Berlin

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la capitale de l'Allemagne. Pour les autres significations, voir Berlin (homonymie).

52° 31′ N 13° 23′ E / 52.516666666667, 13.383333333333

Berlin
Land Berlin
Blason
Blason
Drapeau
Drapeau
À gauche, localisation de Berlin (en vert foncé) en Allemagne et en Europe. À droite, localisation de Berlin en Allemagne.
À gauche, localisation de Berlin (en vert foncé) en Allemagne et en Europe. À droite, localisation de Berlin en Allemagne.
Administration
Pays Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Bourgmestre-gouverneur Michael Müller (SPD)
ISO 3166-2 DE-BE
Démographie
Population 3 452 911 hab. (09/2014[1])
Densité 3 872 hab./km2
Rang 8e
PIB (2013)

PIB/hab.
109,2 Md € (7e)

31 600 €
Géographie
Superficie 89 185 ha = 891,85 km2
Rang 14e
Politique
Parti(s) au pouvoir SPD-CDU
Chambre des députés
SPD
CDU
Grünen
Linke
Piraten
Total

47
39
29
19
15
149
Nombre de voix
au Bundesrat
4
Liens
Site web berlin.de
Panorama de Berlin.

Berlin (prononcé [bɛʁ.lɛ̃ ] ; en allemand Berlin [bɛɐ̯.ˈliːn ] Prononciation du titre dans sa version originale Écouter) est la capitale[2] et la plus grande ville d'Allemagne.

Située dans le nord-est du pays, elle forme un land (État fédéré) à part entière et compte environ 3,5 millions d'habitants[1]. Ses habitants s'appellent les Berlinois. Berlin est la deuxième ville et la septième agglomération la plus peuplée de l'Union européenne. L'agglomération de Berlin s'étend sur 3 734 km2 et compte 4,3 millions d'habitants, et la région métropolitaine de Berlin-Brandebourg qui cumule les Länder de Berlin et de Brandebourg regroupe au total près de 6 millions d'habitants.

Fondée au XIIIe siècle, Berlin a été successivement capitale du royaume de Prusse (1701-1871), de l'Empire allemand (1871-1918), de la République de Weimar (1919-1933) et du Troisième Reich (1933-1945). Après 1945 et jusqu'à la chute du Mur de Berlin en 1989, la ville est partagée en quatre secteurs d'occupation. Pendant la Guerre froide, le secteur soviétique de la ville, nommé Berlin-Est, est devenu la capitale de la République démocratique allemande, tandis que Berlin-Ouest était politiquement rattachée à la République fédérale d'Allemagne, devenant ainsi un bastion avancé du « Monde libre » à l'intérieur du Bloc communiste. Après la chute du mur, Berlin redevint, en 1990, la capitale de l'Allemagne alors réunifiée, et les principales institutions fédérales y emménagèrent en 1999.

Berlin est une ville mondiale culturelle et artistique de premier plan. La ville abrite 166 musées, 142 bibliothèques et 60 théâtres[3]. En 2014, Berlin a accueilli 11,87 millions de visiteurs (+4,8 % plus qu'en 2013)[4], dont 4,52 millions visiteurs étrangers (+5,2 %).

Géographie[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'influence lacustre se retrouve dans l'étymologie même de Berlin, issue d’une racine slave *brl qui désigne un marais ou une zone marécageuse[5]. Le toponyme Berlin pourrait être aussi rapproché du terme sorabe barlen ou berlén qui désigne les grillages de bois placés en divers endroits d'une rivière par les pêcheurs[6]. Contrairement à ce que l'étymologie populaire affirme, Berlin n’est pas basé sur le nom allemand de l'ours, Bär, suivi du suffixe diminutif -lin sous une forme dialectale (allemand -lein)[7]. D'ailleurs, l'accentuation même s'oppose à cette interprétation, puisque l'on doit prononcer [bɛɐ̯.ˈliːn ] en appuyant sur le i long, tout comme dans les nombreux toponymes en -in de la partie est de l'Allemagne (ex : Schwerin) qui remontent au slave.

Topographie[modifier | modifier le code]

Hydrographie et relief de Berlin.

La ville de Berlin se situe dans le nord-est de l’Allemagne, dans la plaine germano-polonaise, à 33 m d'altitude, au confluent de la Spree et de la Havel. Les affluents du Spree sont la Panke, la Dahme, la Wuhle et la Erpe. Une particularité de la ville est la présence de nombreux lacs et rivières, le long des cours d'eau. On en trouve plusieurs à l'ouest, mais aussi à l'est avec le Müggelsee.

Climat[modifier | modifier le code]

La capitale allemande possède un climat semi-continental, caractérisé par une amplitude plus importante qu'en climat océanique (plus à l'Ouest) entre des hivers modérément froids et relativement secs et des étés assez chauds et orageux. Les précipitations tombent d'ailleurs majoritairement durant la saison estivale. Le record de chaleur est de 38,1 °C le 11 juillet 1959 et le record de froid de -26 °C le 11 février 1929. La température moyenne annuelle est de 9,7 °C.

Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,9 −1,5 1,3 4,2 9 12,3 14,3 14,1 10,6 6,3 2,2 −0,4 5,9
Température moyenne (°C) 0,5 1,4 4,9 8,8 14 17 19,1 18,9 14,7 9,9 4,7 1,9 9,7
Température maximale moyenne (°C) 2,9 4,2 8,5 13,2 18,9 21,6 23,7 23,6 18,8 13,4 7,1 4,1 13,4
Record de froid (°C) −23,1 −26 −16,5 −8,1 −4 1,5 6,1 3,5 −1,5 −9,6 −16 −20,5 −26
Record de chaleur (°C) 15,5 18,7 24,8 31,3 35,5 35,9 38,1 37,2 34,2 28,1 20,5 16 38,1
Précipitations (mm) 42,3 33,1 40,5 37,1 53,8 68,7 55,5 58,2 45,1 37,3 43,6 55,3 570,5
Source : Le climat à Berlin (en °C et mm, moyennes mensuelles 1971/2000 et records depuis 1876) meteostats-bzh


Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de Berlin.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Berlin, capitale[modifier | modifier le code]

Berlin est redevenue la capitale de l'Allemagne le . Il a cependant fallu un vote[8] tendu et très serré au Bundestag, le , pour que la décision soit prise de transférer effectivement les institutions de Bonn à Berlin. Le transfert du gouvernement et du chancelier à Berlin a eu lieu en 1999.

L'unification des Bundesländer de Berlin et de Brandebourg a été rejetée par référendum en 1996 : si les Berlinois se sont exprimés en faveur de la fusion avec une majorité de 53,6 %[9], la proposition a été massivement rejetée dans le Brandebourg avec 62,7 % d'opposition[10]. Pour les promoteurs de cette proposition, l'objectif était de créer une région-capitale importante[11] ; le projet reste d'ailleurs d'actualité, et une nouvelle consultation devrait se tenir quand l'opinion sera jugée prête par les dirigeants politiques.

Berlin, ville-État[modifier | modifier le code]

Du point de vue institutionnel, Berlin est une ville-État (Stadtstaat en allemand) où coïncident dans les mêmes organes et sur le même territoire les compétences de l’administration municipale et celles des États-membres (länder) qui composent la fédération. Hambourg et Brême possèdent une organisation similaire.

En tant que land, Berlin envoie quatre représentants au Conseil fédéral (Bundesrat) où elle participe ainsi au vote des lois nationales. La ville dispose de pouvoirs administratifs étendus, mais également de pouvoirs législatifs, pouvant réglementer par ses propres normes un ensemble très étendu de domaines. Ainsi, le land a compétence sur pratiquement tous les domaines (l'éducation, la culture, la planification, l’aide sociale, les transports), à l'exception de ceux exclusifs du Bund, l'État fédéral. La puissance de la ville-État se manifeste également par l'importance de son budget (plus de 20 milliards d'euros en 2011[12]), même si le service de la dette y tient une place considérable. En effet, le montant de celle-ci s'élevait à 60 milliards d'euros en 2006[13].

Comme les autres länder, Berlin est dotée d’une constitution dont le respect par les lois du land est contrôlé par sa Cour constitutionnelle de Berlin. Remplaçant le précédent texte qui datait de 1950, l'actuelle Constitution de Berlin date de 1995. Elle est moderne, accordant notamment une attention particulière à l’environnement.

Le pouvoir exécutif est exercé par le Sénat de Berlin (Senat von Berlin), gouvernement dirigé par le bourgmestre-gouverneur (regierender Bürgermeister) et composé de huit membres. Ils sont à la tête d'une administration sénatoriale (Senatsverwaltung) elle-même organisée en une dizaine de ministères. Le bourgmestre-gouverneur et le Sénat sont responsables devant la Chambre des députés de Berlin (Abgeordnetenhaus von Berlin), parlement monocaméral composé de 149 membres élus pour cinq ans au moyen d’un scrutin partiellement majoritaire d’arrondissement et partiellement proportionnel.

Les arrondissements de Berlin[modifier | modifier le code]

L’organisation administrative est fixée, dans le cadre des principes établis par la Constitution de Berlin, par la législation du land. Or celle-ci prévoit une décentralisation territoriale articulée en arrondissements (Bezirke). Chacun d’eux constitue une collectivité dirigée par un conseil élu au suffrage universel direct à la proportionnelle, avec à sa tête un maire et un exécutif de cinq membres. Non seulement les arrondissements disposent d'une réelle légitimité politique, mais ils ont des pouvoirs croissants. Leur nombre, qui était de 23 en 1990, a d’ailleurs été ramené à 12 afin notamment de renforcer leurs structures administratives (mesure votée en 1998 et entrée en vigueur en 2001). Bien que soumis à la tutelle de l’exécutif du Land, les arrondissements disposent depuis 1995 d’une autonomie de dépenses, dans le cadre d’une dotation qui leur est attribuée globalement et sans contraintes particulières.

12 arrondissements actuels et 95 quartiers.

Sécurité[modifier | modifier le code]

En 2005, Berlin est en deuxième position pour ce qui est du taux de délinquance en Allemagne (15 002 délits pour 100 000 habitants)[14].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville de Berlin entretient des accords de partenariat avec[15] :

Membres du réseau des villes créatives UNESCO

Depuis 2005, Berlin fait partie du réseau des villes créatives UNESCO, comme ville de design. Les coopérations entre les 11 villes design de ce réseau sont nombreuses et se développent maintenant en dehors du strict cadre du design.

Démographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Démographie de Berlin.
C'est dans l'arrondissement de Friedrichshain-Kreuzberg qu'il y a la plus haute densité, la plus haute natalité et la plus basse mortalité de Berlin (ici sur la Mariannenplatz pendant Myfest 2014).

La ville de Berlin comptait 3 437 916 habitants fin mai 2014 [1] (3 855 hab/km2) d'après les estimations basées sur le dernier recensement du faisait état de 3 292 365 habitants.

Le registre des déclarations domiciliaires, actualisé tous les six mois, diffère nettement des estimations issues du recensement. Il fait état de 3 562 166 habitants (c'est-à-dire environ 120 000 de plus) en date du [16], dont 1 750 121 hommes (49,1%) et 573 342 étrangers (16,1%). L'âge moyen est de 42,9 ans.

Évolution de la population berlinoise pendant les dernières 130 années (1880-2010). La croissance « administrative » de 1920 et la chute spectaculaire de la fin de la guerre.

Au début de son histoire en 1220, Berlin était une petite île sur le Spree de 1 200 habitants. L'immigration des huguenots français à la suite de l'Édit de Potsdam en 1685 a donné une forte impulsion à la ville, alors peuplée de 10 000 habitants. Sa superficie et sa population ont progressé jusqu'en 1747 où elle a dépassé la barre des 100 000 habitants. Le siècle suivant était celui de l'industrialisation et du boom démographique de la ville qui a dépassé le million d'habitants en 1877.

L'intégration des communes limitrophes pour créer le grand Berlin en 1920 a fait de la ville pendant les années 1920 et 1930 la plus grande ville du continent européen et la troisième ville du monde après New York et Londres. Elle a connu sa plus grande population pendant la période du national-socialisme en 1942 avec 4 478 102 habitants, avant de baisser drastiquement à la fin de la Seconde Guerre mondiale à 2 807 405. La population berlinoise a alors complètement changé de visage : seul 14 % des berlinois d'après-guerre habitaient à Berlin avant-guerre[17]

La population a ensuite très légèrement augmenté de quelques dizaines de milliers d'habitants pendant la partition, avant d'accuser une légère baisse après la réunification à la fin des années 1990. La population actuelle augmente aujourd'hui très lentement. La croissance démographique était en 2010 de 5,2 ‰ surtout grâce à un solde migratoire de 4,9 ‰. Le taux de fécondité selon le recensement de 2011 est de 1,31 enfants par femme[18], légèrement en-deça de la moyenne nationale allemande à 1,36 enfants par femme[19].

Immigration[modifier | modifier le code]

Nationalité des habitants
domiciliés à Berlin (2014)
[1]
Nationalité Population
Drapeau de l'Allemagne allemande 2 988 824
Drapeau de la Turquie turque 98 659
Drapeau de la Pologne polonaise 53 304
Drapeau de l'Italie italienne 25 250
Drapeau de la Bulgarie bulgare 21 393
Drapeau : Serbie serbe & Drapeau du Kosovo kosovare 20 052
Drapeau de la Russie russe 19 872
Drapeau de la France française 17 644
Drapeau des États-Unis américaine 15 710
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam vietnamienne 14 825
Drapeau de l'Espagne espagnole 13 767
Drapeau : Roumanie roumaine 13 695
Drapeau du Royaume-Uni britannique 13 456
Drapeau de la Grèce grecque 12 491
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine bosniaque 11 998
Drapeau de la Croatie croate 11 262
Drapeau de l'Autriche autrichienne 10 835

D'après le registre des déclarations domiciliaires, 573 342 berlinois sur 3 562 166 ne possédaient pas la nationalité allemande en décembre 2014[16], mais celle d'une des 190 nationalités présentes à Berlin. Cela représente 16,1 % de la population. En 2013, 6 674 Berlinois dont 3 690 européens (y compris 1 600 turcs) ont acquis la nationalité allemande[20]. D'après les résultats du recensement de 2011, il y eu cette année-là 164 577 immigrants (dont 87 573 allemands et 77 104 étrangers) et 123 253 émigrants (dont 75 339 allemands et 47 914 étrangers à Berlin. Cela représente un solde migratoire positif de 41 324 personnes (dont 29 190 allemands et 12 124 étrangers) qui constitue le principal facteur d'accroissement démographique de la capitale allemande.

Il existe également en Allemagne des statistiques sur les Allemands issus des l'immigration (Deutsche mit Migrationshintergrund), c'est-à-dire les immigrés naturalisés ou les enfants d'au moins un parent immigré depuis 1949. À ce compte, 444 257 berlinois allemands (sur 3 562 166) ont un antécédent migratoire en 2014, dont 101 198 de l'Union européenne (dont 51 017 de Pologne), 153 452 des pays islamiques (dont 74 603 de Turquie, 18 113 du Liban...), 64 624 de l'ex-Union soviétique (dont 24 256 de Russie), 19 827 de l'ex-Yougoslavie... Si l'on additionne les étrangers de Berlin et les Berlinois allemands ayant un « antécédent migratoire », on totalise 1 017 599 personnes, c'est-à-dire plus d'un quart des Berlinois (28,6 %)[16].

Les immigrés d'origine turque représente la plus grande population étrangère à Berlin. En prenant en compte les Turcs d'Allemagne (mit Migrationshintergrund) et les étrangers turcs, la population turque ayant sa résidence principale à Berlin totalise 173 242 personnes, c'est-à-dire 4,9 % des Berlinois. C'est la plus grande population turque au monde hors de la Turquie[21]. Il s'agit d'une population ethnique non homogène, en reflet de la démographie de la Turquie. Il existe par exemple une minorité kurde. Ils sont présents majoritairement dans l'ouest de Berlin, là où ils avaient originellement immigré. Les arrondissements où ils sont les plus nombreux sont Neukölln (12 %), Mitte (11,4 %) et Friedrichshain-Kreuzberg (10,9 %). Dans les années 1980, le sénat de Berlin-Ouest a stoppé temporairement l'immigration dans les districts de Tiergarten, Wedding et Kreuzberg, pour mieux répartir la population étrangère (et surtout turque) dans la capitale et éviter la formation de ghetto.

C'est le président Theodor Heuss qui invita d'abord 150 jeunes Turcs à venir en formation professionnelle à Berlin en 1955. Ensuite l'État allemand signa avec la Turquie un traité d'embauche de main d'œuvre d'immigration turque en 1961. Ce seront les fameux Gastarbeiter. Leur séjour était limité à deux ans, et l'Allemagne arrêta les embauches en 1973. Depuis l'immigration turque se fait par regroupement familial et demande d'asile. Le nombre de retours au pays a ces dernières années dépassé l'immigration, et la population globale des Berlino-turcs est en baisse. Les étrangers turcs à Berlin représentaient 120 684 habitants en 2003[22] et 98 659 en 2014. De même 2 745 berlino-turcs ont acquis la nationalité allemande en 2003 et 1 600 en 2013.

Quoique le nombre d'immigrés était nettement inférieur à Berlin-Est, des étudiants issus de la République démocratique du Viêt Nam sont invités par la RDA à venir y séjourner. Le flux se poursuivit après la réunification du Viêt Nam. Jusqu'en 1989, plus de 100 000 Vietnamiens sont venus en Allemagne de l'Est, et particulièrement à Berlin, pour y rester temporairement ou définitivement. Aujourd'hui ils représentent environ 23 179 personnes à Berlin (0,6 % de la population). 14 431 d'entre eux sont de nationalité vietnamienne et 8 354 sont de nationalité allemande. Ils sont restés majoritairement à l'est de Berlin, comme à Lichtenberg où ils représentent la première minorité immigrée (3 800 personnes[23]). La religion majoritaire parmi les immigrés vietnamiens est le Bouddhisme mahāyāna.

Parler[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Bérolinisme et Parler berlinois.

Religion[modifier | modifier le code]

37 % des Berlinois s'identifient à une religion, dont 22 % à l'Église évangélique. La proportion des croyants aux grandes religions stagne ou baisse depuis vingt ans, sauf ceux de l'Islam qui représentent environ 8 % des Berlinois.

Le Berliner Dom sur l'île de la Spree dans Berlin-Mitte est l'église principale protestante.

Les différentes religions chrétiennes sont stables voire en déclin à Berlin depuis la réunification, mais on remarque encore des différences notables entre la partie occidentale et la partie orientale de la ville. En effet dans beaucoup des anciens quartiers de Berlin-Ouest, la communauté évangélique ou catholique compte plus de 40 % de croyants, tandis qu'il y en a pas plus de 10 % dans les nouveaux quartiers issus de Berlin Est. Dans l'arrondissement de Tempelhof-Schöneberg au sud-ouest de la ville, 26,2 % sont évangéliques et 12,6 % catholiques[24]. Le primat de l'Église évangélique Berlin - Brandebourg - Haute Lusace silésienne est l'évêque Markus Dröge depuis 2009. Rainer Woelki est archevêque de l'Archidiocèse de Berlin depuis 2006 et cardinal depuis 2012. En 2009, les prestations annuelles du Land de Berlin était respectivement de 8 146 910 € à l'Église évangélique et de 2 860 000 € à l'Église catholique[25].

L'Église évangélique luthérienne indépendante, aujourd'hui composée de huit paroisses à Berlin, a été fondée en 1830. Berlin est également le siège allemand des évêques orthodoxies bulgares et russes. Les Baptistes sont présents dans la capitale fédérale depuis le milieu du XIXe siècle, avec aujourd'hui 36 paroisses. La communauté de l'Église de Jésus-Christ des saints des derniers jours compte six paroisses. À Berlin se trouve également le siège des Témoins de Jéhovah allemand.

Le Conseil central des juifs d'Allemagne a son siège à Berlin. Son président depuis novembre 2010 est Dieter Graumann.

On compte aujourd'hui plus de onze synagogues, plusieurs temples bouddhiques et 76 mosquées dans la ville. Le nombre de croyants dans la religion islamique augmente régulièrement depuis la réunification et représente aujourd'hui plus de 7 % de la population berlinoise.

L'Église de Scientologie est également présente à Berlin. Le déménagement de son siège de Friedenau vers celui de Charlottenburg en 2007 a occasionné des polémiques[26].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le quartier Mitte avec Unter den Linden.

Berlin est égayée par plusieurs rivières, canaux, parcs et lacs (Havel, Wannsee, Müggelsee, Spree, Dahme, Landwehrkanal). Elle possède en outre une architecture ancienne et classique très riche.

Berlin s'est développée à partir du vieux noyau de la ville, le Nikolaiviertel (aujourd'hui près d'Alexanderplatz), de la ville jumelle Cölln, de fondations de villes princières comme Dorotheenstadt et Friedrichstadt et enfin de la formation du Grand-Berlin en 1920 qui a incorporé des villes jusqu'alors indépendantes comme Spandau, Charlottenburg ou encore Köpenick, formant alors un Berlin de quatre millions d'habitants. Du fait de ce développement décentralisé, Berlin présente de nombreuses choses à voir, dans son centre comme dans sa périphérie. Pour diverses raisons, la Porte de Brandebourg (Brandenburger Tor) est devenue l'emblème de la ville — et plus encore, puisqu'elle représente aussi la réunification des deux Allemagnes. Deux tours s'élancent dans le paysage berlinois : la Fernsehturm (tour de la télévision), sur l'Alexanderplatz dans le quartier Mitte, et la Funkturm (tour de la radio) qui se trouve dans le parc des expositions de Charlottenburg.

Dans le centre historique[modifier | modifier le code]

Bebelplatz avec les « Buddy Bears », symbole berlinois de la tolérance et de l'entente entre les peuples.
  • L'Île aux Musées (Museumsinsel) ;
  • Unter den Linden (ancienne avenue fastueuse avec de nombreux bâtiments historiques) ;
  • La Porte de Brandebourg (Brandenburger Tor) : véritable symbole de Berlin et de l'Allemagne réunifiée, elle figure sur les pièces en euros allemandes ;
  • La Pariser Platz où se trouvent les ambassades française et américaine ;
  • L'Alexanderplatz et le Nikolaiviertel ;
    • La Fernsehturm : la tour de télévision avec ses 368 m de hauteur est la construction la plus haute non seulement de la ville, mais aussi de toute l'Allemagne (deuxième en Europe après la Tour Ostankino de Moscou) ;
    • Le Rotes Rathaus (« hôtel de ville rouge », à cause de la couleur de ses briques) : la mairie historique de la ville face à laquelle se trouve la très belle Fontaine de Neptune (Neptunbrunnen) ;
    • La Marienkirche ;
    • La Nikolaikirche, facilement reconnaissable dans le panorama berlinois grâce à ses deux tours ;
  • Le Gendarmenmarkt (Place des Gendarmes), sans doute la plus belle place de Berlin ;
    • La Konzerthaus de Berlin (anciennement Schauspielhaus) ;
    • Le Deutscher Dom (cathédrale allemande, au sud de la place) et le Französischer Dom (cathédrale française) : elles accueillent respectivement aujourd'hui le musée de l'histoire parlementaire allemande (entrée libre) et le musée des Huguenots.
  • La nouvelle synagogue : elle n'est pas, malgré son nom, un monument moderne, mais date de 1859 (Eduard Knoblauch, architecte). C'est un remarquable exemple de pastiche byzantin et mauresque de type « orientaliste ». La célèbre photo qui la montre en train de brûler est souvent légendée comme un incendie criminel nazi. Celui-ci a bien eu lieu en 1938, mais a fait peu de dégâts. La photo a en réalité été prise en 1943, pendant un bombardement allié qui l'a totalement détruite. Elle se trouve dans l'Oranienburger Straße, rue aujourd'hui très touristique, où sont situés de nombreux cafés et restaurants, le Tacheles ainsi que l'ancienne Poste. Véritable symbole du judaïsme, elle a été reconstruite à l'identique en 1993 et fait l'objet d'une surveillance constante eu égard aux craintes de vandalisme à caractère antijuif. Sa coupole dorée est à nouveau visible de loin.
  • Les Hackesche Höfe : un ensemble de bâtiments aménagés autour de cours communicantes (Mietskaserne).

Dans le centre-ouest[modifier | modifier le code]

Le Tiergarten avec la Siegessäule.
  • Du côté du Kurfürstendamm ;
    • La Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche ou « église du Souvenir » : l'église a été gravement endommagée pendant la Seconde Guerre mondiale et a été conservée telle quelle en guise de mémorial. En raison de sa forme, elle est surnommée la dent creuse par les Berlinois ;
    • L'Europa-Center : centre commercial sur plusieurs étages avec « L'horloge du temps qui passe » ;
    • Le Kranzler-Eck ;
    • Le « Theater des Westens » (Théâtre de l'Ouest) ;
    • Le Zoologischer Garten, un véritable zoo au cœur de la ville : le plus grand d'Europe. C'est aussi le nom d'une station-gare à côté du zoo ;
    • Le Deutsche Oper Berlin dans la Bismarckstraße à Charlottenburg ;
    • Le KaDeWe (Kaufhaus des Westens) : le plus grand magasin d'Europe continentale ;

Le nouveau Berlin[modifier | modifier le code]

  • La Potsdamer Platz (place de Potsdam). Le quartier a été entièrement reconstruit. Il fut une zone de no man's land lorsque Berlin était divisé. Cet immense espace vide situé en plein centre (la Potsdamer Platz était avant la guerre un des centres les plus importants de Berlin) a fait la joie des architectes — dont les célèbres Richard Rogers, Rafael Moneo, Renzo Piano, Arata Isozaki — qui ont pu se lancer dans les projets les plus fous. Le nouveau quartier qui s'y est construit est résolument tourné vers l'avenir ;
  • Le Sony-Center avec le musée du cinéma, la Kaisersaal (salle impériale, vestige du Grand Hôtel Esplanade construit à l'époque de Guillaume II) et des cinémas (dont un IMAX) ;
  • Le complexe de Daimler avec notamment le centre commercial des Arcades (Arkaden), des cinémas (dont un IMAX), un théâtre musical et un casino ;
  • Le Kulturforum ;
  • La Philharmonie, salle de concert attitrée de l'Orchestre philharmonique de Berlin, surnommée un temps « Le Cirque Karajan » par les Berlinois en hommage à celui qui en fut le chef de 1954 à 1989 ;
  • La Nouvelle Galerie Nationale de Berlin ;
  • Le Tempodrom, avec le Liquidrom ;
  • Le mémorial aux juifs assassinés d'Europe, inauguré en mai 2005 ;
  • Un centre de documentation sur l'appareil de terreur du régime nazi a été construit près de la Potsdamer Platz. Le travaux ont commencé le 2 novembre 2007. Le montant des travaux était estimé à l'origine à 24 millions d'euros, une somme partagée entre l'État fédéral et la région. Le centre a été construit à l'endroit où la Gestapo, la police secrète du régime nazi, les SS et les services de renseignement avaient installé leur quartier général[27].

Le quartier du gouvernement[modifier | modifier le code]

La chancellerie.
Les nouveaux bâtiments du parlement.

Ce quartier se construit autour du Reichstag, où siège le Bundestag. Cette zone était déjà auparavant consacrée à la politique et à la diplomatie.

Il contient :

  • Le palais du Reichstag, rénové entre 1995 et 1999 par l'architecte Norman Foster, dans lequel siège le Bundestag, la chambre basse du parlement allemand (la diète) ;
  • La « Bande de la Fédération » (Band des Bundes) formée par :
    • La chancellerie et le jardin du chancelier ;
    • Les nouveaux bâtiments du parlement (commissions, bureaux des groupes parlementaires, présidence et bibliothèque) ;
  • La Wilhelmstrasse (ministère des Finances, ambassade britannique) ;
  • Le quartier des ambassades (Botschaftsviertel) près du Tiergarten.

Autres quartiers[modifier | modifier le code]


Économie[modifier | modifier le code]

Après la chute du Mur, la suppression des subventions fédérales accordées à la partie ouest et la politique très ambitieuse du renouveau de Berlin fait croître l'endettement de la ville qui atteint 20,6 milliards d'euros en 1994[28]. Les investisseurs étrangers ne sont pas venus s'installer si vite que l'on avait espéré et les rentrées fiscales restent maigres, comparées aux dépenses concernant une population connaissant un fort taux de chômage. Beaucoup d'entreprises de Berlin-Est ont dû fermer pour manque de productivité. Toutefois, en 2007, Berlin a dégagé pour la première fois de son histoire un excédent budgétaire[29].

Avec un PIB de 88,1 milliards d'euros en 2009[30] (25 700 euros par habitant), la zone urbaine élargie de Berlin est la troisième d'Allemagne après celles de Munich et de Hambourg[31].

Historiquement, l'industrie a un poids important dans le développement économique de la ville. Des quartiers entiers sont nommés d'après des grands noms de l'industrie allemande, comme, notamment, Siemensstadt, bâti dans les années 1920 dans le quartier de Spandau pour les ouvriers de cette entreprise. Elle y a toujours son siège, contrairement à beaucoup d'autres sociétés berlinoises qui ont quitté la ville après la construction du Mur, par peur d'être coupées de leurs fournisseurs et de leurs marchés. Dans les années 1990, Berlin s’est largement désindustrialisée. La ville a perdu 45 % des emplois de ce secteur[32].

Si le secteur des services occupe une place croissante à Berlin, la fonction publique reste le premier employeur de la ville. Le développement du secteur tertiaire n’a d'ailleurs pas pu compenser le déclin industriel. La ville a ainsi perdu 20 % de sa population active et son taux de chômage était en 2008 de 15,5 %[33],[34]. Ce taux a baissé à 12,8 % fin 2010[35].

Seul le secteur touristique a tiré son épingle du jeu. Berlin est ainsi la ville la plus touristique d'Allemagne. En 2007, elle a accueilli 7,5 millions de visiteurs, avec environ 17,2 millions de nuitées. La fréquentation est d'ailleurs en nette augmentation depuis quelques années. Le secteur du tourisme représente aujourd'hui 255 000 emplois, pour un chiffre d'affaires brut de plus de 8 milliards d'euros[36].

Pour réduire les coûts administratifs et pour réintégrer Berlin à son voisinage, une initiative visant à regrouper les Länder de Berlin et de Brandebourg (avec sa capitale Potsdam) a été refusée en 1996 par les populations consultées par référendum. Ainsi, Berlin a dû affronter seule les défis économiques et politiques de la fin du XXe siècle, parmi lesquels la venue du gouvernement allemand.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Le maillage urbain combine un réseau de trains urbains S-Bahn de 331 km qui desservent 166 gares (402 millions d'utilisateurs en 2013[37]), un réseau de lignes métro U-Bahn de 146 km qui desservent 173 stations (507 millions d'utilisateurs en 2011), un réseau de tramway de 299 km qui desservent 382 arrêts (166,5 millions d'utilisateurs en 2010) et un réseau d'autobus diurne de 1 701 km et nocturne de 795 km (390 millions d'utilisateurs en 2011)[38]. Tous ces moyens de transports, accessibles avec un ticket ou un abonnement global, assurent une couverture quasi complète de la ville aussi bien de jour que de nuit. Le vendredi soir, le samedi soir et les veilles de jours fériés, les métros et les S-Bahn fonctionnent même en continu pendant toute la nuit. Pendant la semaine, des autobus remplacent les métros entre environ 1 h et 4 h 30. Berlin dispose également de six lignes publiques de ferry. À part la S-Bahn géré par une filiale de la Deutsche Bahn, les transports urbains berlinois appartiennent à la Berliner Verkehrsbetriebe (BVG).

L'intérieur de la gare centrale de Berlin (Hauptbahnhof), plate-forme de correspondance ferroviaire de première importance pour les transports de la ville comme pour les voyages longues distances en Europe.

Après la construction du mur, les deux parties de la ville avaient choisi leur propre moyen de transport. À l'Ouest, on a privilégié les lignes de métro. Les lignes historiques desservaient déjà avant-guerre majoritairement les quartiers occidentaux. Les autorités de Berlin-Ouest ont choisi de renforcer le réseau, offrant une desserte très rapide et fiable. À l'Est, une grande partie des transports se faisait au moyen du réseau de tramways, qui avaient disparu à l'Ouest. Ils ont depuis été renforcés à l'est et ont fait leur — timide — réapparition à l'ouest (notamment à Wedding).

La ville est traversée d'est en ouest par la Stadtbahn de Berlin. Sur cette ligne se trouvent les gares d'Ostkreuz, Warschauer Straße, la gare de l'Est, Jannowitzbrücke, Alexanderplatz, Hackescher Markt, Friedrichstraße, la gare centrale, Bellevue, Tiergarten, Zoologischer Garten, Savignyplatz, Charlottenburg et Westkreuz. La Stadtbahn croise à la Friedrichstraße un axe nord-sud passant par la gare du Nord et la gare d'Anhalt. Ce réseau fait partie du réseau en champignon (Pilzkonzept) encore non totalement abouti.

Le réseau a été complété en 2002 par la remise en service de l'intégralité du chemin de fer de ceinture qui avait été divisé par le Mur puis mis hors service à Berlin-Ouest. La Ringbahn permet de faire le tour de la ville en soixante minutes exactement en passant par Gesundbrunnen au nord, Ostkreuz à l'est, Südkreuz au sud et Westkreuz à l'ouest.

La Deutsche Bahn propose un service de location de vélos similaire au Velib'. Le réseau dispose de 60 stations de vélos en centre ville et sera aggrandi dans les années à venir[39]. Berlin est une ville célèbre pour son Circuit de l'étoile, manifestation organisée par le club des cyclistes allemands ADFC. En 2004, 250 000 cyclistes y auraient participé, d’après la police de Berlin.

Transports nationaux et internationaux[modifier | modifier le code]

Plan de Berlin avec les trois aéroports.

Concernant le réseau autoroutier, la ville ne connaît pour l'instant qu'une demi-rocade du côté ouest ; elle devrait à long terme être bouclée. Il existe une deuxième rocade qui fait le tour de la ville à une plus grande distance (l'autoroute A10) qui est le plus grand périphérique d'Europe.

Pour le transport ferroviaire, plusieurs sociétés de chemin de fer ont en service des trains à grande vitesse, express régionaux ou régionaux. en partance de plusieurs gares berlinoises. Après la réunification, de nombreux travaux ont eu lieu pour transformer l'ancienne gare de Lehrte en véritable gare centrale : elle est devenue le nœud central de Berlin pour le transport ferroviaire et la gare la plus grande d'Europe. Elle est entrée en fonction pour le trafic régional, interrégional et international le 28 mai 2006. La gare routière internationale de Berlin propose de multiples trajets en national ou en international, sur des axes qui ne sont pas forcément desservi par le chemin de fer, notamment en Europe de l'Est.

Pour le transport aérien, Berlin possède deux aéroports : Tegel et Schönefeld. L'aéroport historique de Tempelhof, troisième bâtiment au monde par sa taille (long de 1,2 km) derrière le Pentagone et le Palais du Parlement de Bucarest, construction emblématique de l'architecture nazie et devenu célèbre à l'occasion du pont aérien organisé par les Occidentaux pendant le blocus de Berlin, a fermé ses portes le 31 octobre 2008 et est maintenant un immense parc. Il sera suivi par Tegel, dont la fermeture est programmée après le transfert de ses activités vers le nouveau terminal de Schönefeld en cours d'agrandissement par une construction complètement neuve. Schönefeld aurait dû devenir en 2011 le grand aéroport Berlin Brandenburg International - BBI (Code AITA : BER) concentrant ainsi tout le trafic aérien berlinois sur un seul site. Cependant, son ouverture a été repoussée à plusieurs reprises. Son inauguration est actuellement prévue pour 2017[40],[41]. L’ancienne aérogare n’a pas cessé de fonctionner pendant les travaux et a accueilli des compagnies aériennes à bas coût.

Culture[modifier | modifier le code]

Le quartier de Friedrichshain.

Après la chute du mur de Berlin en 1989, de nombreuses maisons partiellement détruites pendant la Seconde Guerre mondiale et pas encore reconstruites se retrouvèrent au centre de Berlin. Elles se situaient dans le quartier de Mitte qui faisait partie de Berlin-Est. Ces lieux abandonnés en plein centre ville attirèrent beaucoup d'artistes et ils devinrent le sol fertile pour toutes sortes de cultures underground et autres contre-cultures. Des clubs s'y installèrent y compris le célèbre « Tresor », un des clubs techno les plus importants au monde. Il existe également de nombreux bunker que l'on peut visiter.

La réputation du clubbing berlinois est reconnue et enviée dans le monde entier grâce à des discothèques légendaires, tel le fameux Kitkatclub et, plus récemment, le Berghain, deux institutions mondialement connues pour leur programmation musicale combinée à une certaine liberté sexuelle de leur clientèle.

Ce développement culturel passe notamment par l'occupation d'immeubles désertés par des artistes alternatifs. L'exemple de la Tacheles Haus est sur ce point tout à fait remarquable. Berlin a donc une vie culturelle riche et très diverse. Spectacles et manifestations en tout genre sont nombreux. C'est une ville internationale, très ouverte et tolérante, multiculturelle. Berlin compte plus de 150 théâtres et autres scènes, plus de 175 musées et collections, environ 300 galeries, plus de 250 bibliothèques publiques, 130 cinémas et de nombreuses autres institutions culturelles. Avec un budget pour la culture de presque un milliard d'euros, Berlin fait partie des leaders internationaux.

Siège d'Universal Music dans Osthafen.

Aujourd'hui, Berlin doit faire face à de graves difficultés financières, mais les manifestations culturelles continuent. On peut noter le Carnaval des Cultures, un défilé de rue multiethnique annuel, ainsi que le CSD (Christopher Street Day), qui est la plus grande manifestation d'homosexuels en Europe centrale. Ces événements attirent des millions de Berlinois et sont soutenus par le gouvernement de la ville. Jusqu'en 2003 et également en 2006, chaque été eut aussi lieu la Love Parade, le plus grand défilé d'amoureux de la musique techno, en plein centre-ville, dans le Tiergarten.

Bien que la population diminue et que le taux de chômage soit élevé, beaucoup de jeunes Allemands et d'artistes continuent à s'installer à Berlin, faisant de la ville la capitale de la jeunesse et de la culture pop d'Allemagne. D'ailleurs, en 2003, il a été annoncé que l'annuel Popkomm, une référence mondiale dans l'industrie musicale, aurait lieu désormais à Berlin, après s'être déroulé pendant quinze années à Cologne. De plus, la chaîne musicale MTV Allemagne a aussi déménagé son siège de Munich pour Berlin fin avril 2004.

Enfin, Berlin est aussi une référence pour le cinéma avec l'accueil chaque année en février de la Berlinale, festival international de cinéma dont la récompense suprême est l'Ours d'Or.

Musées[modifier | modifier le code]

Île aux Musées
Le musée de Bode dans l'île aux Musées.
Article détaillé : Île aux Musées.

L'Île aux Musées abrite :

Théâtres[modifier | modifier le code]

Theater des Westens.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Berlin accueille chaque année en février la Berlinale. Quelques films se déroulant à Berlin :

La Berlinale en février.

Opéras[modifier | modifier le code]

Orchestres et chorales[modifier | modifier le code]

Orchestres :

Universités[modifier | modifier le code]

Ensemble de bâtiments Rost- und Silberlaube de l'Université libre de Berlin.

Autres établissements assimilables à des grandes écoles de commerce :

Autres établissements assimilables à des écoles d'ingénieurs :

Autres établissements assimilables à des universités techniques :

Jardins zoologiques[modifier | modifier le code]

À Berlin, il y a deux jardins zoologiques: le zoo de Berlin (Zoologischer Garten Berlin), fondé dès 1844, et le Jardin Zoologique de Berlin-Friedrichsfelde (Tierpark Berlin), fondé en 1954. Depuis la réunification de la ville de Berlin, les deux institutions coopèrent intensivement et, depuis le , ils sont dirigés par un seul directeur.

Sports[modifier | modifier le code]

Le stade An der Alten Försterei.

Berlin a accueilli les Jeux olympiques d'été de 1936 et a été une des villes de la Coupe du monde de football de 2006 dont elle a accueilli la finale à l'Olympiastadion. Les Championnats du monde d'athlétisme 2009 se sont déroulés à l'Olympiastadion de Berlin en août. Le Marathon de Berlin se déroule chaque année en centre ville tout comme le meeting d'athlétisme ISTAF comptant pour la Golden League. Le WTA Tour, ensemble des tournois de tennis féminin, comprend l'Open d'Allemagne organisé annuellement dans la ville depuis 1979. Fondé en 1896, c'est un des plus anciens tournois de tennis pour femmes. La FIVB World Tour a choisi un site à proximité de l'Alexanderplatz pour présenter un tournoi annuel de Beach Volley.

Berlin est la ville du Hertha BSC, une équipe de football de la 1. Bundesliga, de l'équipe de Handball de 1. Bundesliga du Füchse Berlin jouant dans une salle de plus de 10 000 places et de l’équipe de Basket-ball des ALBA Berlin (connue sous le nom des albatros de Berlin, qui joue dans la même salle), qui ont gagné tous les championnats nationaux entre 1997 et 2003. Berlin est aussi la ville des Eisbären Berlin du Championnat d'Allemagne de hockey sur glace, une équipe qui a été fondée à l’époque de l’Allemagne de l’Est. Devenue 1er champion de la toute nouvelle 3. Bundesliga lors de la saison 2008/2009, l'équipe de football du 1.FC Union Berlin jouera en 2. Bundesliga la saison prochaine.

Club Sport Fondé en Ligue Stade Entraîneur
Hertha BSC Football 1892 1.Bundesliga Olympiastadion Jos Luhukay
1. FC Union Berlin Football 1906/1966 2. Bundesliga An der Alten Försterei Norbert Düwel
ALBA Berlin Basket-ball 1991 Basketball-Bundesliga O2 World Sasa Obradovic
Eisbären Berlin Hockey sur glace 1954 DEL O2 World Jeff Tomlinson
Füchse Berlin Handball 1891 DKB Handball-Bundesliga Max Schmeling-Halle Dagur Sigurdsson

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c et d [PDF] (de) « Bevölkerungsstand in Berlin und im Land Brandenburg am 31. September 2014 », sur Amt für Statistik Berlin-Brandenburg,‎
  2. Loi fondamentale de la République fédérale d'Allemagne, article 22.
  3. http://www.urbanaudit.org/rank.aspx
  4. (de) « Tourismus in Berlin », sur Amt für Statistik Berlin-Brandenburg,‎
  5. (de) Oswald Jannermann, Slawische Orts- und Gewässernamen in Deutschland : Von Belgrad in Pommern bis Zicker auf Rügen,‎ (ISBN 978-3-8370-3356-4)
  6. Louis Deroy et Marianne Mulon, Dictionnaire des noms de lieux, Le Robert, 1994 (ISBN 285036195X) p. ?
  7. (de) Bernd Unger, Der Berliner Bär : Ein Streifzug durch Geschichte und Gegenwart, Waxmann Verlag,‎ , 103 p. (ISBN 3-89325-990-2), p. 9
  8. (de) Article sur le traité, avec le texte intégral, sur le site du Deutsches Historisches Museum.
  9. Résultats définitifs du référendum de 1996 pour Berlin
  10. Résultats définitifs du référendum de 1996 pour le Brandebourg
  11. Document de présentation des objectifs de développement de la région Berlin-Brandebourg.
  12. (de) http://www.berlin.de/imperia/md/content/senatsverwaltungen/finanzen/haushalt/haushalt_und_finanzen_berlins._ein___berblick_mai_2011.pdf?start&ts=1305538740&file=haushalt_und_finanzen_berlins._ein___berblick_mai_2011.pdf
  13. Pascale Hugues, « Berlin en faillite », dans Le Point, 26 octobre 2006, no 1780, p. 84
  14. Courrier international, web, 16/05/2006
  15. (de) Städtepartnerschaften
  16. a, b et c [PDF] (de) « Statistischer Bericht », sur Amt für Statistik Berlin-Brandenburg,‎
  17. Statistisches Bundesamt (Hrsg.): Statistisches Jahrbuch für die Bundesrepublik Deutschland 1953. p. 41.
  18. [PDF] (de) « Gebiet und Bevölkerung », sur statistik-berlin-brandenburg.de,‎
  19. (de) « Geburtenziffer », sur de.statista.com,‎
  20. (de) « Ausländische Bevolkerung sowie Einbürgerungen 2013 », sur statistik-berlin-brandenburg.de
  21. Berlin Deutsch-Türkisch, Einblicke in die neue Vielfalt. (PDF; 9,88 Mo)
  22. (de) « Ausländische Bevolkerung sowie Einbürgerungen 2013 », sur statistik-berlin-brandenburg.de
  23. Ausländer in Lichtenberg sur Berlin.de
  24. (de) « Gemeindeblatt Tempelhof-Schöneberg », sur www.statistik-berlin-brandenburg.de,‎ Recensement de 2011
  25. (de) « Kleine Anfragen zum Thema Kultur », sur www.cdu-fraktion.berlin.de,‎ Recensement de 2011
  26. (de) « Proteste bei Eröffnung von Scientology », sur www.tagesspiegel.de,‎
  27. Cécile Calla, « À Berlin, un centre de documentation sort de terre sur l'ancien QG de la terreur nazie », Le Monde, 4 novembre 2007.
  28. Berlin à deux doigts de la faillite, publié le 26/06/1995
  29. http://www.berlin.de/berlin-im-ueberblick/wirtschaft/haushalt_finanzen.fr.html
  30. http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/1-24022011-AP/FR/1-24022011-AP-FR.PDF
  31. Eurostat donne un PIB moyen de 25 700 euros pour 4 971 331 habitants en 2009. Toutefois, avec un PIB moyen par habitant de 25 700 euros, elle reste une des grandes villes les plus pauvres du pays
  32. Voir BORST R., KRÄTKE S. (dir.), Berlin Metropol zwischen Boom und Krise, Opladen, Leske + Budrich, 2002
  33. (de) Berlin bleibt Spitze - bei der Arbeitslosigkeit
  34. http://www.berlin.de/berlin-im-ueberblick/zahlenfakten/index.fr.html
  35. (de) Winter macht Berliner arbeitslos[morgenpost.de/berlin-aktuell/article1499812/Winter-macht-Berliner-arbeitslos.html]
  36. Office des Statistiques du Land de Berlin, voir Business Location center
  37. www.s-bahn-berlin.de
  38. www.statistik-berlin-brandenburg.de
  39. http://www.berlin.de/tourismus/fahrradtouren/1766061-1740418-fahrradleihsystem-der-deutschen-bahn-in-.html
  40. (de) « Flughafen-Experte: „Es spricht nicht viel dagegen, BER abzureißen“ », Focus,‎ (lire en ligne)
  41. (de) « BER-Eröffnung laut Burkert vielleicht erst nach 2017 », sur n-tv,‎

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]