Noisy-le-Sec

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Noisy-le-Sec
Noisy-le-Sec
La mairie
Blason de Noisy-le-Sec
Blason
Noisy-le-Sec
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Bobigny
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Est Ensemble
Maire
Mandat
Olivier Sarrabeyrouse (PCF)
2020-2026
Code postal 93130
Code commune 93053
Démographie
Gentilé Noiséens
Population
municipale
44 223 hab. (2018 en augmentation de 7,53 % par rapport à 2013)
Densité 8 671 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 22″ nord, 2° 27′ 01″ est
Altitude 57 m
Min. 55 m
Max. 120 m
Superficie 5,1 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Paris
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Bobigny
Législatives 9e circonscription de la Seine-Saint-Denis
Localisation
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Noisy-le-Sec
Liens
Site web http://www.noisylesec.net

Noisy-le-Sec est une commune française située dans le département de la Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Noiséens.

La commune a été la cible d'une importante attaque aérienne alliée pendant la Seconde Guerre mondiale qui la détruisit en quasi-totalité pendant la nuit du 18 avril au , faisant de nombreuses victimes. La reconstruction a duré plusieurs décennies.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation de la ville.

La ville de Noisy-le-Sec est située dans le département de la Seine-Saint-Denis, à 5 km de Paris par la route, à 9 km de la gare de Paris-Est par le train. Le territoire communal s'est développé à partir des versants du plateau de Montreuil jusqu'au canal de l'Ourcq, à 4 km de la porte de Pantin. Elle compte cinq communes limitrophes : Bobigny, Bondy, Rosny-sous-Bois, Montreuil et Romainville.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Si, autrefois, un ruisseau prenait naissance au Goulet (l'ancien chemin du Goulet reliait la place du Carrouge, actuelle place Jeanne-d'Arc, à l'église Saint-Germain-l'Auxerrois de Romainville), aucun cours d'eau naturel n'arrose plus Noisy-le-Sec. Les travaux du canal de l'Ourcq furent entrepris en 1805 et la navigation fut ouverte en août 1813 entre Paris et Claye-Souilly. Le canal est propriété de la Ville de Paris depuis 1876 et traverse la commune sur 1 226 mètres.

L’aqueduc de la Dhuis traverse la commune dans sa partie sud. Cet ouvrage a été construit par la Ville de Paris en 1862, pour la dérivation des sources situées dans les vallées de la Dhuis, du Verdon, du Surmelin, etc. Une fontaine s'élevait au XIXe siècle sur la place Jeanne-d’Arc, près de la mairie, au milieu d’un refuge carré, avec un cippe circulaire en pierre, décoré, à sa base, d’un mufle de lion par lequel l’eau s’échappait. Des inscriptions rappelaient que la fontaine avait été érigée en 1849, sur les dessins de M. l’architecte Lequeux, M. Berger étant préfet de la Seine et M. Durin, maire de Noisy-le-Sec... Une statue de Jeanne d'Arc en bronze ornera la fontaine en 1910.

Transports[modifier | modifier le code]

Le T1 à Noisy-le-Sec.

Transports routiers[modifier | modifier le code]

Avec les autoroutes A86 et A3, ainsi que la N 3 qui mène à Paris (porte de Pantin), elle jouit d'un important nœud routier et d'une excellente desserte.

Transport fluvial[modifier | modifier le code]

Il n'existe plus de port sur le canal de l'Ourcq à Noisy-le-Sec, mais des projets d'éco-ZAC devraient amener à recréer un trafic fluvial de fret dans le secteur de la Folie, aux limites de Bobigny, Noisy-le-Sec et Pantin.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Autrefois, la commune était desservie par :

Tramway de l'Est parisien place Jeanne-d'Arc au début du XXe siècle.
Au centre du cliché, la fontaine érigée en 1849, surmontée d'une statue de Jeanne d'Arc datant de 1910.

La commune est actuellement desservie par un réseau de transports performant :

Projets Transports en cours et Grand Paris[modifier | modifier le code]

La ville est concernée par plusieurs projets de desserte en transport en commun :

  • Prolongement du T1 Bobigny jusqu'à Val de Fontenay
    Le tracé de la ligne, pour la traversée de Noisy-le-Sec, a fait l’objet de nombreux échanges lors de la concertation précédente. Trois hypothèses de tracés avaient alors été soumises à discussion. Le tracé passant en double sens par la rue Jean Jaurès a été retenu et acté par délibération du 8 juillet 2009 du Conseil du STIF. Le , les préfets de la Seine-Saint-Denis et du Val-de-Marne ont signé la déclaration d'utilité publique du projet
Noisy-le-Sec sera désormais desservie par 7 stations : Pont de Bondy, Petit-Noisy, Gare de Noisy-le-Sec, Saint-Jean, Place Jeanne d’Arc, Rue Hélène et Carrefour de la Vierge[2].
  • Prolongement au nord de la Ligne 5 du métro jusqu'à Mairie de Drancy :
    Par ailleurs, le projet de T11 Express mis en place par Réseau ferré de France (RFF) prévoit, au cours de la phase 2 (2014-2020) du SDRIF[3], la création de la gare de Bobigny - La Folie sur les communes de Noisy-le-Sec et de Bobigny permettant une future correspondance entre cette ligne et la ligne 5 du métro, entre les stations Bobigny - Pablo Picasso et Bobigny - Pantin - Raymond Queneau, au niveau du canal de l'Ourcq. L'emprise de cette station a été réservée lors du prolongement de la ligne 5 à Bobigny - Pablo Picasso mais son aménagement, qui dépend de la RATP, n'a pas encore été entériné.
À Noisy-le-Sec, la ligne s’insérera le long de la rue de Paris (ex-RN 3), entre le Pont de Metz et le Pont de Bondy. Quatre stations desserviront Noisy-le-Sec : École Hôtelière, Arts de la rue, Bergère et Territoires de l’Ourcq.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Carte des quartiers.

Typologie[modifier | modifier le code]

Noisy-le-Sec est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[5],[6],[7]. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes[8] et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[9],[10].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal[Note 2]. Cette aire regroupe 1 929 communes[11],[12].

Quartiers[modifier | modifier le code]

Noisy-le-Sec compte neuf quartiers : la Boissière, le Centre-Ville, Langevin, Mansart , le Londeau, Merlan, le Petit-Noisy, le Centre-Ville - Gare, la Renardière, le Haut Goulet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée.

Attestée sous la forme Nucenum Minus en 1096, Noisy-le-Sec aurait pu s'appeler Noisy-le-Petit.

Du latin nucetum, localité des noyers ; la seconde partie du nom se réfère à l'aridité du sol et à l'absence de cours d'eau.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Des traces d'occupation préhistorique ont été découvertes à Noisy-le-Sec, notamment en 1920 sous forme d'un ensemble de pierres disposées en foyer, ainsi que de tessons de poterie et d'ossements animaux, datant de l'âge du bronze. On a également retrouvé un biface du Paléolithique moyen. Un ensemble de 300 pièces romaines de l'Antiquité tardive, enfouies vers 270, a été retrouvé en 1911 dans l'emprise de la gare.

Noisy est une villa attestée en 832. En 842 l'empereur Lothaire abandonna aux religieux de Saint-Maur-des-Fossés, toutes les propriétés qu'il avait à Noisy-le-Sec. Ordonnance confirmée en 998, par le roi Robert.

En 1265, Isabelle de Romainville reconnaît tenir en fief de l’abbé de Saint-Denis des vignes sises au Clos du Châtelain, et la seigneurie de l’abbaye de Saint-Denis subsistera jusqu’à la Révolution. Les abbayes de Saint-Martin des Champs et de Livry possédaient également des terres et des droits féodaux à Noisy-le-Sec.

Sous Philippe le Bel, Enguerrand de Marigny aurait été seigneur de Noisy-le-Sec, mais cette localité ne figure pas dans son cartulaire normand. Fut-elle confondue avec Nogeon-le-Sec dont la graphie ancienne est très proche ? En tout cas, Noisy-le-sec était en 1430 à Louis d'Orléans[Lequel ?][13]. Cette seigneurie sous Louis XI, passa à Nicolas Balue, frère du fameux cardinal de ce nom[14].

En 1517 Étienne Cochu et Denise Thiphaisne, sa femme, curateurs des héritiers d’Étienne Damoiselet, déclarent au terrier de Jacques Charmoulue, seigneur de Noisy, leurs estables, maison, grange, bergerie, colombier, cour et jardin, enclos de murs, appelé la ferme du Cols, assis au dit Noisy au bout d’en bas, tenant d’une part à la rue quy conduit dudict bout d’en bas à la Magdeleine, aboutissant d’un bout au dit Cochu et consorts et d’autre bout à Jean David (à l’angle des rues actuelles de Saint-Denis et Denfert-Rochereau)[15]. Charles IX y permit l'exercice de la religion réformée.

En 1709, le village comptait 250 feux (familles), puis 304 en 1788, à la veille de la Révolution. En 1775, des édits royaux mentionnent Noisy comme l'un des lieux où peut être exercé le culte protestant. Plusieurs moulins à vent existaient dans la commune, dont un, celui de la Petite tour, datant d'au moins 1517 (détruit en 1912) rue Jean-Jaurès, près de la gare. Un autre, au Londeau, le Moulin Hervy ou Harvy est attesté en 1618 et détruit avant 1740.

1850-1939[modifier | modifier le code]

La rue Jean-Jaurès, ancienne rue de la Forge, est une très ancienne rue commerciale.
La plâtrière, au début du XXe siècle.

Lors de la création de la section Paris - Meaux de la ligne Paris - Strasbourg par la chemin de fer de l’Est en juillet 1849, une station est créée à Noisy-le-Sec. Noisy devient une gare de triage, aujourd'hui fermée, en 1882.

Lors du recensement de 1896, la commune comptait déjà 8 105 habitants qui habitaient 2 771 logements dans 1 108 maisons. À cette époque, il existait déjà de nombreux immeubles, puisque 68 constructions avaient 3 étages, 50 avaient 4 étages, 32 avaient 5 étages et il y avait 1 immeuble de 7 étages. À cela, il fallait ajouter 127 locaux servant de commerces ou d'ateliers.

La gare du chemin de fer de l’Est et les différents services qui en dépendaient occupaient déjà une superficie de 75 hectares à Noisy-le-Sec, avec notamment un dépôt de locomotives et une gare de triage. L'activité économique était, outre le Chemin de fer, constituée par Les plâtrières, situées rue du Goulet, no 61, qui fournissent environ 50 mètres cubes de plâtre par jour et occupaient 100 ouvriers environ[16], ainsi que par d’importantes champignonnières occupant d’anciennes carrières.

Par ailleurs, avenue Marceau, il existait une fabrique de corsets qui employait 10 ouvrières environ, et une biscuiterie était en construction 70, boulevard de la République. Une fabrique de crayons Fabert, installée entre Bondy et Noisy, employait environ 30 ouvriers.

Néanmoins, l'activité agricole demeurait importante et occupait 319 hectares sur les 502 de la commune, avec une forte production maraîchère. La viticulture occupait encore 10 hectares, et 27 hectares étaient consacrés aux fruits rouges : framboisiers, cassissiers et groseilliers. L'atelier de Noisy-le-Sec est créé à partir de 1908 par la Compagnie des chemins de fer de l'Est et son importance économique transforme profondément Noisy-le-Sec, qui devient une ville cheminote. Une nouvelle gare, qui remplace celle de 1849, est construite en 1910. En 1914, les chemins de fer emploient 2.300 personnes (contre 600 en 1900).

Lors de la Première Guerre mondiale, la gare devient la plus importante gare régulatrice de France pour le transport des troupes militaires, et, lors de la première bataille de la Marne, des taxis parisiens réquisitionnés prennent en charge les unités d'infanteries de la 7e division au fur et à mesure de leur débarquement des trains pour les transporter sur le front à Nanteuil-le-Haudouin.

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la région parisienne a été relativement épargnée par les destructions ; néanmoins, en 1948, 58 communes étaient déclarées sinistrées (Gennevilliers, Saint-Maur-des-Fossés, Créteil, Maisons-Alfort…). La gare de triage de Noisy-le-Sec fut bombardée dans la nuit du 18 avril au 19 avril 1944 par des avions des forces alliées afin de désorganiser (pour un temps seulement) et surtout ralentir la logistique allemande, en prévision de l'Opération Overlord. L'offensive aérienne de la Royal Air Force, destinée à détruire l'important centre ferroviaire de l'Est parisien, avait été relayée par le message de la BBC « les haricots verts sont secs ». Elle fit 464 victimes civiles, 370 blessés graves, 2 846 sans logis : 20 minutes d'enfer pour une génération de Noiséens[17].

Le , un missile balistique V2 s'écrase sur Noisy-le-Sec[18].

La commune a été décorée de la croix de guerre 1939-1945 avec palmes de bronze le [19], car la ville et son dépôt de chemin de fer a été un des lieux les plus actifs de la résistance française et le courage de ses habitants victimes d'un terrible bombardement dans la nuit du a ainsi été honoré.

Reconstruction[modifier | modifier le code]

Le projet d'aménagement de Noisy-le-Sec était lié au plan général d'aménagement de la région parisienne, qui accordait une large place aux chantiers expérimentaux. Ce projet est pris en considération en décembre 1945, accompagné d'une déclaration d'utilité publique. Deux chantiers d'expérience étaient envisagés à Noisy-le-Sec ; l'un dans le quartier du Merlan destiné à une cité de maisons préfabriquées, et l'autre sur la place de la Gare destiné à un immeuble d'État. Début 1945, sous l'impulsion de Raoul Dautry et d'Henri Quatremaire, le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme avait ordonné la création d'une cité d'expérience composée d'une cinquantaine de maisons prototypes, entourées de jardinets et séparées par des clôtures basses.

La reconstruction s'effectuait alors dans des conditions difficiles : insuffisance de charbon, pénurie de matériaux de construction traditionnels (ciment, briques, tuiles, carrelage…), insuffisance de matériel, manque de main-d'œuvre spécialisée et locale ; à cela, s'ajoutaient les prix élevés de la construction et l'urgence des besoins. Le ministère de la Reconstruction souhaitait donc mettre l'accent sur l'emploi de matériaux et de procédés de construction nouveaux, nécessitant le moins de matières premières ou le moins d'énergie possible pour leur transformation. Le chantier de la cité de Noisy-le-Sec permettait à des constructeurs français et étrangers de présenter différents procédés de construction mettant en œuvre les matériaux les plus divers : bois, métal, béton, béton armé, matériaux synthétiques… À côté des industriels français, étaient présentes des entreprises des États-Unis, du Canada, de la Suisse, de la Grande-Bretagne, de la Suède, de la Finlande… La recherche de prototypes concernait les infrastructures, mais aussi les équipements intérieurs des maisons : cuisines, salles de bain, mobilier. Faire appel à des constructeurs étrangers a nécessité un effort d'information auprès de la population locale ; en effet, elle n'était pas habituée à vivre dans des maisons en bois, ni à cuisiner dans des cuisines américaines ouvertes sur une salle commune. Les travaux commencèrent en septembre 1945, pour s'achever en 1953, date de livraison de la dernière maison. Les prototypes étaient testés au fur et à mesure de leur réalisation. Les maisons ont été attribuées à des sinistrés de la commune par l'intermédiaire d'une Commission de relogement des sinistrés mise en place par la municipalité. Elle était composée de fonctionnaires municipaux et de représentants des services du logement créés par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme.

Les chantiers expérimentaux ont été la pièce maîtresse de la politique d'industrialisation du bâtiment menée par le ministère de la Reconstruction et de l'Urbanisme. Fierté du ministère, des visites y étaient organisées. À Noisy-le-Sec, élus, architectes français et étrangers, étudiants, professeurs d'enseignement ménager, assistantes sociales… se sont succédé pour voir ces maisons, prototypes de préfabrication. À partir de 1948, le ministère entreprend de grands chantiers pour des ensembles plus vastes de logements, fort des premières tentatives des chantiers expérimentaux.

En 1958 sont livrés les 662 logements de La Pierre-Feuillère. Cette cité de l'office public d'H.L.M. de la Seine est conçue par les architectes Henri Bodecher, Robert Genermont, Julien Heulot et Yves Thibault. En 1961, la Municipalité engage la rénovation du centre-ville, et la SEMINO (Société d'économie mixte de Noisy le Sec) est créée le 18 juin 1962 à l'initiative de la municipalité et du Ministère de l'équipement pour mener à bien ce projet. La SEMINO, devenue Noisy-le-Sec Habitat en 2012, livrera ses premiers logements, rue Béthisy, le 1er mai 1966.

Merlan[modifier | modifier le code]

Merlan est un ancien fief qui était, au milieu du XIXe siècle, un hameau de Noisy-le-Sec de 322 habitants. En 1944, le quartier de la gare a été détruit par les bombardements alliés, et les sinistrés à reloger se comptent par centaines. Mais le défi est également technique. Le ministère de la reconstruction et de l'Urbanisme fait appel à des architectes et des entrepreneurs français et étrangers, le chantier est une étude comparée des différents matériaux, techniques de construction, aménagements intérieurs et équipements, ainsi qu'une vitrine. Jusqu'en 1951, les habitants ont l'obligation d'ouvrir leur maison aux visiteurs deux demi-journées par semaine. À Merlan, de l'amiante, du bois, du ciment, de l'aluminium notamment seront utilisés. En pleine pénurie de matériaux de construction, le préfabriqué est la solution idéale, certaines maisons arriveront même en kit. Ces maisons étaient très légères, les murs "sonnaient creux" et il y avait un jardin et un poulailler rapporte un des premiers habitants.

Désormais ces pavillons sont inscrits au titre des monuments historiques. Pimpantes, délabrées ou carrément inoccupées, elles auront connu finalement des destinées différentes[20].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[21], la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis et à son arrondissement de Bobigny à la suite d'un transfert administratif effectif le .

Elle faisait partie de 1793 à 1893 du canton de Pantin, année où elle devient le chef-lieu du canton de Noisy-le-Sec de la Seine, puis, en 1967, de la Seine-Saint-*Denis[22]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Bobigny

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2008, les villes de Bagnolet, Bobigny, Bondy, Les Lilas, Montreuil, Noisy-le-Sec, Le Pré-Saint-Gervais, Pantin et Romainville ont entamé des réflexions en vue de la création d'une communauté d'agglomération. Celle-ci, dénommée communauté d'agglomération Est Ensemble a été créée au .

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[23].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

La commune fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Est Ensemble, créé par un décret du 11 décembre 2016[24] et qui regroupe l'ensemble des communes qui faisaient partie de l'ancienne communauté d'agglomération..

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Pour les échéances électorales de 2007, Noisy-le-Sec a fait partie des 82 communes[25] de plus de 3500 habitants ayant utilisé les machines à voter. L'expérience aura été de courte durée. En effet, les machines à voter n'ont été utilisées que pour le 1er tour de scrutin présidentiel. Le nombre insuffisant de machines en service, et leur nouveauté, ont considérablement allongé l'attente des votants.

Plus d'un tiers des membres du conseil municipal ayant démissionné les 16[26] et 30[27] septembre 2010, des élections anticipées ont été convoquées les 5 et 12 décembre 2010. Au 2e tour de ces élections anticipées, la liste d'intérêt communal conduite par Laurent Rivoire (Nouveau Centre) rallié par Olivier Deleu (UMP, arrivé en 4e position au 1er tour), bat avec 54,72 % des suffrages la liste conduite par le conseiller général du canton (PCF) Gilles Garnier alliée au maire sortant (PS) Alda Pereira-Lemaître dont la liste était arrivée en 3e position du 1er tour[28].

Au second tour des élections municipales de 2014 dans la Seine-Saint-Denis, la liste UDI-UMP menée par le maire sortant Laurent Rivoire élu en 2010 obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 5 835 voix (58,46 %, 34 conseillers municipaux élus dont 7 communautaires), devançant largement la liste FG-EELV menée par Olivier Sarrabeyrouse — qui bénéficiait de la fusion de la liste du 1er tour de Jean-Paul Lefebvre (PS) —, qui a obtenu 4 146 voix, 41,53 %, 9 élus municipaux élus dont 2 communautaires).
Lors de ce scrutin, 49,30 % des électeurs se sont abstenus[29].

Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Saint-Denis, la liste PCF - E! - RDG menée par Olivier Sarrabeyrouse — qui bénéficiait de la fusion des listes du 1er tour menées par Anne Déo (EÉLV - LFI - G·s - PRG) et Corinne Bord (PS - GÉ - MDP) — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 4 503 voix (53,67 %, 34 conseillers municipaux élus dont 1 métropolitain), devançant largement les listes menées respectivement par[30],[31] :
- Laurent Rivoire, maire sortant (UDI - SL, 3 285 voix, 39,15 %, 8 conseillers municipaux élus) ;
- Jean-Paul Lefèbvre (DVG, 602 voix, 7,17 %, 1 conseiller municipal élu).
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 55,92 % des électeuirs se sont abstenus.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Noisy-le-Sec[32],[33]
Période Identité Étiquette Qualité
1790 1791 Pierre Marcel Cottereau    
1792 1793 Étienne Toussaint Hanotelle    
1794 1796 Étienne Damoiselet    
1796 1800 Jean Joseph Sébastien Le Camus    
1800 1816 Pierre Marcel Cottereau    
1816 1819 Joseph Constant Place (De)    
1819 1829 Nicolas Tripier Libéral Avocat, bâtonnier de l'ordre des avocats de Paris, haut magistrat,
Député de la Seine (1815 et 1822 → 1823),
Pair de France (1832 → 1840)
1829 1832 Antoine François Mala   Avocat
1832 1842 François Thénard Dumousseau    
1843 1848 Adolphe Pierre Bizouard    
1848 1854 Antoine Baptiste Durin    
1854 1859 Henry Denis Tassart    
1860 1864 Jacques Honoré Gautherin    
1865 1868 François Mornieux    
1868 1887 Charles Abel Bonnevalle    
1887 1888 Pierre Philippe Budor    
1888 1894 Charles Abel Bonnevalle    
1895 1897 Jean Auguste Lejeune    
1897 1897 Pierre Beaufils Auguste Espaullard    
1897 1908 Adrien Adolphe Damoiselet    
1908 1925 Georges Edmond Gay    
1925 1929 Jules Charles François Parmentier[34] SFIO  
1929 1935 Louis François Renault Rad. indépendant Mandataire aux halles,
Conseiller d'arrondissement puis
Conseiller général de Noisy-le-Sec (? → 1935)
1935 octobre 1939[35] Félix Justin Routhier[36] PCF Employé à la Compagnie des chemins de fer de l’Est, syndicaliste
Conseiller général de Noisy-le-Sec (1935 → 1940)
Suspendu par le Gouvernement Daladier à la suite de la signature du Pacte germano-soviétique
octobre 1939[35] juillet 1940[37] Ulysse Durup   Nommé conseiller départemental de la Seine en 1943[38]
Nommé président de la délégation spéciale par le Gouvernement Daladier
Démissionnaire
juillet 1940[37] 1944 Henri Leblond   Nommé président de la délégation spéciale par le Gouvernement de Vichy
novembre 1944 1944 Fernand Emile Hanappe[39]   Nommé membre de la délégation spéciale à la Libération.
octobre 1944 1947 Henri Quatremaire[40] PCF Peintre en bâtiment
1947 1953 André Nicolas Lefevre JR-MRP Ingénieur à la SNCF
1953 1959 René Gautier RPF Chef de service
1959[41] 1971 Henri Quatremaire[40] PCF Peintre en bâtiment
1971 mars 1995[42] Roger Gouhier[43] PCF Mécanographe SNCF
Député de la Seine-Saint-Denis (1967 → 1968, 1973 → 1981, 1988 → 1993)
Chevalier de la Légion d'honneur
Décédé en fonction.
mars 1995[44] novembre 2002[45] Jean-Louis Mons [46] PCF Professeur de mathématiques
Président du Conseil général (1982 → 1985)
Conseiller général de Noisy-le-Sec (1976 → 2001)
Élection annulée par le Conseil d’État
janvier 2003[47] mars 2008 Nicole Rivoire UDF puis MoDem Ingénieur EPF
mars 2008[48] décembre 2010[49] Alda Pereira-Lemaitre[50] PS Cadre Agent d'assurances
Mandat écourté par la démission d'une partie du conseil municipal
décembre 2010[51],[49] juillet 2020 Laurent Rivoire[52],[53],[54] Nouveau Centre puis
UDI-FED
Notaire, fils de Nicole Rivoire
juillet 2020[55] En cours
(au 8 avril 2021)
Olivier Sarrabeyrouse PCF Professeur des écoles

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Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

En 2010, la commune de Noisy-le-Sec a été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[56].

En janvier 2011, pour sa 9e participation depuis 2002, Noisy-le-Sec a été à nouveau lauréat du label « Ville Internet @@@@@ »[57], en se classant 24e sur les 303 villes internet récompensées cette année[58].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[59],[Note 3]

En 2018, la commune comptait 44 223 habitants[Note 4], en augmentation de 7,53 % par rapport à 2013 (Seine-Saint-Denis : +5,17 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 2721 3971 4551 5311 7731 8762 3631 9832 010
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 1562 5492 9762 9343 1703 8974 8235 7728 105
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9 75910 83613 64816 30618 83522 33222 35916 34022 337
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
31 18734 07937 73436 88036 30937 31238 58740 23243 537
2018 - - - - - - - -
44 223--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[22] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

  • 11 écoles maternelles publiques
    • École Maternelle Anémones / Bleuets, 11, avenue du 11-avril-1944.
    • École Maternelle Apollinaire, rue Paul-Apollinaire
    • École Maternelle Bayard, 19, rue Baudin
    • École Maternelle Boissière, 1, rue des Processions
    • École Maternelle Condorcet, 8, rue Pierre-Brocelette
    • École Maternelle D'Estiennes-D'Orves, 125, rue Denfert-Rochereau
    • École Maternelle Gambetta, 11, boulevard Gambetta
    • École Maternelle Jean-Renoir, 9, rue Jean-Renoir
    • École Maternelle Léo-Lagrange, 20, rue Léo-Lagrange
    • École Maternelle Petit-Prince, 1, rue Henri-Barbusse
    • École Maternelle Rimbaud, 20, rue Arthur-Rimbaud
  • 9 écoles élémentaires publiques
    • École élémentaire Boissière, 115, rue de l'Avenir.
    • École élémentaire Brossolette, 14, rue Pierre-Brossolette.
    • École élémentaire Carnot, 11, rue Carnot.
    • École élémentaire Cottereau, 1, rue Cottereau.
    • École élémentaire D'Estiennes-D'Orves, 80, avenue Marceau.
    • École élémentaire Langevin, 11, avenue du 11-avril-1944.
    • École élémentaire Léo-Lagrange, 20, rue Léo-Lagrange.
    • École élémentaire Quatremaire, 18, rue Baudin.
    • École élémentaire Rimbaud, 20, rue Arthur-Rimbaud.
  • 3 collèges publics
    • Collège Jacques-Prévert, 35, boulevard Gambetta.
    • Collège Olympe-de-Gouges, 3 rue de Montreuil-à-Claye.
    • Collège René-Cassin, 19, rue du Docteur-Charcot.
  • 2 lycées publics
    • Lycée général et technologique Olympe-de-Gouges, 3 rue de Montreuil-à-Claye.
    • Lycée professionnel Théodore-Monod, 187, rue de Brément.

Depuis la rentrée 2008-2009 le lycée Olympe-de-Gouges accueille une classe préparatoire aux concours des écoles de commerce voie économique, parrainée par la fondation égalité des chances d'HEC.

Sports[modifier | modifier le code]

La ville comporte plusieurs installations sportives et clubs comme :

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 25 815 , ce qui plaçait Noisy-le-Sec au 21870e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[61].

En 2013, la part des ménages fiscaux imposés était de 59,8 %[62].

Emploi[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 2013, pour la commune s'élève à 21,6 %[62], un chiffre supérieur à la moyenne départementale (18,5 %)[63].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

720 entreprises recensées en 1999, près de 1000 en décembre 2010 selon le site de la ville, avec notamment Lancaster, les Thés Mariages frères, VO Concept, ou Technologie Médicale, Assu2000.
Ces entreprises sont principalement localisées dans les quatre zones d'activité de la commune : ZI du Parc, Parc d'activités Le Terminal / Groux, Parc Sous les Plâtres, le Parc des Guillaumes. 6 341 emplois ont été recensés en 1999.

Noisy-le-sec a reçu en 2002 et 2003, 2004, le label « Ville Internet », puis en 2005 le label internet 4 @@@@, la plaçant dans le groupe des 10 meilleurs sites du territoire. En décembre 2006, la Ville est à nouveau récompensée avec le label Ville-internet 4 @@@@ et obtient la mention Ville-libre pour son utilisation et son développement de logiciels libres. En décembre 2007, la ville est confirmée dans sa place de leader des villes-internet avec à nouveau 4 @@@@, le jury a particulièrement été sensible aux efforts de la municipalité pour l'installation d'internet dans les écoles élémentaires de la ville[64]. En 2010, elle a également reçu le label Ville internet @@@@@, confirmant l'ancrage de la ville en matière de développement de l'internet citoyen.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Étienne.
D'importantes plâtrières étaient exploitées autrefois à Noisy-le-Sec, que ce soit dans le secteur de la future Corniche des Forts ou sous l'actuel stade Huvier.
  • L'église Saint-Étienne a été construite en 1823 par Auguste Guenepin sur l'emplacement d'édifices antérieurs. Elle conserve une clé de voute de l'église précédente du XVIe siècle, placée sur le porche de l'église. Une peinture d'Auguste-François Perrodin de 1886, consacré au martyre de saint Étienne, orne le chœur de l'église. Son clocher ayant été détruit à la suite du bombardement d'avril 1944, les 4 cloches, Eléonore, Étiennette, Marie-Annonciade et Antonine, datant de 1830 à 1866, sont déposées sur le tertre de gazon à côté de l'église.
  • L'église Saint-Jean-Baptiste, datant de 1929[65]
  • La Chapelle du Saint-Esprit, quartier du Londeau, rue Charles Baudelaire
  • La Fontaine des Cultivateurs, édifiée avenue de Rosny au début du XXe siècle par le syndicat des cultivateurs de Noisy-le-Sec.
  • La Corniche des forts : ce futur parc urbain de la région d'Île-de-France, inscrite au contrat de plan 2000-2006, prévoit l'aménagement d'un parc urbain de 64 hectares situé sur les communes de Pantin, Les Lilas, Noisy-le-Sec et principalement de Romainville. Situé sur d'anciennes carrières de gypse, ce projet proposera des activités de loisirs culturels et sportifs, et permettra notamment la création d'un cheminement est-ouest de 2,8 km destiné aux piétons et aux vélos, qui permettra un panorama sur Paris et deviendra la promenade principale de la base. Les abords du château de Romainville seront réaménagés, et la folie de Pantin, devrait être réhabilitée. Les jardins ouvriers seront déplacés. Une première phase devrait être ouverte au public fin 2009, comprenant Une partie du « Cheminement Est-Ouest », les abords du château de Romainville et 50 parcelles de jardins familiaux. Ce parc sera géré par un syndicat mixte regroupant le département et les villes concernées[66].

La ville de Noisy-le-Sec dispose de deux cimetières : l'ancien cimetière[67] et le nouveau cimetière[68].

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

  • La Galerie, centre d'art contemporain, 1, rue Jean-Jaurès.
  • Médiathèque Roger-Gouhier, 3, rue Jean-Jaurès.
  • Théâtre des Bergeries, 5, rue Jean-Jaurès.
  • Ancien conservatoire agréé de Musique et de Danse, 63, rue Jean-Jaurès.
  • Conservatoire agréé de Musique et de Danse Lili et Nadia Boulanger, 41, rue Saint-Denis.
  • Cinéma Le Trianon, place Carnot à Romainville, racheté par les communes de Romainville et Noisy-le-Sec en 1984 et géré par un syndicat intercommunal, puis depuis le 1er janvier 2013 par la communauté d'agglomération Est Ensemble.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Noisy-le-Sec

Adoptées en 1942 sous l'administration de Vichy, les armes de la commune de Noisy-le-Sec se blasonnent ainsi :
D'azur à deux épis en sautoir accompagné de trois noix, l'une en chef, et les deux autres aux flancs, et en pointe d'une grappe de raisin tigée et feuillée, le tout d'argent.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hélène Caroux (dir.), Réinventer la maison individuelle en 1945. La cité expérimentale de Noisy-le-Sec, Paris, Somogy, 2012.
  • Danièle Voldman, La Reconstruction des villes françaises de 1940 à 1954, Histoire d'une politique, L'Harmattan, Paris, 1997 (ISBN 2-7384-5194-2).
  • CD Une histoire de la Seine-Saint-Denis au XXe siècle - Éditions du Conseil général 2004 (ISBN 2-906525-18-9).
  • Ouvrage collectif, Le patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Flohic éditions, Paris 1994, (ISBN 2-908958-77-5).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Gábor Sándi, « Plans du réseau de tramways parisiens en 1926 » (consulté le ).
  2. « La feuille de route du tramway à Noisy-le-Sec », T1 actus - Noisy-le-Sec, no 5,‎ , p. 2-3 (lire en ligne [PDF], consulté le ).
  3. [PDF] Projet (non approuvé par le Conseil d'État) du SDRIF adopté le 25 septembre 2008, voir notamment page 195 (page 197 du PDF).
  4. http://rosnyboisperrier.prolongementligne11est.fr/IMG/pdf/DUP_ligne11-RBP.pdf
  5. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  6. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  7. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  8. « Unité urbaine 2020 de Paris », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  9. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  10. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  11. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Paris », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  13. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  14. Essai sur les seigneurs de Villemomble
  15. SOURCE : Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis
  16. NOTA : la société Poliet et Chausson cessera d'exploiter la carrière en 1948
  17. Film documentaire les haricots verts sont secs, produit par la Ville de Noisy-le-Sec en avril 2004 à l'occasion des 60 ans du bombardement - http://www.noisylesec.net/index.php?id_rub=histoire&id_article=1696
  18. Le bombardement de Paris par V2 (septembre-octobre 1944)
  19. « Communes décorées de la Croix de guerre 1939-1945 » [PDF], Mémorial des batailles de la Marne - Dormans (51), (consulté le ), p. 50.
  20. Le journal du Conseil Régional d'Ile-de-France no 19.
  21. Loi no 64-707.
  22. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  23. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  24. Décret n° 2015-1661 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Romainville sur Légifrance.
  25. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr
  26. élus du groupe des Verts
  27. élus du groupe communiste et apparentés
  28. Site officiel de la ville de Noisy-le-Sec - Lettre d'information publiée en octobre 2010
  29. Résultats officiels pour la commune Noisy-le-Sec
  30. « Elections municipales 2020 », sur elections.interieur.gouv.fr (consulté le ).
  31. Hélène Haus et Anthony Lieures, « Municipales à Noisy-le-Sec : Laurent Rivoire cède sa place à son opposant communiste : Olivier Sarrabeyrouse, élu d’opposition (PCF), a largement remporté le second tour des élections municipales face au maire sortant Laurent Rivoire (UDI), sans doute fragilisé par sa mise en examen », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Olivier Sarrabeyrouse [...] a recueilli 53,67 % des voix, loin devant Laurent Rivoire (39,15 %) et l'élu d'opposition (DVG) Jean-Paul Lefebvre (7,17 %), faisant ainsi renouer la ville avec son passé rouge vif (1959-2002) ».
  32. Liste des maires de Noisy-le-Sec sur www.francegenweb.org
  33. Liste des maires de Noisy le sec sur le site de la mairie
  34. « PARMENTIER Jules, Charles, François », Le Maitron en ligne, (consulté le ).
  35. a et b « Les municipalités communistes suspendues dès hier dans la Seine, la Seine-et-Oise et le Pas de Calais », Le Populaire, no 6076,‎ , p. 4 (lire en ligne, consulté le ).
  36. Claude Pennetier et Nathalie Viet-Depaule, « ROUTHIER Félix, Justin : Né le 12 juillet 1883 à Etray (Doubs), mort le 7 octobre 1956 à La Guerche-sur-L’Aubois (Cher) ; employé au service central de la Compagnie des chemins de fer de l’Est ; syndicaliste, membre du Comité central des Comités syndicalistes révolutionnaires ; militant communiste ; maire et conseiller général de Noisy-le-Sec (Seine, Seine-Saint-Denis) », Le Maitron en ligne, 30/6/2008 mis à jour=10/8/2011 (consulté le ).
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  40. a et b Claude Pennetier, « QUATREMAIRE Henri, Marcel : Né le 30 mai 1899 à Rémalard (Orne), mort le 1er juillet 1982 à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) ; peintre en bâtiment ; maire communiste de Noisy-le-Sec », Le Maitron en ligne, 30/11/2010 mis à jour le 12/6/2016 (consulté le ).
  41. « La S.F.I.O. conserve de nombreux postes dans le Nord et le Pas-de-Calais : Les communistes obtiennent une trente et unième mairie dans la Seine », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  42. « Roger Gouhier, maire (PCF) de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  43. Nadia Ténine-Michel, « GOUHIER Roger, Eugène, Auguste : Né le 26 janvier 1928 à Vitrai-sous-l’Aigle (Orne), mort le 16 mars 1995 à Paris (XIIe arr.) ; mécanographe à la SNCF ; militant communiste de la Seine puis de Seine-Saint-Denis ; maire de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) de 1971 à 1995, député (1967-1968, 1973-1981, 1988-1993), conseiller régional d’Ile-de-France », Le Maitron en ligne, 12/4/2010 mis à jour=26/12/2018 (consulté le ).
  44. « Noisy-le-Sec : Jean-Louis Mons », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  45. Blandine Seigle, « L'annulation de cette élection est injuste », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  46. Gérard Leidet, « MONS Jean-Louis (version provisoire) : Né le 7 novembre 1942, mort le 7 janvier 2017 ; professeur de mathématiques ; militant communiste ; conseiller général du canton de Noisy-le-Sec (1976-2001) ; président du conseil général de la Seine-Saint-Denis (1982- 1985) ; maire de Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis) de 1995 à 2002 », Le Montron en ligne, 17/1/2017 mis à jour le 19/2/2021 (consulté le ).
  47. « Les larmes de Nicole Rivoire nouvelle maire de Noisy-le-Sec », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  48. « Alda Pereira-Lemaître, première maire socialiste de la ville », Le Parisien, municipales 2008,‎ (lire en ligne).
  49. a et b « Municipale à Noisy-le-Sec: le Nouveau Centre remporte l'élection », Le Point,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Cette élection est intervenue après l'implosion en septembre de la majorité municipale de Noisy-le-Sec, ville de 39.000 habitants. Vingt (Verts et communistes) des 30 élus de la majorité, sur un total de 39 conseillers, avaient quitté le conseil, dans un climat très tendu ».
  50. « Alda Pereira-Lemaître joue la carte de la concertation : Après Pierrefitte, hier, nous poursuivons notre série sur les nouveaux édiles communaux, six mois après leur élection », Le Parisien, édition de Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  51. « La droite reprend Noisy-le-Sec, en Seine-Saint-Denis », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  52. Réélu pour le mandat 2014-2020 : Marjorie Corcier, « Seine-Saint-Denis : six villes basculent à droite : Saint-Ouen, Le Blanc-Mesnil et Bobigny, trois bastions rouges, ont été remportés par la droite, qui gagne aussi trois villes socialistes et divers gauche : Aulnay-sous-Bois, Villepinte et Livry-Gargan », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne) « Sans surprise, Michel Pajon (PS, 42,9 %) a été réélu à Noisy-le-Grand, Sylvine Thomassin (PS, 47,4 %) a gagné à Bondy, Laurent Rivoire (UDI, 58,5 %) à Noisy-le-Sec, Corinne Valls (DVG, 49 %) à Romainville, Claude Capillon (UMP, 49,4 %) à Rosny-sous-Bois, Stéphane Gatignon (EELV, 50,6 %) à Sevran, Azzédine Taïbi (PC, 50,3 %) à Stains et Carinne Juste (FG, 43,3 %) à Villetaneuse ».
  53. « Noisy-le-Sec : Laurent Rivoire, ce maire qui dit non », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  54. Nathalie Revenu, « Marchés publics à Noisy-le-Sec : le maire UDI Laurent Rivoire jugé pour délit de favoritisme : À un mois et demi de l’élection municipale, le maire de Noisy-le-Sec est jugé, en sa qualité de président du bailleur Noisy-le-Sec Habitat, pour favoritisme et prise illégale d’intérêt au tribunal de Bobigny », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Laurent Rivoire est renvoyé pour délit de favoritisme, prise illégale d'intérêt et trafic d'influence dans l'attribution de marchés du bailleur de la ville. Favoritisme, car il n'aurait pas fait jouer les règles de concurrence et aurait privilégié sa garde rapprochée. Prise illégale d'intérêt car il aurait utilisé la SAEM à des fins personnelles. A savoir : assurer sa réélection, en 2014 ».
  55. « Compte-rendu [du conseil municipal] du vendredi 3 juillet 2020 à 18h30 » [PDF], Ordre du jour / compte-rendu, sur https://www.noisylesec.fr (consulté le ).
  56. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  57. Le palmarès des Villes internet 2011 - http://www.villes-internet.net/le-label/villes-labellisees/label-edition-2011/focus-sur-les-villes-internet-5/
  58. la liste des 303 villes et villages primés - http://www.villes-internet.net/le-label/villes-labellisees/label-edition-2011/palmares-2011/
  59. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  60. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  61. « Revenus fiscaux localisés des ménages-Année 2010 », sur site de l'Insee, (consulté le ).
  62. a et b « Insee - Chiffres clés : Commune de Noisy-le-Sec (93053) », sur www.insee.fr (consulté le ).
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  64. l'article sur ville-internet
  65. Église Saint-Jean-Baptiste
  66. SOURCE : Seine-saint-Denis, le magazine, revue officielle du département, no 105, février 2007.
  67. Ancien cimetière, une archive de pierre
  68. Cimetières