Rosny-sous-Bois

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Rosny-sous-Bois
Rosny-sous-Bois
Ancienne mairie.
Blason de Rosny-sous-Bois
Blason
Rosny-sous-Bois
Logo
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-Saint-Denis
Arrondissement Le Raincy[1]
Canton Montreuil-1
Intercommunalité Métropole du Grand Paris
EPT Grand Paris - Grand Est
Maire
Mandat
Claude Capillon
2014-2020
Code postal 93110
Code commune 93064
Démographie
Gentilé Rosnéens
Population
municipale
46 207 hab. (2017 en augmentation de 9,81 % par rapport à 2012)
Densité 7 818 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 52′ 23″ nord, 2° 29′ 07″ est
Altitude Min. 45 m
Max. 116 m
Superficie 5,91 km2
Localisation
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Liens
Site web rosnysousbois.fr

Rosny-sous-Bois [ʁonisubwɑ][2] est une commune française située à l'est de Paris, dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Rosnéens et les Rosnéennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La ville est située à l'est de Paris, à 15 km du centre de la capitale et à 9 km de la porte de Bagnolet. Elle s'étend sur un fond d'une vallée et sur les flancs de deux plateaux dont celui d'Avron. La ville est située au sud de la Seine-Saint-Denis et est limitrophe du Val-de-Marne via Fontenay-sous-Bois. La commune est située à mi-distance des deux aéroports parisiens : l'aéroport de Paris-Charles de Gaulle est situé à environ 15 km au nord-est, tandis que l'aéroport de Paris-Orly est quant à lui situé à environ 15 km au sud-ouest.

Sur l'un des flancs du coteau, une petite rivière, le ru du Moleret, prend sa source à Rosny, puis devient la Molette avant de se jeter dans le Rouillon à Dugny. En raison de l'urbanisation du secteur, cette rivière a été busée et n'apparaît plus au niveau du sol. Le territoire est également drainé, vers la Marne, par l'ancien ru de la Fontaine du Vaisseau. L'aqueduc de la Dhuis traverse également le territoire communal. Ville fleurie : trois fleurs.

Communes limitrophes de Rosny-sous-Bois
Noisy-le-Sec Bondy Villemomble
Montreuil Rosny-sous-Bois Neuilly-Plaisance
Fontenay-sous-Bois Fontenay-sous-Bois Neuilly-Plaisance

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Un immeuble résidentiel, place Geneviève dans le centre-ville.

La ville de Rosny-sous-Bois compte 4 quartiers :

  • La Boissière - Coteaux Beauclair : situé à l'ouest de la ville. Il comprend le centre-commercial (Domus), un des plus grands centre-commerciaux européens dédié à l'aménagement de la maison, mais aussi un grand quartier HLM (La Boissière). C'est un quartier en pleine transformation avec l'arrivée de la Ligne 11 du métro Parisien ainsi que de nouveaux projets immobiliers de grande ampleur jouxtant le centre-commercial.
  • Centre-Ville - Plateau d'Avron - Beauséjour : situé au centre et à l'est de la ville. Le centre-ville comprend de nombreux commerces, la mairie de la ville et une piscine municipale. Le Plateau d'Avron est essentiellement un quartier pavillonnaire et abrite un complexe sportif ainsi que l'Ecole Nationale des Arts du Cirque. Beauséjour est un quartier pavillonnaire au nord-est de la ville.
  • Marnaudes - Bois Perrier : situé au nord de la ville. Ce quartier est connu pour y abriter un des plus grands centre-commerciaux français, Rosny 2. Le quartier est essentiellement résidentiel puis également industriel avec la Zone d'Activités Montgolfier au nord de la ville.
  • Rosny Sud : situé au sud de la ville. Ce quartier est exclusivement résidentiel, et abrite quelques boutiques, plusieurs établissements scolaires, un marché, un petit quartier HLM et des quartiers pavillonnaires.

Transports[modifier | modifier le code]

L'ancien tramway des Nogentais desservait la ville jusqu'en 1935.

La ligne Paris-Mulhouse fut ouverte dès 1852, et une première gare desservit Rosny en 1856[3]. Dans les dernières années du XIXe siècle, Rosny était desservie par une petite vingtaine de trains dans chaque sens, mettant la commune à 25 minutes de Paris.

Rosny était également desservie par trois lignes de tramways de la Compagnie des Chemins de fer nogentais :

Ces lignes furent transformées en lignes d'autobus entre 1935 et 1937.

La première gare desservit la commune à partir de 1856. En 1912 elle fut remplacée par le bâtiment actuel.

La ville possède actuellement deux stations du (RER)(E) : Rosny-sous-Bois et Rosny Bois-Perrier.

Rosny-sous-Bois est traversée par l'A86, l'A103 et l'A3 se trouve à proximité et sont accessibles par l'échangeur de Rosny. Elle hébergait le Centre national d'information routière, qui permet d'informer les automobilistes sur les conditions de circulation. C'est le siège de Bison Futé.

Le prolongement de la Ligne 11 du métro de Paris à Rosny-Bois-Perrier est en cours pour cette ligne qui passera par Montreuil et Romainville. La mise en service est prévue pour 2023.

La commune de Rosny-sous-Bois est desservie par ces lignes de bus du groupe RATP :

La gare, de nos jours.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Panneau d'entrée dans Rosny depuis Neuilly-Plaisance.

Le lieu est connu sous divers noms selon l'époque : Redomatum, Rodoniacum en 1163 ; Rooneio, Roonio, Rodonio au XIIIe siècle ; Rosny en 1344 ; Rooniaco au XVe siècle ; Rôni en 1740[4].

Au XVIIIe siècle, apparaît la mention « sous le bois » ou « sous le bois de Vincennes » ; le nom actuel de « Rosny-sous-Bois » est pris officiellement en 1897[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts, place des Martyrs.

L'existence d'un village mérovingien est attestée par des fouilles menées à côté de l'église Sainte-Geneviève.

En 1163, une bulle du pape Alexandre III fait mention de Rodoniacum : « l'église avec le village autour » ainsi que la terre appartenaient à l'abbaye de Sainte Geneviève. L'abbé de Sainte-Geneviève devait, chaque année, donner au roi six oies blanches pour le fief que le domaine royal avait à Rosny[6]. Selon un manuscrit de 1291, Les Miracula sanctae Genovefae post mortem relatent qu’en 866, les religieux qui rapportent les reliques de sainte Geneviève de Marizy (Aisne), où la châsse de la sainte avait été abritée en 861 pour la soustraire aux Normands, s’arrêtent à Rosny-sous-Bois.

Les carrières de gypse sont exploitées dès au moins 1640 dans le secteur de la rue Rochebrune. Cette exploitation cessa dans la seconde moitié du XXe siècle, mais laissa des séquelles qui ont fait s'effondrer plusieurs habitations qui se trouvaient au-dessus. L'ancienne carrière a récemment été transformée en parc municipal.

Afin de satisfaire aux besoins de logements de la commune, en pleine expansion, un office public d'habitations à bon marché est créé par décret, à la demande de la ville, le 9 mai 1926. Sa première réalisation est un ensemble de 6 bâtiments de 6 étages, l'actuelle résidence du Général-Leclerc, inauguré en 1933. En juillet 1964, quelques dizaines de familles gitanes s'installent sur les contreforts de la Redoute de la Boissière. Petit à petit, elles s'y sédentariseront et le campement deviendra plus important et moins précaire, engendrant des relations plus ou moins tendues avec le voisinage.

La ville comporte plusieurs ensembles de logements sociaux. Depuis 2006, la ville connaît de nombreuses destructions d'immeubles des années 1960 pour reconstruire de nouveaux immeubles résidentiels neufs, aux quatre coins de la ville. La même année, le nouveau quartier Les Portes de Rosny était en construction.

Avec 41 254 habitants en 2011, Rosny est la 15e commune la plus peuplée de Seine-Saint-Denis ainsi que la 170e commune la plus peuplée de France[7].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964[8], la commune faisait partie du département de la Seine. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département de la Seine-Saint-Denis et à son arrondissement de Bobigny, après un transfert administratif effectif au .

Pour l'élection des députés, la ville est rattachée depuis 1988 de la huitième circonscription de la Seine-Saint-Denis.

Elle faisait partie de 1793 à 1801 du canton de Montreuil, année où elle intègre le canton de Vincennes, puis, en 1893, le canton de Noisy-le-Sec du département de la Seine. Lors de la mise en place de la Seine-Saint-Denis, elle devient le chef-lieu du canton de Rosny-sous-Bois[9]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Montreuil-1.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

D'importantes réflexions ont été menées après les élections municipales de 2008 en vue de la création d'une communauté d'agglomération dans le centre du département et qui aurait pu regrouper dix villes : Bagnolet, Les Lilas, Le Pré-Saint-Gervais, Romainville, Pantin, Noisy-le-Sec, Montreuil, Bobigny, Bondy et Rosny-sous-Bois, soit près de 440 000 habitants, ce qui en aurait fait la plus grosse intercommunalité d'Île-de-France. La nouvelle communauté d'agglomération, nommée Est Ensemble, a été créée au , mais sans Rosny-sous-Bois, car, au début de 2009, le maire a changé d'avis et refusé d'y adhérer. Il envisageait plutôt une coopération avec Montfermeil, politiquement plus proche. Ce projet sans suite succède à un autre projet avorté en 2005, qui aurait pu réunir Bagnolet, Le Pré-Saint-Gervais, Les Lilas et Romainville[10].

La ville a fait partie de l'Association des collectivités territoriales de l'Est parisien (ACTEP), association puis syndicat mixte qui regroupait 14 communes réparties entre le Val-de-Marne et la Seine-Saint-Denis pour renforcer l’attractivité ainsi que le développement économique de l’Est parisien.

Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le , la métropole du Grand Paris (MGP), à laquelle la commune, qui n'était donc membre d'aucune intercommunalité à fiscalité propre, a été intégrée[11].

La loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du (loi NOTRe) prévoyant la création d'établissements publics territoriaux (EPT), qui regroupent l'ensemble des communes de la métropole à l'exception de Paris, et assurent des fonctions de proximité en matière de politique de la ville, d'équipements culturels, socioculturels, socio-éducatifs et sportifs, d'eau et assainissement, de gestion des déchets ménagers et d'action sociale, la commune a également été intégrée le à l'établissement public territorial Grand Paris - Grand Est[12].

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Pour les échéances électorales de 2007, Rosny-sous-Bois fait partie des 82 communes[13] de plus de 3 500 habitants ayant utilisé les machines à voter.

Résultats du 1er tour des municipales du 9 mars 2008 :

  • un taux de participation de 50,81 % ;
  • la liste URAM, menée par Claude Pernès (NC), a été élue dès le premier tour, avec 54,26 % des suffrages ;
  • la liste Rosny pour tous, menée par Philippe Vachieri (PS) a obtenu 27,32 % ;
  • la liste Autrement Rosny, menée par Jean-Pierre Mercadal (PC), a obtenu 10,30 % ;
  • la liste Rosny de toutes nos forces, menée par Pierre-Olivier Carel (MoDem), a obtenu 8,11 %.

À la suite d'un contentieux à l'occasion des élections municipales de 2008, Philippe Vachieri, a été radié en 2010 de la liste électorale de Rosny-sous-Bois. En effet, saisi d'un recours en radiation par l'avocat Ivan Itzkovitch, conseiller municipal URAM, le juge d'instance a considéré que Monsieur Vachieri ne remplissait pas les conditions légales pour être inscrit sur les listes électorales de la ville[14]. Le jugement a été annulé le par la Cour de cassation, Philippe Vachieri a été réinscrit sur la liste électorale. Le jugement tel qu'il a été rédigé par le tribunal d'instance a été cassé pour des raisons de forme (inversement de la charge de la preuve). L'affaire est passée à nouveau en jugement devant le tribunal de Pantin[15]. Le Tribunal d'instance de Pantin, par décision du 2 février 2011, rejette le recours devant le Tribunal de M. Itzkovitch demandant la radiation de M. Vachieri de la liste électorale pour l'année 2010.

Après les élections électorales de 2011, deux recours ont été déposés devant le tribunal administratif de Montreuil contre l'élection de Claude Capillon comme conseiller général pour dépassement des comptes de campagne[16]. Les deux recours ont été rejetés sur le fond, le droit électoral n'ayant pas été enfreint, l'élection de Claude Capillon au Conseil Général a donc été validée[17].

Lors des élections municipales de mars 2014, la liste UMP-UDI conduite par Claude Capillon a été élue au deuxième tour avec 49,43 % des suffrages exprimés, devant la liste d'union de la gauche et des écologistes conduite par Philippe Vachieri (30,40 %), la liste du Front national conduite par Daniel Bousselaire (10,49 %) et celle du MoDem conduite par Pierre-Olivier Carel (9,65 %). Vu le taux considérable d'abstention de 51,29% au premier et de 50,88% au deuxième tour le maire a été élu par 23% des inscrits au deuxième tour [18].

Les élections départementales de 2015 ont été gagnées au deuxième tour dans le canton de Montreuil 1 dont fait partie Rosnypar le binôme Frédéric Molossi et Magali Thibaut (PS) avec 53,4 % des voix exprimés, devant le binôme Claude Capillon et Manon Laporte (UMP) avec 46,6% des voix exprimés [19].

Conseil municipal[modifier | modifier le code]

Hôtel de ville.

Le conseil municipal est composé de quarante-trois conseillers municipaux dont quinze sont adjoints au maire, nombre maximal légal pour cette tranche de population. Le conseil municipal élu en mars 2014 est composé comme suit : 33 appartiennent à l'URAM (UMP, UDI et divers droite)[20], 6 conseillers appartiennent à la liste Rosny écologique et solidaire (PS, PCF, EELV et Radicaux), 2 à la liste des Démocrates et indépendants (Mouvement Démocrate), 2 sans étiquette (membres exclus du Front National).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Rosny-sous-Bois[21]
Période Identité Étiquette Qualité
1790   Jean-Jacques Bureau    
1791 1792 Jean-Jacques Bureau    
1792 1793 Louis-Pierre Pillier    
1793 1795 Louis-Pierre Pillier    
1795 1799 Memmie Lenain    
1799 1806 Ferdinand de Crécy    
1815 1833 Edme de Nanteuil    
1833 1841 Jean Bonnet-Cibie    
1842 1843 Pierre, Alexandre Epaulard    
1843 1852 Marie Victor Valleray    
1852 1859 Pierre Gardebled    
1859 1862 Pierre Lebarbier de Tinan    
1862 1871 Adolphe, Henri Ancelin    
1871 1888 Paul Cavare    
1888 1888 Louis Grandin    
1888 1896 Paul Cavare    
1896 1900 Jean-Pierre Estieu    
1900 1908 Denis, Jean Descroix    
1908 1918 Emile Auxerre    
1918 1920 Léon Morguet    
1920 1925 Léon Morguet    
1925 1929 Joseph Zipper SFIO  
1929 1935 Auguste Maublanc SFIO puis
Soc. indé.
 
1935 1940 Charles Gebel    
1940 1944 Henri Peltier   Nommé par le Gouvernement de Vichy
1944 1945 Charles Durand Socialiste Membre du mouvement de résistance Front national,
Faisant fonction de Maire
Les données manquantes sont à compléter.
1947 1950 Philibert Hoffmann UNR  
1950 1953 Louis Goustille UNR  
1953 1964 Philibert Hoffmann UNR Décédé en fonction
1964 1968 Gabriel Marie Seyer UNR Décédé en fonction
1968 1971 Georges Abegg UDR  
1971 1983 Roger Daviet PCF Conseiller général de Rosny-sous-Bois (1967 → 1985)
1983 23 mai 2010[22] Claude Pernès UDF,
puis NC
Conseiller régional d'Île-de-France (2004 → 2010)
Conseiller général de Rosny-sous-Bois (1985 → 2004),
Président de l'AMIF, Vice-Président de l'AMF
Décédé en fonction
juin 2010[23] En cours
(au 14 mai 2019)
Claude Capillon LR Conseiller général de Rosny-sous-Bois (2004 → 2015)
Vice-président (2016 → 2019) puis président (2019 → ) de l'EPT Grand Paris - Grand Est
Réélu pour le mandat 2014-2020[24]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Panneau Ville Internet.

Entre 2010 et 2014, la commune de Rosny-sous-Bois avait été récompensée par le label « Ville Internet @@@@@ »[25]. Après 2014 la Ville n'a plus participé au concours.

Après avoir reçue une 1re fleur en 1998, puis une 2e en 1999, la ville a vu ses efforts de fleurissement reconnus par l'attribution d'une 3e fleur lors du concours des villes et villages fleuris de 2003. Cette distinction a été maintenue en 2012[26].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[27],[Note 1].

En 2017, la commune comptait 46 207 habitants[Note 2], en augmentation de 9,81 % par rapport à 2012 (Seine-Saint-Denis : +5,48 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
6939367808228959481 0751 0041 014
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0182 1561 6051 6841 9241 7452 4002 6033 245
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 3295 8376 9338 06110 85614 47714 69114 27016 491
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
21 00130 70535 78436 97037 48939 10541 17441 25445 411
2017 - - - - - - - -
46 207--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'enseignement public de Rosny-sous-Bois dépend du Rectorat de Créteil[29] et de l'Inspection départementale de l’Éducation nationale (6e circonscription) rue de La Boissière.

Chaque année, l'inspection départementale et les chefs d'établissements organisent des classes de découverte, en hiver (classe de neige) et au printemps (classe de campagne ou de mer)[30].

Santé[modifier | modifier le code]

La commune abrite un centre médico-social municipal Paul-Schmierer, regroupant cinq médecins généralistes et dix-huit médecins spécialisés. Construite à la fin des années 1960, la clinique Hoffmann ferme en 2016 malgré le manque de médecins[31]. Rosny-sous-Bois compte trente-et-un médecins généralistes, soixante-neuf médecins spécialisés, et treize infirmiers et infirmières. Treize pharmacies et trois laboratoires d'analyses médicales sont à la disposition des habitants.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Historiquement la ville s'est développée par ses cultures maraîchères et par l'exploitation du gypse. À la fin du XIXe siècle, 487 hectares sont encore cultivés, sur les 629 que compte la commune :

Culture Surface (en hectares) Culture Surface (en hectares)
Froment 9 ha Avoine 15 ha
Haricots 10 ha Pomme de terre 55 ha
Carottes 12 ha Choux 110 ha
Asperges 50 ha Oignons, poireaux 28 ha
Oseille, persil 22 ha Chicorée, pissenlit 36 ha
Autres légumes 17 ha Luzerne 8 ha
Autres fourragères 6 ha Pommiers, poiriers 37 ha
Pêchers, abricotiers 3 ha Pruniers, cerisiers 7 ha
Framboisiers, cassissiers, groseilliers 9 ha Cultures maraîchères 8 ha
Cultures familiales 5 ha[32]

Il reste une entrée des carrières de gypse dans le parc Jean-Decesari. L'exploitation des carrières a pris fin au début des années 1990.

Selon l'Insee, au recensement de 2006, la commune comptait 15 065 emplois, principalement concentrés dans le commerce (3 963 emplois), les services (9 110 emplois) et l'industrie (1 227 emplois)[33]. En 2007, les principaux employeurs sont, selon la CCIP :

  • Commune de Rosny-sous-Bois – 1 050 emplois – services publics
  • Carrefour – 650 emplois – grande distribution
  • Leroy Merlin – 250 emplois – grande distribution bricolage
  • Caisse nationale d'Assurances vieillesse – 250 emplois – services publics
  • Laboratoires Coloplast – 250 emplois – services privés

Revenu de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 29 873 €, ce qui plaçait Rosny-sous-Bois au 14 082e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole[34]. Ce chiffre est supérieur à la moyenne départementale (26 944 €). Elle fait partie des 10 communes de Seine-Saint-Denis où les revenus nets sont les plus élevés[35].

En 2008, le taux de chômage de la commune atteint 11,8 %. Il est nettement inférieur à la moyenne départementale qui, elle, s’élève à 16,3 %[36].

Centres commerciaux[modifier | modifier le code]

La ville abrite depuis les années 1970 le plus grand centre commercial du département de Seine-Saint-Denis, le centre commercial Rosny 2.

Depuis 2006, un nouveau centre commercial, le centre commercial Domus, a été ouvert à Rosny. Il fait partie des plus grands centres commerciaux d'Europe consacrés à l'équipement de la maison.

Pôle d'emplois tertiaires, la ville de Rosny-sous-Bois est aussi le siège du centre technique de la Gendarmerie Nationale, comprenant divers services et notamment les laboratoires de l'IRCGN, l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie, ainsi que du centre national d'information routière (Bison Futé).

L'IRCGN a déménagé à Pontoise (95) en 2005.

Le CNIR a fermé.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Sainte Geneviève
Église Sainte-Geneviève.
Le parc Decésari, lieu de détente des Rosnéens.
Peinture murale en hommage aux zouaves.
Rosny-Rail, gare de Rosny-sous-Bois.
  • Le fort de Rosny, qui a abrité entre 1901 et 1920 le 4e régiment de zouaves, a été construit entre 1840 et 1846 sur les instructions de Thiers, afin d'assurer la défense de Paris. La rue du 4e-Zouaves leur rend hommage.
  • le Musée Régional du Chemin de Fer de Rosny-sous-Bois (Rosny-Rail)[37],[38].
  • Le musée communal Louis-Émile-Auxerre (l’Histoire de Rosny), 7 rue Saint-Claude, abrité dans une belle maison bourgeoise en meulière du début du XXe siècle[39]
  • L’église Sainte-Geneviève édifiée par Claude Naissant en 1857-1860, édifiée sur les ruines d'une église du XIIIe siècle démolie en 1857[40], avec des vitraux dans le chœur et les chapelles latérales dessinés par Lusson en 1859 et une charpente décorative. Une châsse renfermant des reliques de sainte Geneviève y est honorée.
  • L’église Saint-Laurent construite en 1930 par Albert Chauvel, avec un fronton de pierres meulières et de briques.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Visitation construite en 1969 par Jean de Mailly en béton, à l'instar de l'église Notre-Dame du Raincy.
  • La statue Le Cep, square Richard-Gardebled, créée vers 1930 par Raymond Couvègnes. Cette œuvre, constituée d'un nu féminin ayant un cep à sa main gauche, rappelle le passé viticole de la commune, remplacé, dès le XIXe siècle, par de l'arboriculture. En mars 2000, 1100 pieds de sauvignon et de chardonnay ont été replantés dans le parc Decésari à l’emplacement même des vignes d’autrefois. En 2005, 330 litres de vin ont été mis en bouteilles.
  • Le cinéma Le Trianon, antérieur à 1914, a été démoli en 2009 pour laisser place à un nouveau projet immobilier.
  • La gare, datant de 1910.
  • La ville a été le siège du centre national d'information routière (Bison futé) jusqu'à sa fermeture en 2016.
  • Le golf municipal de la ville.
  • Le chapiteau de l’École Nationale des Arts du Cirque
  • Le parc Jean-Decésari, parc communal situé en face de l'hôtel de ville. Le parc a été construit au pied de la colline du Plateau d'Avron, qui permet, au belvédère du parc, d'admirer la ville de Rosny-sous-Bois ainsi que ses alentours. Le parc est un lieu de détente, de pique-nique, et est équipé d'un skatepark, d'une aire de détente pour les chiens, de mini-fontaines et d'aires de jeux pour les enfants. Le parc connaît une assez bonne affluence lors des week-ends ensoleillés et pendant les vacances scolaires.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

armes de Rosny-sous-Bois

Les armes de Rosny-sous-Bois se blasonnent ainsi :
D'azur à l'aigle essorante d'argent tenant dans sa serre dextre un rameau d'olivier d'or posé en pal [42].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Bernard Devaux, Le Fort de Rosny et son histoire, Paris, édition des amis du vieux Rosny, 1989.
  • Société d'histoire de Rosny-sous-Bois, Rosny-sous-Bois : de Rodoniacum à nos jours, , 287 p. (ISBN 2-9508599-0-9, notice BnF no FRBNF35765104, SUDOC 003585794).
  • Plaquette Le Glacis fortifié de Paris et l’aménagement de l’Île-de-France éditée par l'IAURIF, collection Note rapide sur le Patrimoine, n°270, août 2000.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Société d'Histoire de Rosny-sous-Bois

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1], consulté le 9 février 2017
  2. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  3. NOTA : La gare de Noisy-le-Sec, ouverte en 1849, fut donc la première gare desservant la ville.
  4. SOURCE : http://www.atlas-patrimoine93.fr/pg-html/bases_doc/inventaire/fiche.php?idfic=064s022 Atlas du patrimoine de Seine-Saint-Denis
  5. Le patrimoine des communes de Seine-Saint-Denis, collection « Le patrimoine des communes de France », Flohic Éditions, 1994, p. 286
  6. Dictionnaire historique des environs de Paris du docteur Ermete Pierotti
  7. Nombre d'habitants à Rosny-sous-Bois, consulté le 26 avril 2014
  8. Loi no 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF no 162 du 12 juillet 1964, p. 6204–6209, fac-similé sur Légifrance.
  9. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Marjorie Corcier, « PROJET. La plus grande communauté dagglomération de France pourrait se créer autour de Montreuil, Bondy et Pantin. 440 000 habitants sont concernés. », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎
  11. Décret n° 2015-1212 du 30 septembre 2015 constatant le périmètre, fixant le siège et désignant le comptable public de la métropole du Grand Paris, sur Légifrance
  12. Décret n° 2015-1662 du 11 décembre 2015 relatif à la métropole du Grand Paris et fixant le périmètre de l'établissement public territorial dont le siège est à Noisy-le-Grand sur Légifrance.
  13. La liste des 82 communes équipées de machines à voter sur le site de ZDNet.fr.
  14. TI Bobigny 16 février 2009 ITZKOVITCH C/ VACHIERI.
  15. « Vachieri peut voter… pour le moment », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ , p. IV.
  16. « Recours contre l'élection de Capillon », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  17. « Cantonales : les recours contre l’élection de Claude Capillon rejetés », URAM - Union rosnéenne d'action municipale, (consulté le 13 janvier 2016).
  18. Résultats des élections municipales de 2014 à Rosny-sous-Bois Site du Ministère de l'Intérieur, consulté le 26 avril 2014.
  19. Ministère de l'Intérieur, « Résultats des élections départementales 2015 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Departementales/elecresult__departementales-2015 (consulté le 1er mars 2020)
  20. Site Internet de la ville de Rosny-sous-Bois - Conseil municipal 2014-2020, consulté le 26 avril 2014
  21. Liste des maires de Rosny-sous-Bois sur www.francegenweb.org
  22. « Elus et gouvernement rendent hommage à Claude Pernès (NC) décédé dimanche : Le gouvernement et des élus ont rendu hommage au maire de Rosny-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et président de l'Association des maires d'Ile-de-France (AMIF), Claude Pernès (Nouveau Centre), mort dimanche à l'âge de 66 ans dans une clinique de la ville », Le Parisien,‎ (lire en ligne).
  23. « Claude Capillon élu maire de Rosny », Le Parisien, édition de la Seine-Saint-Denis,‎ (lire en ligne).
  24. Bondy Blog, « Second tour inopiné à Rosny-sous-Bois : Le Bondy Blog et Le Monde s'associent pour couvrir les municipales en banlieue. Retrouvez la sélection des articles sur notre espace « Municipales » et sur celui du Bondy Blog », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  25. Palmarès 2010 des Villes Internet sur le site officiel de l'association. Consulté le 17/12/2009.
  26. « Ville Fleurie », Prix, concours et labels, sur http://www.rosny93.fr (consulté le 13 août 2018).
  27. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  29. Bienvenue sur le site de l'académie de Créteil
  30. Classes de Découverte
  31. Sébastien Thomas, « Rosny-sous-Bois : faute d’argent et de médecins, la clinique Hoffmann ferme ses portes », sur leparisien.fr, Le Parisien, (consulté le 28 mars 2020)
  32. SOURCE : État des communes du département de la Seine à la fin du XIXe siècle, volume Rosny-sous-Bois, Paris, Montévrain
  33. Insee - Recensement de la population de 2006 - Population active au lieu de travail
  34. « Indicateurs de structure et de distribution des revenus en 2010 | Insee », sur www.insee.fr (consulté le 2 septembre 2017)
  35. Insee, chiffre-clés. Rosny-sous-Bois : évolution et structure de la population, fiche mise à jour le 28/06/2012. Consulté le 29/07/2014.
  36. Insee, chiffres clés. Rosny-sous-Bois : résumé statistique. Fiche mise à jour le 31/01/2013. Consulté le 29/07/2014.
  37. Centre de découverte du Chemin de Fer en Île-de-France
  38. ROSNY-RAIL - Le Rosnéen Ferrovipathe
  39. www.rosny93.fr [PDF]
  40. NOTA : L'église Saint-Geneviève avait été transformée en temple de la Raison sous la Révolution
  41. « Jean-Marie Zacchi », sur http://www.netmarine.net (consulté le 17 août 2012)
  42. Banque du Blason