Coulommes

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Coulommes
Chevalet de pompage et église.
Chevalet de pompage et église.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Serris
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Créçois
Maire
Mandat
Daniel Gaboyard
2014-2020
Code postal 77580
Code commune 77130
Démographie
Gentilé Coulommois
Population
municipale
414 hab. (2015 en augmentation de 2,99 % par rapport à 2010)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 27″ nord, 2° 55′ 52″ est
Altitude Min. 88 m
Max. 159 m
Superficie 3,68 km2
Localisation

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Coulommes

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Coulommes

Coulommes est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Coulommois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est située à 55 km de Paris.

Les communes limitrophes sont : Vaucourtois (~1,2 km), Boutigny (~1,9 km), Bouleurs (~2,2 km), Sancy-lès-Meaux (~2,6 km) et Crécy-la-Chapelle (~4,7 km).

Les autres communes proches incluent : Saint-Fiacre (~3,1 km), Quincy-Voisins (~3,7 km), Fublaines (~3,9 km), Villemareuil (~4,1 km), Nanteuil-lès-Meaux (~4,4 km), Villiers-sur-Morin (~4,4 km), Voulangis (~4,4 km), Couilly-Pont-aux-Dames (~5,2 km), La Haute-Maison (~5,2 km), Trilport (~5,7 km), Maisoncelles-en-Brie (~6,1 km), Mareuil-lès-Meaux (~6,1 km), Saint-Germain-sur-Morin (~6,4 km) et Montceaux-lès-Meaux (~6,7 km).

Histoire[modifier | modifier le code]

La voie Agrippa passe certainement par Coulommes. Cette portion de voie mise à jour mène au gué de Pommeuse où l'on retrouve la continuité de cette route reliant Auxerre à Beauvais (Lyon-Boulogne). Ce village est cité pour la première fois en 1156 dans une charte de Henri le Libéral, comte de Champagne et de Brie "fortis domus de columnes". Le rôle des vassaux de ce comte, dressé vers 1172, fait connaître qu'il y avait une forteresse dans Coulommes et que les Templiers y possédaient des biens. Ces religieux cessèrent d'être propriétaires au XIVe siècle et la forteresse devint une ferme.

En 1560, pendant les guerres religieuses, l'église de Coulommes fut saccagée par les Huguenots puis, pendant la Ligue, tandis que continuellement les troupes des deux parties se livraient des combats dans la contrée, la forteresse de Coulommes, défendue par les royalistes, fut attaquée par les ligueurs le 1er juin 1590. De l'ancien manoir, abandonné par ses seigneurs et tombé en ruines, il ne reste plus qu'une superbe tour restaurée en 1730, et transformée aujourd'hui en colombier de ferme inscrit à l'inventaire des monuments historiques.

L'abbé Capy, qui était curé de Coulommes depuis 1783, dut abandonner sa cure, au moment de la Révolution, pour avoir mis des conditions restrictives au serment d'entier soutien de la Constitution. Après un an de retraite en la ville de Meaux, il fut arrêté comme provocateur, incarcéré à la prison de Meaux et massacré le 4 septembre 1792, ainsi que six autres prêtres réfractaires et sept prisonniers pour des délits communs. Une voix antique, le Chemin Paré, traverse le territoire de la commune. Elle date certainement de l'époque gauloise, améliorée par l'occupant romain après la conquête pour relier Lyon à Boulogne-sur-Mer. Dans le village, la Grande Rue en emprunte le tracé. Coulommes tire d'ailleurs son nom de la présence à cet endroit d'une colonne militaire (clumnae en latin), sorte de borne kilométrique de l'époque. Des sépultures peut-être gallo-romaines ont été découvertes au milieu du XIXe siècle le long du Chemin Paré. En 1829, l'activité économique et la commune est caractérisée par l'élevage, la production de fromages ainsi que la viticulture. Coulommes compte alors 481 habitants et amorce un long déclin démographique. À partir de 1968, la population d'environ 200 habitants augmente, et double entre 1962 et 1999. Elle conserve sa tradition agricole et compte plusieurs fermes et deux cidriers.

Du pétrole est découvert le 22 février 1958, à 1 875 m de profondeur dans les sous-sols du village.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1989 2008 Prudent Delagarde    
mars 2008 en cours Daniel Gaboyard    

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[2].

En 2015, la commune comptait 414 habitants[Note 1], en augmentation de 2,99 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
422 419 466 474 449 435 443 458 444
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
453 414 388 392 383 350 345 357 326
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
289 277 261 224 243 225 207 220 212
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
191 265 278 317 361 394 411 402 414
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Laurent, vestiges XIIIe, joli clocher XIXe
  • Vierge à l'Enfant XIXe en bois doré.

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ancienne maison forte, devenue ferme, avec colombier Inscrit MH (1987).
  • Église Saint-Laurent. Elle est placée au centre d'une place, ancien cimetière dont le mur d'enceinte a été remplacé par des tilleuls. Il s'agit d'une église cruciforme à chevet plat. Le chœur, les voûtes de carré et nord du transept datent du XIIIe siècle. Le maître autel a été posé en 1856. Le clocher a été construit en 1865. Il s'agit d'une tour carrée à trois niveaux, abritant deux cloches (Claude Albert et Laurence Jeanne Aglaé) et dotée d'une couverture à quatre pans, en ardoise, restaurée en 1978. Des travaux de restauration menés en 1998 et 2001 ont révélé dans le bâtiment des vestiges d'enduits peints et gravés d'arabesques, un encadrement de retable et une chaire en bois polychrome, ainsi qu'un chapiteau inachevé.

Événements[modifier | modifier le code]

Fête du cheval tous les ans (en septembre). N'existe plus depuis 2009.

Culture[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]