Sevran

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la ville située en région parisienne. Pour l'animateur français, voir Pascal Sevran. Pour les autres significations, voir Sevran (homonymie).
Sevran
La nouvelle mairie de Sevran en 2015
La nouvelle mairie de Sevran en 2015
Blason de Sevran
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy
Canton Sevran
(bureau centralisateur)
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Paris Terres d'Envol
Maire
Mandat
Stéphane Gatignon
2014-2020
Code postal 93270
Code commune 93071
Démographie
Gentilé Sevranais
Population
municipale
49 465 hab. (2013)
Densité 6 795 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 00″ Nord 2° 32′ 00″ Est / 48.9333, 2.5333
Altitude Min. 46 m – Max. 66 m
Superficie 7,28 km2
Localisation

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Sevran
Liens
Site web ville-sevran.fr

Sevran est une commune française située dans le département de Seine-Saint-Denis, en région Île-de-France. Autrefois petit village de la plaine de France, la commune a connu un développement spectaculaire durant les années 1960 et 1970, faisant quadrupler sa population en moins de quarante ans. La ville abrite sur une partie de son territoire le parc forestier de la poudrerie nationale de Sevran-Livry.

Ses habitants sont appelés les Sevranais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Sevran vers 1870 (carte d'état-major).

Sevran est située à 18 kilomètres au nord-est de Paris, dans la partie méridionale très urbanisée de la Plaine de France. La commune s'est édifiée sur les rives de la Morée, petite rivière aujourd'hui en grande partie canalisée et souterraine.

Localisation de Sevran.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

La ville est limitrophe des communes de :

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Canal de l'Ourcq à Sevran.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat de Sevran est océanique à tendance continentale, perturbé par des périodes relativement sèches au mois de juillet et août [1] :

  • Température moyenne annuelle : 10,9 °C
  • Température maximale juillet : 34,2 °C
  • Température minimale janvier : 3,4 °C

Les vents viennent généralement du sud-ouest et d'ouest. La vitesse est en moyenne de 4 m/s. Les vents les plus violents sont en hiver et au printemps. La vitesse maximale est de 30 m/s.

Les orages estivaux sont caractéristiques du climat continental [1] :

  • 575 mm en moyenne annuelle
  • 794 mm en 1966
  • 295 mm en 1953
  • 386 mm en 1976

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Une piste cyclable a été aménagée[Quand ?] : la piste de l'Ourcq, traversant la ville, cinq pistes communales, deux pistes intercommunales (édifiées en 2004), une ligne départementale des parcs, et trois pistes départementales.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une assez bonne desserte avec :

De nombreux projets sont en cours[Quand ?], concernant le CDG Express et l’amélioration de la ligne du RER B, l'aménagement des deux gares Sevran-Beaudottes et Sevran-Livry ainsi que leur environnement. D'autre part, un Comité d'axe dans le cadre du Plan de Déplacement Urbain sur les lignes de bus 613 et 147 a été créé.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La résidence Irène
Une usine exploitée par la Société des freins et signaux Westinghouse s'est implantée en 1892 dans le quartier de Freinville, pour y exploiter les brevets de George Westinghouse concernant les freins ferroviaires.

La ville est composée de dix quartiers :

  • Les Beaudottes : L’origine de son nom remonte au premier fermier et propriétaire des terres, Jean Beaudot au XVIe siècle. Le quartier des Beaudottes comprend aujourd’hui quatre secteurs qui correspondent à des îlots d’habitations construits à différentes périodes : Savigny (1957-1960), Vieilles Beaudottes (1972-1973), le secteur du collège Évariste-Galois et les Nouvelles Beaudottes (1982-1992). Classé en secteur « Grand Projet de Ville » devenu aujourd’hui « Opération de Renouvellement Urbain », ce quartier dispose d’une gare SNCF et de nombreux équipements publics tels que le centre social Marcel-Paul. La population du quartier s'élève à 10 058 habitants (traitement 2013 des données collectées en 2011[2]).
  • Montceleux/Pont-Blanc : le quartier regroupe quatre secteurs : Montceleux, Les Érables, Pont-Blanc (cité haute) et Pont-Blanc (cité basse). Riche de 3 000 logements, la zone est classée en secteur « Grand Projet de Ville » devenu aujourd’hui « Opération de Renouvellement Urbain ». 8 543 habitants[2] vivent dans ce quartier.
  • Les Sablons : le quartier, essentiellement pavillonnaire, est situé au nord du parc de la Poudrerie. Il s'est développé au début des années 1980 et comptait en 2011[2] 3 838 habitants.
  • Freinville : ce quartier pavillonnaire, situé au sud-ouest de la commune, a connu dès la fin du XIXe siècle une urbanisation rapide grâce à l’installation de la compagnie de freins Westinghouse en 1891. C'est ici que se trouve l'église Sainte-Élisabeth. Le quartier comptait en 2011[2] 2 809 habitants.
  • Les Trèfles : le quartier est situé au sud de la ville, il constitue le premier secteur pavillonnaire de Sevran construit au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Il s’est développé grâce à la ligne de chemin de fer Paris-Soissons et à l’installation de la société Kodak en 1925. Le nombre d'habitants des Trèfles s'élevait à 5 812 en 2011[2].
  • Rougemont : le nom du quartier vient de l’ancienne ferme qui occupait autrefois le site. Entre 1960 et 1974, 2 000 logements furent construits ainsi que des équipements comme l’hôpital René-Muret. Le quartier comptait 6 106 habitants en 2011[2]. Le collège Paul-Painlevé borde le quartier Rougemont.
  • Primevères/Savigny : le quartier, pavillonnaire, est situé au nord-ouest de la ville et regroupe 4 490 habitants[2]. Son développement commence dans les années 1930 et se poursuit après la Seconde Guerre mondiale.
  • Centre-ville : le quartier est le noyau de Sevran. Il se caractérise par son bâti ancien autour de l'église Saint-Martin (XVIe siècle) et quelques équipements publics : poste, Trésor Public, la mairie et le marché. Des opérations immobilières ont permis d’accueillir de nouveaux habitants dont le nombre s’élève en 2011 à 3 990[2].
  • Perrin : ce quartier borde le canal. Il mélange d'anciens pavillons datant du début du XXe siècle et des copropriétés qui sont visibles du centre-ville. Le quartier comptait en 2011 4 355 habitants[2].

Logement[modifier | modifier le code]

À Sevran, plusieurs logements sont en cours de construction ou de rénovation surtout dans les cités où les bâtiments sont très délabrés et mal entretenus. Le maire de Sevran y a lancé un système de rénovation.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Avant le VIIe siècle, Sevran apparaît sous l'appellation Ceb.randa ou Caput Arantae (par restitutions hypothétiques). C’est au cours du VIIe siècle qu’apparaît la mention écrite du village Ciperente ou Ceperente, dans le testament de dame Ermentrude, alors propriétaire terrienne de la région. Puis au VIIIe siècle, apparaît Ceverent. Des documents permettent de suivre l’évolution étymologique : en 1089 Ceverencus/Ceverenco, en 1168 Ceverents, en 1237 Ceverent, en 1243 Cevran ou encore Cevrent, Cevren au XIIIe siècle[3] et Sevran. À la fin du XVIIIe siècle, deux appellations restent : Cevran au XVIIIe siècle[3] et Sevran. À la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, apparaît Sévran[4][réf. insuffisante] qui se modifie en Sevran vers 1780.

L'abbé Lebeuf nous rappelle que le lieu est appelé Villa Picta dès le milieu du IXe siècle et il en déduit que l'origine du nom actuel est incertaine[5].

L'étymologie de Sevran n'est pas établie avec certitude. Le nom pourrait dériver de « severanum » qui signifie « le domaine de « Severus ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Sevran vers 1780 (Carte de Cassini).
Une guinguette, avant la Première Guerre mondiale.
Le pont du Canal, à la même époque.

Du Moyen Âge au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Les bénédictins de Saint-Martin-des-Champs s'installent à Sevran en 1060. Vers 1083, le fief est la seigneurie d'Hugues de Dammartin, vassal de l’évêque de Paris. Le domaine est alors cédé à Saint-Martin qui n’y tiendra toutefois que la seigneurie et la justice.

Le village vivant de la culture céréalière connaît une certaine prospérité économique. Ainsi vers 1563, les moines accordent un droit de pâturage à tous les habitants du village. Mais aux XVIe et XVIIe siècles, de mauvaises récoltes provoquent des périodes de disette.

En 1569, Saint-Martin-des-Champs vend la seigneurie de Sevran à Charles Maheut, notaire du roi. L'existence du fief de Baudotte est attestée en 1577 lors de sa vente par le prieuré de Saint-Nicolas d’Acy de Senlis (qui dépend de Saint-Martin-des-Champs) à Jean Josselin et Charles Maheut. À la mort de ce dernier en 1587, ses biens sont partagés entre ses deux enfants, Valère et Michel ; ainsi en 1601, le fief de Baudotte est divisé en deux, de sorte qu’on mentionnera désormais « Les Baudottes ». Une partie du fief est rattachée au fief de la Fossée en 1608 ; l’autre partie, en revanche, continue de relever directement de la seigneurie de Sevran.

Au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul séjourne plusieurs années au village. En 1643, le château de Sevran est érigé en fief.

La Révolution française n'occasionne aucun changement majeur dans le village. En 1802, avec un décret du 29 Floréal An X Napoléon Bonaparte, alors Premier consul, demande l'ouverture du canal de l'Ourcq. Il passa une nuit au domaine du Fayet (ancienne maison Nobel, puis ancienne Mairie), alors propriété du marquis de Montaignac, lorsqu'il parcourait les chantiers des travaux de son creusement. L'ouverture du canal sera effectuée en 1822.

Au XIXe siècle, la construction du canal de l'Ourcq, puis du chemin de fer, changent la physionomie de la commune. Aux abords de ces deux axes, de nombreuses entreprises s'installèrent, offrant du travail à de nouveaux habitants : la poudrerie nationale de Sevran-Livry (1873), Westinghouse (1891) et Kodak (1925).

Depuis 1900[modifier | modifier le code]

George Eastman décide d'implanter son activité en France et choisit Sevran. L'usine ouvre le 9 mars 1925[6].

La guerre de 1870 fut la plus dévastatrice pour Sevran. La ville fut désertée par ses habitants : seuls trois d'entre eux restèrent et huit revinrent sur les 360 que comptait la commune. Les bois furent rasés, la ville totalement détruite.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, la ville abrita de nombreux résistants notamment Alfred Victor Lévy, André Bellamy, Francis Créno, Auguste Crétier abattu par l'ennemi le 26 août 1944 devant l'école qui porte à présent son nom, Gaston Bussière (ancien maire de la ville). Tous furent fusillés. Après la débâcle allemande, Sevran obtint sa liberté par le sang : plusieurs obus éclatèrent dans la ville, et firent de nombreuses victimes. Le , le centre de Sevran fut libéré par les troupes américaines.

À partir des années 1950, le nord de la commune connaît une forte urbanisation. Les champs disparaissent progressivement. Dans les années 1970, la commune encourage l'installation de zones commerciales et industrielles, comme Beau Sevran et la zone d'activité Irène-et-Joliot-Curie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964[7], la commune fait partie du département de Seine-et-Oise. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis après un transfert administratif effectif le .

La commune fait partie du canton de Sevran, dont la composition a été modifiée dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune faisait partie depuis 2010 de la communauté d'agglomération Terres de France. Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune a été intégrée[8].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (Loi NOTRe) prévoit également la création le d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, et exerçant également les compétences que les communes avaient transférées aux intercommunalités supprimées

Sevran fait donc partie depuis le de l'établissement public territorial Paris Terres d'Envol, créé par un décret du 11 décembre 2015[9] et qui regroupe les cinq communes adhérant au SEAPFA (dont les trois communes membres de Terres de France) ainsi que les trois communes qui faisaient partie de la communauté d'agglomération de l'aéroport du Bourget. Le président de l'EPT est Bruno Beschisa

Elle est également membre du syndicat d'équipement et d'aménagement des Pays de France et de l'Aulnoye (SEAPFA).

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le Conseil municipal est composé de 43 conseillers municipaux, dont, pour la mandature 2014-2020, 12 sont adjoints au maire et 6 conseillers municipaux délégués, proportionnellement au nombre d'habitants.

Le Conseil municipal des jeunes a été créé en 1996. Il est composé d’enfants de neuf à treize ans élus par d'autres enfants. Les élections sont organisées dans les classes de CE2, CM1, CM2 et 6e de la ville. Il a pour but de favoriser l’implication des jeunes dans la commune et leur permettre d'échanger des idées et de développer des projets. Ces derniers sont votés au cours de séances officielles présidées par le maire de Sevran.

Depuis mars 2012, sept conseils de quartier ont été créés à Sevran : Beaudottes ; Montceleux/Pont-Blanc ; Primevères/Savigny ; Quartier Sud/ Bois du Roi ; Sablons ; Centre-ville/Perrin ; Rougemont/Charcot. Ce sont des groupes de travail, animés par deux coprésidents, un élu référent du conseil municipal et un.e habitant.e, qui engagent et animent des réflexions et des propositions sur des questions importantes concernant l’avenir du quartier et de la ville. Outre les remontées d'informations de divers dysfonctionnements concernant le cadre de vie, des grandes thématiques sont abordées, à la demande des habitants : la place de la jeunesse, l'emploi, la vie municipale, l'environnement, le Plan Local d'Urbanisme, le renouvellement urbain, etc. Les usages, l'entretien et l'avenir des espaces naturels environnant sont une thématique importante abordée régulièrement : le canal de l'Ourcq, le Parc de la Poudrerie, de même que les grands projets structurant pour les habitants : le projet Terre d'Avenir, le Grand Paris Express, le développement de la zone aéroportuaire voisine, etc.

Depuis janvier 2016, et conformément aux préconisations de la loi de 2014[10] de programmation de la politique de la ville, 3 des comités de quartier ont été transformés en conseils citoyens : Beaudottes, Montceleux/Pont-Blanc, Rougemont/Charcot. Ils devront participer aux concertations dans le cadre du réaménagement urbain, de la politique de la ville, de la gestion ubraine de proximité, etc.

Enfin, les habitants portent des projets pour leur quartier. Ils organisent des animations intergénérationnelles[11], ils ont nommé deux voies nouvelles en faisant participer tout le quartier[12], etc.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1944 Fournier    
1944 1945 Urbain    
1945 1947 Joseph Bouteila    
1947 1959 Claude Ruch SFIO  
1959 1977 André Toutain PS Conseiller général de Sevran (1964 → 1978)
1977 1995 Bernard Vergnaud PCF Conseiller général de Sevran (1979 → 1998)
1995 2001 Jacques Oudot RPR puis RPF Fondé de pouvoir d'agent de change
Député de Seine-Saint-Denis (1986 → 1988)
2001 en cours
(au 30 avril 2014)
Stéphane Gatignon PCF puis
EELV puis Écologistes ![13]
Conseiller général de Sevran (2004 → 2011)
Conseiller régional (2010 → 2015)

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

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Avec un taux de taxe d’habitation de 21,84 % en 2006 la pression fiscale pour les particuliers à Sevran est parmi les plus élevées du département. Ce taux a augmenté de 1,52 % depuis 2001. Le taux départemental de la Seine-Saint-Denis était fixé la même année à 7,15 % de la valeur locative. À titre de comparaison, ce taux communal était dans les communes limitrophes (part intercommunale éventuelle incluse) de 15,66 % à Livry-Gargan, 16,39 % à Aulnay-sous-Bois, ou encore 16,96 % à Villepinte. Ce taux élevé s'explique par l'absence d'entreprises pourvoyeuses de taxe professionnelle, et les besoins importants d'une population comptant 30 % de jeunes de moins de vingt ans[14]. La municipalité dispose de faibles ressources fiscales : 20 % des foyers ne paient pas d’impôt sur le revenu et 50 % bénéficient de dégrèvements.

Malgré cette pression fiscale, la ville ne peut équilibrer son budget, et a obtenu à ce titre une subvention exceptionnelle de l'État de 400 000 € en 2006. Le budget 2008 a été réglé par l'État après avis de la Chambre régionale des comptes avec un déficit de 1,7 million d'euros, et la ville espère voir renouveler la subvention d'équilibre de l'État[15].

Le 26 juin 2012, le conseil municipal de Sevran adopte à l'unanimité moins l'abstention des élus Front de Gauche un vœu s'adressant au nouveau gouvernement pour lui demander les 30 millions qui manquent à son budget annuellement, en comparaison avec les villes de même strate.

Le 9 novembre 2012, Stéphane Gatignon, le maire EELV de Sevran, se lance dans une grève de la faim afin de faire réagir le gouvernement à la situation critique des finances de sa ville. Le 13 novembre doit en effet avoir lieu un débat parlementaire sur l’aide financière de l’État aux collectivités locales[16]. Le maire de Sevran demande pour les communes les plus défavorisées une hausse de 180 millions d’euros (et non de 120 millions d’euros prévus par le gouvernement) de la dotation de solidarité urbaine (DSU). Soutenu par les habitants de sa ville[17], le mouvement de Stéphane Gatignon a cependant suscité des réactions divergentes au sein du gouvernement. De nombreuses personnalités lui ont apporté leur soutien, parmi lesquelles le ministre de l’Intérieur Manuel Valls, le président de l'Assemblée nationale Claude Bartolone (PS), le député PS Jean-Marie Le Guen, ou encore le premier secrétaire du PS Harlem Désir, mais aussi des écologistes comme Noël Mamère, Jean-Vincent Placé, la ministre du logement Cécile Duflot et l'ex-candidate à la présidentielle Eva Joly. Le président de la République François Hollande déclare également « comprendre la détresse » de Stéphane Gatignon même s’il juge la méthode discutable[réf. souhaitée]. Le 15 novembre, Stéphane Gatignon met un terme à sa grève de la faim après avoir obtenu gain de cause et l’État annonce la mise en place d’une augmentation des dotations de péréquation, dont doit bénéficier une cinquantaine de villes[18].

Le ministre délégué à la Ville, François Lamy, s'engage à ce que Sevran soit remboursé de 4,7 millions d'euros de l'Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) afin de boucler son budget annuel[19]. Il précise néanmoins au quotidien Le Monde que Stéphane Gatignon n'a « jamais demandé de rendez-vous. Or, on n’a pas attendu sa grève de la faim pour se pencher sur la situation de Sevran et voir comment on pouvait l’aider. » La dotation de solidarité urbaine (DSU) versée à Sevran atteint plus de 9 millions d'euros, ce qui la place rapporté à sa population, au 3e rang des communes françaises de plus de 50 000 habitants[20],[21]. Un rapport publié le 28 mars 2012 par la Cour régionale des comptes Ile-de-France tout en reconnaissant la perte importante de recettes fiscales rencontrées par la ville due à sa désindustrialisation[22] juge très sévèrement la gestion de la commune, notant en particulier « des charges de fonctionnement importantes et non maîtrisées », « le non-respect des dispositions législatives dans la création de postes de développeurs territoriaux », et concernant le volet social de la politique de la ville, « un projet trop vaste, sans réel pilotage et sans évaluation pertinente ». D'autres observateurs suivant les résultats de ce rapport posent ouvertement la question de la qualité de la gestion de la ville[23],[24].

Sécurité[modifier | modifier le code]

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Le taux de criminalité de la circonscription de police d'Aulnay-sous-Bois dont dépend Sevran est de 89,16 actes pour 1000 habitants (crimes et délits, chiffres 2005), avec un taux de résolution des affaires par les services de police de 22,43 %, ce qui est supérieur à la moyenne nationale (83/1000), mais inférieur au niveau moyen du département de la Seine-Saint-Denis : 95,67/1000.

Maisons de Quartier[modifier | modifier le code]

Vue du centre social Edmond Michelet en 2016.

La commune possède trois Maisons de Quartier :

- Le centre social Marcel Paul, situé Dans le quartier des Beaudottes, crée le 22 juin 1989[25].

- Le centre social Edmond Michelet, situé dans le quartier Pont-Blanc, créé le 7 novembre 2003[26].

- La Maison de Quartier Rougemont, située dans le quartier Rougemont, créée le 3 octobre 2009[27].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Sevran est jumelée avec :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2013, la commune comptait 49 465 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements des communes de plus de 10 000 habitants ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
326 301 328 243 299 318 311 316 309
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
318 361 360 365 518 689 848 873 1 028
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 073 1 378 1 923 2 691 6 058 10 071 10 147 8 889 12 956
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
17 969 20 253 34 221 41 809 48 478 47 063 51 106 50 770 50 053
2013 - - - - - - - -
49 465 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Immigration[modifier | modifier le code]

En 2012, selon l'Insee, Sevran compte 14 978 immigrés sur une population de 49 442 habitants soit 30,3 % de la population totale[30]. En 2011, 25,8 % des Sevranais sont nés dans un pays non européen[31]. Selon Michèle Tribalat, en 2011, 61,9 % des jeunes de moins de 18 ans vivant à Sevran ont au moins un parent immigré né dans un pays non européen[32]. Ces chiffres ne prennent pas en considération les 2e et 3e générations.

Du Moyen Âge jusqu'au XIXe siècle, l'immigration est quasiment nulle. C'est au XXe siècle, que les mouvements de population s'intensifient, occasionnés par les guerres, les transports nouveaux, la demande de main-d’œuvre saisonnière… accueille alors une forte communauté arménienne, exilée après le génocide de 1915. D'ailleurs en 1950, est créée la Croix-Bleue arménienne. De même, la communauté italienne s'intègre facilement des années 1930 aux années 1950, et s’établit dans tout le département de Seine-et-Oise et notamment à Livry-Gargan et à Sevran. La troisième communauté à prendre place dans la commune est représentée par les Polonais, venus trouver un avenir meilleur, à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Répartition de l'immigration en 1946 :

Dans la seconde moitié du XXe siècle, l'immigration diffère. Elle devient mondiale à majorité africaine.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Sevran est située dans l'académie de Créteil.

Au XVIe siècle, un seigneur nommé Charles Maheut s'intéresse à l'instruction des enfants. Il place dans la commune un maître instituteur. Un siècle plus tard, l'abbé Flexelles installe et dirige une annexe des Petites écoles de Port-Royal, dans le fief de Fourchelle de 1656 à 1660. La commune accueille des maîtres jansénistes, Claude Lancelot (1615-1695) déjà éducateur à Port-Royal des Champs en 1638, ou Pierre Nicole (1625-1695). Au XVIIIe siècle, de nombreux maîtres d'école se succèdent jusqu'à la Révolution française.

En l'An XII de l'Empire, Sevran est momentanément sans école. Il faut attendre 1809 le retour de Louis-Nicolas Dardelle, pour que l'école soit rouverte. Mais la commune se désintéresse totalement du sort des instituteurs qui sont rétribués par les parents d'élèves. L'instauration d'un enseignement primaire, laïc et gratuit par Jules Ferry, le , ne change aucunement les habitudes des Sevranais qui éduquent leurs enfants depuis déjà quelques siècles.

Le XXe siècle voit la séparation de l'Église et de l'État. Le , la commune ferme l'école des Sœurs de la Providence d'Alençon installée depuis 1861. Il faut attendre 1930 pour qu'une nouvelle école soit construite à Sevran, qui entraînera l'ouverture d'autres écoles au fil des années. Aujourd'hui, la ville compte 29 écoles publiques, une privée, 4 collèges et un lycée.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Jour de Fête : courant septembre, la ville réunit les associations sportives et culturelles ainsi que de nombreux services municipaux, leur permettant de se présenter à la population et passer un moment de convivialité rythmé par la multitude d'animations proposées[33].

Lire à Sevran : courant octobre-novembre, les bibliothèques de la commune proposent des expositions, des spectacles, des rencontres et des ateliers autour d'un thème[34].

Téléthon : Depuis quelques années, début décembre, la ville participe activement au Téléthon, offrant un programme festif et varié pour récolter le maximum de fonds pour la recherche : brocante, animations, marché, attractions, thé dansant…

Festival des Rêveurs éveillés : tous les ans en janvier-février, la ville organise le festival des Rêveurs éveillés, rendez-vous artistiques (danse, théâtre, cinéma, expositions…) pour les enfants de 3 à 6 ans[35],[36].

Rencontres artistiques : elles sont organisées par le conservatoire et permettent de découvrir le travail des élèves en musique et danse[37].

Tous les deux ans au mois de mai, le département d'arts plastiques organise l'Estival des arts et métiers d'art pour faire découvrir des artisans d'art et des artistes autour de techniques spécifiques[38],[39].

La ville organise tous les ans en juin Zikfoot, porté par l'association Maximum Records depuis 2010 qui associe football et musique[40], et depuis 2012 Street Art Festival, porté par l'association Banlieue's Heart, qui réunit des graffeurs de renommée internationale[41].

Santé[modifier | modifier le code]

Sevran est doté d'un centre municipal de santé (CMS), un centre médico-psychologique, des centres de dépistage, des centres de protection maternelle et infantile (PMI), un centre de radiologie, et un planning familial situés en centre-ville. La ville regroupe une quarantaine de médecins généralistes et une cinquantaine de médecins spécialisés (très souvent regroupés en cabinets médicaux), des auxiliaires médicaux, et des infirmiers pour des soins à domicile. La commune offre aussi un homnibus (espace médico-social), permettant de donner des soins à des personnes éloignées du centre-ville et démunies. D'autre part, de nombreux foyers (foyers-restaurants, foyers-logements) ont été ouverts ces dernières années pour accueillir les personnes âgées.

La ville est rattachée au CHU Jean Verdier à Bondy, au CH Robert Ballanger à Villepinte, et à l'hôpital de gérontologie René Muret-Bigottini.

En novembre 2002, la commission municipale « Handicap » ou « Comment mieux accueillir les handicapés dans la ville ? » a été créée par la municipalité. Cette commission a permis d’instaurer une assistance aux déplacements, des services et des aides spécialisées, un accès simplifié aux établissements spécialisés.

Sports[modifier | modifier le code]

Si les pêcheurs du dimanche ne fréquentent sans doute plus les berges du Canal, on peut pratiquer de nombreux sports dans la ville

Grâce aux 55 associations sportives de la commune, les Sevranais peuvent pratiquer une grande variété de sports : les arts martiaux, l'athlétisme, le basket-ball, la boxe, le cyclisme, la danse, l'équitation, l'escalade, le football, le golf, la gymnastique, le handball, la musculation, la natation, la pêche, la pétanque, la plongée sous-marine, la randonnée pédestre, le roller, le tai-chi-chuan, le jiu-jitsu brésilien, le tennis, le tennis de table, le tir à l'arc, le trampoline (classé second au championnat de France des régions en décembre 2006), le volley-ball, le yoga, et le Canoë-kayak.

Pour pratiquer ces différents sports, la municipalité met différents complexes sportifs à la disposition des habitants : la cité des sports et l'école municipale des sports (rue Gabriel-Péri), cinq gymnases et deux stades multisports.

Dans les années 2010, la mairie a inauguré :

  • en janvier 2011, une salle gymnique de 500 m2 (chemin de Savigny),
  • en avril 2012, des terrains de tennis couverts, un module mini-tennis de 160 m2, une salle de musculation, une infirmerie et une salle de réunion, soit un complexe sportif de 1 900 m2 situé avenue André Rousseau[42].

Médias[modifier | modifier le code]

La mairie de Sevran publie un mensuel d'informations locales, intitulé Sevran le journal[43].

Cultes[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Élisabeth

Cimetières[modifier | modifier le code]

Le vieux cimetière est situé avenue du Général-Leclerc et le cimetière intercommunal à Tremblay-en-France.

Économie[modifier | modifier le code]

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2013, le journal américain The Economist écrit que Sevran est l'une des communes parmi les plus pauvres de l'Aire urbaine de Paris[44]. En effet en 2013, 36% des résidents sont considérés comme en dessous de la ligne de pauvreté, alors que la moyenne nationale en France est de 12%. Environ 75% des habitants de Sevran habitent dans des logements subventionnés[45]. Le taux de chômage des jeunes est de 40 pour cent. Plus de la moitié des habitants sont d'origine algérienne, marocaine ou d'Afrique subsaharienne.

Emploi[modifier | modifier le code]

La population active de Sevran s'élève à 22 561 personnes, soit 62,2 % de la population. Deuxième ville la plus jeune de France, 17 % des actifs sont au chômage [réf. nécessaire]. Un taux qui grimpe à 40 % pour les moins de 25 ans[46] en 2013.

Un Pôle Emploi Formation (PEF) s'est installé dans la zone d’activités Bernard-Vergnaud. Il regroupe des partenaires socio-économiques : la mission locale intercommunale, le service RMI, l’association Compétences Emploi, une agence Pôle Emploi. L'agence principale de Pôle Emploi se situe à Livry-Gargan et la Bourse du Travail se situe à Bobigny.

La commune offre plusieurs possibilités de formations pour les chercheurs d'emploi. Ainsi différents établissements ont été créés pour les seconder dans leurs recherches. Outre Pôle Emploi, sont présentes l'association pour l’emploi, l’information et la solidarité (APEIS), le Centre d'information et d'orientation (CIO), la Direction départementale du Travail et de l’Emploi, l'association nationale pour la Formation Professionnelle des Adultes (AFPA), l'établissement de formation continue GRETA, et l'association de formation et d’enseignement continu (AFEC).

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

L'usine des films Kodak vers 1900

Pendant les années 1970 et 1980, la commune doit son essor économique à l'implantation déjà ancienne de deux industries : les laboratoires Kodak (entreprise ouverte en 1924[47]) et Westinghouse (freinage automobile et ferroviaire). Mais ces deux entreprises ferment leurs portes dans les années 1990. Aujourd’hui, la ville essaie de retrouver un tissu économique grâce au parc d'activités Bernard-Vergnaud qui accueille de nombreuses entreprises et au quartier des Beaudottes, organisé autour du centre commercial « Beau Sevran » (avec un hypermarché Carrefour, qui emploie 410 salariés[48], et une galerie commerciale de 22 000 m2). Mais le nombre des emplois stagne (8 497 en 2012 contre 8 367 en 2007)[49] et demeure largement inférieur à la population active résidente (22 942 en 2012, dont 4 446 chômeurs)[50].

En 2008, la ville compte 900 établissements[48] sur son territoire, essentiellement des petites et moyennes entreprises, mais également Otus/Onyx (traitement de déchets ménagers, 140 salariés) ou les Taxis Bleus (140 salariés)[48]. Sevran offre certains avantages aux entreprises qui décident de s'implanter dans les quartiers tels que Pont Blanc, Rougemont et Beaudottes classés Zone de redynamisation urbaine (ZRU) : exonération de taxe professionnelle et d’impôts sur les sociétés pendant cinq ans, ou de charges patronales sur un an. La commune dispose également d'une zone franche urbaine (ZFU).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin vers 1900
Le musée de la poudrerie
La ferme de la fossée

La mairie est indissociable de la première école laïque. Elle abrita de nombreuses personnalités. Alfred Nobel, après s'être installé à Paris en 1873 dans un hôtel particulier de l'avenue de Malakoff, cherche un lieu pour installer un laboratoire proche de Paris. Il acquiert à Sevran l’ancien château du fief du Fayet (dont la partie habitat est aujourd’hui l'actuelle mairie) situé près de la poudrerie nationale de Sevran-Livry.

Le Musée des Poudres a été ouvert en 1982. Il se situe dans le parc forestier de Sevran et retrace un siècle d'histoire des poudres.

Les fermes sevranaises : témoignages de l’époque médiévale et du passé agricole du « Pays de France » (ferme de Rougemont, ferme de Montceleux, ferme des Beaudottes, ferme de Fontenay-le-Bel). Elles ont été détruites ; seule la ferme de la Fossée (dite Hamelin) a été conservée (avenue du Général-Leclerc).

Le domaine de la Fossée : maintenant appelé bâtiment Louis-Armand (avenue du Général-Leclerc), le fief de la Fossée est cité dès 1552. Le domaine comprend un château du début du XIXe siècle qui fut reconverti en maison de convalescence pour gardiens de la paix blessés dans l'exercice de leur fonction dans les années 1930, puis en conservatoire municipal de musique, ensuite désaffecté en attente de réhabilitation et partiellement détruit par le feu lors des émeutes de novembre 2005. La mairie de Sevran est maintenant installée dans ce bâtiment après une belle rénovation. On y trouve également une ferme du XVIIIe siècle (dite Hamelin), qui constitue un important témoin des grandes fermes de la plaine de France. Les écuries du XIXe siècle, d'une architecture très simple, forment l'aile droite de la ferme. Une chapelle est située à droite en entrant dans la cour.

L'ancienne tour de Garde : cette tour circulaire de la fin du XIXe siècle permettait la surveillance de toute la propriété. Elle remplace probablement une tour plus ancienne édifiée sur l'enceinte du domaine.

L'église Saint-Martin remonte à l’époque médiévale, mais l'édifice actuel fut dédié en 1551. À cet emplacement, des fouilles archéologiques ont mis au jour un sanctuaire funéraire mérovingien. L'église s’agrandit en 1935 par l'ajout de bas-côtés. En 1981, la première travée de l'église est ravagée par un incendie. En octobre 2005, après des années de silence, les cloches se sont remises à sonner. L'édifice abrite des dalles funéraires anciennes. Énigme de la statuette : en haut de la nef de l'église Saint-Martin, se trouve une petite statue de plâtre peint. Elle représente Jésus Enfant de Prague. Elle aurait quitté l'Espagne en 1555, pour l'Europe centrale, emportée par dona Maria Manrique de Lara, partie épouser Vlatislav de Pernstejn. En 1628, leur fille, Polyxène de Lobkovicz, détentrice de cette œuvre l'offrit à l'Église.

Le Khatchkar, monument inauguré le 18 avril 1999, dédié aux victimes du génocide arménien de 1915, se trouve au parc Badier, avenue de Livry.

L'arbre de la Liberté (rue Lucien-Sampaix) est un platane planté en 1790 à l’occasion des cérémonies commémoratives de la Révolution. De nos jours, l’arbre atteint une hauteur de 29 mètres.

L'église Sainte-Elisabeth de Freinville (allée Henri IV), fut élevée en 1912 en pierre meulière. Sa construction fait suite à l'installation de l'usine Westinghouse et à l'apparition du nouveau lotissement pour ouvriers de l'usine baptisé « Freinville » en rapport avec la production de la compagnie. L’église et son presbytère furent fondés par le père Laurençon, sous le vocable de « Sainte-Élisabeth de Hongrie », en souvenir de sa mère qui se prénommait Élisabeth.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parcs et espaces verts[modifier | modifier le code]

Sevran est une ville fleurie, ayant obtenu deux fleurs lors du dernier concours des villes fleuries. Elle offre à ses 47 063 habitants 88 hectares d'espaces verts gérés par la commune et 73 hectares par l’Office national des forêts :

  • le parc Badier (Avenue de Livry) ;
Le canal de l'Ourcq au début du parc forestier de Sevran, vue de l'ouest.
  • le parc Louis-Armand (28, rue du Général-Leclerc) ;
  • le parc des Sœurs (rue Lucien Sportiss et d'Estienne d'Orves) ;
  • la plaine des Cèdres (rue Kilian et Youri-Gagarine) ;
  • la Roseraie (avenues André-Toutain, Dumont-d'Urville et Kilian) ;
  • le jardin des Senteurs (avenue du Général-Leclerc et sente de Rougemont) ;
  • la butte de Érables (avenues Ronsard et Salvador-Allende) ;
  • le parc de la Ferme de la Butte-Montceleux (rue Gabriel-Péri) ;
  • le parc départemental de la Tussion (qui prolonge le parc forestier national de « La Poudrerie » jusqu'à la gare du Vert-Galant)
  • la friche Kodak (ouverte à la fréquentation du public depuis août 2013)[51]

Faune[modifier | modifier le code]

Plusieurs espèces que l'on trouve dans les forets de Sevran sont suivis et protégé par le ZNIEFF (Zones Naturels D'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique). Depuis janvier 1999, la gestion du parc est dévolue à l’Agence des Espaces Verts de la région Ile-de-France Classé en « zone naturelle d’intérêt écologique floristique et faunistique » (ZNIEFF)[52].

Le parc de la poudrerie abrite plusieurs types d'espèces de coléoptères (près de 28 espèces) dont celles dans les Carabidae de la famille des Histeridae, celles de la famille des Silphidae ou de la famille des Staphylinidae. Le Cerambyx cerdo Linné est sous protection nationale[53].

Avifaune[modifier | modifier le code]

Des perruches à colliers[54] sont régulièrement signalées dans les parcs de la Poudrerie, des Sœurs, etc.[55]. On les trouve particulièrement dans les villes limitrophes des zones aéroportuaires, comme Sevran, avec l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle.

Le Triturus helveticus est une espèce menacée par la destruction des zones humides et de son habitat (zone marécageuse). Les pics mars (Dendrocopus medius) et  pics noirs (Dryocopus martius) font partie des oiseaux rares trouvables dans les zones forestières.

Les crécerelles (Falco tinnunculus) et l'épervier d'Europe (Accipiter nisus) sont fréquemment observés dans ces lieux.

L'hirondelle rustique (Hirundo rustica), considérée comme étant en déclin, figure dans la liste des oiseaux menacés[52].

Flore[modifier | modifier le code]

Des spécimens de la période post-glaciaire sont encore présents dans le parc de la Poudrerie de Sevran. Vers la période Atlantique (7000 ans) le climat chaud et humide permet la prolifération de chênaies. Vers la période subatlantique (800 ans av. J.-C.), le climat tempéré permet la croissance du hêtre et du charme.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Carrières[modifier | modifier le code]

Le calcaire des sous sols ainsi que les carrières de gypse, sont exploités pendant plus de 2000 ans. En 1826, Julien Leclaire extrait le plâtre qu'il conduit ensuite par wagonnets jusqu'au Canal de l'Ourcq afin de les livrer par péniches à la capitale[56].

Kodak[modifier | modifier le code]

L'entreprise américaine s'implante à Sevran en 1924 en choisissant un grand terrain proche d'une voie d'eau et d'une gare de chemin de fer. La Municipalité voit l'arrivée de Kodak comme un bienfait pour la prospérité économique de la ville[57]. Le site est défriché progressivement et les bâtiments sont construits au fil du développement de l'activité[58]. Celle-ci atteint son plein niveau à la fin des années 1960.

La désindustrialisation qui frappe la France et la Seine-Saint-Denis en particulier touche aussi le site Kodak de Sevran. L'entreprise est aussi affaiblie par l'arrivée de la photographie numérique. Les premiers plans sociaux ont lieu en 1982-83[59]. L'activité cesse en 1993 et le site ferme ses portes en 1995.

Depuis, plusieurs projets ont été esquissés pour la reconversion du site. En parallèle, l'entreprise, encadrée par la Préfecture de Seine-Saint-Denis, mène des travaux de dépollution du site, dont la fin est actée par un "Procès-verbal de récolement" du Préfet le 17 juillet 2012[60].

Le site est ouvert au public depuis août 2013[51]. Il a accueilli plusieurs éditions des Rendez-vous aux Jardins organisés par la Mairie vidéo.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Les bibliothèques : quatre équipements et des activités diverses.

Le département d'arts plastiques : avec deux ateliers, l'atelier Poulbot qui accueille les enfants de 18 mois à 15 ans et l'espace François-Mauriac ouverts aux adultes. Ce dernier espace offre aussi des représentations de théâtre classique et moderne et des concerts de musique.

L'école de musique et de danse : pour découvrir la musique et la danse et se préparer à l'entrée au Conservatoire de Paris.

La salle des fêtes : offre des représentations théâtrales de pièces classiques et modernes, des ballets de danse classique et moderne et des spectacles de marionnettes.

Espace François-Mauriac : présente des concerts de musique (musique du monde, chansons françaises…) ainsi que des pièces de théâtre moderne.

Différentes associations sont présentes dans la commune et animent ces centres culturels. Depuis 1991, la Société de l'Histoire et de la Vie à Sevran (S.H.V.S) contribue à faire connaître le patrimoine de la ville et à transmettre son histoire.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Au XVIIe siècle, saint Vincent de Paul séjourna à Sevran pendant quelques années.
  • En 1644, Charles-Louis d'Orléans fut baptisé par le curé de la ville.
  • En 1668, la famille Sanguin, érigée en marquisat, étendit sa domination sur les terres de Sevran.
  • Louis Philippe d'Orléans, duc de Chartres puis d'Orléans, fut le dernier seigneur de Sevran. Il fut guillotiné en 1793, à Paris sous la Terreur.
  • En 1803, Napoléon Bonaparte (premier consul), demandant le percement du canal de l'Ourcq, séjourna dans la ville.
  • De 1881 à 1890, Alfred Nobel habita à Sevran, dans ce qui est devenu la mairie. Il y inventa la balistite, une forme de poudre sans fumée.
  • Bakaye Traoré (né le 6 mars 1985 à Bondy) est un footballeur professionnel de l'AS Nancy Lorraine puis du Milan Ac (Italie) à partir de la saison 2012/2013. Il passa son enfance à Sevran.
  • Christopher Oualembo (né le 31 janvier 1987 à Saint-Germain-en-laye) est un footballeur professionnel jouant pour le Lechia Gdansk en Pologne (1re division). Sa famille vit encore à Sevran.
  • Cheick Kongo, combattant français de Muay-thaï évoluant dans des compétitions de combat libre dans la catégorie poids lourd, notamment dans l'Ultimate Fighting Championship (UFC), vit entre Sevran, Paris (France), Huntington Beach Usa) et Liverpool (Uk).
  • Teddy Tamgho, l'actuel détenteur du record du monde en salle du triple saut avec 17,90 m (performance établie le 14 mars 2010 lors de sa victoire aux Championnats du monde en salle de Doha) habita durant sa jeunesse à Sevran.
  • Serge Aurier, footballeur international jouant au Paris Saint-Germain a habité Sevran dans sa jeunesse.
  • Kaaris, de son vrai nom Gnakouri Okou, rappeur français originaire de Sevran, fait très souvent référence à sa ville dans ses textes.
  • Dheepan de son vrai nom Kalieaswari Srinivasan qui a joué le rôle principal du film de Jacques Audiard et qui a eu la palme d'or habite Sevran.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Les armes de Sevran reprennent pour la partie principale les armes de la famille Sanguin (dont certains membres furent seigneurs de Livry-Gargan et de Sevran) et y ajoute en chef, celles de la famille d'Orléans, qui succéda à la famille Sanguin, à la tête de la seigneurie de la ville.
d'azur à la bande d'argent, accompagnée en chef de trois glands d'or posés en barre et ordonnés en orle et en pointe de deux serres d'aigle du même posées en barre et rangées en bande, au chef cousu du champ chargé de trois fleurs de lys d'or brisé d'un lambel d'argent
La couronne qui surmonte l'écu (non représenté ici) est l'ornement que portaient les divinités en Grèce et à Rome.
Ces armoiries ont été créées par Robert Louis.

En 1964, la Ville a adopté des armoiries plus fournies qui font référence à l'histoire industrielle de la commune : flammes de la poudrerie et objectif de l'appareil photo en référence à Kodak.

description dans la page Armorial des communes de la Seine-Saint-Denis

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie et filmographie[modifier | modifier le code]

  • Louis Blesy, La Résistance à Sevran, édité par la municipalité et le comité local des anciens combattants de la Résistance (ANACR), 1989, 148 p.
  • Collectif, Le Patrimoine des communes de la Seine-Saint-Denis, Éd. Flohic, 1994, 413 p.
  • Société de l'Histoire et de la Vie à Sevran, Mémoire en images Sevran, édition Alan Sutton, 2005.
  • Jean-Christophe Roux, Grandir à Sevran, documentaire de 76 minutes réalisé en 2008. Ce documentaire propose un panorama de la politique éducative, culturelle et sportive menée à Sevran auprès des 18 mois - 25 ans.
  • Pays'ages de Sevran (coffret double dvd retraçant l'histoire de la ville) (édition du Pays'ages)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Données de Jean-Jacques Luccioni, Sevran, un val du Pays-de-France, Michelle Mérille, 1999
  2. a, b, c, d, e, f, g, h et i http://www.insee.fr/fr/ppp/bases-de-donnees/recensement/populations-legales/commune.asp?depcom=93071 Recensement INSEE 2013 (données collectées en 2011). Données au quartier (accès payant).
  3. a et b Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois.
  4. Selon l'Ingénieur Général des Poudres de la poudrerie nationale de Sevran-Livry Louis Medard l'orthographe correcte de Sevran comportait un accent aigu sur l' e qui provenait de l'étymologie romaine Cevren et qui s'est perdu dans l'usage populaire.
  5. Eugène Soitel, Sevran, Villepinte, Tremblay dans le passé - Page 90
  6. Histoire de Kodak Pathe 1886-1939 par Jacques Mortureux. Mémoires d'hier et d'aujourd'hui. Journal de la société de l'histoire et de la vie à Sevran, numéro 7, novembre 1998
  7. Journal Officiel, Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant sur la réorganisation de la région parisienne
  8. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  9. « Décret n° 2015-1660 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Aulnay-sous-Bois », sur legifrance.gouv.fr (consulté le 4 janvier 2015)
  10. LOI n° 2014-173 du 21 février 2014 de programmation pour la ville et la cohésion urbaine, (lire en ligne)
  11. « Montceleux Pont-Blanc », sur www.ville-sevran.fr (consulté le 20 avril 2016)
  12. « Grâce à vous », sur www.ville-sevran.fr (consulté le 20 avril 2016)
  13. http://www.liberation.fr/politiques/0101601944-gatignon-c-est-le-pcf-qui-m-a-quitte
  14. « À Sevran, l'équation budgétaire impossible d'une commune pauvre », article de Luc Bronner, Le Monde, 5 février 2008.
  15. Gwénael Bourdon, « Sevran : Le préfet demande une aide exceptionnelle de l’État », Le Parisien, édition Seine-Saint-Denis,‎
  16. Le maire de Sevran entame une grève de la faim afin d’obtenir des aides, “Le Point.fr”, 9 novembre 2012
  17. « Sevran : "Le maire, au moins, mouille sa chemise" », lepoint.fr, 13 novembre 2012.
  18. Gatignon obtient de l’argent pour Sevran et stoppe sa grève de la faim, “LeParisien.fr”, 15 novembre 2012
  19. Jean-Marc Ayrault répond en partie aux demandes de Gatignon, “Reuters”, 12 novembre 2012
  20. http://www.la-croix.com/Semaine-en-images/Le-maire-de-Sevran-poursuit-sa-greve-de-la-faim-_NG_-2012-11-11-874613
  21. http://www.humanite.fr/reactions-mitigees-la-greve-de-la-faim-du-maire-de-sevran
  22. « Sevran a vécu une désindustrialisation avec les fermetures de la Poudrerie en 1973, des laboratoires Kodak en 1993 et de l’usine Westinghouse en 1995 qui ont eu pour conséquences une perte importante de recettes fiscales. La part de la taxe professionnelle dans les recettes fiscales passe de 29 % en 1989 à 17,7 % en 2009. » Rapport d’observations définitives de la Cour des Comptes, 28 mars 2012
  23. Sevran: Gatignon a attiré l'attention... sur sa mauvaise gestion, Corinne Lhaïk, L'Express, 15 novembre 2012
  24. Accusé de mauvaise gestion, le maire de Sevran met en avant les besoins de sa population, “Le Monde.fr”, 4 décembre 2012
  25. « Centre social Marcel Paul (Sevran) », sur www.societe.com (consulté le 20 avril 2016)
  26. « Centre social Edmond Michelet (Sevran) », sur www.societe.com (consulté le 20 avril 2016)
  27. « Rougemont a sa maison de quartier », sur www.ville-sevran.fr,‎ (consulté le 20 avril 2016)
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011, 2013.
  30. IMG1A - Population par sexe, âge et situation quant à l'immigration, consulté le 17 avril 2016
  31. IMG1B - Les immigrés par sexe, âge et pays de naissance, Insee 2011
  32. Trouve-t-on vraiment à Sevran une population à 90% d'étrangère, Libération, 31 mars 2016
  33. « Jour de fête 2015 », Sevran le journal, no 139,‎ , p. 5 (lire en ligne)
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  35. « Emission sur le festival des Rêveurs éveillés "Écoute ! Il y a un éléphant dans le jardin" - # 13 janvier 2016 - Aligre FM - Paris 93.1 », sur aligrefm.org (consulté le 20 avril 2016)
  36. « Rêveurs éveillés », Paris mômes, no 101,‎ , p. 49 (ISSN 1282-1322, lire en ligne)
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  38. « 8ème édition de l’Estival des arts et métiers d’art », sur Institut National des Métiers d'Art (consulté le 20 avril 2016)
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