Trilport

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Trilport
Trilport
La mairie-école, construite en 1890.
Image illustrative de l’article Trilport
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Meaux
Maire
Mandat
Jean-Michel Morer (DVG)
2020-2026
Code postal 77470
Code commune 77475
Démographie
Gentilé Trilportais
Population
municipale
5 061 hab. (2018 en augmentation de 2,66 % par rapport à 2013)
Densité 461 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 57′ 25″ nord, 2° 56′ 57″ est
Altitude Min. 41 m
Max. 141 m
Superficie 10,97 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Meaux
(banlieue)
Aire d'attraction Paris
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de La Ferté-sous-Jouarre
Législatives Sixième circonscription
Localisation
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Liens
Site web trilport.fr

Trilport est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de la commune de Trilport dans le département de Seine-et-Marne.

La commune est située au bord de la Marne, en rive droite à 5 kilomètres à l'est de Meaux[Carte 1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

L'altitude de la commune varie de 11 mètres à 141 mètres pour le point le plus haut, le centre du bourg se situant à environ 56 mètres d'altitude (mairie)[1]. Elle est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Carte en couleur présentant les réseau hydrographique de la commune
Carte des réseaux hydrographique et routier de Trilport.

Le réseau hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

  • la rivière la Marne, longue de 514,26 km[3], principal affluent de la Seine, qui borde la commune à l'ouest, ainsi que :
    • un bras de 1,48 km[4] ;
    • le ruisseau de Mansigny[Note 1]., long de 6,89 km[5], qui conflue avec la Marne ;
  • le fossé 01 de la Motte l'Abbesse, 2,20 km[6].

Par ailleurs, son territoire est également traversé par l’aqueduc de la Dhuis.

La longueur totale des cours d'eau sur la commune est de 3,03 km[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Paramètres climatiques pour la commune sur la période 1971-2000

- Moyenne annuelle de température : 11 °C
- Nombre de jours avec une température inférieure à -5°C : 3,6 j
- Nombre de jours avec une température supérieure à 30°C : 4,7 j
- Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 15,3 °C
- Cumuls annuels de précipitation : 709 mm
- Nombre de jours de précipitation en janvier : -1,8 j
- Nombre de jours de précipitation en juillet : 0,1 j

La commune bénéficie d’un « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats en France définie en 2010. Ce type affecte l’ensemble du Bassin parisien avec une extension vers le sud, dont la totalité des communes de Seine-et-Marne[8].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir cette typologie comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[9]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-contre[8]. Avec le changement climatique, ces variables ont pu depuis évoluer. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales[10]. Cette évolution peut être constatée sur la station météorologique historique de Météo-France la plus proche, Melun - Villaroche , qui se trouve à 44 km à vol d'oiseau[11], où la température moyenne annuelle évolue de 11,2 °C pour 1981-2010[12] à 11,6 °C pour 1991-2020[13].

Milieux naturels et biodiversité[modifier | modifier le code]

Carte des ZNIEFF de type 2 localisées sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire.

Le territoire communal de Trilport comprend une ZNIEFF de type 2[Note 3],[14],[Carte 2], la « Forêt domaniale de Montceaux » (1 304,43 ha), couvrant 5 communes du département[15].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Trilport est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[16],[17],[18]. Elle appartient à l'unité urbaine de Meaux, une agglomération intra-départementale regroupant 7 communes[19] et 79 636 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[20],[21].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire regroupe 1 929 communes[22],[23].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 58 lieux-dits administratifs[Note 6] répertoriés[24] dont un hameau, celui de Dancy, composé principalement de la Ferme de Dancy sur la route de Germigny et la maison forestière à l'Orée de la Forêt de Montceaux sur la RD 603 en direction de Saint-Jean. Un écoquartier est en construction.

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (47,7 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (47,7 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (47,7% ), terres arables (31,8% ), zones urbanisées (16% ), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (3% ), prairies (1,1% ), espaces verts artificialisés, non agricoles (0,4 %)[25].

Parallèlement, L'Institut Paris Région, agence d'urbanisme de la région Île-de-France, a mis en place un inventaire numérique de l'occupation du sol de l'Île-de-France, dénommé le MOS (Mode d'occupation du sol), actualisé régulièrement depuis sa première édition en 1982. Réalisé à partir de photos aériennes, le Mos distingue les espaces naturels, agricoles et forestiers mais aussi les espaces urbains (habitat, infrastructures, équipements, activités économiques, etc.) selon une classification pouvant aller jusqu'à 81 postes, différente de celle de Corine Land Cover[26],[27],[Carte 3]. L'Institut met également à disposition des outils permettant de visualiser par photo aérienne l'évolution de l'occupation des sols de la commune entre 1949 et 2018[Carte 4].

Planification[modifier | modifier le code]

La commune disposait en 2019 d'un plan local d'urbanisme approuvé[28]. Le zonage réglementaire et le règlement associé peuvent être consultés sur le Géoportail de l'urbanisme[Carte 5].

Logement[modifier | modifier le code]

En 2016, le nombre total de logements dans la commune était de 2 101, dont 79,5 % de maisons et 19,2 % d'appartements.

Parmi ces logements, 94,1 % étaient des résidences principales, 0,6 % des résidences secondaires et 5,3 % des logements vacants.

La part des ménages fiscaux propriétaires de leur résidence principale s’élevait à 75,7 % contre 23,1 % de locataires[29],[Note 7], dont 8,4 % de logements HLM loués vides (logements sociaux)[Note 8] et 1,3 % logés gratuitement.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La ville est traversée en son centre par la RD603, anciennement Nationale 3, passant d'Est en Ouest. C'est un axe de circulation très important, menant vers les régions de l'Est de la France, et qui connecte la ville à Paris, en passant par Meaux avec un pont enjambant la Marne.

Le chemin de fer est présent dans la ville depuis l'ouverture du tronçon de Meaux à Epernay en 1849.

La gare de Trilport est une gare de banlieue, desservie par les trains de la ligne P du Transilien, sur les branches Paris-Est - Château-Thierry et Paris-Est - La Ferté-Milon.

La commune est desservie par la ligne d'autocars No 56 ( La-Ferté-sous-Jouarre – Meaux) du réseau de cars Transdev[30].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans la commune.

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Tria portus en 1221[31] ; Tria en 1249[32] ; Trie le Port en 1265[33] ; Villa de Tri, Trileport en 1365[34] ; Try le Port en 1394[35] ; Trit le Port en 1406[36].

Tri : Altération du mot trajectum qui veut dire « traversée, passage » en latin. On retrouve la même situation et origine dans les villes de Trilbardou, Trie-Château, le Trait.

Étymologiquement, le nom de la ville de Trilport, du latin trilportum, signale l'existence à cet endroit des gués de l'époque gallo-romaine permettant de traverser la Marne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Des fouilles permettent d'attester que le lieu est occupé depuis le Néolithique. Comme toute la région, Trilport est occupée par une tribu gauloise, les Meldes qui fonderont Meaux, puis par les Romains. Durant l'époque gallo-romaine, un gué, au moins, permettait de traverser la Marne[37]. Ce gué est mentionné en 991, lequel était doublé par un bac ou un pont de bois.

Au Moyen Âge, Trilport appartient au roi de France et à l'évêque de Meaux. Trilport est touchée par la Jacquerie, les famines et les pillages de la guerre de Cent Ans avant de retrouver un peu de calme lors de la Renaissance. Il y eut des combats lors de la campagne de France de 1814.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[41]
Période Identité Étiquette Qualité
mai 2004 en cours Jean-Michel Morer[42] PS puis DVG[43] Professeur
mars 1977 3 mai 2004 Michel Vallier PS Conseiller général
mars 1959 mars 1977 Henri Corbrion    
1944 mars 1959 Lucien Vergnolle    
1908 1944 Frédéric Nugue    
1904 1908 Victor Mafflard    
1900 1904 Marie Aristide Ourry    
1898 1900 Victor Mafflard    
1896 1898 Eugène Monnoury    
1888 1896 Eugène Firon    
1880 1888 François Devoise    
1876 1880 Jean Lamiral    
1856 1876 Gustave de Ponton d'Amécourt    
1851 1856 Antoine Minouflet    
1848 1851 Noël Coyette    
1848 1848 Louis de Ponton d'Amecourt    
1841 1848 Noël Coyette    
1835 1841 Jean-Pierre Minouflet    
1818 1835 Louis de Ponton d'Amecourt    
1808 1817 Le Moine    
An XI 1808 Antoine Dalleux    
An VIII An IX Pierre Cinot    
An II An VIII Barthélémy Boitel    
1791 An II François Marie Haccart    
1782 1791 Papelard    
1756 1781 Le Givre    
1750 1756 Nazareth    
1744 1750 Bourgeois    
1734 1744 Berthelet    
1713 1734 Bontemps    
1700 1712 Pluvier    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Un jumelage avec la ville d'Engen dans l'Hegau, en Forêt Noire allemande, a été mis en place par les professeurs d'allemand du collège Le Bois-de-l'Enclume[44]. Selon le site officiel de la ville, le jumelage entre Trilport et Engen est arrivé tout naturellement. Les collèges des deux villes : collège du Bois-de-l'Enclume pour Trilport et la Realschule pour Engen entretiennent des échanges réguliers, qui ont donné lieu en 1987 a un appariement officiel entre les deux établissements scolaires. Les années ont passé, et les élèves ont continué à s'écrire, à se rencontrer ; des familles trilportaises sont devenues ainsi amies avec des familles allemandes. Chaque année de jeunes Trilportais se rendent à Engen et vice versa[44].

En , le maire d'Engen propose à la mairie de Trilport une aide financière afin d'aider la commune à surmonter les dégâts engendrés par la tempête de fin décembre 1999 en Europe.

Les élus des deux cités décident de fêter l'entrée dans le nouveau millénaire en liant leurs deux villes par un jumelage officiel qui a été célébré au début de l'année 2000[44]. Une célébration fêtée en deux étapes : 23, 24 et à Trilport et 6, 7, à Engen. Depuis, les échanges se sont multipliés entre les différentes associations, fanfares, jeunes, artistes, sportifs, sans oublier les visites culturelles. En 2005, les deux villes ont fêté le 5e anniversaire d'un jumelage très vivant[44].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune s'est dotée d'un Agenda 21 en 2005. Elle est la première commune d’Île-de-France de moins de 5 000 habitants à avoir lancé cette démarche.

La municipalité porte un projet d'écoquartier en centre-ville pour la réalisation de 350 logements environ à proximité de la gare.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Eau et assainissement[modifier | modifier le code]

L’organisation de la distribution de l’eau potable, de la collecte et du traitement des eaux usées et pluviales relève des communes. La loi NOTRe de 2015 a accru le rôle des EPCI à fiscalité propre en leur transférant cette compétence. Ce transfert devait en principe être effectif au , mais la loi Ferrand-Fesneau du a introduit la possibilité d’un report de ce transfert au [45],[46].

Assainissement des eaux usées[modifier | modifier le code]

En 2020, la gestion du service d'assainissement collectif de la commune de Trilport est assurée par le CA du Pays de Meaux (CAPM) pour la collecte, le transport et la dépollution[47],[48],[49].

L’assainissement non collectif (ANC) désigne les installations individuelles de traitement des eaux domestiques qui ne sont pas desservies par un réseau public de collecte des eaux usées et qui doivent en conséquence traiter elles-mêmes leurs eaux usées avant de les rejeter dans le milieu naturel[50]. Le CA du Pays de Meaux (CAPM)La commune assure le service public d'assainissement non collectif (SPANC), qui a pour mission de vérifier la bonne exécution des travaux de réalisation et de réhabilitation, ainsi que le bon fonctionnement et l’entretien des installations. Cette prestation est déléguée à l'entreprise Veolia, dont le contrat arrive à échéance le 30 juin 2022[47],[51].

Eau potable[modifier | modifier le code]

En 2020, l'alimentation en eau potable est assurée par la commune qui en a délégué la gestion à une entreprise privée, dont le contrat expire le [47],[52],[53].

Les nappes de Beauce et du Champigny sont classées en zone de répartition des eaux (ZRE), signifiant un déséquilibre entre les besoins en eau et la ressource disponible. Le changement climatique est susceptible d’aggraver ce déséquilibre. Ainsi afin de renforcer la garantie d’une distribution d’une eau de qualité en permanence sur le territoire du département, le troisième Plan départemental de l’eau signé, le , contient un plan d’actions afin d’assurer avec priorisation la sécurisation de l’alimentation en eau potable des Seine-et-Marnais. A cette fin a été préparé et publié en décembre 2020 un schéma départemental d’alimentation en eau potable de secours dans lequel huit secteurs prioritaires sont définis. La commune fait partie du secteur Meaux[54].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2014, l'Insee recensait 4 985 habitants à Trilport.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[55]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[56].

En 2018, la commune comptait 5 061 habitants[Note 9], en augmentation de 2,66 % par rapport à 2013 (Seine-et-Marne : +3,47 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
602670710749832825881963994
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9761 012962985953930924953996
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9881 0161 0651 0551 0661 2031 1191 0371 264
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4581 8902 4873 3233 8254 6024 7934 8174 840
2013 2018 - - - - - - -
4 9305 061-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[57] puis Insee à partir de 2006[58].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

La commune est traditionnellement le lieu d'une exposition annuelle de champignons, des évènements relatifs à l'observation astronomique sont parfois organisés par une association locale, dite club Uranie. Un feu d'artifice et une retraite aux flambeaux ont lieu le week-end de la Saint-Pierre-et-Paul ainsi qu'un concours de pêche. Jadis des défilés de chars fleuris étaient également organisés, cette tradition s'est perdue dans les années 1990.

Sports[modifier | modifier le code]

Le site principal de la commune, le complexe de la Noyerie accueille un gymnase agrandi en 2008 d'un dojo et de nouvelles salles d'activités. Ce bâtiment permet la pratique d'une grande diversité de sports (basket, badminton, handball, gymnastique, judo, jujitsu, karaté, musculation, foot en salle, tennis...). Il est entouré de trois terrains de foot avec tribune et vestiaires. Trois courts de tennis extérieurs avec club house et un club de pétanque complètent l'offre.

En bord de Marne, un cercle de voile remis en activité récemment permet à nouveau d’accueillir un club d'aviron. Les bords de Marne sont partagés entre les pêcheurs, les joggeurs et les promeneurs qui disposent également pour ces derniers des chemins de la forêt domaniale de Montceaux.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2018, le nombre de ménages fiscaux de la commune était de 1 917 (dont 65 % imposés), représentant 4 930 personnes et la médiane du revenu disponible par unité de consommation de 24 480 euros[59].

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2017 , le nombre total d’emplois dans la zone était de 1 045, occupant 2 242 actifs résidants. Le taux d'activité de la population (actifs ayant un emploi) âgée de 15 à 64 ans s'élevait à 69 % contre un taux de chômage de 7,7 %. Les 23,3 % d’inactifs se répartissent de la façon suivante : 11,5 % d’étudiants et stagiaires non rémunérés, 6,4 % de retraités ou préretraités et 5,4 % pour les autres inactifs[60].

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

En 2019, le nombre d’unités légales et d’établissements (activités marchandes hors agriculture. ) par secteur d'activité était de 320 dont 22 dans l’industrie manufacturière, industries extractives et autres, 63 dans la construction, 95 dans le commerce de gros et de détail, transports, hébergement et restauration, 11 dans l’Information et communication, 5 dans les activités financières et d'assurance, 9 dans les activités immobilières, 42 dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques et activités de services administratifs et de soutien, 39 dans l’administration publique, enseignement, santé humaine et action sociale et 34 étaient relatifs aux autres activités de services[61].

En 2020, 68 entreprises ont été créées sur le territoire de la commune, dont 55 individuelles.

Au , la commune ne possédait aucun hôtel mais un terrain de camping disposant de 50 emplacements[62].

  • ZAC de la Halotte trois hectares.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Trilport est dans la petite région agricole dénommée les « Vallées de la Marne et du Morin », couvrant les vallées des deux rivières, en limite de la Brie[Carte 6]. En 2010, l'orientation technico-économique[Note 10] de l'agriculture sur la commune est la culture de céréales et d'oléoprotéagineux (COP)[63].

Si la productivité agricole de la Seine-et-Marne se situe dans le peloton de tête des départements français, le département enregistre un double phénomène de disparition des terres cultivables (près de 2 000 ha par an dans les années 1980, moins dans les années 2000) et de réduction d'environ 30 % du nombre d'agriculteurs dans les années 2010[64]. Cette tendance se retrouve au niveau de la commune où le nombre d’exploitations est passé de 6 en 1988 à 2 en 2010. Parallèlement, la taille de ces exploitations augmente, passant de 88 ha en 1988 à 159 ha en 2010[63]. Le tableau ci-dessous présente les principales caractéristiques des exploitations agricoles de Trilport, observées sur une période de 22 ans :

Évolution de l’agriculture à Trilport entre 1988 et 2010.
1988 2000 2010
Dimension économique[63],[Note 11]
Nombre d’exploitations (u) 6 4 2
Travail (UTA) 9 5 2
Surface agricole utilisée (ha) 527 439 318
Cultures[65]
Terres labourables (ha) 476 434 s
Céréales (ha) 309 311 s
dont blé tendre (ha) 212 s s
dont maïs-grain et maïs-semence (ha) 83 s s
Tournesol (ha) s
Colza et navette (ha) 41 s s
Élevage[63]
Cheptel (UGBTA[Note 12]) 92 90 66

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul du XIVe siècle, restaurée en 1819.
  • La commune fut une destination touristique prisée au moment du Front populaire avec l'apparition des congés payés. Sa plage était dit-on réputée. La commune possède encore actuellement un camping de 50 emplacements : le camping du Pont. Un établissement du même type mais plus étendu est situé sur l'autre rive de la Marne, sur la commune de Meaux, un motel est également présent sur les bords de Marne, doté d'un toboggan où personne ne s'aventure plus, un arrêté municipal interdisant les baignades dans la Marne.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Maximilien Henri Nicolas Jacob (1765-1796), général des armées de la République. Compromis dans l'affaire du camp de Grenelle, il est fusillé le .
  • Gustave de Ponton d'Amécourt, inventeur de l'hélicoptère, fut maire de la commune. Une stèle commémorative est érigée dans le parc de son château - dont il ne reste que le pigeonnier et le portail d'entrée principal - devenu parc municipal. Le château entré dans un état de délabrement avancé a été démoli en 1979.
  • Frédéric Nugue (maire de Trilport de 1908 à 1944) a fondé à Trilport en 1898 une usine de fabrication de coffres-fort toujours en activité, en face de la gare SNCF. La commune comporte une rue Frédéric-Nugue, à proximité du centre sportif.

Médias[modifier | modifier le code]

Les scènes d'extérieur du film L'Alibi (1937) de Pierre Chenal ont été tournées « à la plage de Trilport »[66]. Le nom de la ville est cité à plusieurs reprises dans l'émission télé satirique Baffie vérifie la pub du comique Laurent Baffie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Le livre référence a été écrit par Michèle Bardon en 1980 et s'intitule Trilport, Témoin de l'Histoire. Il a été réédité en 2007 par les Presses du village et reprend l'intégralité du précédent volume, mais augmenté d'un index des noms de lieux, de personnes et de matières ainsi que d'une liste explicative du contenu des différents chapitres.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes et cartes[modifier | modifier le code]

  • Notes
  1. Le point de confluence donné par Sandre (2.9409 - 48.9726) est contestable car situé sur la Marne, limite administrative entre Trilport et Poincy. Le point terrestre où le ruisseau de Mansigny rejoint la Marne est sur la commune de Poincy.
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Les ZNIEFF de type 2 sont de grands ensembles naturels riches, ou peu modifiés, qui offrent des potentialités biologiques importantes.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Contrairement au hameau ou écart qui est un groupe d’habitations , un lieu-dit n'est pas forcément un lieu habité, il peut être un champ, un carrefour ou un bois...
  7. En raison des arrondis, la somme des pourcentages n’est pas toujours égale à 100 %.
  8. Voir la Loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (loi SRU).
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.
  10. L'orientation technico-économique d'une exploitation est la production dominante de l'exploitation, déterminée selon la contribution de chaque surface ou cheptel à la production brute standard.
  11. L'indicateur s signifie que la donnée n'est pas diffusée par respect du secret statistique.
  12. L'Unité gros bétail alimentation totale (UGBTA) est une unité employée pour pouvoir comparer ou agréger des effectifs animaux d’espèces ou de catégories différentes (par exemple, une vache laitière = 1,45 UGBTA, une vache nourrice = 0,9 UGBTA, une truie-mère = 0,45 UGBTA).
  • Cartes
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Références[modifier | modifier le code]

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  66. Source : générique du film L'Alibi