Treuzy-Levelay

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Treuzy-Levelay
Image illustrative de l'article Treuzy-Levelay
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement arrondissement de Fontainebleau
Canton Nemours
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
Gilles Caupin
2014-2020
Code postal 77710
Code commune 77473
Démographie
Gentilé Velytreuziens
Population
municipale
455 hab. (2014)
Densité 32 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 16′ 20″ nord, 2° 48′ 52″ est
Altitude Min. 64 m
Max. 120 m
Superficie 14,10 km2
Localisation

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Treuzy-Levelay est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Elle fait partie de la communauté de communes Moret Seine et Loing.

Les habitants sont appelés les Velytreuziens et Velytreuziennes[1]

Treuzy-Levelay apparaît dans les textes dès 876. Au Moyen Âge, Treuzy appartient à plusieurs seigneuries, dont l'abbaye de La Joye, qui demeure maîtresse des lieux sous l'Ancien Régime. L'existence d'une tuilerie est attestée à Bezanleu depuis le XVIIe siècle. Dans cette paroisse agricole, où l'on cultive notamment la vigne aux XVIIIe et XIXe siècles, l'artisanat devient assez vivace après la Révolution. En 1903, un décret remplace le nom de Treuzy par celui de Treuzy-Levelay, officialisant le transfert de la mairie au hameau de Levelay. La commune est boisée sur plus de la moitié de son territoire[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Treuzy-Levelay, se situe au sud du département de Seine-et-Marne, elle appartient à l'arrondissement de Fontainebleau, est rattachée au canton de Nemours (9 km) et s'inscrit dans la limite de la région Île-de-France. Elle fait partie de l'ensemble géographique du bassin parisien et de l'ensemble naturel de la vallée du Lunain qu'on appelle le bocage Gâtinais.

La commune a une superficie de 1 421 ha, elle présente donc un caractère rural fortement marqué. La commune est traversée en son centre par le Lunain, petite rivière non navigable. L'espace agricole y occupe 39 % de la surface[3].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Treuzy, Launoy, Bezanleu, Montbrun.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Nonville, Nanteau-sur-Lunain, Villemer, Poligny, Darvault, Villemaréchal

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gustave Moufrond, René Moufrond, Georges Dumas (1971 - 1987), Danièle Perrin (1987 - 1989), Gilles Caupin (1989 - 2001), Gérard Pattyn (2001 - 2014)
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.Gilles Caupin
mars 2014 en cours Gilles Caupin[4]   ingénieur retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[5]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[6],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 455 habitants, en diminution de -1,73 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
163 187 177 215 250 297 319 324 317
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
293 316 317 318 309 304 310 324 343
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
315 334 303 254 263 261 246 208 266
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
222 221 287 348 432 431 446 457 455
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin, dispose d'une cloche en bronze. Elle porte les inscriptions « Jean Fremort, entrepreneur dans les bâtiments du Roi et Françoise Golbert ». Marque des fondeurs et date : Jean Capitain et Louis Lorguilleux fecit en 1732. L'église et sa cloche sont chacune enregistrées comme monuments historiques[9],[10].

Avant la construction de l'église proprement dite, se trouvait une tour dont la base remonte au XIe siècle. C'était une tour de gué pour avertir des invasions. Au XIVe siècle la tour est rehaussée puis des archères[11] sont construites. En 1360 Charles V, demande que les tours soient fortifiées. C'est Louis XI qui décide de 1461 à 1492 de la création des clochers et des nefs pour toutes les tours de gué du royaume de France. À Treuzy, la tour se transforme donc en clocher.

  • Le chœur de l'église remonte à l'an 600, sous les Mérovingiens.
  • En 876 on trouve des traces du nom de notre village : Tracy, Torcy.
  • En 1173 : Truisi.
  • En 1202 : Trusi.
  • Puis le nom de Treuzy apparaît en même temps que le seigneur du lieu qui s'appelait Adam de Treuzy.

Près de l'église se trouve un cimetière mérovingien. La route qui relie Treuzy à Nanteau est une ancienne voie gallo-romaine. La route d'origine est créée au XVIIe siècle. Le caquetoir date de 1530 et est la dernière partie construite de l'église en style roman. Le caquetoir est "une chaise commode pour la conversation" et non un abri. Cependant ce mot évoque nettement le bavardage. Pour construire ce caquetoir des pierres ont été extraites du cimetière mérovingien. On les taille et on en fait un décor. Le caquetoir d'origine, date de 1530. Il a été restauré en 1993, par M. Mayeur, maçon du village. Jusqu'en 1789 des transactions commerciales s'effectuent dans ces lieux abritées que sont les caquetoirs.

Le chœur est la partie la plus ancienne et date de l'an 1000. La forme du plafond s'appelle un cul-de-four.

Sous Charlemagne, vers l'an 1000, des prêtres de Saint-Benoît-sur-Loire qui stationnaient à Château-Landon venaient dire la messe à Treuzy, et à la chapelle de la Nozaie, à Nonville.

Les Celtes utilisent le minerai de fer, des champs de la région, pour fabriquer des armes.

On retrouve des polychromes sur les murs de l'église, qui datent du XIIe siècle. Ces polychromes expliquent le Nouveau Testament et la vie du Christ en y représentant des dessins.

Pendant l'époque romaine on baptisait les adultes à l'extérieur de l'église dans des baptistères. Les adultes, non baptisés, n'avaient pas le droit de rentrer dans une église. Charlemagne, par une loi, oblige les enfants à partir d'un an, à se faire baptiser à l'intérieur de l'église. On met donc alors des baptistères à l'entrée des l'église.

Le baptistère de l'église de Treuzy-Levelay, date du XVIIIe siècle. Sur sa périphérie et tout autour se trouvent des godons.
La Sainte Vierge à l'enfant, néo-classique, date du XIXe siècle. Elle est en bois, teinté en gris pour imiter la pierre.
L'autel en forme de tombeau est en bois. De 350, au Moyen Âge, le public assiste aux offices dans la nef, en étant debout. La nef était un lieu de rencontres, de commerce.
Le chœur lui, est un lieu consacré, et les laïcs n'avaient pas le droit d'y pénétrer[12].

À l'occasion des travaux de restauration de 1993, le coq, qui avait été pris pour cible par des soldats pendant la Seconde Guerre mondiale a été restauré[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Il existe une tuilerie-briqueterie construite en 1836 et une menuiserie semi-industrielle de 30 personnes.

Treuzy-Levelay a accueilli sur son territoire une partie du parc d'attractions « Fami Parc » implanté dans le parc du château de Nonville. Fermé à la suite d'un différend juridique avec les deux communes d'implantation, ce parc a fonctionné de 1997 à 2012, accueillant à chaque saison estivale de 50 000 à 157 000 visiteurs et fournissant chaque année un emploi saisonnier à plus de 70 personnes, notamment des jeunes en recherche d'un « job d'été »[14],[15].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vallée du Lunain, bois de Darvault (partie de la forêt de Fontainebleau).

Événements[modifier | modifier le code]

  • Tous les 8 décembre, est proposé aux habitants du village, de déposer, sur les rebords des fenêtres, des lumignons, à l'occasion de la fête de l'Immaculée Conception, qui est en même temps de début de la Fête des Lumières de la ville de Lyon.
  • Pendant les journées du patrimoine l'église est ouverte aux visiteurs.
  • Pour les touristes et les randonneurs, pendant certaines périodes, correspondant aux vacances scolaires, l'église est ouverte aux visiteurs entre 10 h et 18 h.

Iconographie[modifier | modifier le code]

À la différence de beaucoup d'autres, le lavoir (photo) est entouré de murs, que vient percer une porte d'accès sur l'un des côtés. Ces murs constituent en premier lieu une protection contre le vent mais ont également une fonction esthétique. Le linge était autrefois mis à sécher sur les berges avoisinantes ou sur les poutres de l'auvent[2].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_treuzy-levelay_77473.html
  2. a et b Le Patrimoine des communes de la Seine-et-Marne. Île-de-France. Éditions Flohic.
  3. Mairie de Treuzy-Levelay
  4. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne » (consulté en juin 2013).
  5. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  6. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  9. « Eglise », notice no PA00087301, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. « Cloche », notice no PM77001744, base Palissy, ministère français de la Culture
  11. Ouverture pratiquée dans les murailles et par laquelle on tirait à l'arc.
  12. Archives départementales de Seine-et-Marne.
  13. Le journal "La République" de Seine-et-Marne - année 1993.
  14. Nicolas Fillon, « Nonville, ça ne s'arrange pas pour Fami Parc... », sur www.larepublique77.fr, (consulté le 18 mai 2015)
  15. Pascal Villebeuf, « Le parc d'attraction a fermé sans crier gare. », sur www.leparisien.fr, (consulté le 18 mai 2015)