Rambouillet

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Rambouillet
L'hôtel de ville.
L'hôtel de ville.
Blason de Rambouillet
Blason
Logo
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
(sous-préfecture)
Arrondissement Rambouillet
(chef-lieu)
Canton Rambouillet
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Rambouillet Territoires
Maire
Mandat
Marc Robert
2014-2020
Code postal 78120
Code commune 78517
Démographie
Gentilé Rambolitains
Population
municipale
25 755 hab. (2014)
Densité 732 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 38′ 58″ nord, 1° 49′ 32″ est
Altitude Min. 140 m – Max. 177 m
Superficie 35,19 km2
Localisation

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Liens
Site web rambouillet.fr

Rambouillet est une commune française située dans le sud du département des Yvelines, en région Île-de-France. C'est l'une des trois sous-préfectures du département.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Rambouillet se situe dans le sud-ouest de la région Île-de-France, à 45 km de Paris[1] et à 29 km de Versailles[2], préfecture du département des Yvelines.

Communes limitrophes de Rambouillet
Poigny-la-Forêt Les Bréviaires
Le Perray-en-Yvelines
Vieille-Église-en-Yvelines
Rambouillet Clairefontaine-en-Yvelines
Gazeran Orcemont Sonchamp
Position de Rambouillet dans les Yvelines.
Locator Dot.png

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de Rambouillet est 3 519 hectares ; son altitude varie entre 140 et 177 mètres[3]. La commune, clairière au sein de la forêt de Rambouillet, appartient, pour sa partie non urbaine, au parc naturel régional de la Haute-Vallée-de-Chevreuse[4].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune de Rambouillet se trouve sur un plateau boisé où prennent naissance de nombreux ruisseaux alimentant les cours d'eau qui rayonnent autour du massif de Rambouillet. C'est notamment le cas de la Guéville, affluent de la Drouette long de 16,6 kilomètres, qui prend sa source dans le parc du château[5]. Le cours de la Drouette, issu de l'étang de la Tour, draine le territoire de la commune dans sa partie est jusqu'à l'étang d'Or, au sud. Au nord de la commune les étangs du Coupe-Gorge, du Gruyer et du Moulinet alimentent les bassins du château via le ru du Moulinet.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat à Rambouillet est un climat tempéré de type océanique dégradé caractéristique de celui de l'Île-de-France. Les températures moyennes s'échelonnent entre 2 à 5 °C en hiver (janvier) et 14 à 25 °C en été (juillet)[6]. La pluviométrie moyenne, relativement basse, s'établit à environ 600 mm par an. Les mois les plus pluvieux vont d'octobre à janvier.


Transports et voies de communications[modifier | modifier le code]

Réseau routier[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Desserte ferroviaire[modifier | modifier le code]

Sur le plan ferroviaire, elle dispose d'une gare desservie par les réseaux Transilien Paris-Montparnasse et TER Centre-Val de Loire sur la ligne de Paris (gare de Paris-Montparnasse) à Chartres. Le trajet semi-direct Paris-Montparnasse-Rambouillet dure entre 28 et 35 minutes (28 allers-retours par jour). Les 42 trains omnibus quotidiens prennent entre 50 et 65 minutes. Elle est desservie par:

un train tous les quarts d'heure en heures de pointe, un train toutes les demi-heures au heures creuses et le dimanche, et d'un train toutes les heures en soirée.

Quatre trains par heures (environ tous les quart d'heures) en heures de pointe et de un à deux trains par heures le reste du temps.

Bus[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes 01, 04, 05, 08, Express 10, Express 11, Express 12, 20, 24, 30, 79 et 89 de l'établissement Transdev de Rambouillet, par les lignes A, B, C, D et E du réseau de bus Rbus, par les lignes 39.003, 39.203 et 39.303 de la société de transport SAVAC et par la ligne 82 du réseau Transbeauce.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est constitué à 80 % d'espaces ruraux essentiellement boisés. Les zones boisées se trouvent principalement dans le nord, l'est et l'ouest de la commune ainsi que dans sa frange sud-est.

Occupation des sols en 2008
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Espace rural 77,6 % 2776,35
Espace urbain construit 16,1 % 576,49
Espace urbain non construit 6,3 % 224,97
Source : Iaurif[7]

Le centre-ville ancien compte de nombreuses maisons de ville traditionnelles[4]. L'urbanisation, bloquée à l'ouest par la présence du château et de son domaine, s'est étendue vers le sud le long de la nationale 10, où habitats collectifs et individuels coexistent avec une zone d'activité, et vers l'est, entre la nationale 10 et la Drouette, avec d'importantes zones pavillonnaires (quartiers la Clairière, le Pâtis, Château-Bazin, la Grange-Colombe, la Villeneuve, les Éveuses) et quelques zones commerciales. Au nord du centre-ville (quartiers Groussay, la Providence, Estienne, Grenonvilliers) se trouvent des petits ensembles d'habitat collectif[4].

Vue aérienne de la ville de Rambouillet.

Les quartiers[modifier | modifier le code]

  • Centre-ville, centre historique avec le château, l'ancienne église et le bailliage royal aujourd'hui mairie
  • Groussay
  • Grenonvilliers
  • Foch
  • Beau-Soleil
  • la Louvière
  • les Éveuses
  • l'Étang-d'Or
  • le Racinay
  • le Bel-Air
  • le Pâtis
  • la Clairière
  • Château-Bazin
  • la Villeneuve

Logement[modifier | modifier le code]

En 2009, la commune comptait 12 048 logements, contre 10 893 dix ans auparavant. Parmi ces logements, 92,8 % étaient des résidences principales, 2,1 % des résidences secondaires ou occasionnelles et 5,1 % des logements vacants. Les appartements sont majoritaires (55,4 %) face aux maisons individuelles (41,2 %). Concernant les résidences principales, 51,3 % d'entre elles – soit 5 793 – étaient la propriété de leurs occupants, pourcentage en hausse par rapport à 1999 (47,3 %). La part des logements sociaux loués vide s'élevait en 2009 à 22,7 % (contre 23,8 % en dix ans auparavant)[8].

De ce fait, la ville ne respecte pas les dispositions de la Loi SRU qui lui imposent de disposer d'au moins 25 % de logements locatifs sociaux, et doit payer à ce titre une pénalité de 12 000 euros en 2016, bien qu'elle impose aux promoteurs de réaliser 30 % de leurs programmes en logements sociaux[9].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La première mention de Rambouillet sous la forme Rumbelitto date de septembre 768[10],[11],[12],[13]. Suivent plusieurs siècles de variations[14] : Raimboleto en 1052-1053, Rambullet en 1142, Ranbulet en 1153, Rambolhet en 1160, Rambolet en 1199, Ramboilleto en 1230, Remboullet en 1262, Ramboullet en 1344, Rambouillet en 1617, et Plein-Bois en 1793.

Le nom de Rambouillet, en raison du diminutif latin tardif : -itto, signifie petit Rambeil ou Rambeuil, lieu qui est mentionné pour la première fois entre 1224 et 1227 dans le Scriptum feodorum du comté de Montfort et que les textes médiévaux nous permettent de situer entre l'actuel faubourg de Groussay et l'ancien fief de Montorgueil où se trouve la bergerie nationale. Il y a accord de l'ensemble des linguistes et des historiens pour reconnaître dans le suffixe -euil de Rambeuil une forme dérivée du celtique o-ialo latinisé en o-ialum et qui été employé dans ce sens jusqu'au IVe siècle pour désigner une clairière, un lieu découvert, un essartage ancien. Rambeuil est ainsi une ancienne clairière naturelle ou un défrichement humain : Rumb/Ramb o-ialo/-ialum. La racine Rumb/Ramb par suite antérieure au Ve siècle fait l'objet de plusieurs hypothèses[15].

Jean-Baptiste Souchet (1589-1654), dans son Histoire manuscrite de Chartres, affirmait au XVIIe siècle qu'un ruisseau nommé Rambe ou Rambo était l'ancien nom de la rivière qui, traversant Groussay, rejoignait Gazeran puis Épernon avant de se jeter dans la Drouette. Bien que ne reprenant pas cette affirmation dans sa définitive Histoire du diocèse et de la ville de Chartres, publiée en 1866, et plus documentée, Auguste Moutié répétait celle-ci en 1850 dans sa notice historique sur Rambouillet[16] ainsi que Lucien Merlet dans son dictionnaire topographique d'Eure-et-Loir publié en 1861 [17] suivis par Félix Lorin dans son ouvrage de référence sur Rambouillet publié en 1907[18]. Mais aucune attestation écrite ne mentionne le Rambe ou le Rambo. La première mention relative à la rivière en question est une transaction du 8 mai 1412 qui nomme celle-ci « rivière » simplement. En mai 1507 Charles d'Angennes dans le dénombrement de sa seigneurie nomme celle-ci «  ru qui descend dudit estang de Grossay  » et une transaction entre la veuve de Charles d'Angennes et le prieur d'Épernon conclue en 1515[19] précise : « l'eau et rivière qui descend de l'estang de Grossay », expression que l'on retrouvera régulièrement et toujours par la suite jusqu'à ce que cette rivière soit nommée la Guéville pour sa partie en aval des canaux du parc de Rambouillet et le ru du Moulinet pour sa partie en amont.

M. Guignard au XIXe s. a vu dans l'étymologie de Rambouillet un supposé *Ru ambo Villa : « la Villa entre deux rus ». Ce qui est impossible au niveau linguistique puisque les Gallo-Romains auraient employé Rivus et non pas le français « ru » et, de plus, le ru du Moulinet et l'hypothétique « Rambe » sont une seule et même rivière, enfin parce qu'il y a unanimité des linguistes pour reconnaître dans la finale -euil de Rambeuil le suffixe o-ialo.

D'autres au XXe s. y ont vu la même étymologie que dans « rabouillière/rabolière » qui désigne le terrier peu profond creusé par la lapine sauvage pour mettre bas. Mais « rabouillière », comme le mot anglais « rabbit », vient d'un mot de dialecte français du Nord : « rabotte/robotte » et qui est issu du moyen néerlandais parlé entre 1150 et 1500 : « robbe ». Donc impossible chronologiquement puisque Rumbelitto est attesté dès 768. En outre, le lapin n'est pas attesté en Gaule du Nord à l'époque gallo-romaine.

La racine Rumb/Ramb, en raison de l'emploi du suffixe o-ialo/o-ialum, est antérieure au Ve siècle. Par suite, les linguistes ont proposé plusieurs racines soit gauloises ou gallo-romaines.

En 1867 le professeur Jules Quicherat de l'école des chartes y a vu une origine celtique [20], en 1904 Alfred Holder également[21], mais les deux sans autres précisions.

Albert Dauzat et Charles Rostaing, supposent dans leur Dictionnaire étymologique des noms de lieux de France publié en 1963 un anthroponyme peut-être germanique : *Rambo dans lequel, en 1985, Jean-Marie Ricolfis voyait un lète (membres de certaines tribus notamment germaniques épargnés par l'armée romaine après leur défaite et installés comme colons). Ernest Nègre dans sa Toponymie générale de la France publiée de 1990 à 1998 suggère ramulus (petite branche, tige). Aucune de ces conjectures n'emporte la conviction, comme le soulignait la fondatrice du Centre d'onomastique (science des noms de personne et de lieux) aux archives nationales, Marianne Mulon, dans sa conférence du 31 janvier 1998 tenue à Rambouillet.

En 2011, Pierre-Henri Billy, dans le Dictionnaire des noms de lieux de la France, a proposé un composé de rumpus : « sarment entrelacé aux branches d'un arbre » attesté chez l'auteur latin Varron et en 2016 le géographe Roger Brunet dans Trésor du Terroir avance une possible défriche gallo-romaine : rumpis -ialo.

La recherche reste ouverte.

Les habitants de Rambouillet sont nommés Rambolitains et Rambolitaines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Rambouillet.

Antiquité[modifier | modifier le code]

La commune actuelle de Rambouillet est traversée par la voie Beauvais-Orléans. Sept sites d'occupation antique (Ier – IIIe siècle) ont été identifiés sur le territoire de la commune[22].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Donation de septembre 768.

Du fisc carolingien à l'abbaye de Saint-Denis[modifier | modifier le code]

La première mention de l'existence de Rambouillet est en septembre 768. Elle figure dans la donation de la « forêt Yveline » faite par Pépin le Bref, à l'abbaye de Saint-Denis, où il expire. Dans cet acte, Rumbelitto est une des limites de la forêt Yveline (silva Aequalina)[23]. Pour autant, cette donation qui inscrit Rambouillet dans la dépendance de l'abbaye de Saint-Denis n'a pas été suivie d'effets durables. Rambouillet rentre dans le domaine royal dès le IXe siècle puis dans la mouvance des seigneurs de Montfort dès le XIe siècle.

Rambouillet sous les Montfort[modifier | modifier le code]

Entre avril 1052 et juillet 1053, Amaury Ier de Montfort, donne, avec le prieuré de la Trinité de Seincourt situé à Épernon, « tout ce qui en dépend » et notamment la casam ecclesie de Raimboleto, c'est-à-dire le presbytère de l'église de Rambouillet ainsi que les droits d'autel, – altare –, à l'abbaye de Marmoutier[24]. Les droits d'autel désignant la nomination du curé et le revenu des messes[25]. Épernon et Montfort furent assiégés lors de l'expédition menée en 1097-1098 par Guillaume le Roux roi d'Angleterre. Le pays fut ravagé[Note 1]. Rambouillet ne fut, sans doute, pas épargné.

Amaury III, frère de Simon II de Montfort, devint à la mort de ce dernier seigneur de Montfort et d'Épernon. Son héritage passa successivement à ses deux fils, Amaury IV et Simon III dit le Chauve. Le séjour de ce dernier à Rambouillet est établi par un acte qu'il signe avec sa femme, Mathilde. Il s'agit d'une donation que l'un et l'autre font en 1153 à la léproserie du Grand-Beaulieu, près de Chartres, de terres situées à Rambouillet même et à la Louvière. Cet acte fut scellé dans l'«aula Rambuleti», c'est-à-dire la grande salle où se tenaient les plaids du manoir de Rambouillet.

Comte d'Évreux et seigneur de Montfort, Simon IV, fils de Simon III reçut, en novembre 1159, des garnisons anglaises. Celles-ci, parties de Montfort, d'Épernon et de Rochefort, poussèrent au loin des chevauchées rendant dangereuses les communications entre Paris et Étampes. Rambouillet dut souffrir de leur passage. Louis VII demanda une trêve. Au mois de mai 1160, la paix se fit. Dans ce traité de paix[26] signé entre Henri II, roi d'Angleterre, et Louis VII, ce dernier pardonnait à son vassal révolté. Il reçut de nouveau son hommage et reconnut ses droits de gruyer sur la forêt Yveline et la garde du château royal de Saint-Léger[18].

Sceau de Simon V de Montfort.

Grâce à l'héritage de sa mère, Amicie, Simon V se trouva à la tête d'un domaine comprenant notamment Montfort, Rochefort et la forêt Yveline. Il s'embarqua pour la quatrième croisade en 1202. Au retour, il ne s'était pas enrichi mais il rapportait un morceau du bois de la Vraie Croix qui se trouve aujourd'hui dans un reliquaire conservé dans l'église de Rambouillet. En 1209, il rejoignait l'ost des croisés en terres albigeoises devant Béziers. Après une croisade qu'il mena impitoyablement et la bataille de Muret qui vit son triomphe, il fut tué le 25 juin 1218 sous les remparts de Toulouse. Son fils aîné Amaury ne pouvant maintenir les conquêtes de son père céda ses droits sur le comté de Toulouse et la terre d'Albigeois à Louis VIII roi de France en février 1224[27]. À son retour dans ses terres d'Yveline, il fit dresser un état complet des fiefs et des vassaux de son comté : le Scriptum feodorum de Montis fortis[Note 2]. Ce document cite Guy de Foynard comme homme lige du comte qui assure auprès de ce dernier les maisons fortes de Grenonvilliers (Guernonvillier) et de l'étang, sans doute de Groussay. Il jouit également de droits coutumiers dans la forêt. Il a pour vassaux Jean de Becheraulle pour Grenonvilliers et Goulet (lieu-dit d'Épernon) et Simon de Grenonvilliers. Il cite également Philippe de Vieze comme seigneur (dominus) tenant un fief à Rambouillet. Enfin, il y est notifié que les hommes de Rambouillet (Ramboulletum) doivent la corvée de fossé au château d'Épernon. En ce XIIIe siècle, le terroir de Rambouillet avec son manoir au milieu des marais, ses deux maisons fortes, ses fiefs et ses habitants dépendait de la châtellenie d'Épernon et du même doyenné. Il connut plusieurs défrichements. Ceux de la haie de Blairon, entrepris vers 1210, donnèrent lieu à des contestations relatives aux dîmes novales entre les abbayes de Marmoutier de laquelle dépendait le prieuré Saint-Thomas d'Épernon, de Saint-Magloire et Onfroy curé de Rambouillet. Ces procès se conclurent par deux accords, en 1230 puis en 1240, aux termes desquels l'abbaye de Marmoutier et Onfroy recevraient chacun la moitié des dîmes, ce dernier reversant une rente de 6 muids moitié blé moitié avoine à l'abbaye de Saint-Magloire. Amaury VI assignait, en juin 1239, deux cents livres de rente à Raoul Tesson « sur sa terre de Rambouillet » en raison de son mariage avec sa nièce Peronnelle de Bigorre. Jean, son fils aîné hérita du comté de Montfort.

Blason Tesson.

En 1248, il accordait à son cousin Raoul, seigneur de la Roche-Tesson, le droit de prendre «le bois en sa forêt d'Yveline proche sa maison de Rambouillet ». Il mourut en 1249 laissant une unique héritière : Béatrix de Montfort. Dans le cadre de cette succession, les deux sœurs de Jean, Marguerite et Lore, précisèrent dans un acte établi vers 1249-1250 les limites de chacune des châtellenies qui composaient le comté de Montfort. Dans cet acte, Rambouillet se trouve à la limite des châtellenies de Saint-Léger et de Rochefort. Vers 1250, la paroisse Saint-Lubin de Rambouillet (Ramboilletum) compte 150 paroissiens[28],[Note 3]. En 1267, Béatrix de Montfort épousait en premières noces Robert IV, comte de Dreux. Ce dernier mourut en 1282 et sa veuve reçut le 9 mars 1283 les hommages de ses vassaux du comté de Montfort. Parmi ceux-ci, figure Guillaume Tesson, vraisemblablement fils de Raoul Tesson, et qui rend sans doute hommage pour Rambouillet.

Naissance de la seigneurie de Rambouillet[modifier | modifier le code]

Ce dernier acte marque la naissance de la seigneurie de Rambouillet. À la suite du décès de Béatrix de Montfort ses deux filles, Yolande, duchesse de Bretagne et Jeanne, comtesse de Roussy, se partagèrent le comté de Montfort. Cet acte du 27 mai 1317 nous indique notamment que la part de Jeanne comprend les fiefs du seigneur de Rambouillet, de Montorgueil (situé au niveau de l'actuelle bergerie nationale), de Groussay et de Grenonvilliers, qui furent de la châtellenie de Montfort, ainsi que les fiefs de la Villeneuve de Blairon (une partie de la Villeneuve) et du Pâtis, qui furent de la châtellenie de Saint-Léger. En février 1344, Jacques Boileau, clerc, donne au prieuré d'Épernon une grange à dîmes située en face du cimetière de l'église de Rambouillet. À partir de 1348, la peste noire fait son apparition et sévit pendant dix-huit mois environ; puis il y eut les mauvaises récoltes de 1360 et une seconde épidémie de peste de juillet à octobre 1363. Mais l'année la plus tragique fut celle de 1358, particulièrement marquée par le ravage des grandes compagnies qui s'emparèrent d'Épernon, d'où elles partirent ensuite rançonner l'ouest et le sud-ouest de l'Île-de-France. Rambouillet dût être singulièrement éprouvé.

Blason de Jehan Bernier
Blason de Jehan Bernier.

Le 6 mai 1368[29], devant deux notaires du châtelet, Jeanne de Breucourt, héritière du fief de Rambouillet, et son époux vendent à Jehan Bernier le manoir-hébergement et les droits sur le village de Rambouillet ainsi que 880 arpents de bois le tout pour 700 livres, le marché était excellent.
Comme le souligne Jacques Maillard, nous ne sommes plus devant Jehan Bernier avec un seigneur ou un homme qui souhaite le devenir. Nous avons en lui un « noble homme », riche et en possession de plusieurs charges significatives. Son acquisition est simplement l'achat d'un « manoir », à proximité de Paris et dans des conditions avantageuses. Jehan Bernier obéissait à la mode des riches Parisiens du XIVe siècle pour les « maisons de campagne ». Au lieu de se ruiner à acquérir des terres et à construire, il profitait du désir de la famille de Tournebu de se défaire d'un manoir sans doute peu entretenu et d'un village dont les droits et bénéfices étaient de peu de rapport.

Jehan Bernier devenu seigneur de Rambouillet transforme le manoir-hébergement en château[30]. Son fils Guillaume lui succède. Il n'éprouve aucun attrait pour cette résidence et l'échange avec Regnault d'Angennes contre « l’Ostel de Bouzonval en la paroisse de Rueil en Parisis ... » et trois mille francs d'or le 12 mai 1384[31]. Cette différence de prix permet d'apprécier l'importance des travaux effectués par Jehan Bernier entre 1368 et 1384.

Regnault d'Angennes ou le développement de la seigneurie de Rambouillet[modifier | modifier le code]

Blason d'Angennes.
Blason Jean de Craon.

Regnault d'Angennes avait un but fort différent de celui de Jehan Bernier. Seigneur ambitieux, il voulait se constituer un grand domaine. En possession de la seigneurie de Rambouillet il acquiert en 1389 les fiefs de la Bruyère, d'Ymer et de Betonsart, Grenonvilliers en 1392, l'hôtel de Montorgueil en 1395 et Groussay entre 1385 et 1398. Mais il doit rendre un hommage et un dénombrement séparés pour chacun de ces fiefs qui ne forment pas encore un ensemble. Quant à la seigneurie de Rambouillet, elle dépendait encore de la seigneurie des Essarts, dont Jean de Craon était le seigneur. Aussi, dans son hommage et dénombrement rendu le 6 juin 1399 pour la seigneurie de Rambouillet, Regnault d'Angennes décrit ainsi cette dernière : « un hostel fort cloux de fouces (...) contenant un arpent de terre (...) assis au bout de la ville de Ramboillet, devant ledit hostel une bassecourt en laquelle a une grange, II cours d'estables et un portail (...), une cohue pour tenir les plais et les assises en laquelle sont les prisons dudit lieu de Ramboillet (...) au-dessoubs de ladite bassecourt un jardin contenant II quartiers (...) au-dessus dudit jardin une cave et une galerie couverte de tuille, au-dessoubs dudit jardin un servoir à poisson clos de bois (...) au-dessus desdits servoirs un quartier de pré (...) lequel doit estre fené à corvée par les hostes et habitans dudit lieu de Ramboillet, (...) de l'autre par dudit hostel un jardin avec les allées à aller autour dudit hostel (...) au-dessoubs dudit hostel un estang appelé l'estang de Ramboillet contenant cent arpens (..) et garenne par tout ledit estang et s'il avient par aucune fortuite que l'eaue grève la chaussée dudit estang tous les hostes et justiciables dudit lieu de Ramboillet sont tenus de venir au secours de ladite chaussée si tost comme le cry a esté fait (...) au-dessoubs dudit estang un moulin bannier (...) un arpent et demy de terre assis auprès du cimetière de Ramboillet jouxte le chemin par où l'on va à la Louver (...) un arpent (...) assis sur la carrière (...) un clos de vignes contenant cinq quartiers jouxte le chemin par où on va dudit lieu de Ramboillet à Garnonvillier (...) un four bannier à tous les manans (...) un moulin à vent et un moulin à chevaux (...) assis au-dessus de ladite ville de Ramboillet, (...) un fournel à chaux (...) assis auprès de ladite vigne (...)  » suivent le détail des 1 100 arpents de bois en huit pièces, l'acte poursuit « la garenne dudit lieu de Rambouillet (...) jouxte les bois de la louve d'une part et les terres d'emprès le cimetière ».

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

Le roi François Ier, meurt d’une septicémie le au château de Rambouillet[32].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

Au 1er mai 1763, la population communale – bourg et hameaux environnants – s'élève à 2 227 personnes, d'après un recensement ordonné par Louis-Jean-Marie de Bourbon, duc de Penthièvre[33].

Le , le roi Louis XVI achète le domaine de Rambouillet pour 16 millions de livres, acquisition à laquelle il songe depuis quelque temps déjà[34]. Il nomme le comte d'Angiviller gouverneur et administrateur général du domaine de Rambouillet[35]. En 1785, il fait construire pour la reine Marie-Antoinette une laiterie dans le parc[32]. En 1786, démarre la construction du bâtiment destiné à servir de siège au bailliage de Rambouillet par l'architecte Jacques-Jean Thévenin. En 1809, l'empereur Napoléon Ier en fit don aux habitans de la ville. Une plaque gravée, apposée sur la façade du bâtiment, l'hôtel de ville actuel, atteste de ce don.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Sous Napoléon III, le chemin de fer relie Rambouillet à la capitale en 1849 et permet un développement rapide de la ville. Sa démographie évolue promptement durant tout le XIXe siècle[32].

Le château de Rambouillet fut le siège de plusieurs rencontres internationales, dont le sommet économique et monétaire initiateur du G6 (États-Unis, Grande-Bretagne, Italie, Japon, Allemagne fédérale et France) en 1975[32]. La conférence de Rambouillet, cycle de négociations entre les indépendantistes kosovars de l'UÇK et la Serbie, sous l'égide de l'OTAN s'est tenue entre janvier et mars 1999 au château. L'ancien domaine de chasse présidentiel a accueilli nombre de personnalités de la politique, de la finance, de l'industrie, ainsi que des membres de familles régnantes, tels le duc d'Édimbourg, le prince Rainier de Monaco, et des hommes d'État, entre autres, Mouammar Kadhafi qui y a effectué une partie de chasse[36], le . À côté se trouve la Caserne Des Gardes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le tribunal d'instance de Rambouillet.
La sous-préfecture.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des maires de Rambouillet.

Depuis la Libération, cinq maires se sont succédé :

Liste des maires successifs depuis la Libération de la France[37]
Période Identité Étiquette Qualité
20 septembre 1944 26 octobre 1947 Henri Petit    
26 octobre 1947 1983 Jacqueline Thome-Patenôtre PRG Sénatrice de Seine-et-Oise (1946 → 1959)
Députée de Seine-et-Oise (1958 → 1967)
Députée des Yvelines (8e circ.) (1967 → 1978)
1983 7 juillet 2004[Note 4],[38] Gérard Larcher RPR puis UMP Vétérinaire
Sénateur des Yvelines (1986 → 2004 et 2007 → )
7 juillet 2004[38] 18 juin 2007[Note 5],[40] Jean-Frédéric Poisson PCD Chef d'entreprise
Président de la CC Plaines et Forêts d'Yveline (2009 → 2014)
Président de Rambouillet Territoires Communauté d’Agglomération (2015 → 2016)
18 juin 2007[39],[40] [41] Gérard Larcher[42] UMP Vétérinaire
Sénateur des Yvelines (1986 → 2004 et 2007 → )
Président du Sénat (2008 →2011 et 09/2014 → )
4 avril 2014[41] en cours
(au 26 janvier 2017)
Marc Robert UMP[43]
puis LR
Consultant en assurances[43]
Président de Rambouillet Territoires (2017[44] → )

Instances administratives et judiciaires[modifier | modifier le code]

Rambouillet est le siège (déconcentré) de la direction centrale du commissariat de l'armée de terre (depuis 1990) — quartier Estienne. La ville possède également un tribunal d'instance et un conseil des prud'hommes au 56, rue Gambetta[45]. C'est aussi l'une des trois sous-préfectures du département des Yvelines.

La ville possède un conseil consultatif des jeunes (CCJ), rattaché à la mairie et composé d'une vingtaine de jeunes de 11 à 22 ans environ. Celui-ci prend des initiatives pour améliorer le quotidien des jeunes, et a par exemple mis en place en 2007 une nocturne des jeunes annuelle[46],[47].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[49],[Note 6].

En 2014, la commune comptait 25 755 habitants, en diminution de -1,19 % par rapport à 2009 (Yvelines : 0,99 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 105 2 657 2 597 2 949 3 147 3 006 3 835 4 089 4 130
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 363 4 258 3 971 4 725 4 750 5 186 5 633 5 897 6 090
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 176 6 165 6 484 6 223 6 720 7 001 7 267 7 446 8 923
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
11 387 14 505 18 941 21 438 24 343 24 758 25 661 25 860 25 755
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[50] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (21,3 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) tout en étant toutefois supérieur au taux départemental (17,5 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (52,9 %) est supérieur au taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 47,1 % d’hommes (0 à 14 ans = 19,6 %, 15 à 29 ans = 20,2 %, 30 à 44 ans = 21,5 %, 45 à 59 ans = 20,1 %, plus de 60 ans = 18,6 %) ;
  • 52,9 % de femmes (0 à 14 ans = 17,5 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 18,9 %, 45 à 59 ans = 21,1 %, plus de 60 ans = 23,6 %).
Pyramide des âges à Rambouillet en 2007 en pourcentage[52]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90  ans ou +
1,2 
5,9 
75 à 89 ans
9,0 
12,3 
60 à 74 ans
13,4 
20,1 
45 à 59 ans
21,1 
21,5 
30 à 44 ans
18,9 
20,2 
15 à 29 ans
18,9 
19,6 
0 à 14 ans
17,5 
Pyramide des âges du département des Yvelines en 2007 en pourcentage[53]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90  ans ou +
0,9 
4,3 
75 à 89 ans
6,6 
11,2 
60 à 74 ans
11,6 
20,3 
45 à 59 ans
20,7 
22,1 
30 à 44 ans
21,5 
19,9 
15 à 29 ans
18,9 
21,9 
0 à 14 ans
19,8 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Voici les différentes structures d'enseignement de la commune[54]

  • école maternelle Bel-Air ;
  • école maternelle Dreyfus ;
  • école maternelle du Centre ;
  • école maternelle Les Jardins ;
  • école maternelle La Gommerie ;
  • école maternelle La Ruche ;
  • école maternelle et élémentaire Arbouville ;
  • école maternelle et élémentaire Clairbois ;
  • école maternelle et élémentaire La Louvière ;
  • école élémentaire Foch-Gambetta ;
  • école élémentaire La Prairie ;
  • école élémentaire Saint-Hubert ;
  • école élémentaire Vieil-Orme ;
  • institution Sainte-Thérèse (établissement privé sous contrat) : maternelle, primaire, collège et lycée ;
  • école Jacinthe-et-François (établissement privé hors-contrat) ;
  • collège Catherine-de-Vivonne ;
  • collège Le Racinay ;
  • collège Le Rondeau ;
  • lycée Louis-Bascan (enseignement général, technologique et professionnel - BTS) ;
  • centre de formation d’apprentis ;
  • centre d’enseignement zootechnique (CEZ) ;
  • IFA chambre de commerce et d’industrie Val d’Oise-Yvelines ;
  • institut de formation en soins infirmiers du centre hospitalier;
  • ESSYM (Ecole supérieure des systèmes de management);
  • institut universitaire de technologie de l'Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines ;
  • Institut international de Rambouillet Planète-Langues : cours de FLE et toutes langues vivantes;
  • chambre de métiers et de l’artisanat des Yvelines, antenne Sud-Yvelines.

Fêtes locales[modifier | modifier le code]

Fête du muguet[modifier | modifier le code]

Durant le 3e week-end et depuis 1906, Rambouillet fête le muguet, qui pousse en abondance dans la forêt, et dont les couleurs vert et blanc sont celles de la ville. La simple exposition florale des débuts est devenue rapidement une fête à la gloire du printemps, avec, le dimanche, un défilé de chars. Depuis 1911, la fête commence par le couronnement de la reine du muguet.

Saint Lubin[modifier | modifier le code]

Saint Lubin est le patron de Rambouillet. On trouve mention de l'existence de la foire de Saint-Lubin dès 1399 : elle a alors lieu en mars et septembre[55] ; elle se perpétue au fil des siècles, jusqu'en 1913. Depuis 1988, une année sur deux, son souvenir est commémoré par une grande fête, avec marché de bestiaux à l'ancienne, de nombreuses animations et un défilé costumé[56].

Ville fleurie[modifier | modifier le code]

La commune est classée « trois fleurs » au concours des villes et villages fleuris[57].

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par ménage s'élevait en 2011 à 36 701 euros, ce qui plaçait Rambouillet au 5 831e rang parmi les 31 886 communes de plus de 49 ménages en métropole[58]. En 2009, 4 327 (soit 29,7 %) des 14 545 foyers fiscaux que compte la commune n'étaient pas imposables[8].

Emploi[modifier | modifier le code]

La rue Charles-de-Gaulle, rue commerçante de Rambouillet.

Le taux de chômage de la commune[Note 7] s'élève en 2009 à 8,1 %, contre 8,3 % pour le département des Yvelines et 11,7 % pour la France[59]. Au troisième trimestre 2013, le nombre de demandeurs d'emploi des catégories A, B et C s'élève à 1 296[60] (contre 1 134 en 2011[61]). Pour la catégorie A seule, il est de 922[60] contre 764 en 2011[61].

Continental Automotive Rambouillet, important employeur (1 200 salariés en 2005, 780 en 2008), annonce le la délocalisation de l'usine et un plan social, faisant suite au précédent plan de 2006 qui a supprimé 184 emplois (l'usine appartenait alors partie au groupe Siemens VDO)[62],[63]. Début 2010, on estime que le nombre de ses salariés devrait passer en-deçà de 400 d'ici la fin de l'année[64]. En 2011, l'entreprise est condamnée en justice pour le licenciement économique abusif de 38 salariés[65],[66]. En 2013, le nombre de salariés s'élève à 370[67].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2010, Rambouillet comptait 2 049 établissements, répartis ainsi : 1 403 dans les services, le commerce ou les transports, 388 relatifs au secteur administratif, 155 dans la construction, 91 dans l'industrie et 12 dans l'agriculture, la sylviculture ou la pêche[8].

En 2011, 186 entreprises ont été créées (pour 73,1 % d'entre elles dans le secteur tertiaire) ; 118 l'ont été par des auto-entrepreneurs[8].

La ville fait partie du pôle de compétitivité Cosmetic Valley, avec notamment l'entreprise Gemey Maybelline (groupe L'Oréal)[68].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château de Rambouillet[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1896)

Le château de Rambouillet, dont la construction a eu lieu entre 1368 et 1384, reçut, parmi d'autres personnages de renom, François Rabelais, médecin du roi, et François Ier, qui aimait y chasser et, le , mourut dans la tour qui a depuis gardé son nom. Propriété des d'Angennes pendant trois siècles, de 1384 à 1699, ensuite de Joseph Fleuriau d'Armenonville, garde des sceaux de France, du comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, puis de son fils le duc de Penthièvre, il fut acquis en 1783 par Louis XVI qui fit construire dans le parc la laiterie de la Reine pour essayer (en vain) d'y intéresser Marie-Antoinette. Après la révolution de 1789, Napoléon la fit restaurer. En route pour le port de Rochefort où il voulait s'embarquer pour l'Amérique, ce dernier passa la nuit du 29 au 30 juin 1815 au château, une de ses dernières nuits en France avant l'exil à Sainte-Hélène. Quinze ans plus tard, dans la nuit du 31 juillet au 1er août 1830, Charles X, fuyant Paris à la suite de l'insurrection dite des « Trois Glorieuses », arriva à Rambouillet avec la plus grande partie de sa famille, la cour, ainsi que ce qui restait des troupes royales encore fidèles au souverain. Ces dernières campèrent dans le parc. Le 2 août, dans une pièce du château, le roi, ainsi que le dauphin quelques minutes plus tard, abdiquèrent en faveur du jeune duc de Bordeaux. Le président Félix Faure fit de Rambouillet sa résidence d'été en 1896. Jusqu'à la fin 2009, Rambouillet resta l'une des résidences du président de la République, utilisée principalement pour des conférences internationales (tel le G6, en 1975), réception de chefs d'État étrangers, etc.

  • Le château de Bernard Arnault à Rambouillet 78120 - Privé

Église Saint-Lubin[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Lubin, rue de la République.

 Inscrit MH (2003)

L'église Saint-Lubin-et-Saint-Jean-Baptiste, située place Jeanne-d'Arc, est inscrite au titre des monuments historiques[69]. Construite à partir d'avril 1868[70] et inaugurée en 1871, elle remplace l'église du même nom, édifiée à la fin du Xe siècle[71], qui était située place René-Masson, à quelques pas de l'entrée du domaine, et qui fut démolie en 1872[72]. Conçue par un élève de Viollet-le-Duc, la nouvelle église abrite une croix-reliquaire dite « de la sainte Croix » dans laquelle est enchâssé « un morceau de la vraie Croix, ramenée de Terre Sainte par Simon IV de Montfort »[réf. souhaitée].

Palais du roi de Rome[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1995)

Le palais du roi de Rome a été édifié à partir de 1784 sur l’ordre de Louis XVI pour servir d’hôtel du gouvernement, il fut ensuite transformé par l'architecte Auguste Famin sur ordre de Napoléon Ier qui en fit la résidence de son fils, le roi de Rome. L’hôtel du gouvernement fut donc rebaptisé en 1812 « palais du roi de Rome » et conserva cette appellation jusqu’à la Restauration. C’est en 1989, que la Ville de Rambouillet acheta l’aile ouest de l’édifice ainsi que son jardin y attenant, afin d’y organiser des expositions, des manifestations culturelles et d’y créer le musée du Jeu de l’oie (cf. infra). Le palais du roi de Rome à Rambouillet est classé monument historique depuis 1993 et reçoit des expositions temporaires à thèmes très variés.

Bergerie nationale[modifier | modifier le code]

La Bergerie nationale, créée en 1786 par Louis XVI abrite le musée du mouton. Elle a également hebergé « Sage », la vache offerte à Jacques Chirac par le syndicat FNSEA à l'occasion du salon de l'agriculture de Paris en 2001.

Monument du souvenir et de la reconnaissance[modifier | modifier le code]

Le monument du Souvenir et de la reconnaissance, surnommé « monument américain », (ainsi que American Eagle Monument par les anciens militaires américains qui participèrent aux combats en août 1944), fut érigé à la sortie de Rambouillet, sur la route de Gazeran, « à la mémoire des soldats américains tombés pour la Libération de notre région en août 1944 ». En 1945, sous la présidence de M. Claude Lyonnais, le comité du monument du Souvenir mit tout en œuvre pour sa création à l'endroit où deux patrouilles de reconnaissance américaine étaient tombées dans une embuscade le 16 août 1944. Deux artistes rambolitains furent choisis : M. Gaston Le Bourgeois, sculpteur, et M. Raymond Cailly, dessinateur et peintre. L'œuvre, qui représente un aigle, symbole des États-Unis, a été sculptée « dans la pierre meulière de la région et financée dans sa totalité par les dons des habitants de la ville et des communes avoisinantes ». Les propriétaires du champ, en lisière duquel étaient tombés en embuscade sept des neuf Américains tués lors de missions de reconnaissance les 16 et 18 août 1944, firent don à la ville de la parcelle de terrain où se dresse le monument[73]. Le monument fut inauguré le dimanche 1er juin 1947 par M. Vincent Auriol, président la République, Jefferson Caffery, ambassadeur des États-Unis en France, le docteur Petit, nouveau maire de Rambouillet, ainsi que de nombreuses personnalités civiles et militaires, françaises et américaines[Note 8].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Le Rambolitrain, inauguré en 1984 est un des plus importants musées de France consacré au modélisme ferroviaire. Il présente l'histoire du chemin de fer depuis son origine jusqu'à nos jours. On y trouve également des trains jouets, et notamment la reconstitution fidèle d'un magasin de jouets des années 1930[74].

Le Musée du jeu de l'oie présente, depuis 2001, la collection de Pierre Dietsch, composée de 2 400 jeux de l’oie[75].

L'Espace Rambouillet, un lieu d'observation des animaux et de la forêt pour le public.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

La forêt de Rambouillet, qui s'étend sur 200 km2, est la deuxième du département en matière de fréquentation. Elle est un vestige d'un ensemble plus vaste, la « forêt d'Yveline », devenu disjoint après les défrichements effectués au cours du Moyen Âge. Son peuplement est essentiellement constitué de chênes.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Rambouillet

Les armes de Rambouillet se blasonnent ainsi :
Parti à dextre de sable au demi sautoir d'argent, qui est d'Angennes, mouvant de partition, à senestre tiercé en fasce, en un d'or au cerf contourné au naturel, en deux de gueules au bélier d'argent et en trois d'argent au chêne en sinople ; en abime : d'azur à trois lys d'or brisé d'un bâton péri de gueules, qui est de Bourbon, comte de Toulouse.

Le blason de Rambouillet évoque l'histoire et différents aspects caractéristiques de la ville.

La partie dextre (à gauche sur l'image, droite quand on porte le blason) représente les armes (de sable au sautoir d'argent) des anciens seigneurs de Rambouillet, la famille d'Angennes, qui conserva le château pendant près de trois siècles.

La partie senestre (à droite sur l'image, gauche droite quand on porte le blason) évoque divers aspects de la ville, encore actuels :

L'écusson central est le blason de Louis-Alexandre de Bourbon, comte de Toulouse, fils naturel légitimé de Louis XIV et de Madame de Montespan, qui acheta en 1706 le domaine et le château de Rambouillet où il est mort en 1737 (ce sont les armes de France chargées du bâton péri de gueules, symbole de bâtardise).

Ces armoiries auraient été créées par le secrétaire de mairie en 1887[79].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ordéric Vital, Historia ecclesiastica, t. 5, p. 214-218 : « Guillelmus rex, cum Guillelmo duce Pictavensium, ductu Amalrici juvenis et Nivarni de Septoculo, contra Montemfortem et Sparlonem maximam multitudinem duxit, circumjacentem provinciam devastavit, sed Simon juvenis munitiones suas, auxiliante Deo, illaesas servavit. »
  2. La généalogie des seigneurs de Montfort est compliquée. Les auteurs classiques (André Rhein in la Seigneurie de Montfort) repris par Félix Lorin dans son ouvrage sur Rambouillet, entre autres, donnent à Simon le chauve deux épouses, Mathilde puis Amicie de Beaumont-Leicester et trois fils. Cette filiation déjà battue en brèche par Joseph Depoin (Cartulaire de Saint Martin-des-Champs Tome III, p. 182-183, no 579) et Jean-Noël Mathieu (Shary Bulletin no 39, 1989) n'est plus recevable. La généalogie précisée ici reprend les données issues principalement des deux sources suivantes :
    • Dor (Marc-Antoine), Seigneurs en Île-de-France occidentale et en Haute-Normandie. Contributions à l'histoire de Montfort l'Amaury des Comtes d'Evreux et de leur entourage au XIIe siècle et au début du XIIIe ; thèse école des chartes, 1992 ;
    • Civel (Nicolas), La fleur de France. Les seigneurs d’Île-de-France au XIIe siècle, Turnhout, Brepols, 2006, 602 pages
  3. « Ce qui, à 5 personnes par famille, fait 750 habitants », estime Félix Lorin (Lorin 2008, p. 25).
  4. Gérard Larcher, maire, démissionne le après sa nomination comme ministre du Travail.
  5. Jean-Frédéric Poisson, maire démissionne le [39]
  6. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  7. Chiffres issus du recensement de l'Insee. L'institut précise : « Un chômeur au sens du recensement n'est pas forcément un chômeur au sens du BIT (et inversement). » Cf. la définition de l'Insee.
  8. À l'époque, les noms des soldats américains n'étaient pas encore connus, pas plus que les faits exacts, non seulement le 16 août 1944, mais aussi le 18. Les recherches effectuées par Françoise Winieska (Winieska 1999) identifièrent en totalité neuf militaires américains, dont sept tombés le 16 août près de l'emplacement du monument, et le 18 août, un pilote dont l'avion s'était écrasé en flammes non loin de là dans le champ, ainsi qu'un jeune officier, tué dans les bois en bordure de la route de Saint-Léger, alors que la colonne de reconnaissance dont il faisait partie s'approchait de Rambouillet par le nord.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie Paris-Rambouillet », sur lion1906.com (consulté le 27 décembre 2013)
  2. « Orthodromie Versailles-Rambouillet », sur lion1906.com (consulté le 27 décembre 2013)
  3. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes [lire en ligne].
  4. a, b et c « Fiche de présentation », sur www.parc-naturel-chevreuse.fr (consulté le 28 décembre 2013)
  5. « Fiche de la Drouette », sur services.sandre.eaufrance.fr, Service d'administration nationale des données et référentiels sur l'eau, (consulté le 27 décembre 2013)
  6. Climat des Yvelines sur le site de Météo-France
  7. « Fiche communale d'occupation des sols », sur sigr.iau-idf.fr, Institut d'aménagement et d'urbanisme de l'Île-de-France, (consulté le 27 décembre 2013).
  8. a, b, c et d [PDF] « Chiffres clés », sur insee.fr (consulté le 26 décembre 2013)
  9. Laurent Mansart, « Rambouillet : « un sentiment d’injustice », Marc Robert, maire (LR) », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne) « On ne cesse de progresser en matière de taux de logements sociaux et on continue à être pénalisés, il y a vraiment là un sentiment d’injustice ! », déplore le premier magistrat. À ce jour, la ville compte 21 % de logements sociaux. Or, selon la loi Duflot de 2013, elle devrait présenter au minimum un taux de 25 %. ».
  10. Fonds MUS ;Série armoire de fer et Musée ; musée des documents français Cote AE/II/33,Cote origine K5/pce9
  11. Hadriani Valesii, Historiographi regii Notitia Galliarum..., publ. Parisiis : Apud Fredericum Leonard ..., 1675, pp; 326, 365, 488, 624, Index
  12. § Tardif (Jules), Monuments historiques, Paris, 1866, p.51, n°62. — Mühlbacher (Engelbert), Die urkunden Pippins, Karlmanns und Karls des Grossen, Hanovre,1906 [MGH Diplomata Karolinorum, 1], p.38, n°28. — Lot (Ferdinand), Lauer (Philippe), Diplomata Karolinorum. Recueil de reproductions en fac-similé des actes originaux des souverains carolingiens conservés dans les archives et bibliothèques de France, t. 1, Paris, 1936, pl. 7 (fac-similé). — Atsma (Hartmut), Vezin (Jean), Chartae Latinae Antiquiores [ChLA], Zurich, 1986, t. 15, p. 38, n° 603 (fac-similé p. 40-45). § Publié et traduit : Lorin (Félix), Rambouillet le château et ses hôtes
  13. Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois
  14. « Toponymie », sur Rumbelitto
  15. Vallot (Philippe-Jean), « Aux origines de Rambouillet », Les cahiers de la SAVRE,‎
  16. Moutié (Auguste), Notice historique sur le domaine et le château de Rambouillet, Rambouillet, Raynal, , 112 p., p. 2
  17. Merlet (Lucien), Dictionnaire topographique du département d'Eure-et-Loir, Paris, Imprimerie impériale, , 254 p. (lire en ligne), p. 153
  18. a et b Lorin (Félix), Rambouillet, la ville le château ses hôtes, Paris, Picard, , 432 p., p. 1
  19. Moutié (Auguste), de Dion (Adolphe), Cartulaire de Saint-Thomas d'Epernon, Rambouillet, Raynal, , 135 p. (lire en ligne), p. 111
  20. Jules Quicherat, De la formation française des anciens noms de lieu., Paris, Editions Franck, , p. 42
  21. (de) Alfred Holder, Alt-celtischer Sprachschatz, Leipzig, , p. 1245
  22. Vallot (Philippe-Jean), « Le réseau viaire associé », INRAP - Rapport de fouille Rambouillet ZAC de la Louvière,‎
  23. Lorin 2008, p. 8-16
  24. Auguste Moutié, Notice historique sur le Domaine et le Château de Rambouillet, Raynal Imprimeur-Libraire, Rambouillet, 1850, p. 4 & 5.
  25. Guérard (Benjamin) éd., Cartulaire de l'abbaye de Saint-Père de Chartres, Paris, Crapelet, , Prolégomènes-§94
  26. British museum, Bibliothèque Harleïenne, Cote 215
  27. Arch. nat. J 310, no 43
  28. Lorin 2008, p. 25
  29. Arch. dép. Yvelines 5F15 folios 267 à 269
  30. L'acte de vente de 1384 ne parle plus d'un « manoir et hébergement » mais du « chastel ou forteresse de Ramboillet ».
  31. Arch. dép. Yvelines 5F15 folios 270 à 274. L'acte est daté du 12 mai 1384
  32. a, b, c et d « Histoire et patrimoine : Quelques pages d'histoire », Mairie de Rambouillet (consulté le 25 avril 2009).
  33. Lorin 2008, p. 203
  34. Lorin 2008, p. 216-219
  35. Lorin 2008, p. 220
  36. « Partie de chasse pour Kadhafi  », sur lefigaro.fr (consulté le 25 avril 2011)
  37. « Les maires de Rambouillet », sur le site de l'association FranceGenWeb, (consulté le 28 octobre 2016).
  38. a et b « Gérard Larcher abandonne son fauteuil de maire », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne) « Hier soir, les membres du conseil municipal de Rambouillet ont élu leur nouveau maire, l'ancien premier adjoint, Jean-Frédéric Poisson. Gérard Larcher (UMP), premier magistrat de la cité présidentielle depuis 1983, entré au gouvernement le 31 mars, n'avait pas d'autre solution que d'abandonner son fauteuil. Sa démission a été acceptée par le préfet des Yvelines le 29 juin ».
  39. a et b « Fin de campagne houleuse Gérard Larcher redevient maire », Le Parisien, édition des Yvelines,‎ (lire en ligne).
  40. a et b Compte rendu de la réunion du conseil municipal de Rambouillet du , Principales interventions des élus, p. 10 [lire en ligne].
  41. a et b Compte rendu de la réunion du conseil municipal de Rambouillet du , p. 9 [lire en ligne].
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Victor R. Belot, Coutumes et folklores en Yvelines, Préface de Paul-Louis Tenaillon, président du Conseil général des Yvelines de 1977 à 1994, membre émérite de l'Académie des sciences morales, des lettres et des arts de Versailles, Librairie Guénégaud, 1977 (FRBNF 34588328).
  • André Chaperon, Rambouillet, mémoires et chroniques du XXe siècle, Office de tourisme de Rambouillet, 1994 (ISBN 2-9509050-2-1).
  • G. Lenotre, Le château de Rambouillet : six siècles d'histoire, Éditions Calmann-Lévy, collection « Châteaux : décors de l'histoire », Paris, 1930.
  • Félix Lorin, Rambouillet. La ville, le château, ses hôtes (768-1906), Paris, Le Livre d'histoire-Lorisse, coll. « Monographies des villes et villages de France », (1re éd. 1907) (ISBN 9782758601654) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Office du tourisme de Rambouillet, Le domaine de Rambouillet - Éditions du patrimoine et Office de tourisme de Rambouillet, 2005.
  • Raphaël Pinault, Rambouillet, de la grande à la petite histoire, Éditions la Bruyère, 1990.
  • Chantal Waltisperger et Muriel Genthon, Canton de Rambouillet : Yvelines, Inventaire général du Patrimoine et Association pour le Patrimoine d'Île-de-France, (ISBN 2-905913-01-0)
  • Françoise Winieska, Août 1944, La Libération de Rambouillet, France, Rambouillet, SHARY, (ISBN 2-9514047-0-0) Document utilisé pour la rédaction de l’article

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]