Évangile

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 Cet article traite de l'Évangile selon le christianisme. Pour l'Évangile selon la doctrine de l'islam, voir Injil.
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II

L’évangile (du grec ancien εὐαγγέλιον (euangélion) qui signifie « bonne nouvelle »), dans son premier sens, est la « Bonne nouvelle » proclamée (étant « Parole de Dieu »), de l’annonce du salut de la famille humaine par la vie et de l'enseignement de Jésus-Christ. Dans son second sens ‘un évangile’ est un récit d'un genre littéraire propre qui traite de cette même ‘Bonne nouvelle’, avant d'être mis par écrit, par les évangélistes, pour les générations futures. Ce sont les quatre évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean.

Chez les chrétiens[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Évangiles.

Quand il ne s'agit pas des quatre Évangiles, l'Évangile est, dans le christianisme, l'annonce du plan divin pour le salut de l'humanité rendu possible (d'après nombre de théologies chrétiennes) par la vie, le sacrifice expiatoire et la résurrection de Jésus-Christ.

Pour les chrétiens, cette « bonne nouvelle » explique que Jésus de Nazareth est le Messie (voir Actes 5:42) et que par la repentance et la foi en lui tout homme peut accéder au salut éternel à partir du moment où la personne a accepté Christ. C'est à partir du IIe siècle que le mot désigne un récit de la vie de Jésus.

Chez les musulmans[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Injil.

Le Coran mentionne douze fois un texte sacré nommé Al-Injil qui fait partie des quatre livres révélés par Allah (Allah est le nom de "Dieu" en langue Arabe). Le mot arabe Injîl est une traduction du mot grec euangélion évangile et « a pu transiter par l'éthiopien wangel[1]. »

Pour Jan van Reeth, l'emploi du singulier Injîl dans le Coran pourrait « répondre à une volonté de rétablir l'unité du message de Jésus qui a des racines anciennes dans l'histoire du christianisme ancien[2]. » Pour lui, l'auteur coranique aurait fait usage du Diatessaron de Tatien, un Évangile unique réalisé à partir des quatre Évangiles canoniques[3]. Il y a quelques rares références à l'Injîl dans le Coran[4]. Par exemple, le verset 28.49 du Coran indique « Telle est leur image dans la Thora. Et l'image que l'on donne d'eux dans l'Injîl est celle d'une semence qui sort sa pousse, puis se raffermit, s'épaissit, et ensuite se dresse sur sa tige, à l'émerveillement des semeurs[4] ». Selon Jan van Reeth, ce texte combine deux péricopes évangéliques — Marc 26-27 et Matthieu 13:23 —[4]. Le même amalgame est fait dans le Diatessaron[4]. Jan van Reeth estime que le proto-islam a pu être un mouvement manichéen[réf. nécessaire], et les relations entre La Mecque et la ville de Hîra, en Irak, où le manichéisme fut longtemps prédominant, a bien été établi par les chercheurs. Or, les manichéens faisaient justement usage, eux aussi, du Diatessaron.

Toutefois, le Diatesseron — écrit en grec — est loin d'être le seul évangile en syriaque et plus généralement en araméen. Il est établi que les nazôréens et les sabéens-elkasaïtes utilisaient des évangiles judéo-chrétiens en araméen dès la période de la rédaction des évangiles synoptiques. Pour une partie de la critique, comme Édouard-Marie Gallez ou Robert Eisenman, les naçara coraniques seraient des nazôréens et les sabéens coraniques seraient ceux que les Pères de l'Église appellent des Elkasaïtes. Ils sont présents à la naissance de l'islam et y ont probablement participé avant de disparaître en se fondant dans cette nouvelle forme de leur religion.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire du Coran, sous la direction de Muhammad Ali Amir Moezzi, Robert Laffont, 2007, p. 290.
  2. Manfred Kropp, Results of contemporary research on the Qurʼān: the question of a historio-critical text of the Qurʼān, Orient-Institut, 2007, p. 100.
  3. Jan van Reeth, « l'Evangile du Prophète », in De Smet D., et al. (éd.), Al-Kitab. La sacralité du texte dans le monde de l’Islam, Bruxelles, 2004, p. 159.
  4. a, b, c et d Claude Gilliot, The « collections » of the Meccan arabic lectionary, in Nicolet Boekhoff-van der Voort,C. H. M. Versteegh,Joas Wagemakers, Festschrift Harald Motzki, Brill, Leiden, 2011, p. 126.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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