Pomponne (Seine-et-Marne)

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Pomponne
Pomponne (Seine-et-Marne)
La mairie.
Blason de Pomponne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Torcy
Canton Lagny-sur-Marne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne et Gondoire
Maire
Mandat
Roland Harlé
2014-2020
Code postal 77400
Code commune 77372
Démographie
Gentilé Pomponnais
Population
municipale
3 966 hab. (2015 en augmentation de 17,9 % par rapport à 2010)
Densité 553 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 04″ nord, 2° 41′ 21″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 120 m
Superficie 7,17 km2
Localisation

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Liens
Site web pomponne.org

Pomponne est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Pomponnais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au sud par la Marne et au nord par des forêts.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pomponne
Villevaudé Carnetin
Brou-sur-Chantereine
Vaires-sur-Marne
Pomponne Thorigny-sur-Marne
Torcy Saint-Thibault-des-Vignes Lagny-sur-Marne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de six cours d'eau référencés :

  • la rivière la Marne, longue de 514 km[1], principal affluent de la Seine, qui borde Pomponne au sud ;
  • Le ru du Bouillon ou ru d'Armoin, long de 5,6 km[2], au sud-est ;
  • Le ru Venante, 5,5 km[3], au sud-ouest ;
  • le ru Morte Mère, long de 5,4 km[4] ;
  • le fossé 01 des Cornouillers, 1,6 km[5] ;
  • le ru Morte Mère, long de 0,2 km[6].

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 8,280 km[7].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le bâtiment voyageurs de la gare.

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

La gare de Lagny - Thorigny se situe en lisière de la limite communale, au sud-est. Desservie par la ligne P du Transilien, elle permet notamment de rallier les gares de Paris-Est et de Meaux.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Pomponne est desservie directement sur son territoire par deux lignes :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose de 57 % de forêts, 25,6 % de zones urbanisées, 6 % de prairies, 5,4 % de zones agricoles hétérogènes, 3,7 % de terres arables et 2,2 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication[7].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 42 lieux-dits administratifs répertoriés[8].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 1 612 (dont 53,7% de maisons et 46,2% d‘appartements).

Parmi ces logements, 93,4% étaient des résidences principales, 1,4% des résidences secondaires et 5,2% des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 57,8% contre 40,9% de locataires[9].

La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 24,4%[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur de Pomponne connu était Philippe Ier de Nanteuil (1155-1227), seigneurie du château de Pomponne. Il a laissé la seigneurie de Pomponne en héritage à son fils Philippe II de Nanteuil († 1258), chevalier combattant (miles) et trouvère à l'image des premiers chevaliers du royaume de France suivant le code de l'homme chevaleresque fier qui a inspiré tant d'écrivains dans les siècles suivants.

Le pouillé parisien du XIIIe siècle indique que la cure relève de la présentation de l'abbé de Saint-Martin de Rurecourt (diocèse de Beauvais)[10].

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Accident ferroviaire

Le en soirée, un train express Paris-Strasbourg lancé à pleine vitesse percute l'arrière d’un train Paris-Nancy qui est à l'arrêt sur la voie ferrée entre Pomponne et Lagny-sur-Marne. La catastrophe fait plus de 200 morts et est, à ce jour, la seconde plus grande catastrophe ferroviaire en France après la catastrophe ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne en 1917.

Ce train pour Nancy a respecté une signalisation d'arrêt. Il s'agit d'un train supplémentaire mis en place par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, qui exploite alors le réseau pour l'Est de la France, pour faire face à l'afflux de voyageurs pour les fêtes de fin d'année. Or souvent pour ces trains supplémentaires, il est encore à l’époque régulièrement utilisé d'anciennes voitures de voyageurs dont la caisse est entièrement en bois, avec seulement le châssis en acier. La puissante locomotive de type 241 Mountain du Paris-Strasbourg vient percuter, de nuit, la dernière voiture, la chevauchant et détruisant ainsi sa caisse en bois et celles des quatre voitures suivantes. La projection d'éclats de bois participe également au lourd bilan. L'enquête montrera que le mécanicien du Paris-Strasbourg n'a pas respecté une signalisation d'arrêt et que le « crocodile » entre les rails chargé de freiner et d'avertir le train a été sans doute bloqué par le gel.

À la gare de l'Est à Paris d'où étaient partis les deux trains, une chapelle ardente est dressée, le président de la République, Albert Lebrun, vient se recueillir sur les 200 cercueils.

À la suite de cet accident, les voitures à caisse en bois sont retirées progressivement du service : elles sont interdites sitôt que la vitesse du convoi est susceptible de dépasser 60 km/h et limitées aux convois desservant la banlieue. De même, la SNCF, nouvellement créée, s'efforce, dès sa création, de remplacer ces voitures par de nouvelles, de conception plus récente. Mais les dernières ne disparaitront qu'au tout début des années 1960.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 mars 1959 René Gilzinger    
mars 1959 1970 Robert Saurin    
1970 1979 Roger Marie    
1979 juin 1995 Marcel Lambert    
juin 1995 octobre 2001[13]
(démission)
Jean-Paul Courrier DVD Ancien agent SNCF
octobre 2001[13] décembre 2001 Henri Barbero   Maire par intérim
décembre 2001[14] mars 2008 Alain Wery DVD  
mars 2008 novembre 2010[15]
(décès)
Marie-Christine Guillaume SE  
décembre 2010[16] en cours Roland Harlé DVD Chef de projet retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[17]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[18].

En 2015, la commune comptait 3 966 habitants[Note 2], en augmentation de 17,9 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271330295276313328320305345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
356396376431481497483514525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5946616607158549198529351 233
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 1811 3041 3972 8263 0443 2563 3073 3313 701
2015 - - - - - - - -
3 966--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[20].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commerces, artisanat, exploitations agricoles.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 1 492 (dont 76,5% sont imposés) représentant 3 716 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 24 737 €[9].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi dans la zone était de 527, occupant 1 742 actifs résidants (salariés et non-salariés) .

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 77,1% contre un taux de chômage (au sens du recensement) de 10,3%. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : étudiants et stagiaires non rémunérés 8,5%, retraités ou préretraités 7,4%, autres inactifs 7%[9].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de 236 dont 2 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 4 dans l'industrie, 25 dans la construction, 170 dans le commerce-transports-services divers et 35 étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, 23 entreprises ont été créées, dont 18 par des Auto-entrepreneurs[9].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Pomponne a été bâtie à la fin du XIIe siècle. Son architecture a été sensiblement modifiée, notamment lors de l'ajout de contrefort, mais elle conserve une remarquable nef d'origine. Elle abrite le cœur de Simon Arnauld de Pomponne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Pomponne.
Le château.

Le château a été largement reconstruit par Simon Arnauld de Pomponne et son père sur des plans de Mansart et Hardouin-Mansart. Il a été très retouché au XVIIIe et surtout au XIXe siècle et abrite désormais deux compagnies de CRS. (La CRS Maintien de l'ordre no 4 et la CRS Autoroutière Est-Île-de-France).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Simon Arnauld, seigneur puis marquis de Pomponne, ambassadeur puis secrétaire d'État de Louis XIV. Il a reçu la seigneurie de sa mère Catherine Lefèvre de La Boderie qui la tenait elle-même de son demi-frère, Nicolas de Haqueville.
  • Isaac Lemaistre de Sacy, traducteur de la Bible en français, mourut le 4 janvier 1684 au château de Pomponne, où l'avait accueilli son cousin Simon Arnauld de Pomponne.

Héraldique logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Pomponne Blason D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux palmes adossées, posées en chevron et en pointe d'un rocher mouvant de la pointe, le tout d'or.
Ornements extérieurs 
Timbré d'une couronne murale
Détails
Il s'agit du blason de la famille Arnauld de Pomponne, seigneurs puis marquis de Pomponne au XVIIe siècle[21].
Blason officiel de Pomponne[22].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Thomas Nicolas Hurtaut, Dictionnaire historique de la ville Paris et de ses environs, t. 4, Paris, Moutard, 1779, 847 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « La Marne »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - ru du Bouillon (F6622000) » consulté le 9 novembre 2017
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - ru Venante (F6626000) » consulté le 18 août 2017
  4. Sandre, « Ru Morte Mère »
  5. Sandre, « Fossé 01 des Cornouillers »
  6. Sandre, « Ru Morte Mère »
  7. a et b Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 21 août 2018
  8. Site territoires-fr.fr consulté le 3 novembre 2018 sous le code commune 77372
  9. a b c et d Statistiques de l‘INSEE.
  10. Hurtaut 1779, t. 4, p. 83.
  11. Résultats de l’élection présidentielle 2017 sur le site du ministère de l’Intérieur
  12. [PDF] Les maires de Pomponne depuis la Révolution, Vivre Pomponne n°63, avril 2003, p.4
  13. a et b [PDF] L'au revoir de Jean-Paul Courrier, sur pomponne.org
  14. « Le nouveau maire s'appelle Alain Wery », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  15. « Marie-Christine Guillaume, maire de la commune, est décédée », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  16. [PDF] Procès verbal du conseil municipal du 17 décembre 2010, sur pomponne.org
  17. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  18. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  19. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  21. Société d'histoire et de patrimoine de Pomponne Site internet
  22. Site internet officiel