 2° 11′ 21″ Est / 48.9261, 2.1892
Altitude Min. 27 m – Max. 57 m
Superficie 4,43 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-houilles.fr

Houilles est une commune du département des Yvelines dans la région Île-de-France en France, située à 7 km au nord-ouest de Paris (porte Maillot) et à 8 km environ à l'est de Saint-Germain-en-Laye. Elle est ainsi, pour ses habitants, proche d'espaces verts, tels que la forêt de Saint-Germain-en-Laye, et de zones d'activités économiques importantes, notamment Paris, et La Défense, avec le bénéfice d'infrastructures de transports vers ces territoires. Elle est voisine des départements des Hauts-de-Seine et du Val-d'Oise. Elle benéficie également d'un centre-ville appréciable et d'un des marchés franciliens les plus actifs. Ses habitants sont appelés depuis 1943 les Ovillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Position de Houilles en région parisienne

La commune, presque totalement urbanisée, se trouve à peu près au centre de la presqu'île du Pecq, l'une des boucles de la Seine en aval des Hauts-de-Seine et de Paris. La boucle de Seine suivante, toujours en aval, correspond au territoire couvert, notamment, par la forêt de Saint-Germain-en-Laye.

Houilles s'étend sur 441 hectares. et est limitrophe de Sartrouville au nord-ouest, de Bezons à l'est, de Carrières-sur-Seine au sud-ouest. Bezons est en Val-d'Oise.

Par le pont de Bezons, Houilles est à proximité du département des Hauts-de-Seine, notamment de Colombes, Nanterre, et du quartier d'affaires de La Défense. Elle se situe à sept kilomètres de l'ouest de Paris.

Communes limitrophes de Houilles
Sartrouville
Houilles Bezons
Carrières-sur-Seine

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 443 hectares. La commune se trouve au centre de l'ancien pagus appelé plaine de Houilles à une altitude moyenne de 34 mètres. son altitude varie de 27 à 57mètres[1]. La partie la plus haute est un petit monticule vers le nord. Le sol est argilo-calcaire vers le sud et sablonneux vers le nord.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Aucun cours d'eau ne traverse le territoire de la commune. La Seine passe à environ 1 800 mètres du centre-ville. Jusqu'au début du XXe siècle les habitants creusaient des puits, parfois seulement jusqu'à 3 mètres mais aussi jusqu'à 18-20 mètres, mais l'eau n'était pas potable[2]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La gare. On aperçoit à l'horizon les tours de la Défense.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la route départementale D308 qui relie Paris à Poissy, traversant la partie nord de la commune, et par la route départementale D311 qui relie Houilles à Saint-Germain-en-Laye, longeant le territoire de la commune au sud. Le cœur du village est préservé de la circulation passant sur ces deux axes. En outre, des axes de communication d’importance nationale se trouvent à proximité de la commune, en particulier l’ A14, et l’A86 qui permet de rejoindre l’A13 au sud et l’A15 au nord.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Houilles - Carrières-sur-Seine est le point de jonction de la ligne SNCF venant de la gare de Paris-Saint-Lazare, qui permet de rejoindre Paris en 10 minutes par des trains directs, et de celle du RER venant de la Défense (accessible en 6 minutes). Cette gare sert notamment de gare de correspondance pour les usagers du bassin mantois (Mantes-la-Jolie). C'est l'une des gares les plus fréquentées de l'ouest parisien, avec plus de 24 000 voyageurs par jour. À ces lignes ferrées (SNCF, RER) s’ajoutent des liaisons bus vers Bezons (el le tramway T2), Montesson, etc.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La ville de Houilles est caractérisée par un degré d'urbanisation élevée, laissant peu de places à de nouvelles constructions[3].

Le bâti le plus ancien comprend des constructions qui remontent à la première moitié du XIXe siècle. Il est localisé autour de la mairie, du marché couvert et de l’église, et est qualifié de village, étant issu du village rural initial. Ce sont des rues étroites et des maisons de ville alignées, souvent avec un seul étage, des combles, et une cour intérieure. Le centre-ville, qui concentre une partie significative des commerces de la ville s'étend dans ce bâti ancien et se prolonge par la rue Gambetta et l’avenue Charles-de Gaulle, vers la gare. Ce centre-ville dispose d' espaces libres non bâtis, dont notamment le vaste parc public Charles de Gaulle, ainsi que des parkings pour permettre un stationnement et une déambulation à pied dans les rues commerçantes et le marché[3].

Les deux tiers de la superficie de la commune correspondent à des constructions pavillonnaires avec jardin, datant pour les plus anciennes de la fin du XIXe siècle et, plus souvent, du XXe siècle, avec un renouvellement des constructions, par démolition-reconstruction ou par agrandissement, à l'initiative des propriétaires. Ce sont pour partie des maisons en meulière. On retrouve des maisons de ville alignées sur quelques axes dont les deux axes routiers majeurs, la D308 et la D311. Quelques immeubles collectifs sont disséminés, les plus visibles étant au nord du parc Charles de Gaulle, à proximité du centre-ville. Ils sont issus de la première zone d’aménagement concerté et ont été inaugurés dans les années 1980 : immeubles Pharaon en 1982, Genêts en 1982, Hildebrandt en 1984 , Georges Brassens en 1984, Hoche-Marceau en 1984, et Michelet en 1986 et 1987[3].

Quartiers[modifier | modifier le code]

La ville de Houilles se subdivise en sept quartiers : Belles-vues, Blanches, Centre-ville, Main de fer, Pierrats, Réveil-Matin et Tonkin.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Houlliæ[4], Hullium[5] et Holles[4] en 1205[5]. Aux XVe et XVIe siècles, on trouve Houlliës puis plus tard Houille qui devient Houilles[2].

Albert Dauzat et Charles Rostaing hésitent sur l'étymologie du toponyme Houilles qu'ils qualifient d'obscur, tout en proposant l'ancien français holle « hauteur »[6], compatible avec la nature des formes anciennes. En revanche, l'interprétation par l'ancien français oaille « brebis »[7] (autrement üeiles au pluriel en 1176), d'où le français écclésiastique ouailles, est contredite par la nature des formes anciennes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Houilles.

Des origines rurales[modifier | modifier le code]

Le site de la commune est habité depuis longtemps puisque des traces d'habitat mérovingien ont été trouvées dans le quartier du Tonkin. Les soubassements de l'église catholique Saint-Nicolas remontent au XIIe siècle, période probable de la création de la paroisse[8] (la structure de l'église a été profondément remaniée au XIXe siècle). Le cartulaire de Notre-Dame de Paris mentionne, au début du XIIIe siècle, la paroisse d'Ecclesia Holles. Au XIVe siècle, Houilles est entourée de murailles avec quatre portes fortifiées et surmontées d'une tourelle [9]. Le tracé actuel des rues de Metz et de Strasbourg correspond à l'ancien chemin de ronde.

Carte de Cassini

La ville importante à proximité est Saint-Germain en Laye, dont le château est une résidence royale. Le pont du Pecq est construit dès 1627, alors qu’il faut prendre un bac à Bezons pour se rendre à Paris, impraticable plusieurs mois par an. La plaine d’Houilles (ou plaine d’Ouilles dans les lettres de madame de Sévigné) sert de terrain de chasse et de lieu de passage en revue des troupes pour les souverains. Le village a une population réduite et une activité agricole.

Transformation du village rural en une ville[modifier | modifier le code]

La construction d’un pont (en bois) à Bezons sous le Premier Empire puis l'arrivée du chemin de fer en 1841 métamorphose le village. Sous la Troisième République, le village de campagne est progressivement englobé dans la banlieue parisienne. Un tissu d'habitat pavillonnaire se développe, l'habitat rural existant précédemment se raréfie. Houilles voit sa population croître régulièrement. En 1886, les premiers égouts sont construits et les premiers groupes scolaires le sont à partir de 1910. En 1904, le contrôle de la municipalité de la commune échappe aux familles d'agriculteurs et passe aux nouveaux arrivants[10].

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, l'usine aéronautique Hispano-Suiza, installée dans des carrières, est réquisitionnée par la Kriegsmarine allemande de 1940 à 1944 (Torpedo Arsenal West), pour y fabriquer des torpilles mais aussi des V2. Elle est devenue aujourd'hui, une base de la Marine nationale (centre « Commandant Millé » du nom de Georges Millé, commandant du Protée (Q155), mort en 1943).

À partir des années 1955, des projets de rénovation de l'habitat et d'aménagement sont régulièrement lancés, avec l'introduction dans le tissu urbain pavillonnaire d'immeubles de quatre à huit étages. L'emprise de cet habitat sur le territoire de la commune reste toutefois limité, le type d'urbanisme recourant à des constructions bétonnées, fortement en rupture avec l'existant, étant remis en cause au milieu des années 1980[11]. Les projets d'aménagements actuels privilégient davantage des immeubles de standing, de hauteur limitée, s'intégrant davantage dans le tissu urbain.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Dans toute la France, à partir du 14 décembre 1789, les conseils municipaux sont élus pour deux ans et renouvelés par moitié. Le maire est élu pour deux ans. De 1795 à 1800, les fonctions de maire et d'adjoints sont abolies. Dès l'an VIII (février 1800), les fonctions de maire et d'adjoints sont rétablies mais ils sont nommés par les préfets et non plus élus. À partir du 21 mars 1831, les maires et adjoints sont nommés pour cinq ans alors que les conseillers municipaux sont élus pour six ans et renouvelés par moitié tous les trois ans. Le suffrage universel remplace le suffrage censitaire en février 1848. C'est le 5 avril 1884 que la loi est une dernière fois modifiée. Dès lors, le maire et les adjoints sont élus. À Houilles, le premier registre des délibérations du conseil municipal date de 1791.

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
juin 1995 2014 Alexandre Joly DVD Conseiller départemental du canton de Houilles
1989 1995 Alain Mahiet RPR Enseignant
1977 1989 Eugène Seleskovitch[13] PCF  
1971 1977 Marie-Louise Gisèle Bernadou PS  
1959 1971 Albert Taglang SE  
1953 1959 Lucien Waterlot SFIO Médecin
1949 1953 Paul Brejeat    
1947 1949 Henri Laurent Varlet    
1945 1947 Paul Bréjeat    
1944 1945 Guillaume Détraves[14] SFIO Restauré dans ses fonctions en novembre 1944
1941 1944 Louis Labataille    
1930 1941 Guillaume Détraves[15] SFIO Révoqué par le Régime de Vichy
         
1895  ? Deborde    
1893 1895 Nanin    
1889 1893 Jean-Baptiste Sénéchal    
1885 1889 Antoine Ladregarde    
1880 1885 Jean-Baptiste Legras    
1878 1880 Paul Louis Arthur Domère    
1876 1878 Jean-Louis Mancel    
1871 1875 Louis Benjamin Dumont    
Septembre 1870 1871 Jean-Charles Robert   Maire pendant la guerre de 1870
1851 1871 Jean-Baptiste Louis Sénéchal    
1849 1851 Jean-Louis Gillet    
1839 1848 Marie Etienne Louis Hanriot    
1831 1839 Augustin Louis Marie Gillet    
1825 1831 Louis Evrard    
1812 1825 Juillet    
An 8 1812 Louis Gervais Gillet    
An 4 An 8 Jean-François Laignel    
An 2 An 4 Gaillourdet   Maire du Conseil Général Révolutionnaire
1792 An 2 Jean-Pierre Bessin    
1789 1792 Louis François Ballagny    
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La ville participe au Concours des villes et villages fleuris et possède deux fleurs en 2009[16].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 32 287 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 651 1 290 1 144 1 227 1 265 1 191 1 156 1 230 1 185
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 203 1 275 1 433 1 256 1 407 1 737 1 961 2 331 2 780
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 824 4 946 7 092 10 274 15 153 19 078 19 799 20 610 22 974
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
26 370 29 338 30 345 29 537 29 650 29 634 30 835 30 908 31 952
2013 - - - - - - - -
32 287 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[17] puis Insee à partir de 2004[18].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (17,6 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,9 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 48,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 20,9 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 24,8 %, 45 à 59 ans = 19,6 %, plus de 60 ans = 15,3 %) ;
  • 51,9 % de femmes (0 à 14 ans = 18,3 %, 15 à 29 ans = 18,8 %, 30 à 44 ans = 23,2 %, 45 à 59 ans = 19,9 %, plus de 60 ans = 19,7 %).
Pyramide des âges à Houilles en 2007 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,7 
4,8 
75 à 89 ans
8,0 
10,2 
60 à 74 ans
11,0 
19,6 
45 à 59 ans
19,9 
24,8 
30 à 44 ans
23,2 
19,4 
15 à 29 ans
18,8 
20,9 
0 à 14 ans
18,3 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Conservatoire de musique[modifier | modifier le code]

Un nouveau conservatoire de musique a été inaugurée en 2014 et est situé rue Gambetta, à proximité du marché et de la mairie.

Biennale de la jeune création[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans, la ville organise la Biennale de la jeune création, permettant ainsi à de nombreux artistes et jeunes créateurs issus d'horizons diverses d'exposer leurs œuvres (art vidéo, peinture, sculpture, etc.) et de rencontrer le public. Elle se tient à La Graineterie, nouveau « pôle culturel » consacré à l'art contemporain[21].

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

La commune permet une pratique de nombreux sports grâce à l'activité d'associations sportives, dont l'Avant-Garde (gymnastique aux agrès, gymnastique rythmique, danse, gymnastique volontaire, step), le Gant d'Or (boxe, karaté, escrime, judo), le SOH ou Sports Olympiques de Houilles (athlétisme, basket, cyclotourisme, expression corporelle, danses à thèmes, foot, gymnastique d'entretien, hand-ball, haltérophilie, ski, tennis de table, tir à l'arc, triathlon, volley), le ROH HC ou Rugby Olympique Club de Houilles-Carrières-sur-Seine.

Rugby à XV[modifier | modifier le code]

Le Rugby Olympique Club de Houilles-Carrières-sur-Seine (ROC HC), évolue en Championnat Fédéral 3 pour les saisons 2013/2014-2014/2015-2015/2016 et a, par le passé, joué en Fédérale 2. Il fait partie du Comité Île-de-France.

Handball[modifier | modifier le code]

L'entente Houilles-Le Vésinet-Carrieres-sur-Seine Handball (SOH-USV-CHB) est un club regroupant trois villes évoluant en excellence régionale d'Île-de-France, et ayant déjà évolué en division Prénationale.

Manifestations sportives[modifier | modifier le code]

  • Le prologue de la 71e édition de la course cycliste professionnelle Paris-Nice a eu lieu le dimanche 3 mars 2013 à Houilles[22].

Économie[modifier | modifier le code]

Historique[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Houilles a possédé un grand nombre d'industries, le plus souvent de taille familiale, qui se composaient de mines et carrières de pierre, fours à chaux et à plâtre, tuileries, briqueteries, poteries, scieries mécaniques, filatures, papeteries, distilleries, tanneries, et d'autres industries diverses.

Toutes ces industries ont périclité plus ou moins rapidement, à l'exception des carrières de pierre qui ont duré plus longtemps.

La pierre, plus ou moins résistante et friable, de Carrières et de Houilles a été extraite pendant de nombreux siècles pour Paris et les environs. La modernisation des transports fut fatale à cette industrie, des pierres de meilleures qualités pouvaient alors être transportées de plus loin pour un coût similaire. Les carrières devenues inexploitées ont été transformées en champignonnières.

Agriculture, élevage, commerce[modifier | modifier le code]

Les propriétés sont très petites puisqu'on dénombre au milieu du XIXe siècle 8 892 parcelles pour 441 hectares soit huit ares (800 m2) de surface moyenne.

Jusqu'au début du XXe siècle, les principales cultures étaient le blé, l'avoine et les asperges. Il y avait également un très grand nombre de vignes, de cerisiers et de pruniers. On y cultivait également des fourrages, des racines, des betteraves en particulier pour la nourriture du bétail, des pommes de terre et quelques légumes comme les poireaux, navets, carottes.

Cultures et surfaces cultivées à Houilles (en ha)
année Blé Avoine Vignes Fourrages Asperges Betteraves Pommes de terre Cerisiers
1858 80 37 50 25 12 1 104 20
1878 80 50 46 50 15 3 104 16
1898 90 50 40 80 20 10 6 18
Vigne[modifier | modifier le code]

En 1898 la vigne produisait environ 2 600 hectolitres de vin soit un rendement de 65 hectolitres à l'hectare. Ce vin ressemblait énormément aux vins d'Argenteuil et se vendait jusqu'à 110 francs l'hl. Le vin produit était du vin rouge produit à partir du picolo..

Élevage[modifier | modifier le code]

L'élevage, qui était uniquement familial, se composait essentiellement de chevaux et de vaches laitières. Il n'y avait pas de moutons, très peu de volailles et le gibier était devenu très rare au XIXe siècle.

Commerce[modifier | modifier le code]

Le commerce était celui d'une localité ordinaire, qui pourvoit seulement aux besoins de ses habitants.

Les produits agricoles, légumes et fruits en particulier étaient transportés à Paris. Les paysans en ramenaient des engrais.

Au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 39 580 €, ce qui plaçait Houilles au 2 711e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[23].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 2007, pour la commune s'élève à 6,3 %, un chiffre nettement inférieur à la moyenne nationale (8,4 %)[24].

Répartition des emplois par domaine d'activité
Agriculteurs Artisans, commerçants, chefs d'entreprise Cadres, professions intellectuelles Professions intermédiaires Employés Ouvriers
Houilles (la somme ne fait pas 100%) 0,1 % 2,1 % 19,4 % 18,9 % 17,8 % 8,4 %
Moyenne nationale 2,4 % 6,4 % 12,1 % 22,1 % 29,9 % 27,1 %
Sources des données : INSEE[25]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

  • Dubernard (matériel et service incendie) depuis 1934
  • Ancienne usine aéronautique d'Hispano-Suiza (actuellement Centre Commandant Millé de la Marine Nationale)
  • Ancienne champignonnière Gatti dans les anciennes carrières en face du Centre Commandant Millé (sur et sous l'emplacement du terrain de la nouvelle piscine intercommunale)
  • La braderie de Houilles a lieu chaque premier dimanche d'octobre. C'est une des premières du genre en France par la taille, derrière celle de Lille bien sûr, et faisant concurrence à celle de Rennes et d'Amiens[26],[27], remarquable par ses (2 000 exposants sur 10 km).
  • Le marché ovillois (mercredi et samedi matin), avec plus de 160 commerçants sur 5 000 m2, est l'un des plus appréciés d'Île-de-France[28].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Nicolas.
Graineterie : cour intérieure.
  • Église Saint-Nicolas du XIXe siècle. Cette église est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[29].
  • Zone pavillonnaire du centre-ville dans lequel on remarque la maison de campagne de Victor Schœlcher où il s'éteignit le . Cette maison, acquise par la Ville de Houilles en décembre 2011, est inscrite à l'Inventaire général du patrimoine culturel[30]. La rue d'Argenteuil, dans laquelle elle est située, fut renommée avenue Schœlcher en hommage à son illustre résident.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Un espace culturel municipal « la Graineterie » a été ouvert en septembre 2009.

En 2008, la commune a reçu le label Ville Internet @@[31] et @@@ en 2010[32].

En 2011, la commune acquiert par préemption la maison où est décédé Victor Schoelcher (26 avenue Schoelcher) afin d'en faire un musée qui lui sera consacré[33].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Plaque avenue Schœlcher.

Personnages fictifs liés à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
De gueules au dextrochère ganté d'argent mouvant du canton senestre de la pointe, tenant un faucon d'or chaperonné et longé de sable, à la bordure d'or chargée de huit champignons de sable.
Commentaires : La ville s'est dotée d'un blason en 1943. Créé par Renée Louis, celui-ci reflète l'histoire de la cité. Le motif principal est une main gantée sur laquelle se tient un faucon de chasse. La bordure est ornée de champignons et un mur de fortification couronne l'ensemble.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris l'abbé, 1755
  • Louis Jouan, Histoire de Houilles. Des origines à la fin du XVIIe siècle, t. III, .

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

* Liste des communes des Yvelines

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Répertoire géographique des communes », sur le site de l’Institut national de l'information géographique et forestière.
  2. a et b Monographie communale de Houilles aux archives départementales des Yvelines
  3. a, b et c « Plan local d’urbanisme. Rapport de présentation », sur le site de la ville de Houilles
  4. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  5. a et b Ernest Nègre, Toponymie générale de la France, Formations dialectales et françaises, librairie Droz, Genève, 1998, p. 879, n° 21623.
  6. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieu en France, Paris, Librairie Guénégaud, (ISBN 2-85023-076-6), p. 356b
  7. Stéphane Gendron, « Les noms des lieux en France: essai de toponymie - Page 230, Editions Errance, ISBN 2877722619 »
  8. Jouan 1970, p. 32.
  9. Abbé Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, t. 2, Féchoz et Letouzey (Paris), 1883-1893 (lire en ligne), p. 30-36
  10. Claude Pennetier et Nathalie Viet-Depaule, « Les municipalités et l’évolution politique et sociales des communes de la banlieue, milieu XIXe siècle XXe siècle », dans Un siècle de banlieue parisienne, éditions L’Harmattan, , p. 195
  11. Patrick Desavie, « L'électorat écologiste fera la décision », Le Monde,‎ (lire en ligne)
  12. Archives municipales de Houilles
  13. Courte biographie d'Eugène Seleskovitch
  14. Biographie de Guillaume Détraves.
  15. Plaque commémorative de l'Ecole Guillaume et Jean Destrave de Houilles
  16. Palmarès du Concours des villes et villages fleuris dans les Yvelines
  17. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  18. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  19. « Évolution et structure de la population à Houilles en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  20. « Résultats du recensement de la population des Yvelines en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 2 mai 2011)
  21. Présentation sur le site de la ville.
  22. « Le Premier maillot jaune pour Damien Gaudin », France Télévisions,‎ (lire en ligne)
  23. « Fichier RFDM2010COM : Revenus fiscaux localisés des ménages - Année 2010 », sur le site de l'Insee (consulté le 11 novembre 2012).
  24. Données INSEE -
  25. Données démographiques d'après l'INSEE citées par son site officiel
  26. « Houilles, deuxième braderie de France », Le Parisien,‎ (lire en ligne)
  27. « Houilles. La braderie est-elle vraiment la deuxième de France ? », Actu78,‎ (lire en ligne)
  28. « Houilles. Un air de province », L’Express,‎ (lire en ligne)
  29. Base Mérimée : église paroissiale.
  30. Base Mérimée : maison.
  31. Palmarès 2008 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 01/10/2009.
  32. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 18/12/2009.
  33. Ovillois no 153 - Septembre 2011, page 5
  34. Lucien Gareau, ouvrier d’usine, habitait à Houilles (Yvelines) avec sa femme Léopoldine et leur fille Renée, âgée de seize ans en 1943. Cette année-là, ils sauvèrent deux réfugiés juifs en les recueillant chez eux. David Bielinski, un tailleur, et son fils Henri, un adolescent de quinze ans. Ils veillèrent sur eux jusqu'à la Libération. Henri Bielinski garda le contact pendant de longues années avec Renée Gareau, la fille de ses sauveteurs.