Saint-Pathus

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Saint-Pathus
L'église Saint-Pathus.
L'église Saint-Pathus.
Blason de Saint-Pathus
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Mitry-Mory
Intercommunalité Communauté de communes Plaines et Monts de France
Maire
Mandat
Jean-Benoît Pinturier
2014-2020
Code postal 77178
Code commune 77430
Démographie
Gentilé Saint-Pathusiens
Population
municipale
5 973 hab. (2014)
Densité 1 046 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 04′ nord, 2° 48′ est
Altitude Min. 89 m – Max. 113 m
Superficie 5,71 km2
Localisation

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Saint-Pathus

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Saint-Pathus

Saint-Pathus est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Les habitants sont appelés les Saint-Pathusiens[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Pathus fait partie du canton de Mitry-Mory, de l'arrondissement de Meaux, et du département de Seine-et-Marne. Située au nord du département, son territoire confine le sud du département de l’Oise. Elle comporte un complexe sportif, 42 associations (sportives, culturelles, sociales…), un terrain multi-sports, un centre de loisirs, une salle des fêtes (le Mille Club), deux groupes scolaires (Charles-Perrault et Antonio-Vivaldi), des services techniques, le PAJ (Point d'Accueil Jeunesse), une police municipale, 20 km de voirie et un verger.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Le Plessis-Belleville
(Oise)
Silly-le-Long (Oise) Rose des vents
Lagny-le-Sec
(Oise)
N Oissery
O    Saint-Pathus    E
S
Marchémoret

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Saint-Pathus.

Guillaume des Barres, né en 1130, mort entre 1177 et 1181, seigneur d'Oissery (commune d'Oissery, 77, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE) et de Saint-Pathus (commune de Saint-Pathus, 77, Seine-et-Marne, Île-de-France, FRANCE) épousa Hélissende de Saint-Bris née vers 1145.

En 2005, lors de la construction d’un lotissement aux Petits Ormes les fouilles ont permis de découvrir une villa et environ 4 000 structures archéologiques. Les vestiges s’étendent du Néolithique final, Bronze final, Bas-Empire et du haut Moyen Âge et l’époque moderne[2].

La localité de Saint-Pathus porte le nom d’un prêtre de vie renommée vertueuse qui fut nommé évêque de Meaux en 684 et mourut le jour de son élection. La tâche à assumer lui semblait trop lourde et il ne souhaitait pas cet honneur.

Originaire de Senlis, il se rendait à Meaux par la route que la reine Brunehilde venait de faire construire, en priant Dieu d’éloigner la mitre (coiffure triangulaire portée par les évêques) de sa tête et fut exaucé. Il expira chemin faisant en bénissant la ville de Meaux qui l’avait élu.

C’est à l’endroit où il mourut que sire Guillaume des Barres, seigneur de la région, lui fit édifier, en 1102, une église qu’il plaça sous son patronage. Le village qui se forma autour du lieu sacré prit par la suite le nom du saint.

Étymologie

Sanctus Patusius

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[3]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 2008 Daniel Stephan UMP  
mars 2008[4] en cours
(au 16 février 2016)
Jean-Benoît Pinturier DVG Cadre commercial
Vice-président de la CC Plaines et Monts de France (2014[5] → )
Réélu pour le mandat 2014-2020[6]

Population et société[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

D’après le recensement Insee de 2007, Saint-Pathus compte 5 258 habitants (soit une augmentation de 9 % par rapport à 1999). La commune occupe le 1 871e rang au niveau national, alors qu'elle était au 1 938e en 1999, et le 55e au niveau départemental sur 514 communes.


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 5 973 habitants, en augmentation de 7,72 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
269 285 280 267 276 308 330 315 350
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
331 314 312 315 304 295 274 260 251
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
235 255 255 201 240 277 233 280 360
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
325 342 1 295 2 921 4 515 4 829 5 261 5 901 5 973
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (7,7 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (15,4 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (50,1 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).

La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante :

  • 49,9 % d’hommes (0 à 14 ans = 23,6 %, 15 à 29 ans = 19,4 %, 30 à 44 ans = 25,1 %, 45 à 59 ans = 24,5 %, plus de 60 ans = 7,4 %) ;
  • 50,1 % de femmes (0 à 14 ans = 22,7 %, 15 à 29 ans = 18,9 %, 30 à 44 ans = 26,6 %, 45 à 59 ans = 23,8 %, plus de 60 ans = 8 %).
Pyramide des âges à Saint-Pathus en 2007 en pourcentage[11]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,1 
90  ans ou +
0,1 
0,9 
75 à 89 ans
1,6 
6,4 
60 à 74 ans
6,3 
24,5 
45 à 59 ans
23,8 
25,1 
30 à 44 ans
26,6 
19,4 
15 à 29 ans
18,9 
23,6 
0 à 14 ans
22,7 
Pyramide des âges du département de Seine-et-Marne en 2007 en pourcentage[12]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90  ans ou +
0,8 
3,7 
75 à 89 ans
6,0 
9,9 
60 à 74 ans
10,2 
20,7 
45 à 59 ans
20,3 
22,4 
30 à 44 ans
22,4 
20,8 
15 à 29 ans
19,8 
22,2 
0 à 14 ans
20,5 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Saint-Pathus possède une église considérée comme l’un des « bijoux » de Seine-et-Marne datant du XIIe siècle, construite dans le style roman et cistercien, fait assez rare en Île-de-France.

L'église a été restaurée en style néogothique en 1872, perdant un peu de son originalité première. Elle est inscrite aux monuments historiques depuis 2007[13].

Sur l’édifice et à l’intérieur de nombreuses représentations du saint, statue ou vitrail.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • La ferme des Brumiers

La ferme des Brumiers était le bâtiment principal d’une exploitation agricole d’une quarantaine d’hectares. Transformée tout d’abord en restaurant et salle de réception pour mariage vers 1980, la ferme a été ensuite récupérée par la municipalité qui a décidé en 2010 de mettre ce lieu à la disposition des associations de la ville pour l'organisation de leurs événements artistiques et culturels. Ce lieu atypique accueille chaque année depuis 2011 le festival Du Foin aux Brumiers organisé par l’Association Culturelle des Brumiers.

  • La ferme de Noëfort et son pigeonnier

Ce domaine agricole a été fondé par les bénédictines du prieuré Saint-Nicolas de Noëfort construit en 1127 par Guillaume Ier des Barres. La ferme a été depuis restaurée et transformée en lieu de résidence.

  • La vieille école communale, datant de 1866.

Projets[modifier | modifier le code]

  • Crèche intercommunale.
  • Centre culturel.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_saint-pathus_77430.html
  2. Inrap rapport d'activité 2006 page 61
  3. « Les maires de Saint-Pathus », sur http://www.francegenweb.org (consulté le 3 juillet 2016).
  4. Eric Veillon, « Jean-Benoit Pinturier, maire de Saint-Pathus: « notre commune a des atouts » », Roissy Mail,‎ (lire en ligne).
  5. Audrey Gruaz, « Plaines et Monts de France : il manquait des vice-présidents : « Nous sommes arrivés à un consensus » saluait Bernard Rigault, président de Plaines et monts de France lundi 2 juin, lors de l’élection des neuf vice-présidents manquants. », La Marne,‎ (lire en ligne).
  6. « Le cri d'alarme du maire de Saint-Pathus sur les baisses de dotation », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Évolution et structure de la population à Saint-Pathus en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population de Seine-et-Marne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 3 novembre 2010)
  13. Notice no PA77000024, base Mérimée, ministère français de la Culture