Pomponne (Seine-et-Marne)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Pomponne.
Pomponne
La mairie.
La mairie.
Blason de Pomponne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Torcy
Canton Lagny-sur-Marne
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Marne et Gondoire
Maire
Mandat
Roland Harlé
2014-2020
Code postal 77400
Code commune 77372
Démographie
Gentilé Pomponnais
Population
municipale
3 701 hab. (2014)
Densité 516 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 04″ nord, 2° 41′ 21″ est
Altitude Min. 37 m
Max. 120 m
Superficie 7,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Pomponne

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte topographique d'Île-de-France
City locator 14.svg
Pomponne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Pomponne

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Pomponne
Liens
Site web pomponne.org

Pomponne est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Pomponnais(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est bordée au sud par la Marne et au nord par des forêts.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pomponne
Villevaudé Carnetin
Brou-sur-Chantereine
Vaires-sur-Marne
Pomponne Thorigny-sur-Marne
Torcy Saint-Thibault-des-Vignes Lagny-sur-Marne

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune[1] se compose de :

  • La Marne qui borde Pomponne au sud ;
  • Le ru du Bouillon ou ru d'armoin, long de 5,6 km[2], au sud-est ;
  • Le ru Venante, long de 5,5 km[3], au sud-ouest.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies ferroviaires[modifier | modifier le code]

Gare SNCF de Lagny - Thorigny - Pomponne. Ligne P du réseau Paris-Est qui assure la liaison entre Meaux et Gare de l'Est.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Réseau des bus pep's : Ligne 07.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total de logements dans la commune était de 1 612 (dont 53,7% de maisons et 46,2% d‘appartements).

Parmi ces logements, 93,4% étaient des résidences principales, 1,4% des résidences secondaires et 5,2% des logements vacants.

La part des ménages propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 57,8% contre 40,9% de locataires[4].

La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 24.4%[Note 1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le premier seigneur souverain de Pomponne, qui trace historique était Philippe I de Nanteuil (1155-1227), seigneurie du Château de Pomponne, qui a quitté la Seigneurie de Pomponne en héritage à son fils Philippe de Nanteuil († 1258), chevalier combattant (miles), banquier et poète trouvère. Il est l'icône de l'image du premier chevalier du royaume de France et de les valeurs du code homme chevaleresque fier que tant d'écrivains ont été inspirés dans les siècles suivants.

Le en soirée, un train express Paris-Strasbourg lancé à pleine vitesse percute l'arrière d’un train Paris-Nancy qui est à l'arrêt sur la voie ferrée entre Pomponne et Lagny-sur-Marne. La catastrophe fait plus de 200 morts et est, à ce jour, la seconde plus grande catastrophe ferroviaire en France après la catastrophe ferroviaire de Saint-Michel-de-Maurienne en 1917.

Ce train pour Nancy a respecté une signalisation d'arrêt. Il s'agit d'un train supplémentaire mis en place par la Compagnie des chemins de fer de l'Est, qui exploite alors le réseau pour l'Est de la France, pour faire face à l'afflux de voyageurs pour les fêtes de fin d'année. Or souvent pour ces trains supplémentaires, il est encore à l’époque régulièrement utilisé d'anciennes voitures de voyageurs dont la caisse est entièrement en bois, avec seulement le châssis en acier. La puissante locomotive de type 241 Mountain du Paris-Strasbourg vient percuter, de nuit, la dernière voiture, la chevauchant et détruisant ainsi sa caisse en bois et celles des quatre voitures suivantes. La projection d'éclats de bois participe également au lourd bilan. L'enquête montrera que le mécanicien du Paris-Strasbourg n'a pas respecté une signalisation d'arrêt et que le « crocodile » entre les rails chargé de freiner et d'avertir le train a été sans doute bloqué par le gel.

À la gare de l'Est à Paris d'où étaient partis les deux trains, une chapelle ardente est dressée, le président de la République, Albert Lebrun, vient se recueillir sur les 200 cercueils.

À la suite de cet accident, les voitures à caisse en bois sont retirées progressivement du service : elles sont interdites sitôt que la vitesse du convoi est susceptible de dépasser 60 km/h et limitées aux convois desservant la banlieue. De même, la SNCF, nouvellement créée, s'efforce, dès sa création, de remplacer ces voitures par de nouvelles, de conception plus récente. Mais les dernières ne disparaitront qu'au tout début des années 1960.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élections nationales[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1979 1995 Marcel Lambert    
1995 2001 Jean-Paul Courrier DVD  
2001 2008 Alain Wery DVD  
2008 2010 Marie-Christine Guillaume SE  
2010 en cours Roland Harlé DVD Chef de projet

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[7],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 3 701 habitants, en augmentation de 11,11 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
271 330 295 276 313 328 320 305 345
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
356 396 376 431 481 497 483 514 525
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
594 661 660 715 854 919 852 935 1 233
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 181 1 304 1 397 2 826 3 044 3 256 3 307 3 331 3 701
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Commerces, artisanat, exploitations agricoles.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le nombre de ménages fiscaux en 2013 était de 1 492 (dont 76,5% sont imposés) représentant 3 716 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 24 737 €[4].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2014, le nombre total d’emploi dans la zone était de 527, occupant 1 742 actifs résidants (salariés et non-salariés) .

Le taux d’activité de la population âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 77,1% contre un taux de chômage (au sens du recensement) de 10,3%. Les inactifs se répartissent de la façon suivante : étudiants et stagiaires non rémunérés 8,5%, retraités ou préretraités 7,4%, autres inactifs 7%[4].

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2015, le nombre d’établissements actifs était de 236 dont 2 dans l’agriculture-sylviculture-pêche, 4 dans l'industrie, 25 dans la construction, 170 dans le commerce-transports-services divers et 35 étaient relatifs au secteur administratif.

Cette même année, 23 entreprises ont été créées, dont 18 par des Auto-entrepreneurs[4].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-Saint-Paul de Pomponne a été bâtie à la fin du XIIe siècle. Son architecture a été sensiblement modifiée, notamment lors de l'ajout de contrefort, mais elle conserve une remarquable nef d'origine. Elle abrite le cœur de Simon Arnauld de Pomponne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Pomponne.
Le château.

Le château a été largement reconstruit par Simon Arnauld de Pomponne et son père sur des plans de Mansart et Hardouin-Mansart. Il a été très retouché au XVIIIe et surtout au XIXe siècle et abrite désormais deux compagnies de CRS. (La CRS Maintien de l'ordre no 4 et la CRS Autoroutière Est-Île-de-France).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Simon Arnauld, seigneur puis marquis de Pomponne, ambassadeur puis secrétaire d'État de Louis XIV. Il a reçu la seigneurie de sa mère Catherine Lefèvre de La Boderie qui la tenait elle-même de son demi-frère, Nicolas de Haqueville.
  • Isaac Lemaistre de Sacy, traducteur de la Bible en français, mourut le 4 janvier 1684 au château de Pomponne, où l'avait accueilli son cousin Simon Arnauld de Pomponne.

Héraldique logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Pomponne Blason D'azur au chevron d'or, accompagné en chef de deux palmes adossées, posées en chevron et en pointe d'un rocher mouvant de la pointe, le tout d'or.
Ornements extérieurs 
Timbré d'une couronne murale
Détails Il s'agit du blason de la famille Arnauld de Pomponne, seigneurs puis marquis de Pomponne au XVIIe siècle[10].
Blason officiel de Pomponne[11].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]