Romainville

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Romainville
Romainville
La mairie
Blason de Romainville
Blason
Romainville
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Est Ensemble
Maire
Mandat
François Dechy
2020-2026
Code postal 93230
Code commune 93063
Démographie
Gentilé Romainvillois
Population
municipale
28 536 hab. (2018 en augmentation de 11,22 % par rapport à 2013)
Densité 8 295 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 01″ nord, 2° 26′ 10″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 123 m
Superficie 3,44 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Bagnolet
Législatives 9e circonscription de la Seine-Saint-Denis
Localisation
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Liens
Site web https://www.ville-romainville.fr/

Romainville est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Cette ville est limitrophe des Lilas, de Montreuil, Bagnolet, Noisy-le-Sec et Pantin. Elle est située dans l'arrondissement de Bobigny. Ses habitants sont appelés les Romainvilloises et les Romainvillois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à 3 km à l'est de Paris, à l'extrémité orientale de la colline de Belleville.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Romainville
Pantin Bobigny
Les Lilas Romainville Noisy-le-Sec
Bagnolet Montreuil

Transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par l'échangeur Sortie 02 de l'autoroute A3.

L'autoroute A3 en travaux en 2021.

Transports collectifs[modifier | modifier le code]

Plusieurs lignes de bus desservent Romainville : (BUS) RATP 105 129 145 147 301 318 322 545 N12 N23

Romainville ne dispose actuellement ni de gare SNCF, ni de station de métro sur son territoire (alors que le tram y avait un terminus au début du XXe siècle).

La station Raymond Queneau sur la ligne 5 du métro est néanmoins située à proximité immédiate de la limite communale et permet la desserte du nord de la ville.

Projet de métro[modifier | modifier le code]
Chantier de construction de la ligne 11 en 2019.

La ville sera prochainement desservie par la ligne 11 du métro (prolongée jusqu'à la gare RER de Rosny-Bois-Perrier puis à terme à celle de Noisy-Champs). Après celui de la RATP, en , le Conseil d’Administration du STIF a adopté en la convention de financement relative aux études de projet du prolongement de la ligne 11 à Rosny-Bois-Perrier, pour un montant de 60 millions d'euros. Les travaux préparatoires pour le prolongement de la ligne ont démarré en à Romainville. Les travaux de construction à proprement parler doivent débuter en 2016.

Deux stations concerneront Romainville :

  • la station Serge Gainsbourg sera située à proximité de la limite communale avec Les Lilas, sous le boulevard du Général Leclerc entre les squares Henri Dunant et Giraud. Elle desservira le cœur de ville, le quartier Cachin et la future place des commerces ;
  • la station Place Carnot (où est situé le cinéma Le Trianon) et permettra une connexion avec la ligne de tramway T1.
Projet de tramway[modifier | modifier le code]
Chantier de préparation de l'extension de la ligne 1 du tramway d'Île-de-France le long de la rue Albert Thomas, Romainville en 2019. Le pont était celui de l'autoroute A186 fermée à la circulation en 2019 pour accueillir la ligne 1 du tramway.

Par ailleurs, la ligne 1 du Tramway d’Île-de-France desservira Romainville à l'horizon 2023. Le prolongement est en effet acté et prévoit la desserte des communes de Bobigny, Noisy-le-Sec, Romainville, Montreuil, Rosny-sous-Bois et Fontenay-sous-Bois. Le tramway T1 de Bobigny à Val de Fontenay constituera le transport en commun en rocade le plus long autour de Paris (près de 25 km). Un double terminus sera réalisé à la station Bobigny - Pablo Picasso. Il permettra d'assurer un fonctionnement en deux arcs jusqu'à Asnières-Gennevilliers (Hauts-de-Seine) d’une part et Val de Fontenay d’autre part.

Trois stations seront situées sur le territoire de Romainville :

  • la station Place Carnot, située au sud de la place entièrement requalifiée avec pour objectif d’accorder une priorité aux piétons. Un pôle intermodal verra le jour, renforcé par l’arrivée de la ligne 11 du métro ;
  • la station Collège-Courbet sera installée devant le collège, à 500 mètres du lieu de l’interconnexion avec la ligne 11 du métro et à 400 mètres de la station « Libre Pensée » ;
  • la station Libre-Pensée se situera après le franchissement de l'autoroute A3 avec la création d'un nouveau pont pour ne pas générer de problèmes de circulation.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Romainville est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes[4] et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[7],[8].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée depuis Les Lilas.

Le nom de la localité est attesté sous la forme latinisée Romanavilla au XIIIe siècle[9].

Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural » (cf. villa), précédé du nom de personne Romain (cf. saint Romain Ce lien renvoie vers une page d'homonymie, nom de plusieurs évêques et saints du Moyen Âge, dont Romain, évêque de Meaux au VIIIe siècle), d'où le sens global de « domaine de Romain »[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le site est occupé depuis le néolithique. En témoigne, la découverte du squelette d'un homme de cette époque dans la carrière des Molibous en 1845[10]. Des vestiges gallo-romains sont aussi présents[réf. nécessaire].

Époque médiévale et Renaissance[modifier | modifier le code]

L'existence de Romainville est attestée au VIIe siècle grâce au testament d'Ermenthrude, propriétaire du lieu à cette époque. Cette source témoigne aussi de la richesse du domaine.

En 1326, les habitants obtiennent la suppression des « garennes royales », qui dégradaient leurs cultures. En 1351, il est fait mention d'une léproserie.

Pendant la guerre de Cent Ans, Henri VI d'Angleterre confisqua certaines terres pour les donner à quelques-uns de ses fidèles.

En 1630, le seigneur Nicolas de Quélen fait construire le château (détruit en 2017[11]), qui devient en 1723 la propriété de la famille de Ségur.

Les vignes de Romainville que le commandeur du prieuré hospitalier de Saint-Jean de Latran faisait cultiver rapportaient comme à Fontenay, en 1190, 12 deniers et, en 1418, 10 livres et 8 sols[12].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le , les troupes alliées s'emparèrent des hauteurs de Romainville qui, après des combats acharnés, reste au pouvoir des troupes françaises, de Marmont jusqu'au moment où les alliés déployent des forces si imposantes que les Français sont contraints d'abandonner le village. Le de la même année, après la capitulation de Paris, les Russes y établissent leur quartier général.

.

Le fort de Romainville (actuellement sur la commune des Lilas, mais qui n'existait pas encore lors de la construction du fort) et le Fort de Noisy (qui se trouve sur le territoire de Romainville) ont été construits sur les instructions de Thiers afin de participer à une ligne de défense avancée de Paris.

En 1867 est créée la commune des Lilas, par démembrement des communes de Romainville, Pantin et Bagnolet[13]

Trois années après, lors de la guerre franco-prussienne de 1870, la ville est occupée par les Prussiens.

La commune est desservie dès 1896 par les tramways de la Compagnie du tramway de Paris à Romainville qui aboutissent place de la République. La compagnie est absorbée en 1900 par la Compagnie des tramways de l'Est parisien, elle-même intégrée en 1921 dans la STCRP, ancêtre de la RATP. Le dernier tramway à desservir Romainville, le 95A (place de la Républiquegare de Gargan), cessera de fonctionner le [14].

En 1890, un auteur indique : « Au point de vue des cultures, la commune de Romainville est en décroissance. Malgré son voisinage de Paris, on peut dire que rien ne progresse à Romainville.
Les jardins comprennent environ 10 à 12 hectares plantés à peu près comme ceux de Montreuil. Pourtant, les cultures diverses (vignes, légumes variés, etc.) y sont plus abondantes; celle des groseillers à maquereaux par exemple, et il en est de même des pruniers de plein vent qui, sur divers points, forment des sortes d’oasis ou de petites forêts fruitières qui donnent à certaines localités un caractère tout particulier. Quant aux arbres d’espalier, ce sont les mêmes espèces que l’on rencontre dans les communes environnantes : Pêchers, cerisiers, pommiers Calville blanc et Api, ainsi que certaines sortes reconnues avantageuses pour l’exploitation
.
Les principaux cultivateurs de Romainville sont au nombre d’une trentaine environ, dont les principaux sont : MM. Dargent Louis-Alexandre, Dargent Pierre-Germain, Eve Hubert, Trotin Henry, Eve Louis, Chaussez, Lecouteux, Volant, Vassout, , etc.[15]. »

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Au XXe siècle, la commune s'industrialise, avec le développement de la pharmacie dans le quartier des bas pays. En effet, la Compagnie générale des omnibus avait installée d'importantes écuries aux Limites de Pantin, toutes proches, et le Docteur Gaston Roussel (1877-1947) utilisait dès 1909 le sérum de ces chevaux pour fabriquer un fortifiant contre l'anémie, l'Hémostyl. Ce site de production et l'usine UCLAF I de 7 hectares et près de 2 000 employés en 1928 sont le berceau de l'entreprise Roussel-UCLAF, reprise par Sanofi, en 2004 avec le rachat d'Aventis[16].

Durant l'occupation, le fort de Romainville sert de camp d'internement nazi. 3 900 femmes et 3 100 hommes y sont internés avant d’être déportés. En avril et juin 1944, des bombardements ont lieu sur le territoire.

En 1953, le cinéma Le Trianon est construit par l'architecte Charles Genêtre sur l'emplacement d'un premier café/cinéma le Trianon, détruit pendant la guerre. Ce cinéma n'a quasiment pas changé depuis l'époque de sa construction. L'émission La Dernière Séance y a été souvent enregistrée[17]. Il sert aujourd'hui de studio d'enregistrement pour des émissions télévisées. Il appartient depuis 1984 aux communes de Romainville et Noisy-le-Sec qui se sont associées pour le maintenir comme lieu vivant du septième art. Protégé comme cinéma représentatif des années 1950, il a été classé en à l'inventaire des Monuments Historiques.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'Hôtel de Ville.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Jusqu’à la loi du [18], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

Elle faisait partie de 1793 à 1893 du canton de Pantin, année où elle intègre le canton de Noisy-le-Sec de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle devient en 1967 le chef-lieu du canton de Romainville[19]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bagnolet

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté d'agglomération Est Ensemble, créée le . Elle regroupait les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Le Pré Saint-Gervais, Montreuil, Noisy-le-Sec, Pantin et Romainville.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[20].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du [21] et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération..

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Saint-Denis, la liste PS-EELV menée par la maire sortante Corinne Valls obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 3 045 voix (49,00 %, 27 conseillers municipaux élus dont 6 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par[22] :
- Sofia Dauvergne (FG, 1 885 voix, 30,33 %, 5 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- Florian Favier Wagenaar (UMP-UDI, 1 284 voix, 20,66 %, 3 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire).
Lors de ce scrutin, 52,71 % des électeurs se sont abstenus.

Au second tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Saint-Denis[23],[24], la liste DVG menée par François Dechy — qui bénéficiait de la fusion de la liste du premier tour ÉCO - EÉLV - PCF - LFI - G·s - RDG - ND - NPA menée par Vincent Pruvost — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 2 902 voix (53,26 %, 27 conseillers municipaux élus dont 1 métropolitain), devançant celle PS - LREM - PRG - GÉ - UDE menée par Philippe Guglielmi[25] — soutenue par la maire sortante qui ne se représentait pas — qui a obtenu 2 546 voix (46,73 %, 8 conseillers municipaux élus).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 63,45 % des électeurs se sont abstenus[26].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Plaque sur l'Hôtel de Ville rappelant la destitution en 1944 de la délégation spéciale nommée par le Gouvernement de Vichy.
Liste des maires successifs de Romainville[27],[28]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Jean-Pierre André
Houel de La Chasserie
   
1791   Simon Trotin    
1792   Claude François Léon    
1800   Louis Henri Lecouteux    
1808 1824 Jean-Bernard Cardon    
1824 1832 Mathurin Pavageau    
1831   André Charles Nicolas
Lecouteux
   
1832 1835 Romain Germain Lecouteux    
1835   Louis Jean Keller    
1835 1835 Jean-Baptiste (Fils) Aubin    
1836   André Antoine Bernard    
1838 1843 Élie Halphen    
1843 1849 Jean-Baptiste Péronaux    
1849 1853 Jean-Louis Cornu    
1853 1860 Jean Alphonse Hersent    
1860 1863 Félix Vasnier    
1863 1867 Victor François Xavier
Guérin-Delaroche
   
1867   François Émile Genevoix    
1888 1889 Noël Barthélémy Gourdon    
1889 1900 Gabriel Nicolas Husson    
1900 1909 Victor Auguste Cousinet    
1909   Louis Frédéric Aubin    
1909 1934 Louis Victor Dargent PRRRS Démissionne à la suite de l'Affaire Stavisky[29]
1934 1935 Alphonse Dory    
1935 octobre 1939[30] Pierre Kérautret[Note 3],[31],[29] PCF Forgeron à la Compagnie du gaz de Paris, syndicaliste CGTU
Suspendu par le Gouvernement Daladier à la suite de la signature du Pacte germano-soviétique
Interné, résistant, déporté par l'occupant Nazi
octobre 1939[30] août 1944 Félix Dargent   Nommé président de la délégation spéciale par le Gouvernement Daladier puis maire par le Gouvernement de Vichy[32]
août 1944 septembre 1944[29] Alphonse Tessier[33]   Président du comité local de Libération
septembre 1944 1966 Pierre Kérautret[Note 3],[31],[29] PCF Conseiller général de la Seine (1945 → 1967)
Administrateur de GDF après la nationalisation de 1946
1966 mars 1980 Gérard Machelart[34] PCF Ajusteur
Démissionnaire
mars 1980[35] mai 1998 Robert Clément[36] PCF Ouvrier, puis technicien de l’industrie chimique
Conseiller général de Romainville (1987 → 2004)
Président du Conseil général de la Seine-Saint-Denis (1993[37] → 2004)
Chevalier de la Légion d’honneur
Démissionnaire à la suite de sa réélection comme président du conseil général
mai 1998[38],[39] juillet 2020 Corinne Valls[40],[41],[42],[43],[44] PCF puis DVG[45]
(Mvt de la gauche citoyenne)
Ancienne directrice de cabinet de Robert Clément
Conseillère générale de Romainville (2004 →2015)
Conseillère départementale de Bagnolet (2015 → )
Vice-présidente du conseil général puis départemental (2008 → )
Présidente de l'ÉPARECA (2015[46] → 2018)
juillet 2020[47] En cours
(au 4 mars 2021)
François Dechy [48] DVG Entrepreneur social[49]
Conseiller métropolitain délégué au developpement de l’offre d’Insertion

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[50],[Note 4]

En 2018, la commune comptait 28 536 habitants[Note 5], en augmentation de 11,22 % par rapport à 2013 (Seine-Saint-Denis : +5,17 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0119081 0358391 0121 2221 6721 5971 499
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0834 2894 9072 0442 0251 8542 1062 1062 408
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 9614 4725 6768 08712 82118 44918 42217 02219 217
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
23 49424 09126 26025 36323 56323 77925 19925 51226 510
2018 - - - - - - - -
28 536--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[51].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

École maternelle Danielle Casanova.

Écoles maternelles[modifier | modifier le code]

  • École Marcel-Cachin
  • École Danielle-Casanova
  • École Charlie-Chaplin
  • École Jean-Charcot
  • École Jeanne-Gallèpe
  • École Véronique-et-Florestan
  • École Maryse-Bastié

Les écoles élémentaires[modifier | modifier le code]

  • École Henri-Barbusse
  • École Marcel-Cachin
  • École Jean-Charcot
  • École Fraternité
  • École Paul-Langevin
  • École Gabriel-Péri
  • École Paul-Vaillant-Couturier
  • École Maryse-Bastié

Les collèges publics[modifier | modifier le code]

  • Collège Gustave-Courbet
  • Collège Pierre-André-Houël

Le lycée[modifier | modifier le code]

  • Lycée professionnel Liberté

Culture[modifier | modifier le code]

  • Conservatoire de musique à rayonnement départemental Nina-Simone
  • Médiathèque Romain-Rolland, 4 rue Albert-Giry
  • Le Pavillon
  • Cinéma Le Trianon

Cultes[modifier | modifier le code]

Mosquée de l'Association pour la Fraternité et la Tolérance.
  • Paroisse Saint-Germain, paroisse catholique.
  • Mosquée de l'Association pour la Fraternité et la Tolérance.
  • Église protestante évangélique de Romainville.
  • Association israélite de Romainville - Menachem Mendel.

Cimetières[modifier | modifier le code]

La commune dispose de deux lieux de sépultures:

Économie[modifier | modifier le code]

Autrefois marqué par l’industrie, notamment pharmaceutique, le tissu économique romainvillois est composé en 2012 pour l’essentiel d’activités de services (67,7 % hors commerce), de construction (11,7 %), de commerce (8,9 %), tandis que l'industrie ne fournit plus que 11,6 % des emplois en 2012[55].

L'Insee recense plus de 1 300 entreprises présentes sur le territoire de Romainville au et recense 2 061 établissements actifs au [56], pour un total d’environ 6 200 emplois (services administratifs compris). Le tissu économique est composé en majorité de TPE, on recense également un certain nombre de grandes entreprises : Acticall (centre d’appel), Bureau Veritas (bureau de contrôle), UTB (construction), Cop’Copine (prêt à porter), Fareva (industrie pharmaceutique), Galapagos (biotechnologies) ou la RATP (centre de régulation des bus).

La présence sur le territoire de Biocitech, lieu spécialisé dans les domaines des biotechnologies, des industries de la santé et de l’environnement, permet à Romainville d’accueillir 30 entreprises innovantes de la filière santé et sciences du vivant.

La Ville de Romainville souhaite également favoriser l’émergence de projets d’économie sociale et solidaire. Elle a ainsi permis l’installation de l’entreprise d’insertion Baluchon – à table citoyens,  spécialisée dans la fabrication de plats cuisinés à partir de produits frais et de saison.

La mairie de Romainville s’est également lancée dans un projet de Cité maraichère qui doit voir le jour à la fin de l'année 2019[57]. Érigé au cœur du quartier Marcel Cachin, le bâtiment, composé de deux tours, accueillera une ferme urbaine de 1 000 m2 capable de produire 12 tonnes de fruits et légumes et 4 tonnes de champignons par an, soit la consommation de 200 personnes, et employant à terme 12 personnes.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Luc-des-Grands-Champs.
Le château, avant sa démolition en 2017.

L'église Saint-Germain-l'Auxerrois de Romainville, de style néoclassique construite par l'architecte Brongniart, classée Monument historique[58].

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La mairie, construite en 1873 par Lequeux, agrandie en 1905 et 1993. De style Louis XIII mais remanié au XIXe siècle, le pavillon est ce qui subsistait du château de Romainville, construit en 1630 par Nicolas de Quelen. Il fut le château de la famille de Ségur de 1723 à 1791. Le grand parc du château, qui du temps de sa splendeur comprenait une orangerie et un pavillon de la musique, a été utilisé comme carrière de gypse, et les excavations atteignent 60 m de profondeur. Après la mort du marquis de Noailles en 1838, le château est vendu par son fils à une société anglaise d'exploitation de gypse, et une partie est rasée dès 1840. Le reste devient « le bureau de la direction des carrières »[59],[60].Le bâtiment, après avoir été acquis par la ville en 1988, a été racheté par la Région pour y faire un lieu de loisirs. Très délabré, il a malheureusement encore subi un incendie au mois d' et ses ruines ont été rasées début 2017. Un square devant l'ancien château a ouvert au public. La Ville espère « la reconstruction d’un site symbolique de mémoire et d’exposition » à la place de l’ancienne demeure[61].

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L'église Saint-Luc-des-Grands-Champs de Romainville, construite en 1933 par l'Œuvre des Chantiers du Cardinal sur les plans de A. Monestès, en béton armé et parement de brique. Elle est restée inachevée, les plans d'origine prévoyant la création d'une troisième travée et d'un clocher[62].

La chapelle Sainte-Solange, rue Louise-Dory, conçue par l'architecte Venner[63].

Le cinéma Le Trianon, de style « paquebot », ouvert en 1929 et reconstruit en 1953 par l'architecte Charles Genetre.

Le mur anti-bruit de Romainville, œuvre architecturale de Garry Faif (sculpteur, architecte et urbaniste né en 1942 et décédé en 2002), créé en 1992 pour atténuer sur 200 mètres de long la pollution sonore de l’autoroute A3 mais qui a été partiellement détruit pour recouvrir en aval de la partie d'autoroute mitoyenne.

L'île de loisirs de la Corniche des Forts sera la douzième île de loisirs de la région Île-de-France. Anciennement "base de plein air et de loisirs" inscrit au contrat de plan 2000-2006, elle est située sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et Romainville. Situé sur d'anciennes carrières de gypse, ce projet consiste à créer de nouveaux espaces de loisirs avec parcours sportifs, mur d'escalade, poney club, jeux pour enfants, zones de détente et de promenade, zone d'écopâturage. Seule une zone de 4,5 hectares sera concerné par les travaux. Un boisement de 20 hectares restera fermée au public afin d'y préserver la biodiversité. Cet aménagement a fait l'objet d'une contestation en [64]. Son ouverture au public est prévue en 2021. Une fois réalisé par la Région, l'île de loisirs sera géré par un syndicat mixte regroupant le conseil départemental, et les villes concernées[65].

Cinéma Le Trianon

Mémoriaux[modifier | modifier le code]

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Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Monument au maire de Romainville Pierre Kérautret.

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Romainville

Les armes de la commune de Romainville se blasonnent ainsi :
Coupé d'azur au château fortifié d'argent ouvert ajouré et maçonné de sable et d'or à l'arbre arraché de sinople.

Les armes de la ville ont changé plusieurs fois ainsi que la devise.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Collectif, plaquette De Gaston Roussel à SANOFI-AVENTIS [PDF], collection Patrimoine en Seine-Saint-Denis no 15, éditions du Conseil Général, Bobigny 2006.
  • Collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, éditions Flohic, 1994, (ISBN 2-908958-77-5).
  • Julie Faure, Romainville : Seine-Saint-Denis, Paris, Région Ile-de-France / Somogy éditions d'Art, , 80 p. (ISBN 978-2-7572-0517-4, lire en ligne).
  • Julie Faure, Marion Audoly, Les écoles de Romainville : un patrimoine pour demain, Région Île-de-France (lire en ligne)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. a et b Une avenue de la commune porte le nom de ce maire.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  5. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

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