Romainville

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Romainville
L'église Saint-Germain-l'Auxerrois, due à Alexandre-Théodore Brongniart.
L'église Saint-Germain-l'Auxerrois, due à Alexandre-Théodore Brongniart.
Blason de Romainville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Canton Bagnolet
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Est Ensemble (siège)
Maire
Mandat
Corinne Valls
2014-2020
Code postal 93230
Code commune 93063
Démographie
Gentilé Romainvillois
Population
municipale
25 631 hab. (2014)
Densité 7 451 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 01″ nord, 2° 26′ 10″ est
Altitude Min. 54 m – Max. 123 m
Superficie 3,44 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-romainville.fr

Romainville est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de la Seine-Saint-Denis (93)
Seine-Saint-Denis-Position.svg Localisation du département en France

La commune se situe à 3 km à l'est de Paris, à l'extrémité orientale de la colline de Belleville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Elle est limitrophe des communes de :

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l'échangeur sortie 02 de l'autoroute A3.

Transports collectifs[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus desservent Romainville : (BUS) RATP 105 129 145 301 318 322 545 N12 N23

Romainville ne dispose actuellement ni de gare SNCF, ni de station de métro sur son territoire (alors que le tram y avait un terminus au début du XXe siècle).

Projet de métro[modifier | modifier le code]

La ville sera prochainement desservie par la ligne 11 du métro (prolongée jusqu'à la gare RER de Rosny-Bois-Perrier puis à terme à celle de Noisy-Champs). Après celui de la RATP, en novembre 2014, le Conseil d’Administration du STIF a adopté en décembre 2014 la convention de financement relative aux études de projet du prolongement de la ligne 11 à Rosny-Bois-Perrier, pour un montant de 60 millions d'euros. Les travaux préparatoires pour le prolongement de la ligne ont démarré en février 2015 à Romainville. Les travaux de construction à proprement parler doivent débuter en 2016.

Deux stations concerneront Romainville :

  • la station Serge Gainsbourg sera située à proximité de la limite communale avec Les Lilas, sous le boulevard du Général Leclerc entre les squares Henri Dunant et Giraud. Elle desservira le cœur de ville, le quartier Cachin et la future place des commerces.
  • la station Place Carnot (où est situé le cinéma Le Trianon) et permettra une connexion avec la ligne de tramway T1.
Projet de tramway[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, la ligne 1 du Tramway d’Île-de-France desservira Romainville à l'horizon 2019. Le prolongement est en effet acté et prévoit la desserte des communes de Bobigny, Noisy-le-Sec, Romainville, Montreuil, Rosny-sous-Bois et Fontenay-sous-Bois. Le tramway T1 de Bobigny à Val de Fontenay constituera le transport en commun en rocade le plus long autour de Paris (près de 25 km). Un double terminus sera réalisé à la station Bobigny - Pablo Picasso. Il permettra d'assurer un fonctionnement en deux arcs jusqu'à Asnières-Gennevilliers (92) d’une part et Val de Fontenay d’autre part.

Trois stations seront situées sur le territoire de Romainville :

  • la station Place Carnot, située au sud de la place entièrement requalifiée avec pour objectif d’accorder une priorité aux piétons. Un pôle intermodal verra le jour, renforcé par l’arrivée de la ligne 11 du métro.
  • la station Collège-Courbet sera installée devant le collège, à 500 mètres du lieu de l’interconnexion avec la ligne 11 du métro et à 400 mètres de la station « Libre Pensée ».
  • la station Libre-Pensée se situera après le franchissement de l'autoroute A3 avec la création d'un nouveau pont pour ne pas générer de problèmes de circulation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville vient du latin « Romanavilla » de Romanus, évêque de Meaux au VIIIe siècle et de villa, le domaine.

Histoire[modifier | modifier le code]

  • Le squelette d'un homme de l'époque néolithique a été découvert dans la carrière des Molibous en 1845.
  • Vestiges gallo-romains.
  • Le testament de Ermenthrude, propriétaire du lieu au VIIe siècle, atteste de l'existence de Romainville à cette époque et de la richesse du domaine.
  • Le nom de la ville vient du latin « Romanavilla » de Romanus, évêque de Meaux au VIIIe siècle et de villa, le domaine.
  • En 1326, les habitants obtiennent la suppression des « garennes royales », qui dégradaient leurs cultures.
  • En 1351, mention d'une léproserie.
  • Pendant la guerre de Cent Ans, Henri VI d'Angleterre confisqua certaines terres pour les donner à quelques-uns de ses fidèles.
  • En 1630, le seigneur Nicolas de Quélen fait construire le château, qui devient en 1723 la propriété de la famille de Ségur.
  • Le , les troupes alliées s'emparèrent des hauteurs de Romainville qui, après des combats acharnés, resta au pouvoir des troupes françaises, de Marmont jusqu'au moment où les alliés déployèrent des forces si imposantes que les Français durent abandonner le village.
  • Le , après la capitulation de Paris, les Russes y établirent leur quartier général.
  • Les Forts de Romainville (actuellement sur la commune des Lilas qui n'avait pas été créée par la séparation de la ville de Romainville au moment de la construction du fort) et de Noisy-le-Sec (qui se trouvent sur le territoire de Romainville) ont été construits sur les instructions de Thiers afin de participer à une ligne de défense avancée de Paris.
  • En 1867, la commune des Lilas est créée par démembrement de celle de Romainville.1
L'entrée de Romainville, au début du XXe siècle.
un tramway de la Compagnie des tramways de l'Est parisien (EP), successeur du Tramway de Romainville y circule en direction de la place de l'Opéra.
  • Occupation prussienne lors de la guerre franco-prussienne de 1870.
  • La commune est desservie dès 1896 par les tramways de la Compagnie du tramway de Paris à Romainville qui aboutissent place de la République. La compagnie est absorbée en 1900 par la Compagnie des tramways de l'Est parisien, elle-même intégrée en 1921 dans la STCRP, ancêtre de la RATP. Le dernier tramway à desservir Romainville, le 95A (place de la Républiquegare de Gargan), cessera de fonctionner le 17 décembre 1934[1].
  • Au XXe siècle, la commune s'industrialise, avec le développement de la pharmacie dans le quartier des bas pays. En effet, la Compagnie générale des omnibus avait installée d'importantes écuries aux Limites de Pantin, toutes proches, et le Docteur Gaston Roussel (1877-1947) utilisait dès 1909 le sérum de ces chevaux pour fabriquer un fortifiant contre l'anémie, l'Hémostyl. Ce site de production et l'usine UCLAF I de 7 hectares et près de 2000 employés en 1928 sont le berceau de l'entreprise Roussel-UCLAF, reprise par Sanofi, en 2004 avec le rachat d'Aventis[2].
  • Durant l'occupation, le fort de Romainville servit de camp d'internement nazi. 3900 femmes et 3100 hommes y furent internés avant d’être déportés.
  • Bombardements en avril et juin 1944.
  • En 1953, cinéma Le Trianon. Cinéma construit par l'architecte Charles Genêtre sur l'emplacement d'un premier café/cinéma le Trianon, détruit pendant la guerre. Ce cinéma n'a quasiment pas changé depuis l'époque de sa construction. L'émission La Dernière Séance y a été souvent enregistrée[3]. Il sert aujourd'hui de studio d'enregistrement pour des émissions télévisées. Il appartient depuis 1984 aux communes de Romainville et Noisy-le-Sec qui se sont associées pour le maintenir comme lieu vivant du septième art. Protégé comme cinéma représentatif des années 1950, il a été classé en juillet 1997 à l'inventaire des Monuments Historiques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[4], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

La commune était historiquement le chef-lieu du canton de Romainville. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Bagnolet.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté d'agglomération Est Ensemble, créée le . Elle regroupait les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Le Pré Saint-Gervais, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[5].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

La communes fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du 11 décembre 2016[6] et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération..

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Résultats de l'élection municipale des 23 et 30 mars 2014 à Romainville[7]
Tête de liste Liste Premier tour Second tour Sièges
Voix % Voix % CM CC
Corinne Valls * PS-EELV 2 647 43,12 3 045 49,00 27 6
Sofia Dauvergne FG 1 584 25,80 1 885 30,33 5 1
Florian Favier Wagenaar UMP-UDI 1 203 19,59 1 284 20,66 3 1
Karim Amazouz DVG 499 8,12
Olivier Tripelon LO 205 3,33
Inscrits 13 614 100,00 13 614 100,00
Abstentions 7 251 53,26 7 176 52,71
Votants 6 363 46,74 6 438 47,29
Blancs et nuls 225 3,54 224 3,48
Exprimés 6 138 96,46 6 214 96,52
* Liste du maire sortant

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Romainville[8]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Jean-Pierre André
Houel de La Chasserie
   
1791   Simon Trotin    
1792   Claude François Léon    
1800   Louis Henri Lecouteux    
1808 1824 Jean-Bernard Cardon    
1824 1832 Mathurin Pavageau    
1831   André Charles Nicolas
Lecouteux
   
1832 1835 Romain Germain Lecouteux    
1835   Louis Jean Keller    
1835 1835 Jean-Baptiste (Fils) Aubin    
1836   André Antoine Bernard    
1838 1843 Élie Halphen    
1843 1849 Jean-Baptiste Péronaux    
1849 1853 Jean-Louis Cornu    
1853 1860 Jean Alphonse Hersent    
1860 1863 Félix Vasnier    
1863 1867 Victor François Xavier
Guérin-Delaroche
   
1867   François Émile Genevoix    
1888 1889 Noël Barthélémy Gourdon    
1889 1900 Gabriel Nicolas Husson    
1900 1909 Victor Auguste Cousinet    
1909   Louis Frédéric Aubin    
1909 1934 Louis Victor Dargent    
1934 1935 Alphonse Dory    
1935 1939 Pierre Kérautret[9] PCF  
1939 1944 Félix Dargent   Président de la délégation spéciale
1944 1966 Pierre Kérautret[9] PCF  
1966 1980 Gérard Machelart PCF Démissionnaire
1980[10] 1998 Robert Clément PCF Ouvrier, puis technicien de l’industrie chimique
Conseiller général de Romainville (1987 → 2004)
Président du Conseil général (1993[11] → 2004)
Démissionnaire
1998[12],[13] en cours
(au 10 février 2016)
Corinne Valls[14] PCF puis DVG[15]
(Mouvement de la
gauche citoyenne)
Fonctionnaire territoriale
Conseillère générale de Romainville (2004 →2015)
Conseillère départementale de Bagnolet (2015 → )
Présidente de l'ÉPARECA (2015[16] → )
Réélue pour le mandat 2014-2020[17],[18],[19],[20]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau du Royaume-Uni Benfleet (Royaume-Uni) depuis 1962 Drapeau de l'Italie Casalecchio di Reno (Italie) depuis 1962

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[21],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 25 631 habitants, en diminution de -0,6 % par rapport à 2009 (Seine-Saint-Denis : 3,5 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 011 908 1 035 839 1 012 1 222 1 672 1 597 1 499
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 083 4 289 4 907 2 044 2 025 1 854 2 106 2 106 2 408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 961 4 472 5 676 8 087 12 821 18 449 18 422 17 022 19 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
23 494 24 091 26 260 25 363 23 563 23 779 25 199 25 512 25 631
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École Marcel-Cachin
  • École Danielle-Casanova
  • École Charlie-Chaplin
  • École Jean-Charcot
  • École Youri-Gagarine
  • École Jeanne-Gallèpe
  • École Véronique-et-Florestan

Les écoles élémentaires[modifier | modifier le code]

  • École Henri-Barbusse
  • École Marcel-Cachin
  • École Jean-Charcot
  • École Fraternité
  • École Paul-Langevin
  • École Gabriel-Péri
  • École Paul-Vaillant-Couturier

Les collèges publics[modifier | modifier le code]

  • Collège Gustave-Courbet
  • Collège Pierre-André-Houël

Le lycée[modifier | modifier le code]

  • Lycée professionnel Liberté.

Cultes[modifier | modifier le code]

  • Paroisse Saint-Germain, paroisse catholique.
  • Mosquée Fraternité, mosquée (actuellement fermée).
  • Église protestante évangélique de Romainville.

Économie[modifier | modifier le code]

Autrefois marqué par l’industrie, notamment pharmaceutique, le tissu économique romainvillois est composé aujourd’hui pour l’essentiel d’activités de services (67,7 % hors commerce), de construction (11,7 %), de commerce (8,9 %), tandis que l'industrie ne fournit plus que 11,6 % des emplois en 2012[24].

L'Insee recense plus de 1 300 entreprises présentes sur le territoire de Romainville au 1er janvier 2013 et recense 2 061 établissements actifs au 31 décembre 2012[25], pour un total d’environ 6 200 emplois (services administratifs compris). Le tissu économique est composé en majorité de TPE, on recense également un certain nombre de grandes entreprises : Acticall (centre d’appel), Bureau Veritas (bureau de contrôle), UTB (construction), Cop’Copine (prêt à porter), Fareva (industrie pharmaceutique), Galapagos (biotechnologies) ou la RATP (centre de régulation des bus). La présence sur le territoire de Biocitech, lieu spécialisé dans les domaines des biotechnologies, des industries de la santé et de l’environnement, permet à Romainville d’accueillir 30 entreprises innovantes de la filière santé et sciences du vivant.

La Ville de Romainville souhaite également favoriser l’émergence de projets d’économie sociale et solidaire. Elle a ainsi permis l’installation de l’entreprise d’insertion Baluchon – à table citoyens,  spécialisée dans la fabrication de plats cuisinés à partir de produits frais et de saison.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Germain-l’Auxerrois (intérieur néo-classique).
Le château de Romainville, vers 2006.
Le grand parc du château, qui du temps de sa splendeur comprenait une orangerie et un pavillon de la musique, a été utilisé comme carrière de gypse, et les excavations atteignent 60 m de profondeur. Après la mort du marquis de Noailles en 1838, le château est vendu par son fils à une société anglaise d'exploitation de gypse, et une partie est rasée dès 1840. Le reste devient « le bureau de la direction des carrières »[27].
Le bâtiment, après avoir été acquis par la ville en 1988, a été racheté par la Région pour y faire un lieu de loisirs. Très délabré, il a malheureusement encore subi un incendie au mois d'août 2010 et ses ruines ont été rasées début 2017. Le parc devant le château devrait être rouvert au public, et la ville espère « la reconstruction d’un site symbolique de mémoire et d’exposition » à la place de l’ancienne demeure[28]
  • Église Saint-Luc-des-Grands-Champs de Romainville, construite en 1933 par l'Œuvre des Chantiers du Cardinal sur les plans de A. Monestès, en béton armé et parement de brique. Elle est restée inachevée, les plans d'origine prévoyant la création d'une troisième travée et d'un clocher[29].
  • Mur anti-bruit de Romainville, œuvre architecturale de Garry Faif (sculpteur, architecte et urbaniste né en 1942 et décédé en 2002), créé en 1992 pour atténuer sur 200 mètres de long la pollution sonore de l’autoroute A3 mais qui a été partiellement détruit (déjà étêté) pour recouvrir en aval de la partie d'autoroute mitoyenne. Il est partiellement détruit et a failli l'être complètement. Le maire de la commune « ne savait pas » que c'était une œuvre d'art[réf. nécessaire] (elle a refusé de reconstruire ce qu'elle avait fait détruire malgré les très nombreuses pétitions faites par des artistes internationaux[Passage problématique])[réf. nécessaire]
  • En projet : La Corniche des forts est un futur « parc urbain » de 64 hectares de la région Île-de-France, inscrit au contrat de plan 2000-2006, situé sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et, principalement, Romainville.
Situé sur d'anciennes carrières de gypse (devenu une champignonnière puis, par la suite, une décharge, où un très grave accident survenu au début des années 1960 – effondrement du terrain à cause des cavités laissées par les carrières – qui couta la vie à un camionneur), ce projet proposera des activités de loisirs culturels et sportifs, et permettra notamment la création d'un cheminement est-ouest de 2,8 km destiné aux piétons et aux vélos, qui permettra un panorama sur Paris et deviendra la promenade principale de la base. Les abords du château de Romainville seront réaménagés. Les jardins ouvriers seront déplacés.
Une fois réalisé par la Région, le parc sera géré par un syndicat mixte regroupant le Département, qui paiera 50 % des frais de fonctionnement, et les villes concernées[30].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Romainville

Les armes de la commune de Romainville se blasonnent ainsi :
Coupé d'azur au château fortifié d'argent ouvert ajouré et maçonné de sable et d'or à l'arbre arraché de sinople.

Les armes de la ville ont changé plusieurs fois ainsi que la devise.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Collectif, plaquette De Gaston Roussel à SANOFI-AVENTIS [PDF], collection Patrimoine en Seine-Saint-Denis no 15, éditions du Conseil Général, Bobigny 2006.
  • Collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, éditions Flohic, 1994, (ISBN 2-908958-77-5).
  • Julie Faure, Romainville : Seine-Saint-Denis, Région Ile-de-France / Somogy éditions d'Art, (ISBN 9782757205174).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Robert, Les tramways parisiens, ed. Jean Robert, 3e édition 1992
  2. http://www.shp-asso.org/index.php?PAGE=roussel
  3. http://www.cinematrianon.fr/historique/le-trianon/2-historique
  4. Journal Officiel, Loi n°64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  5. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  6. Décret n° 2015-1661 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Romainville sur Légifrance.
  7. Résultats officiels pour la commune Romainville
  8. Liste des maires de Romainville sur www.francegenweb.org
  9. a et b « Romainville : hommage au premier maire communiste, mort il y a 50 ans », Le Parisien, édition de la Seine-saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  10. « M. Clément (P.C.) est élu maire », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  11. « Nouveau président au conseil général Seine-Saint-Denis : Robert Clément (PCF) », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  12. « Corinne Valls-Bautista succède à Robert Clément : Le maire a démissionné après dix-huit ans de mandat », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  13. A.M., « L'ancienne protégée de Robert Clément », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  14. Christiane Chombeau et Isabelle Mandraud, « De gauche ou de droite, parcours de combattantes », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  15. H.B., « Romainville : Corinne Valls lâchée par la direction du PCF », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  16. « Corinne Valls, maire de Romainville, élue présidente du conseil d’administration d’Epareca », Nominations, Collectivités locales.fr, (consulté le 10 février 2016).
  17. Alain Beuve-Méry, « En Ile-de-France, la petite couronne reste l'un des derniers bastions du PCF », Le Monde,‎ (lire en ligne) « Enfin, à Romainville, dans le fief de Robert Clément, ancien maire et président du conseil général, Corrine Valls, maire communiste sortante, mais désavouée par son parti et soutenue par les Verts, bat de 62 voix, au premier tour, Jean-Marie Doussin, le candidat officiel du PCF ».
  18. Émile Josselin, « La maire de Romainville en sursis sans parti : Derrière son cas se poursuit la bataille PC-PS pour le contrôle de la Seine-Saint-Denis », Libération,‎ (lire en ligne).
  19. « Victoire de Corinne Valls, maire sortante, à Romainville », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  20. « Compte-rendu du conseil municipal du 6 avril 2014 » [PDF], sur http://www.ville-romainville.fr (consulté le 10 février 2016).
  21. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  22. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  24. Insee - Emplois au lieu de travail par sexe, statut et secteur d'activité économique à Romainville au recensement de 2012, consulté le 31 août 2015
  25. Insee Données locales 2012 pour Romainville. Dossier complet, consulté le 31 août 2015
  26. Julie Faure, « Église paroissiale Saint-Germain-L'Auxerrois », Inventaire du patrimoine d'Île-de-France, (consulté le 13 avril 2017).
  27. Julie Faure, « Le château de Romainville », sur Inventaire du patrimoine d'Île-de-France, (consulté le 13 avril 2017).
  28. Elsa Marnette, « Il ne reste rien du château de Romainville », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  29. Faure Julie, « église paroissiale Saint-Luc-des-Champs », Inventaire du patrimoine d'Île-de-France, (consulté le 13 avril 2017).
  30. Communiqué de presse du Conseil général de Seine-Saint-Denis, Séance du Conseil général du 28 novembre 2006 : Base de loisir de « la Corniche des Forts » : une réalisation importante pour la Seine-Saint-Denis et sa population.
  31. « Chapelle Sainte-Solange », Romainville, Topic-Topos (consulté le 13 avril 2017).
  32. Genéalogie de Paul de Kock,sur Geneanet.