Crécy-la-Chapelle

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Crécy-la-Chapelle
Crécy-la-Chapelle
La collégiale Notre-Dame.
Blason de Crécy-la-Chapelle
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Intercommunalité Communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie
Maire
Mandat
Bernard Carouge
2020-2026
Code postal 77580
Code commune 77142
Démographie
Gentilé Créçois
Population
municipale
4 531 hab. (2017 en augmentation de 6,59 % par rapport à 2012)
Densité 287 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 51′ 23″ nord, 2° 54′ 40″ est
Altitude Min. 50 m
Max. 130 m
Superficie 15,78 km2
Élections
Départementales Canton de Serris
Législatives Cinquième circonscription
Localisation
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Liens
Site web http://www.crecylachapelle.eu

Crécy-la-Chapelle est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Créçois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune est située à environ 15 kilomètres au sud de Meaux[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le sol de la région est calcaire.

La commune est classée en zone de sismicité 1, correspondant à une sismicité très faible[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de huit cours d'eau référencés :

  • la rivière le Grand Morin, longue de 118,2 km[3], affluent en rive gauche de la Marne, ainsi que :
    • un bras de 0,3 km[4] ;
    • un bras de 0,4 km[5] ;
    • le ru de Biche, 3,2 km[6], affluent du Grand Morin ;
    • le ru de la Fosse aux Coqs, 9,6 km[7], affluent du Grand Morin ;
      • le ru de Vaudessart, 3,4 km[8], qui conflue avec le ru de la Fosse aux Coqs ;
      • le cours d'Eau 01 du Bois de Mongrolle, 1,5 km[9], qui conflue avec le ru de la Fosse aux Coqs ;
  • le canal 01 de Mon Plaisir, 0,9 km[10], qui conflue avec le Grand Morin.

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 13,34 km[11].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par :

Le sentier de grande randonnée GR1 passe sur le territoire de la commune sur deux sections, l'une au nord, venant de Bouleurs, passant par le centre du village jusqu'à Voulangis, la seconde au sud-ouest, entre Voulangis et Tigeaux.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2018[13], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 49,6 % de terres arables, 22,1 de forêts, 14,7 % de zones urbanisées, 7,6 % d’espaces verts artificialisés non agricoles, 3,1 % de prairies et 2,9 % de zones agricoles hétérogènes[11].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 118 lieux-dits administratifs répertoriés[14] dont les plus importants sont Crécy Bourg, Montbarbin, Serbonne, la Chapelle-sur-Crécy, Libernon, Mongrolle, Férolles, Montaudier, la Grand-Cour, les Hauts-Soleil, le Choisiel, le Souterrain, Montpichet.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée.

Le nom de Crécy-la-Chapelle existe depuis le 1er octobre 1972. À cette date, la commune de Crécy-en-Brie a fusionné avec celle de La Chapelle-sur-Crécy, et a pris le nom de Crécy-la-Chapelle.

Le nom de "Crécy" est attesté sous les formes Criscecus[15] et Crideciacovico au VIIe siècle[16] ; Criciacus[17] et Criciacum en 1082[18] ; Ecclesia de Veteri Crecei en 1137[19] ; Prioratus de Cresceio en 1184[20] ; Crisceium en 1190[20] ; Creceium en 1202[21] ; Creciacum en 1222[22] ; Castrum, Castellum de Creciaco versus Capellam en 1226[23] ; Cresci en 1239[24] ; Creci en 1260[25] ; Crecy en 1287[26] ; Creciacum au XIIIe siècle[27] ; Cressiacum en 1315[28] ; Crecy en Braye en 1363[29] ; Castrum Crecii in Bria en 1392[30] ; Crecyacum en 1439[31] ; Cressy en Braye en 1538[32] ; Cressy en 1690 (Carte Jaillot) ; Crécy en l'an IX[33] ; Crécy-sur-Morin en 1810[34].
"Crécy" désignait le résidu de la fabrication du fer, il y avait des forges au dessus de la ville de Crécy[35].

Le nom de "La Chapelle" est attesté sous les formes Ecclesia Sancte Marie de Capella[19] et Capella que est juxta Creciacum en 1202[21] ; Capella en 1228[36] ; La Chapelle de Crecy en 1325[37] ; Capella juxta Creciacum en 1363[38] ; La Chapelle lez Crecy en 1604 et en 1622[39] ; La Chapelle sous Crécy en 1632[40] ; La Chapelle en 1757 (Cassini) et La Chapelle en l'an IX[41].
"La Chapelle" fait allusion à un oratoire puis à une chapelle qui précédait l'église paroissiale dédiée à Notre-Dame de l'Assomption[42] (le vocable « Notre-Dame » désigne la Vierge Marie[43]).

Histoire[modifier | modifier le code]

La commune de Crécy-la-Chapelle est née le 1er octobre 1972 de la fusion[44] entre les anciennes communes de Crécy-en-Brie et de La Chapelle-sur-Crécy.

L'endroit aurait été habité dès l'époque néolithique.

En 1842 y fut découvert un hypogée celtique[réf. nécessaire], puis un second en 1887.

Selon la légende, Crécy aurait été fondé[45] en 930 av. J.-C. par le "duc d'Hibros" venu en Gaule à la tête de 2 000 Sicambriens. La rive gauche du Grand Morin aurait été le berceau du village, puis il se serait déplacé sur un petit îlot, fortifié pour l'occasion.

En 277, l'empereur Aurélien serait passé par Crécy plusieurs fois[réf. nécessaire] en utilisant la grande voie romaine qui relie Senlis à Troyes.

En 861 les Normands pillent, saccagent et brûlent Crécy, Meaux, Melun et toute la région.

  • de nombreux fiefs dépendaient de Crécy, parfois appelé comté à cause du titre d'Isabelle/Elisabeth, épouse de Guy le Rouge ci-dessous, et leurs seigneurs furent souvent ceux de Crécy : ainsi, la forêt de Lubeton devenue forêt de Crécy ; Crèvecœur-en-Brie ; Couilly, qui appartint à la châtellenie des seigneurs de Crécy-en-Brie jusqu'au XVIIIe siècle[46], etc. ; la terre de La Chapelle-sur-Crécy, quant à elle, eut pour seigneurs la famille Bureau au XVIe siècle, Pierre et Nicolas Favières (cités en 1610, 1619, 1626), Sébastien de Bréyart (cité en 1621-1624, 1638, 1651), Charles Tricot (1633, 1635), Octavien Le Bys/Le Bis (1639, 1643), Marie de La Barre et son mari Jacques Le Tillier (1655, 1664), Geoffroy de Laigue (1671), Nicolas de Villiers (1673) ; elle est achetée en mars 1684 non loin de 100 000 livres par Pierre Gorge d'Antraigues sur Louis-Charles, duc de Luynes et Anne de Rohan (qui l'avaient au moins depuis 1674)[47], puis elle passe par héritage à son fils aîné Chrétien-François Gorge et à son gendre Paul-François de Béthune-Charost, duc d'Ancenis et duc de Chârost (1682-1759)[48]. En mars 1741, les héritiers de ce dernier possèdent la seigneurie de La Chapelle et cèdent l'ensemble à François-Joseph Ménage de Mondésir, dont le fils François-Camille Ménage de Mondésir fut le dernier maître (cité en mars 1790 ; son père François-Joseph et les Béthune-Chârost-Ancenis furent aussi les derniers seigneurs engagistes de Crécy, voir plus bas)[49].

Vers le Xe siècle, la terre de Crécy fut donnée aux Bouchard, comtes de Melun, de Paris, de Corbeil et de Vendôme, qu'on dit apparentés aux Montmorency dont semblent venir les Montlhéry-Rochefort ci-dessous[45].

C'est à partir des IXe et Xe siècles que fut édifiée la première forteresse. Isabelle/Elisabeth, comtesse de Crécy[50],[51], apporta la ville en dot à Guy le Rouge de Montlhéry, comte de Rochefort. Guy et son fils Hugues de Crécy, se joignant aux ennemis du roi Philippe Ier de France, dotèrent Crécy d'une redoutable défense.

Comme c'était sa dernière possession, il fit grandir le village qui devint ville et le fit entourer d'un fossé alimenté par l'eau du Morin. Outre le château, il fit construire un formidable rempart double, flanqué de 99 tours[réf. nécessaire], dont certaines existent toujours. Quatre portes voûtées avec pont-levis permettaient d'y entrer : la porte de Meaux, la porte de la Chapelle, la porte de Dame Gilles et la porte Marchande qui a été supprimée au XVIIe siècle[45].

La rébellion étant finalement matée par Louis VI, celui-ci confisqua les terres. Hugues de Crécy se retira alors dans un monastère, où il termina ses jours. À sa mort, sa sœur Lucienne de Rochefort (sœur d'Hugues de Crécy et 1re femme, répudiée, du roi Louis), mariée à Guichard III de Beaujeu, hérita de ses biens, reprenant ainsi les terres de Crécy[45]. La ville passe ensuite aux mains de leur fils Humbert III de Beaujeu, qui partit pour la Terre sainte.

Brasset du Grand Morin.

Le domaine appartint ensuite à Robert II, comte de Dreux et de Braine, petit-fils de Louis VI, possessionné en Brie française (seigneur de Brie), puis à sa fille Alix de Dreux et à Baudouin VIII (oncle par alliance de Robert II par sa sœur Agnès de Hainaut). Par le jeu des mariages il échut à Gaucher II de Châtillon et de Montjay, vassal des comtes de Champagne, probable époux d'Ade/Alix de Pierrefonds-Montlhéry (fille de Béatrice de Montlhéry, autre sœur d'Hugues de Crécy). Certains érudits lui attribuaient les renforcements des fortifications et le creusement du dernier brasset. Jean Mesqui, expert en architecture militaire médiévale, dans une étude plus récente[52] situe ces travaux plus tardivement, dans la première moitié du XIIIe siècle. Son analyse repose sur la comparaison, sur le plan architectural et défensif, des vestiges des fortifications créçoises avec un ensemble de références architecturales observées et datées au sein même du comté de Champagne. Ainsi selon l'auteur, Gaucher III de Châtillon, comte de St-Pol, fils de Gaucher II, aurait fait restaurer ou reconstruire l'enceinte intérieure du bourg et c'est son fils Hugues, comte de St-Pol et de Blois, qui aurait été le commanditaire de la seconde enceinte, érigée pour protéger le nouveau quartier du marché et l’inclure définitivement dans le périmètre protégé de la ville. C'était probablement entre 1225 et 1230. Il fit remplacer l'ancienne église par une chapelle.

Crécy est ensuite possédée par Thibaut V de Champagne-Navarre, puis par son frère Henri III de Champagne. À la mort de ce dernier sa fille Jeanne de Champagne en hérita. Le domaine fut ajouté à la Couronne de France, en 1284, lors du mariage de la comtesse-reine Jeanne avec Philippe le Bel. Cependant les Châtillon ont pu conserver des droits sur Crécy et Crèvecœur-en-Brie, puisque le connétable Gaucher V en est dit le châtelain et qu'il les échangea en 1289/1303 avec le roi Philippe contre le comté de Porcien.

Sa situation, à la frontière de la Champagne sur la route de Troyes, et surtout sur une voie d'eau alors navigable, favorise le commerce et en fait une étape où les marchands, allant de foire en foire, s'achalandent au passage en productions locales. Le dynamisme des commerçants de Crécy est un héritage dûment conservé puisqu'aux XIIe et XIIIe siècles, on comptait des fabriques de peaux[44], de laine, de draps, le commerce des bestiaux et du bois, la production de vins. Des quais et un port avec une porte marchande, qui disparaîtra durant la première moitié du XVIIe siècle, existaient le long des brassets et au bord de la rivière. Au commerce florissant s'ajoutait, au XVIIe siècle, une population de magistrats, notaires, etc.

En 1358, la ville est touchée par la Grande Jacquerie. Le 4 juin 1392, Charles VI donne Crécy à son chambellan Bureau de La Rivière, qui reçut aussi Croissy et Gournay. À partir de 1400 Crécy, qui reste fondamentalement un bien de la Couronne, devient souvent l'apanage de différents membres de la famille royale. Ainsi, il échoit à Blanche de France et à son mari Philippe, duc d'Orléans (jusqu'à juillet 1391). En 1404, Charles VI, petit-neveu du duc Philippe, le donne à son frère Louis, duc d'Orléans, qui le cède à son fils Charles, alors comte d'Angoulême et futur duc d'Orléans. La reine Isabeau le reçoit en février 1427 d'Henri VI d'Angleterre, avec Brie. Le château délaissé, mal entretenu devint difficilement habitable et commença à tomber en ruine.

En 1429, Jeanne d'Arc et Charles VII traversent la ville au retour du sacre[réf. nécessaire]. En 1436, les Anglais s'emparent de la cité, puis les Armagnacs et les Bourguignons s'en disputent la possession. Plus tard, les Écorcheurs essaient de s'en emparer.

Charles VII donne en avril 1441 tous les revenus de la ville à son fidèle Denis de Chailly, sire de Chailly, Bourron et La Motte-Beauvais de Nangis, bailli de Meaux, † vers 1464, chambellan royal, compagnon de Jeanne d'Arc en 1430. Puis la seigneurie revient à la Couronne en 1465, date à laquelle Louis XI la cède à Antoine de Chabannes, Grand-maître de France, comte de Dammartin-en-Goelle et sire de St-Fargeau, qui la possède jusqu'à sa mort en 1488, et après lui son fils Jean († vers 1503) et le gendre de ce dernier, Jacques II de Coligny-Châtillon, † à Ferrare en 1512, époux d'Anne de Chabannes. Des cousins des Chabannes-Dammartin héritent peut-être de Crécy ou du moins y conservent des droits, puisque Joachim de Chabannes-Curton de Madic, † 1559, y teste le 2 août 1553. En tout cas, le 23 septembre 1522, Louis Poncher, trésorier de France, ou ses héritiers l'acquièrent pour 40 000 livres tournois, avec les terres et seigneuries de Moret, Brie-Comte-Robert, la Ferté-Alais, Torcy et Tournan, que le roi François reprendra en totalité le 12 août 1528 en échange d’Orbec-en-Auge[53],[54].

Catherine de Médicis la possède de 1562 à 1589, Gabrielle d'Estrées en 1595, puis le duc de Vendôme, son fils, vers 1614. En 1574, Henri III alors duc d'Anjou en partance pour la Pologne traverse la ville accompagné par le roi Charles IX et sa mère Catherine de Médicis. En 1586, Miron (Marc, plutôt que François ?), devient le seigneur engagiste. En 1635, Louis XIII fait effectuer les réparations du château et des fortifications. En 1641, le roi Louis y fonde un couvent, le domaine appartenant depuis 1640 à Pierre-César du Cambout, marquis de Coislin (1613-1641). Sa veuve, Marie Séguier (fille du chancelier Pierre Séguier), marquise de Laval-Bois-Dauphin, en hérita de 1641 à 1710 avec ses beaux-frères et son fils le cardinal de Coislin. Les Coislin possédèrent Crécy jusqu'au 16 août 1720, où Louis XV le reprit à l'évêque de Metz Henri-Charles. En 1674, un établissement charitable fut fondé par quatre femmes de Crécy-en-Brie : Marguerite Favière, Anne Lepelletier, Perette Perrin et Jeanne Marie Michelet veuve Ludot. Cette fondation avait pour but d'instruire les jeunes filles pauvres et d'assister les malheureux. François-Joseph de Béthune-Chârost, marquis puis duc d'Ancenis (en mars 1723, contre 61 000 livres ; † prédécédé en 1739 à l'âge de 20 ans) et son père le duc de Chârost et d'Ancenis Paul-François de Béthune (en 1739-1741 ; † 1759), puis François-Joseph Ménage de Mondésir (le 29 mars 1741, contre 270 000 livres), également sires de La Chapelle-sur-Crécy (voir plus haut), sont les derniers seigneurs engagistes de Crécy.

Le 8 avril (ou le 19 mars) 1762, la terre de Crécy cesse d'appartenir à la Couronne. Louis XV, après l'avoir récupérée sur Ménage de Mondésir, la cède avec d'autres possessions (Gisors, Pontcarré, le comté d'Armainvilliers dont Tournan) au comte d'Eu (1701-1775 ; petit-fils de Louis XIV), en échange de la principauté de Dombes. Le comte d'Eu lègue en 1775 à son cousin germain le duc de Penthièvre (1725-1793 ; autre petit-fils de Louis XIV et grand-père maternel de Louis-Philippe), qui sera le dernier seigneur de Crécy.

Crécy traversera la Révolution française sans troubles importants mais, à la suite d'une grave crise économique, deux industries seulement subsistèrent, celles de la tannerie et du bois.

Lors de la campagne de France les armées coalisées occupèrent la ville durant 9 jours. Les camps étaient établis dans les prés de Saint-Martin et de la Couture. Les occupants pillèrent, volèrent et maltraitèrent les habitants qui se révoltèrent, mais devant une telle force, ils se réfugièrent dans la forêt de Crécy où les envahisseurs n'osèrent les poursuivre. La ville faillit toutefois être brûlée.

Durant l'époque moderne, Crécy est restée une ville commerçante et artisanale, pour le bourg, et rurale avec des hameaux nichés dans la campagne briarde.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Meaux du département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France. Pour l'élection des députés, elle dépend de la cinquième circonscription de Seine-et-Marne.

La commune était le chef-lieu depuis 1793 du canton de Crécy-la-Chapelle[55]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune fait désormais partie du canton de Serris.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était le siège de la communauté de communes du Pays Créçois, intercommunalité créée fin 2000 et qui s'était substitue au district rural de Crécy-la-Chapelle-Vallée du Grand Morin créé le 7 juin 1992.

Son territoire a été réparti entre plusieurs autres intercommunalités, et, à compter du , la commune est désormais membre de la communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[56]
Période Identité Étiquette Qualité
octobre 1972 juin 1995 Antoine de Moustier UDF Conseiller général de Crécy-la-Chapelle (1988 → 1994)
juin 1995 mars 2001 Jean-Marc Huyghe    
mars 2001 mars 2015[57] Michel Houel[58] UMPLR Gérant de société retraité
Sénateur de Seine-et-Marne (2004 → 2016)
Conseiller général de Crécy-la-Chapelle (1994 → 2005)
Maire de Condé-Sainte-Libiaire (1977 → 2001)
Président de l’Union des Maires de Seine-et-Marne (2001 → 2013)
Démissionnaire
mars 2015[59] En cours
(au 28 juillet 2020)
Bernard Carouge SE Cadre bancaire retraité
Vice-président de la CA Coulommiers Pays de Brie (2020 → )
Réélu pour le mandat 2020-2026[60],[61]

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec Drapeau de l'Allemagne Pielenhofen (Allemagne).

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[62]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[63].

En 2017, la commune comptait 4 531 habitants[Note 2], en augmentation de 6,59 % par rapport à 2012 (Seine-et-Marne : +3,7 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 0281 0119859621 0499509941 1031 044
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0181 0571 057976934906913885865
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
9309781 0591 0201 0699719329451 026
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0281 0082 1932 4133 2223 8514 0294 0564 083
2013 2017 - - - - - - -
4 2534 531-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[55] puis Insee à partir de 2006[64].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Deux marchés hebdomadaires (le jeudi et le dimanche), une foire de la Saint-Michel (dernier week-end de septembre) et de nombreuses fêtes ou manifestations locales attirent de nombreux visiteurs. La foire annuelle du village a lieu à la Saint-Michel. Une brocante se tient au printemps.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Tympan du portail occidental de la collégiale de La Chapelle-sur-Crécy.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Collégiale Notre-Dame de Crécy-la-Chapelle[65], classée monument historique depuis 1846[66].
  • Église Saint-Georges.
  • Beffroi.
  • Quai des Tanneries.
  • Tour aux Saints.
  • Passage du Guet : partant de la rue Dam' Gilles (qui tient son nom, comme son pont d'ailleurs, d'un ancien seigneur créçois : le damoiseau Gilles de Cuisy, d'où l'écriture élidé de « Dam » - une erreur fréquente est d'écrire « Dame Gilles »), à côté d'une maison où logea le peintre Corot (plaque), une entrée passant par un porche bas débouche sur une étroite ruelle pavée, zigzaguant entre deux anciennes tours de la première ceinture (d'où son nom), pour rejoindre une passerelle sautant un brasset du Grand Morin typique de Crécy.
  • Monument aux Morts de la guerre 1914-1918 signé Edme Marie Cadoux.
  • Le musée municipal est Musée de France, au sens de la loi no 2002-5 du 4 janvier 2002 ; il est actuellement fermé (janvier 2013).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

De nombreux tournages ont eu lieu à Crécy, dont :

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Crécy-la-Chapelle (Seine-et-Marne).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :
fond d'azur à trois croissants d'argent

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques 2018 de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Localisation de Crécy-la-Chapelle » sur Géoportail (consulté le 1 septembre 2018).
  2. « Plan séisme consulté le 1 septembre 2018 »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Le Grand Morin (F65-0400) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras du Grand Morin (F6582001) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras du Grand Morin (F6582101) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Biche (F6583000) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de la Fosse aux Coqs (F6583500) »
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Vaudessart (F6583550) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Cours d'Eau 01 du Bois de Mongrolle (F6583540) »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de Mon Plaisir (F6586002) »
  11. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 16 décembre 2018
  12. Transdev, ligne 71
  13. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  14. Site territoires-fr.fr consulté le 1 septembre 2018 sous le code commune 77142
  15. Chron. de Frédégaire.
  16. Monnaies méroving.
  17. Prou, Philippe Ier, p. 273.
  18. Du Plessis, II, p. 10.
  19. a et b Archives nationales, S 1368.
  20. a et b Depoin, Saint-Martin-des-Champs, III, p. 54.
  21. a et b Du Plessis, II, p. 88.
  22. Guill. de Nangis.
  23. Du Plessis, II, p. 119.
  24. Bibl. nat., ms. latin 10944, fol. 58.
  25. Du Plessis, II, p. 165.
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  27. Obit. prov. Sens, IV, p. 29.
  28. Archives nationales, P 2290, p. 613.
  29. Archives nationales, KK 4.
  30. Ordonnances, VII, p. 467.
  31. Bibl. nat., ms. latin 10944, fol. 38 v°.
  32. Archives nationales, S 366.
  33. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 162.
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  35. Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, (ISBN 2402033592).
  36. Bibl. nat., ms. latin 10944, fol. 115.
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  40. Min. not. Crécy-en-Brie.
  41. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 103.
  42. Amédée Aufauvre et Charles Fichot, Les monuments de Seine-et-Marne : description historique et archéologique et reproduction des édifices religieux, militaires et civils du département : La Chapelle-sur-Crécy, Paris, , 407 p. (lire en ligne), p. 177-179.
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  49. « Seigneurie de La Chapelle-sur-Crécy, p. 18 à 51, notamment p. 19-22, 25-26, 28-29, 31, 42-43, 48-49, 51 », sur Inventaire-Sommaire des Archives départementales de Seine-et-Marne antérieures à 1790, t. III, Titres de Famille, par Côme Lemaire, 1875
  50. Isabelle/Elisabeth de Crécy semble la fille d'un certain Gilduin/Hilduin de Crécy, et la tradition — quel crédit lui accorder ? — la donne comme la dernière fille d'Hilduin IV de Montdidier. Elle était la veuve de Bouchard II comte de Corbeil (d'où le titre comtal qu'elle porte et qui décore après elle le domaine de Crécy), dont elle hérite Crécy-en-Brie, transmis à son deuxième mari Guy le Rouge (cf. l'article indexé de Jean Mesqui).
  51. « Seigneurs de Crécy, p. 7, 25, 33, 36-41, 65, 78, 82 et 144-147 », sur Le comté de Crécy-en-Brie, par Jacques-Amédée Le Paire, chez Emmanuel Grévin, Lagny, 1910 ; mis en ligne par BnF-Gallica
  52. Jean Mesqui, « Les enceintes de Crécy-en-Brie et la fortification dans l'Ouest du Comté de Champagne et de Brie au 13siècle », Paris et Ile-de-France - Mémoires, vol. 30,‎ , p. 7-86 (lire en ligne, consulté le 1er mars 2020).
  53. Jean Lebeuf, Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris, chez Prault père, 1758, p. 228[128]
  54. Philippe Hamon, L’argent du roi, (Première partie, Chapitre II, p. 65-133, D. Les aliénations), Institut de la gestion publique et du développement économique sur OpenEdition Books
  55. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  56. « Les maires de Crécy-la-Chapelle », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 2 décembre 2016).
  57. Gurvan Abjean, « Le maire Michel Houel annonce sa future démission : Michel Houel, maire de Crécy-la-Chapelle depuis 2001, a annoncé ce matin qu'il allait démissionner avant la fin de son mandat », La Marne,‎ (lire en ligne).
  58. Sébastien Roselé, « La Brie pleure la disparition du sénateur Michel Houel », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  59. « Bernard Carouge (SE) élu maire... de justesse », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne) « C'est devant une salle comble, lundi soir, que le conseil municipal de Crécy-la-Chapelle a élu son nouveau maire. Bernard Carouge (SE), 59 ans, prend donc la succession de Michel Houel (UMP) démissionnaire après onze ans de mandat municipal à Crécy. Une succession préparée en amont au sein de la majorité municipale lors d'une primaire interne organisée fin février. Lors de celle-ci, la première adjointe depuis 2008 Christine Autenzio, qui s'était porté candidate, avait perdu d'une voix ».
  60. Sébastien Roselé, « Municipales à Crécy-la-Chapelle : l’urbanisation au coeur de la bataille du second tour : Le premier tour n’a pas permis de départager les trois candidats, dont le maire sortant. Ils seront donc tous les trois de nouveau en concurrence pour le fauteuil de maire, le 28 juin », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 8 août 2020) « Au second tour des municipales de Crécy-la-Chapelle, Bernard Carouge (maire sortant SE), Marie-Noëlle Témoin-Hadey et Sébastien Chimot demeurent candidats ».
  61. « Liste des maires 2020 » [PDF], Élections municipales 2020, Préfecture de Seine-et-Marne, (consulté le 8 août 2020).
  62. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  63. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  64. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
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