Edme-François Mallet

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Edme-François Mallet
Biographie
Naissance
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Activités

L’abbé Edme-François Mallet, né le 29 janvier 1713 à Melun et mort le 25 septembre 1755, est un théologien et encyclopédiste français.

Il participa à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert pour laquelle il écrivit plus de mille articles portant principalement sur la théologie, l’histoire et la littérature.

Biographie[modifier | modifier le code]

Edme-François Mallet fait ses études au collège des Barnabites de Montargis avant de s’installer à Paris où il devient le précepteur d’Ange Laurent Lalive de Jully, futur Introducteur des ambassadeurs et membre honoraire de l’Académie royale de peinture.

Il entre en licence en 1742 à la Faculté de théologie de Paris et est agrégé à la Maison et société royale de Navarre. La coutume voulait qu’à la fin des licences, les deux premières places aillent aux prieurs de Sorbonne, les deux suivantes aux élèves diplômés les plus doués et la cinquième au meilleur élève sans diplômes. Mallet obtint la cinquième place à l’unanimité.

Il retourne à Melun en 1744 vivre auprès de sa famille malgré l’offre que lui fait la maison de Rohan d’élever les princes de Guémené Montbason et y reste sept années. En 1747, il publie un Essai sur l’étude des belles-lettres. À la mort de sa mère, en 1751, il retourne s’installer à Paris pour occuper une chaire de théologie au Collège de Navarre. En 1753, il publie un Essai sur les bienséances oratoires et son Principes pour la lecture des Orateurs dans trois tomes. En 1754, il publie son Principes pour la lecture des Poëtes. Il traduit également une Histoire de Davila qui ne sera publiée qu’après sa mort. Il commence à réunir des sources pour s’atteler à deux grands projets : une Histoire générale de toutes les guerres de France de l’établissement de la monarchie jusqu’à Louis XIV et une Histoire du Concile de Trente.

Il rejoint les auteurs de l’Encyclopédie dont il devient le théologue et historien attitré pour les premiers volumes, mais meurt d’une angine bien avant l’accomplissement du projet. Il aura néanmoins eu le temps d’écrire plus d’un millier d’articles. L’avertissement aux éditeurs du sixième tome de l’Encyclopédie lui rend un dernier hommage.

Controverses[modifier | modifier le code]

Si l’abbé Mallet fait preuve d’une très grande érudition, ses prises de position dans les articles théologiques et son ton catégorique peuvent amener le lecteur à se demander pourquoi il fut choisi comme rédacteur pour ce genre d’articles, qui avaient pour but de relativiser, voire de ridiculiser la religion. En effet, l’abbé Mallet semble faire preuve d’un esprit orthodoxe pour tout ce qui touche à la religion. Il manifeste notamment une haine féroce pour toutes les croyances hérétiques.

Il apparait que l’abbé Mallet était en réalité recommandé par Boyer, l’évêque de Mirepoix, ennemi acharné des jansénistes et des philosophes des Lumières, et il est possible que Mallet ait été un cheval de Troie à son service. Mais il est également possible qu’il ait agi comme un garde-fou : si l’Encyclopédie à ses débuts avait dépassé les limites de la décence de l’époque en matière de religion, peut-être le projet aurait-il connu bien plus de difficultés par la suite qu’il n’en a réellement eu.

Sources[modifier | modifier le code]

  • Denis Diderot et coll., Encyclopédie, ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers, Tome 6.