Bray-sur-Seine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bray.

Bray-sur-Seine
Bray-sur-Seine
La mairie.
Blason de Bray-sur-Seine
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Arrondissement de Provins
Canton Provins
Intercommunalité Communauté de communes de la Bassée - Montois
Maire
Mandat
Emmanuel Marcadet
2014-2020
Code postal 77480
Code commune 77051
Démographie
Gentilé Braytois
Population
municipale
2 211 hab. (2016 en diminution de 8,9 % par rapport à 2011)
Densité 1 028 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 24′ 50″ nord, 3° 14′ 09″ est
Altitude Min. 54 m
Max. 82 m
Superficie 2,15 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Bray-sur-Seine

Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne

Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Bray-sur-Seine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Bray-sur-Seine

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Bray-sur-Seine
Liens
Site web bray-sur-seine.fr

Bray-sur-Seine est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne, en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Braytois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La commune de Bray-sur-Seine est située au sud-est du département de Seine-et-Marne sur les bords de Seine, à égale distance (≈ 20 kilomètres) entre Provins au nord, Montereau-Fault-Yonne à l'ouest et Sens (Yonne) au sud. Elle était chef-lieu de canton de vingt-trois communes jusqu'en mars 2015.

Elle fait partie de la plaine de la Bassée[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Bray-sur-Seine
Mouy-sur-Seine
Bray-sur-Seine Jaulnes
Mousseaux-lès-Bray

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de deux cours d'eau référencés :

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 2,81 km[4].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 15 lieux-dits administratifs répertoriés[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

En 2018[6], le territoire de la commune se répartit[Note 1] en 31,1 % de zones urbanisées, 24,9 % de terres arables, 17,8 % de zones industrielles commercialisées et réseaux de communication, 16,1 % de forêts, 5,3 % d’eaux continentales[Note 2] et 4,7 % de milieux à végétation arbusive et/ou herbacée[Note 3] - [4].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Villa que dicitur Brayacus en 958[7] ; « In pago Senonico super Sequanam fluvium in loco qui vulgo dicitur Braiacus » en 958 (Clarius)[8] ; Braiacense castrum vers 1130[9] ; Castellum quod dicitur Braium en 1145[10] ; G. de Braico vers 1150[11] ; Braium en 1157[12] ; Braiacum vers 1175[13] ; Brayum en 1250[14] ; Brei vers 1275[15] ; Bray sus Sene en 1285[16] ; Brayum supra Seccanam en 1319[17] ; Bray sur Soigne en 1344 [18] ; Brey en 1674[19],[8].

Toponyme peut-être issu du latin braium, « terrain marécageux ».

Histoire[modifier | modifier le code]

2017-fr.wp-orange-source.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (février 2017)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Avant les Romains, les habitants étaient les Sénons (Gaulois). Les Romains occupèrent Bray-sur-Seine jusqu'à la fin du IVe siècle. Puis ce furent les invasions : les Visigoths, les Burgondes, les Francs, les Huns… En 595, Bray-sur-Seine fit partie de la Burgondie qui avait pour roi Théodoric, petit-fils de la reine Brunehaut. En 880, les longships des Vikings remontent la Seine jusqu'à Troyes. Vers l'an 915, Bray-sur-Seine était bien fortifiée, défendue par un château féodal. Au Xe siècle, il semble bien que le pays était propriété du roi de France, mais placé toutefois sous la suzeraineté de l'archevêque de Sens.

En 960, la seigneurie appartenait à Bouchard Ier premier membre connu de la maison de Montmorency. Il parait être le fondateur de la baronnie et il fit construire, à l'emplacement de la Maison des Associations actuelle, ancien hospice, la grosse Tour féodale, témoignage de puissance et d'indépendance, de laquelle relevaient les seigneuries de la Bassée et celles du Montois et du Sénonais. De là, vient le blason de la ville : la grosse Tour et les deux rameaux d'olivier (devenus palmiers on ne sais pas pourquoi), marquant dès l'origine, un désir pacifique auquel notre pays est toujours resté fidèle.

Reconnaissance d’abandon d’hypothèque signée par Matathyas et Elia, juifs de Bray-sur-Seine, 20 mai 1206. Archives nationales de France.

Thibault surnommé Fil-Etoupe vers 985, Gui Ier qui mourut vers 1080, Milon Ier surnommé le Grand, qui fit la première croisade, celle de Pierre l'Ermite vers 1096, il y retourna en 1101 et ne revint plus, Milon II de Montlhéry (son fils), vicomte de Troyes lui succéda et à sa mort brutale, Bray fut incorporée à la Champagne (1118) sous Thibault II. Bray fut ensuite sous la tutelle de Philippe Auguste et des rois de France. Henri Ier, duc de Bourgogne, comte de Champagne et de Brie, baron de Bray, fit construire vers 1150, le palais des ducs de Bourgogne (à l'emplacement actuel d'un commerce d'articles ménagers dans la Grande-Rue) qui devint alors le siège des barons de Bray. Son fils, également baron de Bray, devait devenir roi de Chypre. En 1191, les juifs de Bray sont menés au bûcher sur ordre de Philippe Auguste. La communauté juive de la ville y était prospère et bénéficiait de l'afflux des juifs expulsés du domaine royal par Philippe Auguste. Mais en 1191, un juif y est assassiné par un chrétien et les juifs obtiennent la condamnation à mort du meurtrier. Le roi utilise cette occasion pour manifester son autorité sur le comté de Champagne. Il fait saisir les juifs et les condamne à mort[20]. Selon une chronique juive, quatre-vingt juifs sont tués, seuls les enfants de moins de treize ans sont épargnés[21]. La communauté juive de Bray ne disparaît pourtant pas. Elle continue d'exister au moins jusqu'au XIVe siècle. En 1235, Louis IX prend possession de la baronnie sur Thibault VI futur roi de Navarre, et les rois de France sont barons de Bray durant environ 150 ans. Il est à noter, que même durant le règne de la Maison de France, le roi devait rendre hommage de sa baronnie à l'archevêque de Sens. La cérémonie avait lieu à la frontière de la Bassée et du Sénonais, à l'abbaye de la Pommeraie, qui avait été fondée par Héloïse (voir Abélard), près de la Chapelle-sur-Oreuse. Cependant, à partir de 1285, la baronnie était indivise entre les rois de France et les rois de Navarre, à cause du mariage de Philippe IV de France dit Philippe le Bel avec Jeanne Ire de Navarre. Pour mettre fin à cette situation, le roi de France Charles VI, céda sa part au roi de Navarre Charles III le 5 juin 1404. Bray appartint un temps à Henri V d'Angleterre pendant la guerre de Cent Ans (1337-1453).

Jeanne d'Arc passa à Bray avec Charles VII le 14 septembre 1429. En 1463, faute de paiement d'une dette du roi de Navarre, la ville et seigneurie de Bray revint, après vente, au comte Jean de Dunois, batard d'Orléans, et passe ainsi à la maison d'Orléans-Longueville, puis, par le mariage en 1528 de Charlotte d'Orléans avec Philippe de Savoie-Nemours, duc de Nemours, à la maison de Savoie-Nemours, qui régnera sur Bray jusqu'en 1647, date à laquelle le fief de Bray passera à la famille de Mortemart.

Pendant les guerres de religions (1562-1598), Bray fut administrée par le duché de Nemours- dont Jacques Ier mort en 1585- jusqu'en 1645. Henri IV séjourna à Bray du 18 au 29 avril 1590 avant de se rendre à Paris.

Le président Henri de Mesmes qui acheta la baronnie de Bray le 10 juillet 1647, commence une dynastie, les Mortemart, qui se terminera à la Révolution. Henri de Mesmes était un descendant d'une famille béarnaise. Il était également seigneur de Roissy et marquis d'Everly par son mariage le 30 décembre 1639 avec Marie de la Vallée-Fossés, marquise d'Everly. Il était le père d'Antoinette-Louise de Mesmes, épouse de Victor de Rochechouart, duc de Mortemart et de Vivonne. Un cénotaphe dans l'église de Bray, perpétue le souvenir de cette noble Dame. Henri de Mesmes décéda le 29 décembre 1650. Il semble toutefois que les Mortemart aient continué à habiter le château d'Everly jusqu'à la Révolution.

Louis Victor de Rochechouart de Mortemart, duc de Mortemart et de Vivonne, en épousant Antoinette-Louise de Mesmes, fille d'Henri de Mesmes, en septembre 1655, ajoutait à ses prestigieux titres ceux de marquis d'Everly et de baron de Bray. Louis-Victor était le frère de la marquise de Montespan favorite du roi. Louis de Rochechouart, fils de Louis-Victor, avait épousé le 14 février 1679 Marie-Anne Colbert, fille du grand ministre de Louis XIV. Il mourut, comme son père, en 1688. Deux de ses enfants lui succéda dans la baronnie de Bray et le marquisat d'Everly : Louis II de Rochechouart décédé le 31 juillet 1746 et Jean-Baptiste de Rochechouart décédé le 16 janvier 1757.

La ville fut le terminus d'une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique qui la reliait, de 1904 à 1950, à Jouy-le-Châtel et Sablonnières, dont on voit un des trains franchir la Seine.
Cette ligne des Chemins de fer départementaux de Seine-et-Marne était exploitée par la Société générale des chemins de fer économiques.

Le dernier baron de Bray fut un fils, Victurnien Jean-Baptiste Marie de Rochechouart, duc de Mortemart, pair de France, prince de Tonnay-Charente, capitaine au régiment de Navarre-Infanterie, marquis d'Everly, baron de Bray, seigneur de l'isle-dieu, des Ormes, Couture, Moulin d'Ocle, Neuvry, Peugny, Mouy-sur-Seine, Mousseaux-les-Bray, Avigny, Moléon, Montigny-le-Guesdier, courlon et autres lieux. Il fut député de la noblesse aux États Généraux réunis le 5 mai 1789, toutefois, il faut souligner qu'il ne siégeait pas comme baron de Bray, mais en raison des fiefs qu'il possédait en France. Pour cette même raison, il fut membre de l'Assemblée Nationale Constituante à partir du 17 juin 1789, par ses déclarations, il eut une action décisive qui amena l'abolition des privilèges et droits seigneuriaux dans la célèbre nuit du 4 août 1789. Cependant, cette position l'amenait à abandonner ses droits sur la baronnie de Bray, qui, brusquement privée de chef et de gouvernement, s'en trouva quelque peu désemparée. Il semble bien que par la suite de son désir de demeurer dans l'indépendance, elle ne fut pas représentée à l'Assemblée constituée le 4 octobre 1791. Pourtant, lorsque la Convention se réunit du 21 septembre 1792 au 26 octobre 1795, Bray y envoya son maire, Nicolas Viquy, originaire de Commercy, qui se comporta en élément modérateur. Victurnien Jean-Baptiste Marie de Rochechouard, duc de Mortemart émigra en 1791. En 1812, réconcilié avec l'Empire, Napoléon le nomma conseiller de Paris ; il mourut la même année. Il a eu un fils, Casimir Louis Victurnien de Rochechouart de Mortemart qui fut nommé président du Conseil des ministres par Charles X en 1830. Voyez l'histoire (incomplète) encore actuelle de la famille de Rochechouart de Mortemart. Les Rochechouart de Mortemart comptent parmi les familles subsistantes de la noblesse française.

Le 4 septembre 1914, le général Franchet d'Espèrey et le général Wilson ont conçu le plan de bataille de la Marne en mairie de Bray-sur-Seine, qui était alors à l'emplacement actuel du PMU. Une plaque commémorative y avait été apposée et inaugurée.

Le 11 novembre 1948 est remise à la ville de Bray-sur-Seine la Croix de guerre avec Étoile de bronze, pour sa résistance certaine pendant toute l'occupation aussi bien par les FFI que par sa population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1945 1963 Jacques Lebouc UDSR Conseiller général (1945 → 1964)
         
1977 1982 Jean-Pierre Lemoine    
mars 1983 mars 2014[22] Dominique Satiat RPR puis UMP Administrateur de sociétés
Conseiller général (1988 → )
mars 2014[22] En cours
(au 23 septembre 2014)
Emmanuel Marcadet PS puis LREM Directeur d'un Centre d'Hébergement
et de Réinsertion Sociale (CHRS)

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2014[23].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[24]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[25],[Note 4].

En 2014, la commune comptait 2 231 habitants, en diminution de -5,51 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 %, France hors Mayotte : 2,49 %).

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 9002 0232 0241 8391 9921 8751 7521 7901 647
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 5931 6151 6451 5221 5981 6221 6031 5851 515
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 5261 4331 4891 2741 3521 3291 3631 3511 504
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 8191 9132 0852 1162 2382 2782 1532 3612 231
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[27].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Equipements :

  • gymnase intercommunal (basket-gym)
  • 4 Terrains de Football
  • 3 terrains de tennis extérieurs
  • 2 terrains de tennis intérieurs
  • 1 terrain de pétanque de 4 000 m2
  • 1 piscine découverte
  • 1 piste de bicross
  • 1 city-stade
  • 1 plate-forme basket

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Cérémonie des vœux du conseil municipal, dernier samedi du mois de janvier

Forum des métiers et de l'emploi, à destination des demandeurs d'emploi, des collégiens, et des lycéens, rdv annuel crée en 2014.

Chasse aux œufs de pâques, rdv sous la halle le dimanche matin du we de pâques pour rencontrer les animaux et vivre les animations.

Festival "moisson d'image" organisé par l'association du cinema en mars

La foire se tient le 3e week-end de mai. Les professionnels de tout genre, tels que commerçants ou artisans, viennent y exposer leurs produits, les forains sont installés sur les bords de Seine.

Festival de BD tous les 1er samedi de juin, festival créé en 2015 rassemblant chaque année une vingtaine d'auteurs sous la Halle.

Les concerts d'été, créés en 2018 et succédant à un festival de musique crée en 2014, ces rendez-vous ont lieu tous les samedi du 21 juin à début août, clôture par un bal le dernier dimanche.

Feu d'artifice, retraite aux flambeaux et Bal du 14 juillet

Pique-Nique partagé du 14 juillet, depuis 2019, un rendez-vous convivial à ne pas manquer

Découverte de la nature, depuis 2018, 1 sortie par semaine pour découvrir la nature durant les mois de juillet et août.

Le festival "Brebislaine" 1ère édition les 10 et 11 septembre 2016, seconde en 2018 à Fontainebleau, la troisième sera à Bray en 2020.

La brocante (vide-grenier) a lieu le 3e dimanche de septembre, les forains sont installés sur les bords de Seine.

Le Forum des association tous les premiers dimanche de septembre depuis 2014

Auto-Rétro, Rassemblement de plus de 500 véhicules de collection, dernier dimanche de septembre.

Marché de Noël et concert dans l'église, 2ème week-end de décembre

Économie[modifier | modifier le code]

  • Zone Industrielle de la Borne Blanche, artisans et commerçants.
  • Activité portuaire (trafic marchandises sur la Seine).

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Croix.
Halle de Bray-sur-Seine.
L'orgue de l'église Sainte-Croix.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Croix

Brûlée en 978 par Bozon, un brigand à la solde de l'empereur d'Allemagne Othon II, sa restauration est due à Henri Ier en 1165. Quatre ans après, le 31 août 1169, Guillaume de Champagne, archevêque de Sens, la consacre. En 1174, Henri Ier crée un chapitre; au titre d'église Sainte-Croix s'ajoute celui de collégiale Notre-Dame.

Depuis le XVIIIe siècle, l'église Sainte-Croix a abandonné son nom de collégiale, les chanoines ayant quitté l'édifice.

L'église est classée au titre des monuments historiques[28],[29].

La Halle au blé

En remplacement de l'ancienne halle en très mauvais état, il fut décidé en 1839 par le maire, sa démolition et la reconstruction de la halle actuelle, dont la première pierre fut posée en 1841 et fut terminée en 1842 ; on lit : "Cette charpente a été achevée par Besse Guillaume, Me charpentier 1842". Cette charpente est en châtaignier, d'où l'absence de toiles d'araignées et parmi d'autres entrepreneurs, nous retiendrons Biard et Prieur. L'architecte fut Émile Jacques Gilbert (1793-1874) à qui l'on doit également l'hospice de Charenton et l'hôtel-Dieu de Paris ; l'une des rues de Paris porte son nom. À l'origine, la Halle abritait trois marchés : un marché aux bestiaux, un marché aux céréales et un grand marché. Le bâtiment est inscrit à l'Inventaire Supplémentaire des Monuments Historiques (ISMH).

En 2005, décision fut prise par la municipalité de sa restauration dont le financement était : l’État par le Fonds FISAC, le conseil régional, le conseil général, la commune de Bray pour la plus grande part (34 %) et la Fondation du Patrimoine grâce au mécénat de TOTAL. Le début des travaux fut novembre 2006 et la fin en septembre 2007. L'architecte qui mena ces derniers travaux fut André Drozd, architecte du patrimoine à Barbizon. Maintenant sous cette Halle au blé et autour, au cœur du centre ville historique, a lieu tous les vendredis matin, le marché de Bray-sur-Seine.

L'orgue de l'église Sainte-Croix

Construit par Pierre Caste, fut inaugurée en 1599 grâce à un legs de 100 écus de barbe Fontani. Dès 1615, les contrats de réparations de l'orgue puis de reconstruction sont honorés par Pierre Petit. En règlement d'un procès de 1636 pour des limites de pastures, l'orgue bénéficie des flutiaux de Bazoches-les-Bray ; le facteur d'orgues Désenclos les installe en 1645, ajoute au buffet trois tourelles et augmente de trois touches le clavier pour 48 notes. En 1805, Pierre-Philippe-François Lefebvre remet l'orgue en état de marche. En 1849, M.. Laigre double la tribune en plaçant un positif dorsal de 8 jeux. En 1877, les frères Rollin de Troyes suppriment le clavier du positif et installent une montre postiche en bois. Ils confectionnent pour le Grand Orgue, un sommier de 18 pédales indépendantes dont les jeux sont placés à l'arrière du buffet; ils transforment la mécanique en passant à 54 notes. Le buffet d'orgue a été inscrit à l'inventaire supplémentaire des Monuments historiques le 23 janvier 1978.

Sa restauration est décidée en 2010, la Fondation du Patrimoine Île-de-France s'allie à la ville de Bray-sur-Seine et à l'Association braytoise pour l'Orgue Restauré (ABOR) afin de collecter des dons en vue de restaurer cet orgue remarquable qui serait unique en Europe par ses peintures polychromes. Les travaux de restauration ont commencé en septembre 2014 par son démontage et son transport dans les ateliers du facteur d’orgue Barthélemy Formentelli (it) à côté de Vérone[30].

L'ancienne mairie de Bray

En 1821, la ville de Bray-sur-Seine acquit la maison des époux Degascq située à l'encoignure de la rue du Minage et au no 9 de la rue Royale (rue Grande actuelle). Elle avait alors pour destinée de devenir hôtel de ville. Finalement, cette maison fut démolie à partir du 1er mars 1822 afin que fut construit l'hôtel de ville. Ce dernier fut achevé en 1823. Le 6 février 1839, une enquête sur la vente de la mairie fut réalisée. On projetait la construction d'une halle au blé surmontée d'une mairie. Ce projet fut abandonné et on fit construire une halle simple.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Guillaume de Bray (1205-1281) né à Bray-sur-Seine au XIIIe siècle, mathématicien, poète et cardinal. Très tôt, il se destine à la vie ecclésiastique. Il devient évêque de Laon, siège épiscopal fondé par saint Remy au VIe siècle, puis archidiacre de Reims. Le 22 mai 1262, le pape Urbain IV le fait cardinal d'Orvieto, ville italienne dont la cathédrale renferme son tombeau.
  • Nicolas Signac (vers 1585-1645), né à Bray-sur-Seine, compositeur d'airs de cour et de psaumes
  • Nicolas de Grillié (1591-1660) né à Bray-sur-seine, grand orateur, il devient confesseur d'Anne d'Autriche, épouse de Louis XIII et conseiller du roi. En 1631, il devient évêque de Bazas puis en 1634 il est promu évêque d'Uzès où il ne fit son entrée solennelle que le 12 février 1635. En 1641, il s'opposa à Richelieu qui n'entendait pas être contredit ni contrecarré dans ses desseins d'exiger une somme considérable du clergé. Le 23 septembre 1635, l'évêque vint à Provins, consacrer six autels qui existaient dans l'église Sainte-Croix et qui contenaient des reliques de sainte Firmidine, sainte Barbe, saint Vincent, l'un des saints innocents et saint Clément. En 1638, il entreprendra la reconstruction de la cathédrale d'Uzès, terminée par son successeur. Il prononcera l'oraison funèbre de Louis XIII le 1er juin 1643, dans l'église des Augustins de Paris.
  • Jean-Nicolas Viquy (1737-1814), -né à Commercy dans la Meuse- maire de la ville sous la Révolution, député à la Convention nationale par le département de Seine-et-Marne. Chaque député eut à se prononcer sur la mort ou non de Louis XVI lors des séances à la Convention nationale des 15 et 16 janvier 1793 à la suite de son procès. À la fin de sa prise de paroles, Jean-Nicolas Viquy a dit ceci : « Je choisis donc, comme législateur, le genre de peine qui n'est pas sans remède; je vote une mesure de sûreté générale; que le tyran gardera la prison jusqu'à la paix et le bannissement ensuite à perpétuité; je crois, dans ma conscience, remplir le vœu de mes commettans; voilà mon désir, et je suis sans crainte ». La peine de mort ayant été votée par une courte majorité, le roi Louis XVI a été guillotiné le 21 janvier 1793. Vous pouvez retrouver tous les noms des députés dans Votes sur la mort de Louis XVI.
  • Henri Ghéon (1875-1944) né Henri Léon Vangeon à Bray-sur-Seine, au 37 Grande Rue, c’est-à-dire la Pharmacie. Son père fut pharmacien; lui fut d'abord médecin à Bray, puis poète, critique, dramaturge, romancier, musicien et même peintre à ses heures. En sa qualité de critique, il rencontrera en 1897 André Gide qui deviendra son meilleur ami et qui passera le voir à Bray, accompagné de Marcel Drouin, les 24 et 25 janvier 1902. Il devient romancier en 1900, son premier volume, Le Consolateur, a été lancé par Léon Blum, comme chroniqueur et critique littéraire. André Gide trouve reposant de fréquenter un homme qui n'a, apparemment, d'autre préoccupation que de jouir de la vie. Il est vrai que sa devise est : "De tout. Beaucoup. Deux fois". Il sera l'un des fondateurs en novembre 1908 de La Nouvelle Revue française littéraire (NRF). Henri Ghéon (se prononce Guéon) s'illustrera à la Grande Guerre comme médecin, il aura plusieurs citations à la croix de guerre et sera fait chevalier de la Légion d'honneur en 1920. Il était né catholique par sa mère mais il perdit la foi à l'adolescence et il la recouvra pendant la guerre et tous ses écrits et ses actes s'en imprégneront. Henri Ghéon, poète adepte du vers libre, est également dramaturge et romancier. Quelques œuvres : Chansons d'Aube, La Solitude de l'été, L'eau de Vie, Le Consolateur, Le Pain, La Vieille Dame des rues, L'Homme né de la guerre, etc. Une plaque commémorative a été apposée sur la maison natale d'Henri Ghéon le dimanche 29 avril 1956 après une messe sous la présidence de Monseigneur Bros, vicaire général de Meaux. Les orgues tenus par Madame Reb et les chœurs de 50 exécutants dirigés par le curé-doyen Benes permirent d'entendre cette messe chantée de Mozart. La remise de la plaque a été faite par Jacques Reynaud, président de l'Association des Amis d'Henri Ghéon. L'allocution a été faite par M. Lebouc Jacques, maire de Bray-sur-Seine et conseiller général. Ensuite une représentation théâtrale, une œuvre d'Henri Ghéon : Le Noël sur la Place, a été présentée sous la halle. Une rue de Bray-sur-Seine porte son nom. Un livre, Henri Ghéon, camarade de Gide, biographie d'un homme de désirs, écrit par Catherine Boschian-Campaner a été publié en mai 2008 aux Presses de la Renaissance.
  • Jérôme Garcin, journaliste, écrivain, critique littéraire, est né le 4 octobre 1956 à Paris. Il a passé des vacances à Bray-sur-Seine dans la maison -côté maternel, familles Penancier et Launay- à l'angle de la rue de l'étang Broda et de la route de Sens. Il a perdu son frère jumeau Olivier le 7 juillet 1962 mort d'un accident de la route par un chauffard qui ne s'est pas arrêté et que son père aurait bien voulu retrouver, seulement pour lui dire : "Monsieur, l'enfant que vous avez renversé, est mort". La tombe d'Olivier et de son père -décédé à l'âge de 45 ans d'une chute de cheval- se trouve dans le cimetière de Bray-sur-Seine. Jérôme Garcin a écrit notamment : Olivier en 2011 et La Chute de cheval en 1998 parus aux Éditions Gallimard.
  • Jean-Marie Ragon (1781-1862) né à Bray-sur-Seine, auteur de nombreux ouvrages maçonniques.
  • Eugène Penancier (1873-1955) est né à Bray-sur-Seine. Il fut maire de cette ville, sénateur de Seine-et-Marne et ministre de la Justice dans les « gouvernement Édouard Daladier » 1 et 2. Une rue porte son nom à Bray-sur-Seine.
  • Victor Hugo (1802-1885). Le 28 juillet 1835, il aurait séjourné à l’auberge de l’Écu, sur laquelle il a écrit ces vers : « Au diable, auberge immonde, hôtel de la punaise / Où la cuisine pue, où l’on dort mal à l’aise / Où la peau le matin se couvre de rougeurs / Où l’on entend chanter les commis voyageurs. » L’auberge de l’Écu était située au bas à gauche de la rue du Pont, aujourd’hui rue du Général-Leclerc. Une rue porte son nom à Bray-sur-Seine.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Armes de Bray-sur-Seine

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

De gueules à la tour crénelée de cinq pièces d'or accostée de deux palmiers de sinople, le tout terrassé du même, au chef cousu d'azur chargé de trois fleurs de lys d'or.

Le sceau et le blason de la châtellenie de Bray sur Seine datent probablement du XIVe siècle. La tour féodale de Bray est un symbole de puissance. Les fleurs de lys représentent l’appartenance royale. Les rameaux d’olivier sont un emblème de paix. Le blason de la ville s’est inspiré du blason de la baronnie. À partir du XIXe siècle, les rameaux d’olivier sont remplacés par des palmiers.

Les ornements extérieurs, non représentés ici, sont une couronne murale, une ancre en pal, représentant l’aspect fluvial de la commune et la croix de guerre, attribuée à la ville le en raison de l’attitude héroïque de Bray durant l’occupation allemande[31].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Statistiques de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols “Corine Land Cover”.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Pelouses, pâturages naturels, landes et broussailles, végétation sclérophylle, forêt et végétation arbustive en mutation.
  4. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Natura 2000
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Seine (----0010) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Grande Noue (F2213000) »
  4. a et b Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 8 décembre 2018
  5. Site territoires-fr.fr consulté le 12 décembre 2019 sous le code commune 77051.
  6. Site Corine Land Cover Mises à jour.
  7. Halphen-Lot, Lothaire, p. 136.
  8. a et b Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 62.
  9. Quantin, I, 281.
  10. Cartulaire Saint-Loup de Troyes.
  11. Chartes Preuilly, p. 28.
  12. Quantin, II, 87.
  13. Quantin, II, 211.
  14. Quantin, II, 344.
  15. Longnon, I, p. 328.
  16. Cartulaire Renier Accorre, fol. 55.
  17. Archives nationales, JJ 58, n° 138.
  18. Archives de la Côte-d'Or, B 316.
  19. Archives nationales, S 4897.
  20. Juliette Sibon, Chasser les juifs pour régner : les expulsions par les rois de France au Moyen Age, Perrin, p. 49
  21. Joseph ha-Cohen (trad. Julien Sée), La vallée des Pleurs [« Emeq ha-bakha »], p. 54
  22. a et b « Marcadet (PS) ouvre la halle au public à Bray : Bray-sur-Seine, samedi. Emmanuel Marcadet (PS) a été élu avec 15 voix sur 19. Il veut faire de la halle au blé "un lieu d'activités et de vie pour les Braytois" », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 23 septembre 2014).
  23. FICHE | Agenda 21 de Territoires - Bray-sur-Seine, consultée le 27 octobre 2017
  24. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  25. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  26. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  27. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  28. « L'église », notice no PA00086831, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « Objets mobiliers de l'église », base Palissy, ministère français de la Culture
  30. L’orgue de l’église Sainte Croix part en voyage
  31. http://quaranta1.chez-alice.fr/ecussons/ile_de_france/bray_sur_seine.html