Robert Schuman

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Robert Schuman
Illustration.
Robert Schuman en 1949.
Fonctions
Président de l'Assemblée parlementaire européenne

(1 an, 11 mois et 28 jours)
Prédécesseur Hans Furler
Successeur Hans Furler
Président du Conseil des ministres français

(6 jours)
Président Vincent Auriol
Gouvernement Schuman II
Législature Ire
Prédécesseur André Marie
Successeur Henri Queuille

(7 mois et 25 jours)
Président Vincent Auriol
Gouvernement Schuman I
Législature Ire
Prédécesseur Paul Ramadier
Successeur André Marie
Ministre des Affaires étrangères

(4 ans, 5 mois et 13 jours)
Président Vincent Auriol
Président du Conseil André Marie
Lui-même
Henri Queuille
Georges Bidault
René Pleven
Edgar Faure
Antoine Pinay
Gouvernement Marie, Schuman II, Queuille I, Bidault II et III, Queuille II, Pleven I, Queuille III, Pleven II, Faure I, Pinay
Prédécesseur Georges Bidault
Successeur Georges Bidault
Député

(20 ans, 11 mois et 18 jours)
Circonscription Moselle

(22 ans, 6 mois et 15 jours
Circonscription Moselle
Biographie
Nom de naissance Jean-Baptiste Nicolas
Robert Schuman
Date de naissance
Lieu de naissance Luxembourg
(Luxembourg)
Date de décès
(à 77 ans)
Lieu de décès Scy-Chazelles (Moselle,
France)
Sépulture Église Saint-Quentin de
Scy-Chazelles
Nationalité allemande (1886-1919)
française (à partir de 1919)
Parti politique MRP
Profession Avocat
Religion Catholicisme
Résidence Moselle
Présidents du Conseil des ministres français

Robert Schuman (/ʁɔbɛʁ ʃuman/), né le à Luxembourg (Luxembourg) et mort le à Scy-Chazelles (Moselle), est un homme d'État français. Sous-secrétaire d'État pendant la Troisième République, ministre pendant la Quatrième République, notamment des Affaires étrangères, puis président du Conseil des ministres à deux reprises, Schuman exerça par ailleurs les fonctions de président du Parlement européen.

Il est considéré comme l'un des pères fondateurs de la construction européenne aux côtés de Jean Monnet, Konrad Adenauer, Johan Willem Beyen, Paul-Henri Spaak, Joseph Bech et Alcide De Gasperi.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

Maison natale de Robert Schuman à Clausen, un faubourg de la ville de Luxembourg.

Le père de Robert Schuman, Jean-Pierre Schuman (1837-1900), est né français de langue luxembourgeoise[1] à Évrange, un village lorrain à la frontière franco-luxembourgeoise. En 1871, après l'annexion d'une partie de la Lorraine par l'Allemagne, il devient allemand. La mère de Robert Schuman, Eugénie Duren (1864-1911), une Luxembourgeoise née à Bettembourg, acquiert la nationalité allemande lors de son mariage avec Jean-Pierre Schuman. Bien qu'il soit né à Clausen, un faubourg de la ville de Luxembourg (où sa maison natale existe toujours, à moins de 300 mètres du bâtiment du secrétariat général du Parlement européen qui porte son nom), Robert Schuman est allemand de naissance[2] en tant que citoyen du Reichsland d'Alsace-Lorraine.

Le jeune Robert Schuman fréquente l'école primaire et secondaire (l'Athénée) dans la capitale du Grand-Duché, où il apprend notamment le français (sa première langue étant le luxembourgeois, sa deuxième l'allemand standard). Puisque le diplôme luxembourgeois n'est pas reconnu en Allemagne, il passe, en 1904, son Abitur (baccalauréat) au lycée Impérial de Metz, alors ville allemande.

Son père étant mort en 1900 alors qu'il n'avait que 14 ans, Robert Schuman vit douloureusement la mort de sa mère en 1910. À 24 ans, n'ayant plus ni père ni mère, le jeune homme songe un moment au sacerdoce avant d'y renoncer sur les conseils d'un ami. Il poursuit alors ses études supérieures de droit en Allemagne à Bonn, Berlin, Munich et Strasbourg, puis ouvre un cabinet d'avocat à Metz, en . Parallèlement à ses études, il s'investit à la Conférence Olivaint dont il demeure un fidèle compagnon de route.

Durant la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1913, il préside la partie francophone du grand rassemblement laïc catholique, le Katholikentag, tenu à Metz. Un an plus tard, la Première Guerre mondiale éclate. Bien que réformé de l'armée française en 1908 pour raisons médicales[Quoi ?], il est incorporé comme simple soldat dans l'armée allemande en 1914 et affecté en 1915 à l'administration territoriale (Kreis) à Bolchen (aujourd'hui Boulay, Moselle).

Huit jours après l’Armistice, le , les troupes françaises entrent dans Metz et il faut changer l’administration et les structures politiques locales, Robert Schuman devient alors membre de la commission municipale de Metz. C’est par ce biais que Robert Schuman, âgé de 32 ans, entre dans la vie politique[3].

Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Portrait de Robert Schuman, député de la Moselle (1929).

Par le traité de Versailles, l'Alsace-Lorraine redevient française à l’été 1919. Le district de Lorraine (Bezirk Lothringen) devient le nouveau département de la Moselle, dont Metz reste la préfecture, bien différent de l'ancien département qui avait existé entre 1790 et 1871. Schuman, devenu citoyen français, est candidat de l'Union républicaine lorraine, il est élu lors des élections de novembre 1919 comme député de la Moselle et fait son entrée au Parlement.

Lors des débats à l'Assemblée sur l'introduction intégrale du droit français en Alsace-Moselle, il milite pour le maintien du Concordat et du statut scolaire. À l’été 1924, il parle au nom de 21 députés alsaciens et mosellans sur 24 ; le il avertit : « poursuivre la réalisation d’un tel programme serait non seulement contraire aux principes démocratiques si souvent invoqués dans la déclaration ministérielle mais ce serait jeter dans notre région un trouble grave au sujet duquel nous déclinons toute responsabilité ». Le quotidien Le Lorrain (Metz), le lendemain, estime que « M. Schuman a donné au gouvernement un solennel avertissement ».

En mars 1925, il affirme son rejet de l'école laïque républicaine dans la revue Notre Droit : « L'école laïque est la grande machine à déchristianiser la France. Nous la repoussons. »[4].

Robert Schuman se distancie de la mouvance autonomiste et œuvre pour une solution mixte qui favorise l’assimilation juridique progressive en conservant des dispositions essentielles aux yeux des Alsaciens-Mosellans. Il cultive les relations avec les Alsaciens, et relativise la critique d’une domination alsacienne dans le Reichsland. Surtout, il s'allie avec le syndicaliste alsacien Henri Meck, fondateur des syndicats chrétiens et député de Molsheim[5], qui connaît bien la Moselle. Le compromis accepté par le Parlement donne naissance au droit local d'Alsace et de Moselle en tant que dispositif particulier au sein du droit français.

Il siège en tant que député jusqu'en 1940. Il est membre de la Commission de législation civile et criminelle de 1919 à 1929 et de 1939 à 1940, de la Commission d’Alsace-Lorraine de 1919 à 1940, secrétaire de cette commission de 1920 à 1927, vice-président de 1927 à 1929, président de 1929 à 1936.À partir de 1936, il siège au conseil général de la Moselle pour le canton de Cattenom.

Durant la Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

En 1938, la crainte d'une nouvelle guerre « fratricide » lui fait accueillir positivement les Accords de Munich, mais la Seconde Guerre mondiale éclate en septembre 1939. En mars 1940, dans la mesure où il est un élu mosellan, Robert Schuman est nommé sous-secrétaire d'État pour les Réfugiés dans le gouvernement Reynaud. Après l'offensive allemande du , Robert Schuman estime dès le qu'il « faut mettre bas les armes »[6]. Le , il est confirmé à son poste de sous-secrétaire d'État et fait ainsi partie du premier gouvernement Pétain. Le , il vote pour les « pleins pouvoirs » au maréchal Pétain.

La Moselle est annexée de fait par le Reich nazi quelques jours plus tard, intégrée au Gau Westmark — dont le chef-lieu est Sarrebruck —, et Robert Schuman, réfugié sur ses terres lorraines, est arrêté par la Gestapo et mis au secret dans la prison de Metz, avant d'être transféré à Neustadt (actuelle Rhénanie-Palatinat) le , grâce à un allègement de ses conditions de détention obtenu par Heinrich Welsch.

Durant son assignation en résidence surveillée, il s'entretient avec ses visiteurs en luxembourgeois, de façon qu’on ne puisse pas suivre ses conversations[7].

Âgé de 56 ans, il s'évade et réussit à rejoindre la zone libre dans la Vienne le , en franchissant la ligne de démarcation à Vernon après avoir passé dix jours à l'abbaye de Ligugé[8]. Il passe également par la Trappe de Notre-Dame-des-Neiges, en Ardèche. Il s'installe à Lyon où vivaient beaucoup de Mosellans expulsés. Par l'intermédiaire de son ami le commissaire de police Charles-Albert Watiez, il garde un contact étroit avec beaucoup de réfugiés et il participe au comité lorrain qui se met en place à Lyon avec Robert Sérot, Gabriel Hocquard, Ségolène de Wendel, Paul Durand, le docteur Melchior et René Jager[9].

À la Libération, le ministre de la Guerre, André Diethelm, exige que « soit vidé sur-le-champ ce produit de Vichy » en parlant de Schuman[10]. Cette qualification vient de son vote du 10 juillet 1940 et comme « ex-ministre de Pétain[10] ». Son vote des pleins pouvoirs à Pétain le met sous le coup de l'inéligibilité automatique[11] prévue par l'ordonnance du 21 avril 1944 et, comme ancien ministre de Pétain, il est frappé « d’indignité nationale »[10]. Soucieux de reprendre des responsabilités politiques, il finit par écrire au général de Gaulle, le , pour lui demander de revenir sur cette décision[10]. Des alliés de Schuman interviennent auprès du chef du gouvernement provisoire pour appuyer cette demande. Charles de Gaulle décide que l'affaire soit classée[10].

En effet, le , Schuman avait été reconduit par le maréchal Pétain, sans être consulté, dans les fonctions qu'il occupait au sein du cabinet de Paul Reynaud, démissionnaire[12]. Quelques jours après cette nomination, Schuman remettait sa démission au gouvernement Pétain, sans y avoir siégé[12] : « membre involontaire d'un cabinet de transition qu'il ne verra jamais, il subira néanmoins, au lendemain de la guerre, des vexations » pour avoir fait partie du gouvernement Pétain[12].

La commission de la Haute Cour prononce un non-lieu en sa faveur concernant son inéligibilité[10],[13], le , et Robert Schuman reprend sa carrière dans la politique française[14]. Il deviendra le premier parlementaire ayant voté les pleins pouvoirs au maréchal Pétain, à devenir ministre après la Libération[13].

IVe République[modifier | modifier le code]

Schuman à l'ambassade de France à Washington en 1949 après la signature du Traité de l'Atlantique nord qui a créé l'OTAN

Sous la IVe République, il retrouve son siège de député de la Moselle de 1946 à 1962.

Il est ministre des Finances en 1946 dans le gouvernement Bidault, puis devient président du Conseil des ministres fin 1947 (MRP), puis ministre des Affaires étrangères (1948-1952)[15], il est l'un des grands négociateurs de tous les traités majeurs de cette période marquée par la nécessité d'organiser l'Europe de l'Ouest sur les plans politique, économique et militaire avec l'aide des États-Unis (Conseil de l'Europe, pacte de l'Atlantique nord, CECAetc.) et le début de la Guerre froide en Europe.

Temps de la construction européenne[modifier | modifier le code]

Son collaborateur et ami Jean Monnet lui fait part de l'urgente nécessité pour la France de se faire un allié de l'Allemagne et rédige un projet destiné à initier une fédération européenne. Ayant fait accepter le projet en un temps record par les ministres des Affaires économiques du Royaume-Uni, des trois pays du Benelux et de l'Italie réunis dans le plus grand secret à Paris le , puis par Konrad Adenauer auprès de qui il a dépêché un émissaire spécial et enfin par le gouvernement Bidault en conseil des ministres le en fin de matinée[16], Robert Schuman concrétise l’initiative en proposant par sa déclaration du 9 mai 1950, de placer la production franco-allemande du charbon et de l’acier sous une Haute Autorité commune, dans une organisation ouverte à la participation des autres pays d’Europe. Le plan Schuman entraîne la création de la Communauté européenne du charbon et de l'acier (CECA) qui est à l'origine de l'actuelle Union européenne[17],[18].

C'est en ce , que tous les ans le « Jour de l'Europe » commémore ce qui constitue, selon Jacques Delors, le geste le plus important de ces dernières décennies.

En 1953, chargé du dossier marocain (le Maroc, comme protectorat, dépendait des Affaires étrangères), il tente de s'opposer à la déposition du sultan Sidi Mohammed, ce qui lui vaut d'être évincé du gouvernement.

Dans le cadre de son implication dans la construction européenne, Robert Schuman a des contacts avec le Comité américain pour une Europe unie à partir du début des années 1950 jusqu'en 1960[19],[20]. Robert Schuman accepte notamment, en 1951, de participer à une réunion de promotion organisée aux États-Unis par le Comité américain afin de convaincre l'élite américaine de soutenir le fédéralisme européen[21],[22].

Il est président du Mouvement européen de 1955 à 1961. Pendant cette période, il est également, de 1958 à 1960, le premier président du Parlement européen, lequel lui décerne, à la fin de son mandat, le titre de « Père de l'Europe ». En 1958, il est lauréat du prix International Charlemagne.

Fin de vie[modifier | modifier le code]

La maison où Robert Schuman vécut ses dernières années, à Scy-Chazelles.
Cathédrale Saint Étienne de Metz où furent célébrées les obsèques de Robert Schuman en septembre 1963

Robert Schuman se retire de la politique en 1962, et retrouve sa maison de Scy-Chazelles. Pendant les derniers mois de sa vie, il s'intéresse à l'actualité politique et européenne même s'il prend la décision de ne pas intervenir publiquement.

Schuman s'éteint à soixante-dix-sept ans le à son domicile de Scy-Chazelles près de Metz.

Après des obsèques en la cathédrale Saint-Étienne de Metz, son corps est inhumé au cimetière communal de Scy-Chazelles. Le Préfet n'invite pas Jean Monnet au repas de commodité non officiel qui suit les obsèques de Robert Schuman. En signe de protestation, des personnalités centristes restent avec Monnet, manifestant une opposition au gouvernement qui n'est pas nouvelle puisque la moitié des parlementaires s'est abstenue de voter pour le gouvernement de Pompidou en 1962, et qu'ensuite cinq ministres MRP ont démissionné de ce gouvernement.

Postérité[modifier | modifier le code]

Tombe de Robert Schuman à l'église Saint-Quentin de Scy-Chazelles à proximité immédiate de sa maison à Scy-Chazelles
Le monument « Hommage aux Pères fondateurs de l'Europe » devant la maison de Schuman à Scy-Chazelles par l'artiste russe Zourab Tsereteli, dévoilé le . Les statues représentent les quatre fondateurs de l'Europe - Alcide De Gasperi, Robert Schuman, Jean Monnet et Konrad Adenauer.
Robert Schuman
(timbre allemand de 1968).

En 1966, sa dépouille est transférée dans la petite église fortifiée Saint-Quentin, en face de sa maison devenue la Maison de Robert Schuman, qui appartient aujourd'hui au conseil départemental de la Moselle.

Le Parlement européen décerne à sa mémoire un prix Robert Schuman pour l'Europe, l'université de Bonn, où il a été étudiant en droit, décerne à sa mémoire une médaille et un prix Robert Schuman, la Fondation Robert-Schuman à Bruxelles décerne un prix à son nom et organise des colloques européens et internationaux, la Fondation Alfred-Toepfer décerne aussi chaque année un prix Robert Schuman pour l'Unité européenne, les villes de Luxembourg, Trèves, Metz et Sarrebruck ont instauré en 1991 le plus important prix d'art de la Grande Région, le prix d'art Robert Schuman.

À Bruxelles, le rond-point séparant le Berlaymont du Justus Lipsius porte son nom et par extension, la gare et la station de métro en dessous ainsi que le tunnel ferroviaire.

Le ministre Christian Fouchet a inauguré le sous le nom lycée Robert-Schuman un nouveau lycée de Metz.

Le , lors de la journée de l'Europe, les élus départementaux mosellans rencontrent une délégation de la Sarre voisine, avec son ministre-président, à Scy-Chazelles, dans la maison de Robert Schuman. Il s'agit de faire date, et de célébrer le vote solennel et à l'unanimité, par le Conseil départemental de la Moselle, de la demande de différenciation territoriale par un Eurodépartement. Ce projet est placé d'emblée sous le haut patronage de Robert Schuman, dont le parcours de vie est marqué à la fois par l'histoire locale, nationale et par sa vision de l'espace européen.

Procès en béatification[modifier | modifier le code]

Un procès en béatification de Robert Schuman a été ouvert par l'Église catholique : Mgr Pierre Raffin, évêque de Metz, a autorisé l'ouverture du procès en 1990. En 2004, le procès diocésain a été clos[23].

Mandat politique[modifier | modifier le code]

Décorations nationales et internationales[modifier | modifier le code]

Fonctions gouvernementales[modifier | modifier le code]

Square Schuman (Montrouge)
Statue dans le square Robert-Schuman (Paris).
  • Ministre de la Justice, garde des Sceaux du au  :

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Trausch 1996.
  2. Fanfare Grand-Ducale.
  3. Page 15 de De Robert Schuman à demain : Suite du Christ et engagement politique, collectif, 2014, Gregorian & Biblical Press, (ISBN 978-88-7839-277-9).
  4. René Lejeune, Robert Schuman, Père de l'Europe 1886-1963, Editions du Jubilé, , p.82
  5. Bruno Béthouart, « La France, Robert Schuman et l’Europe », Historisch-Politische Mitteilungen, vol. 7, no 1,‎ , p. 197–217 (ISSN 2194-4040, DOI 10.7788/hpm.2000.7.1.197, lire en ligne, consulté le 9 février 2019)
  6. Europaforum.lu - 2008.
  7. Ditsch 1984.
  8. Renard-Darson 2008.
  9. François Roth, Robert Schuman, du Lorrain des frontières au père de l'Europe, Paris, Fayard, , 656 p. (ISBN 978-2-213-63759-4), pages 257 & 258
  10. a b c d e et f Raymond Poidevin, « Robert Schuman : un itinéraire étonnant », dans Robert Schuman, Beauchesne, coll. « Politiques et Chrétiens », (lire en ligne), p. 9-15.
  11. Jean-Pierre Maury, « Ordonnance du 21 avril 1944 relative à l'organisation des pouvoirs publics en France après la Libération – Articles 18 et 21 », sur mjp.univ-perp.fr, université de Perpignan, (consulté le 22 mars 1944).
  12. a b et c Lejeune 1986, p. 82.
  13. a et b Gilles Richard, Histoire des droites en France : de 1815 à nos jours, Perrin, (lire en ligne).
  14. Roth - 11 novembre 2013.
  15. « Biographie de Robert Schuman ».
  16. « La discrétion nécessaire », sur cvce.eu (consulté le 2 septembre 2017).
  17. La CECA - Herodote.
  18. Déclaration Schuman.
  19. Aldrich 1997, p. 204,221.
  20. Deloire et Dubois 2012, p. 165,170.
  21. Aldrich 1997, p. 203.
  22. Grosbois 2006, p. 9.
  23. Procès diocésain Schuman 2004.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Richard J. Aldrich, « OSS, CIA and European Unity : The American Committee on United Europe, 1948-60 », Diplomacy and Statecraft, vol. 8, no 1,‎ , p. 184-227 (lire en ligne)
  • Georges Ditsch, « Un grand Lorrain dans la tourmente (Robert Schuman 1939-1945) », Les Cahiers du Pays Thionvillois, no 1,‎
  • Thierry Grosbois, « La stratégie de Ford à l'égard de l'intégration européenne », Helsinki Congress of the International Economic History Association,‎ (lire en ligne, consulté le 26 mai 2016)
  • Margriet Krijtenburg (trad. Béatrice et Ghislaine Râtel), L'Europe de Schuman. Ses racines, Metz, Éditions des Paraiges, .
  • René Lejeune, Robert Schuman : une âme pour l'Europe, Paris, Saint Paul, , 223 p. (ISBN 2-85049-339-2).
  • René Lejeune, Robert Schuman, père de l'Europe 1863-1963 : la politique, chemin de sainteté, Paris, Fayard, .
  • Raymond Poidevin, Robert Schuman : homme d'État, 1886-1963, Paris, Imprimerie nationale, coll. « Personnages » (no 6), , 520 p. (ISBN 2-11-080885-3, présentation en ligne), [présentation en ligne], [présentation en ligne], [présentation en ligne].
  • François Roth, Robert Schuman : du Lorrain des frontières au père de l'Europe, Paris, Fayard, , 656 p. (ISBN 978-2-213-63759-4, présentation en ligne), [présentation en ligne].
  • Sylvain Schirmann (dir.), Robert Schuman et les pères de l'Europe : cultures politiques et années de formation, Bruxelles, Peter Lang, coll. « Publications de la Maison de Robert Schuman. Études et travaux » (no 1), , 361 p. (ISBN 978-90-5201-423-4, présentation en ligne).
  • Gilbert Trausch (dir.), Le Luxembourg face à la construction européenne, Centre d'études et de recherches européennes Robert Schuman, , 263 p.

Compléments[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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