Neufmoutiers-en-Brie

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Neufmoutiers-en-Brie
Neufmoutiers-en-Brie
La mairie
Blason de Neufmoutiers-en-Brie
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes du Val Briard
Maire
Mandat
Bernard Carmona
2015-2020
Code postal 77610
Code commune 77336
Démographie
Gentilé Neufmonastériens
Population
municipale
1 020 hab. (2016 en augmentation de 4,94 % par rapport à 2011)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 03″ nord, 2° 49′ 52″ est
Altitude Min. 111 m
Max. 126 m
Superficie 15,90 km2
Localisation

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Liens
Site web neufmoutiers-en-brie.fr

Neufmoutiers-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Neufmonastériens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 7 km au nord-est de Tournan-en-Brie et à 10 km au sud du Val d'Europe.

Communes limitrophes de Neufmoutiers-en-Brie
Villeneuve-Saint-Denis Villeneuve-le-Comte Mortcerf
Favières Neufmoutiers-en-Brie
Tournan-en-Brie Les Chapelles-Bourbon La Houssaye-en-Brie

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Les Trois Maisons, les Égrefins, le Bois Breton, les Pigeonnières, les Étisses, les Boutilliers, la Petite Fortelle, les Masselins, la Bourbelle, les Lycéens (centre médical spécialisé).

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

La plateforme structurale supérieure de la Brie est constituée par une couche de pierre de meulières datant du Sannoisien. L’exploitation de ces pierres de meulières a fourni un matériau de construction très utilisé dans la commune. La couche de meulières est surmontée par un manteau plus ou moins régulier de limons des plateaux qui sont constitués par des dépôts argilo-sableux fins et compacts d’une fertilité importante.

D'anciennes marnières étaient exploitées sur le territoire. L'extraction des meulières était liée au besoin de matériaux de construction, pour les habitations et les murs d'une part, et pour la construction des routes en essor aux XVIIIe siècle et XIXe siècle d'autre part.

Le territoire de la commune de Neufmoutiers-en-Brie fut inclus en 1984 dans un périmètre de recherches et d'exploitation pétrolières dit « Permis de La Marsange »[1]. Le permis fut renouvelé en 1990[2] puis prolongé en 1995[3]. Il fut repris en 1997 avec la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « Concession de Champrose »[4]. En 2010, un permis exclusif de recherches a été accordé à la société Poros SAS [5], portant sur 459 km2 et valide jusqu'au 21 octobre 2015[6].

Relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 1 590 hectares ; l'altitude varie entre 111 mètres au sud-ouest au niveau du ru des Boissières et 126 mètres sur le pont de la route de Favières franchissant la ligne TGV[7].

La commune s'étend sur un plateau au relief très peu marqué, traversé par la partie supérieure de la Marsange et divers rus. Ses paysages sont typiques de la Brie, marqués par une succession d'openfields (culture du blé, du maïs et de la betterave sucrière). Le territoire consiste en un vaste espace central défriché gagné sur la forêt primitive de la Brie, entouré de massifs forestiers denses au nord forêt de Crécy, à l'ouest (bois de Mandegris) et au sud (bois du Ménillet), et ouvert au sud-est vers La Houssaye-en-Brie et Les Chapelles-Bourbon. Les sols difficiles à drainer expliquent le défrichement tardif et partiel des terres, situées de plus en bordure du domaine royal et du comté de Champagne avant que la forêt ne devienne une réserve de chasse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire est situé en quasi totalité sur le bassin versant de la Marsange au nord-ouest. La Marsange, longue de 30,4 km[8], affluent de l'Yerres en rive droite, également appelée ru de la Bonde puis ru Noir, entre sur le territoire communal au nord depuis Villeneuve-le-Comte et ressort à l'ouest vers Favières, en passant entre le village et le hameau des Trois Maisons.

Les affluents sont le ru du Grand étang[9] et le ru des Boissières, cours d'eau naturel et canal de 8,18 km[10]. Le fossé 01 de la Forêt Domaniale de Crécy, 2,3 km[11], conflue également avec la Marsange. La platitude et la nature du terrain expliquent la présence de très nombreux rus plus ou moins intermittents.

Le canal 01 de la Bourbelle, 2,2 km[12], conflue avec le ru des Boissières.

Le bassin versant du Bréon ne concerne que le ru de Certon, 3,1 km [13], situé au sud-est à la limite de La Houssaye-en-Brie.

La longueur linéaire globale des six cours d'eau référencés sur la commune est de 12,88 km[14].

Le territoire est parsemé de petits plans d'eau, la plupart d'anciennes marnières.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune connaît un régime climatique tempéré de type atlantique. Les précipitations restent modérées autour de 700 mm et réparties sur toute l'année. La pluviosité dans l'est de la Brie française est légèrement plus marquée que la moyenne départementale (650 mm), légèrement supérieure au reste de la région Île-de-France (600 mm). L'enneigement reste exceptionnel. Les températures moyennes oscillent de +3° à +18°.

Mois Janv. Fév. Mars Avr. Mai Juin Juil. Août Sept. Oct. Nov. Déc. Année
Températures maximales moyennes (°C) 5,7 7,5 10,9 14,6 18,5 21,9 24,3 24,0 21,1 16,1 9,9 6,4 15,1
Températures minimales moyennes (°C) 0,4 0,9 2,4 4,6 8,0 11,0 12,6 12,3 10,2 7,2 3,2 1,2 6,2
Températures moyennes (°C) 3,0 4,2 6,7 9,6 13,3 16,4 18,5 18,2 15,6 11,7 6,6 3,8 10,6
Ensoleillement (h) 55,6 87,5 129,4 172,8 201,4 218,8 239,1 221,1 172,3 125,8 75,2 50,6 1749,5
Moyennes mensuelles de précipitations (mm) 56,8 47,3 58,7 48,7 62,8 55,4 53,9 46,4 56,5 57,3 60,1 55,8 659,7
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Melun[15].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Routes et pistes cyclables[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est desservi par :

  • la RD 96, qui traverse le village et rejoint la N4 au sud et Villeneuve-le-Comte au nord ;
  • quatre routes communales vers la N36 à l'est, Les Chapelles-Bourbon au sud, Tournan-en-Brie au sud-ouest, Favières à l'ouest.

La commune ne possède pas de piste cyclable.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne de bus suivante :

La commune se situe à proximité de :

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Le village est demeuré historiquement de taille réduite, se limitant au XIXe siècle à l'église et une quinzaine d'habitations établies le long de la rue de l'Obélisque. La commune comptait plusieurs hameaux peu importants : la Bourbelle, les Trois Maisons, la Petite Fortelle, les Boutilliers, le Bois Breton. Les grandes fermes maillaient le territoire : les Égrefins (fortifiée, pigeonnier), les Grandes Pigeonnières, la Borne Blanche (fortifiée, disparue). La construction du nouveau sanatorium-lycée des Lycéens par l'architecte Louis Sainsaulieu en 1955 à côté du château du Chemin (qui avait été transformé en sanatorium par une association d'anciens combattants)[16] fut une étape importante dans la vie de la commune. Le développement du village fut lent : au début de l'actuelle rue du Général-de-Gaulle avant 1950 et le long de la rue de l'Église vers 1960. L'évolution se ralentit ensuite dans les années 1970, avec l'installation de quelques pavillons dans la rue du Général-de-Gaulle. Les années 1980 ne connurent pas de réel développement. L'urbanisation du village eu lieu au début des années 1990, dans un contexte de d'accroissement démographique en partie lié au développement du Val d'Europe et à l'installation de Disneyland Paris. Le premier lotissement situé entre la rue de l'Obélisque et la rue de Bellevue (rue des Bouleaux et rue des Saulnes) fut mis en œuvre en 1992 et achevé en 1994, instaurant une continuité entre le village et la ferme de Bellevue. Le second lotissement situé entre la rue du Général-de-Gaulle et la rue de l'Obélisque (rue des Fauvettes et rue des Mésanges) fut mis en œuvre en 1994 et terminé en 1997. Le troisième lotissement rue des Joncs fut construit en parallèle. Le dernier lotissement rue de la Moisson et rue de l'Épi fut construit en 2003. L'urbanisation se fit également autour du hameau des Trois Maisons, avec l'établissement de pavillons, sans toutefois rejoindre le village situé sur l'autre rive de la Marsange. La nouvelle population est essentiellement d'origine urbaine ou suburbaine à la recherche d'une meilleure qualité de vie. Le souci d'une gestion rigoureuse des sols en permettant une évolution harmonieuse du village tout en préservant son caractère rural.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Du latin Novum (nouveau) et Monasterium (monastère).

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme son nom l'indique, Neufmoutiers ("Novum Monasterium") fut peut-être occupé un temps, au moyen-âge, par des moines, qui se chargeaient de la déforestation et de l'assèchement des marais, pour une mise en culture des terres.

Une grande partie de ce qui est aujourd'hui la Seine-et-Marne fut rendue fertile par ces moines itinérants...

Mais le village fut occupé par l'homme bien avant cela : une hache en pierre taillée fut trouvée au lieu-dit "Le Bois Breton"; un menhir se dressait encore au début du XXème siècle au lieu-dit "Les Masselins"; les traces d'un oppidum gaulois (un fort militaire) furent repérées par avion entre Neufmoutiers et la commune de La Houssaye-en-Brie sur une zone autrefois marécageuse, surveillant la frontière entre le territoire des meldes et celui des Parisii (le village et ses hameaux se trouvent entièrement en zone melde).

La construction de l'église est incertaine : aux alentours de 1700 ? Mais elle remplaça un plus ancien bâtiment, construit aux alentours de 1300, selon la plus ancienne présence connue d'un curé dans le village, dont la tombe est visible en ce lieu, ainsi que celle d'un noble de la même époque, nommé Gilles d'Esgrefins. Sur la droite du chœur se trouve dans le mur une niche qui protège le cœur d'une Dame.

Les seigneurs de Neufmoutiers vécurent d'abord au château de Bellevue (qui devint une ferme en 1751). Le 15.10.1729 y mourut (propriétaire des lieux) Jules de Gravel, Marquis de Marly __ambassadeur extraordinaire en Suisse en 1684, en Allemagne de 1687 à 1689, en Pologne de 1689 à 1691[17], et dont la tombe se trouve aussi dans l'église [18].

En 1736 sont érigés dans le village deux piloris de justice, détruits en 1790.

Le "château du chemin", bâti au XVIIIe siècle, appartenait en 1870 à Alexandre Singer, fils de David Singer, et fut occupé par des soldats allemands, qui y organisèrent un grand banquet en l'honneur de la création de l'Empire allemand, vidèrent ses caves, et invitèrent par télégraphe son propriétaire (réfugié à Versailles) à venir partager le repas.

Lors de la seconde guerre mondiale un camp de prisonniers fut créé dans les bois bordant le lieu-dit "Le Bois Breton". Y vécurent une cinquantaine d'anciens combattants espagnols républicains (leur tâche fut de couper du bois), et quelques soldats allemands. Un résident du "Bois Breton", d'origine espagnole lui aussi, eut l'idée saugrenue de braconner aux alentours du camp, armé d'un fusil de chasse (ils avaient tous théoriquement été confisqués aux civils en 1940). Lorsque les soldats allemands le virent s'avancer vers eux armé, ils l'abattirent sans sommation (source : trois témoins français, dont le propriétaire du fusil).

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouvait de 1801 à 1926 dans l'arrondissement de Coulommiers, avant d'intégrer cette année là l'arrondissement de Melun du département de Seine-et-Marne. Depuis 2006, elle est intégrée dans l'arrondissement de Provins[19]

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1958 de la quatrième circonscription de Seine-et-Marne.

Neufmoutiers-en-Brie faisait partie depuis 1801 canton de Rozay-en-Brie[20], dont elle était la commune la plus peuplée. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est désormais rattachée au canton de Fontenay-Trésigny..

La commune relève en 2015 du tribunal d'instance, du tribunal de grande instance, du tribunal pour enfants, du conseil de prud'hommes et du tribunal de commerce de Meaux de la cour d'assises de Melun et de la cour d'appel de Paris[21].

Dans l'ordre administratif la commune se trouve dans le ressort du tribunal administratif de Melun et de la cour administrative d'appel de Paris[21].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Neufmoutiers-en-Brie faisait partie de la communauté de communes du Val Bréon (CCVB), créée en janvier 1995.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), le préfet de Seine-et-Marne a approuvé un nouveau schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) qui prévoit notamment la fusion de la communauté de communes de la Brie boisée (CCBB), de la communauté de communes du Val Bréon et de la communauté de communes les Sources de l'Yerres (CCSY), avec rattachement de la commune de Courtomer[22].

Malgré d'importantes tensions entre les présidents de la CCVB et la CCCB[23], cette fusion intervient le et la commune est désormais membre de la communauté de communes du Val Briard.

En 2018, la commune est également membre des syndicats intercommunaux suivants[24] :

  • Syndicat intercommunal à vocation unique transport scolaire d'Ozoir-la-Ferrière (gestion des transports scolaires pour le lycée de Roissy-en-Brie) ;
  • S.I.A.E.P.B.B. : Syndicat Intercommunal d'Alimentation en Eau Potable de la Brie Boisée ;
  • Syndicat mixte fermé Centre Brie pour l'assainissement non collectif
  • S.D.E.S.M. : Syndicat départemental des énergies de Seine-et-Marne
  • Syndicat mixte fermé aménagement et l'entretien de la Marsange
  • S.M.A.B. : Syndicat mixte fermé syndicat mixte d'assainissement des boues
  • S.y.A.G.E. : Syndicat Mixte pour l'Assainissement et la Gestion des Eaux du bassin versant de l'Yerres

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Longtemps marquée par les rapports sociaux découlant de la propriété foncière, la Seine-et-Marne est, de manière générale, un département de tradition plutôt conservatrice, même si elle a été rapidement, sous la Troisième République, gagnée aux idées républicaines. Cette tradition conservatrice se manifeste notamment dans les arrondissements ruraux de Seine-et-Marne, où sont régulièrement élus des candidats issus des partis de droite.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Depuis 1945, six maires se sont succédé à Neufmoutiers-en-Brie[25] :

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
avril 1945 octobre 1947 Camille Laurent    
octobre 1947 mars 1965 Léon Sendron    
mars 1965 mars 1971 Pierre Montenat    
mars 1971 mars 1989 Laurent Sendron    
mars 1989 avril 2015 Jean-Jacques Barbaux[26],[27] UMPLR Juriste, proviseur retraité
Conseiller général de Rozay-en-Brie (1998 → 2015)
Conseiller départemental de Fontenay-Trésigny (2015 → 2018)
Président du conseil départemental de Seine-et-Marne (2015 → 2018)
Président de la Communauté de communes du Val Bréon (2008 → 2016)
Président de la Communauté de communes du Val Briard (2017 → 2018)
Président de l'Union des maires 77 (2014[28] → 2015[29])
Démissionnaire à la suite de son élection comme président du conseil départemental
avril 2015[30],[31] En cours
(au 26 février 2018[27])
Bernard Carmona LR[27]  

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La collecte et la valorisation des déchets ménagers de la commune est assurée par le Syndicat intercommunal d'enlèvement et de traitement des ordures ménagères de la région de Tournan-en-Brie (SIETOM), qui exploite[Quand ?] au total cinq déchetteries, une usine de tri des déchets à Tournan-en-Brie et une usine de valorisation des ordures ménagères à Ozoir-la-Ferrière. Les déchetteries les plus proches sont celles de Gretz-Armainvilliers (ouverte en 2002) et de Fontenay-Trésigny (ouverte en 2005)[réf. nécessaire].

La station d'épuration installée sur la Marsange, qui était obsolète en 1996, a été reconstruite en 2000 pour 1 800 équivalent-habitant. Le village et le hameau des Trois Maisons sont raccordés à l'assainissement collectif. Le reste du territoire communal est encore en assainissement non collectif[32].

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune de Neufmoutiers-en-Brie n'est jumelée[Quand ?] avec aucune autre commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].

En 2016, la commune comptait 1 020 habitants[Note 1], en augmentation de 4,94 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
366381405380431422388370386
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
390409411386379351404380351
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
316299300256231270358369425
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5245555847717458549779921 007
2013 2016 - - - - - - -
9211 020-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[35].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune de Neufmoutiers-en-Brie est située dans l'académie de Créteil.

Le groupe scolaire Daniel-Balavoine accueille depuis décembre 1994, les enfants de la commune à l'école maternelle et élémentaire avec cantine, étude surveillée, centre aéré et garderie péri-scolaire intégrés[36]

La commune est rattachée au collège Jean-Baptiste-Vermay de Tournan-en-Brie, qui a été entièrement rénové et agrandi de plus de 2 500 m2 en 2014, fait partie des plus grands collèges de Seine-et-Marne[37], ainsi qu'au lycée polyvalent Clément-Ader de Tournan-en-Brie.

Santé[modifier | modifier le code]

Les hôpitaux les plus proches sont la clinique privée de Tournan-en-Brie et le centre hospitalier de Marne-la-Vallée.

Le Centre Médical et Pédagogique pour Adolescents (CMPA) de Neufmoutiers-en-Brie est un établissement sanitaire géré par la Fondation Santé des Étudiants de France qui dispose de 203 lits et places accueille des adolescents de 11 à 25 ans dans le cadre d’un double projet soins-études. Le centre dispose d'une école de formation sanitaire et sociale[38]

Sécurité[modifier | modifier le code]

Police - Gendarmerie[modifier | modifier le code]

La commune de Neufmoutiers-en-Brie dépend de la gendarmerie de Mortcerf[39].

Sapeurs-Pompiers[modifier | modifier le code]

Fontenay-Trésigny dispose d'un nouveau centre d'intervention et de secours inauguré en mai 2013 et situé en périphérie d'agglomération à l'extrémité de la rue Bertaux[40]. Tournan-en-Brie dispose également d'un centre d'intervention et de secours.

Sports[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

La commune compte deux associations sportives. Les communes limitrophes comptent également de nombreuses associations sportives couvrant de multiples sports.

La commune est adhérente au syndicat intercommunal de la piscine de Fontenay-Trésigny[41].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La commune dispose du stade municipal Guy-Sgard, d'un petit terrain pour le basket et d'un court de tennis.

Médias[modifier | modifier le code]

Le quotidien régional Le Parisien, dans son édition locale Seine-et-Marne, ainsi que le bi-hebdomadaire Le Pays briard relatent les informations locales.

La commune est en outre dans le bassin d’émission des chaînes de télévision France 3 Paris Île-de-France Centre et d'IDF1.

L’information institutionnelle est assurée par plusieurs publications périodiques : le journal de la communauté de communes du Val Bréon[42] ; Seine-et-Marne Magazine, mensuel diffusé par le conseil général de Seine-et-Marne[43] et le Journal du Conseil régional, bimensuel diffusé par le conseil régional d'Île-de-France[44]. La commune publie le bulletin semestriel Le Petit Journal de Neufmoutiers en Brie et le papier bimestriel INFO MAIRIE[45]

Cultes[modifier | modifier le code]

La commune de Neufmoutiers-en-Brie fait partie de la paroisse catholique « Pôle missionnaire de Val d'Europe » au sein du diocèse de Meaux. Elle dispose de l'église Saint-Leu-et-Saint-Gilles et du monastère Notre-Dame-de-la-Visitation la Fortelle[46].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Chaque année se tiennent dans la commune les commémorations de la victoire du 8 mai 1945 et de l'armistice du 11 novembre 1918.

Les vœux du maire se tiennent en janvier de chaque année. Des brocantes sont régulièrement organisées.

Les associations locales organisent régulièrement des activités au sein de la commune.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Le territoire fait l’objet d’exploitations peu diversifiées, principalement dédiées à la culture des céréales et de la betterave sucrière. L'agriculture fut historiquement la principale activité économique. Le village, avec le développement de la mécanisation, a connu l'exode de sa population rurale. Le recensement agricole 2010 fait état de cinq exploitations agricoles en activité ayant leur siège dans la commune contre huit en 2000 et en 1988. La superficie agricole utilisée a fortement décru de 403 hectares à 266 hectares puis 256 hectares[47].

Industrie, commerce et services[modifier | modifier le code]

La commune compte une quarantaine d'entreprises, en grande majorité des entreprises individuelles du commerce et des services[48].

Le village ne compte pas de commerce de proximité.

Le Centre Médical et Pédagogique pour Adolescents est le plus important acteur économique de la commune.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Leu-et-Saint-Gilles - cloche de l'église sonnant 18 h :
Le château du Chemin.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église placée sous le vocable de Saint-Leu-et-Saint-Gilles, XIIIe siècle, reconstruite en 1749 et restaurée en 1879.
  • Le château du Chemin, XIXe siècle.
La comtesse Stern Singer fit don, vers 1950 (après la disparition de son fils, mort de la tuberculose) du château du Chemin à une fondation d’anciens combattants afin d’y construire un sanatorium.
L'architecte Louis Sainsaulieu construisit en 1955, à côté du château, le Centre Médical et Pédagogique pour Adolescents (Les Lycéens) offrant au même endroit, des soins médicaux et un suivi scolaire.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une bibliothèque (ouverture mercredi et samedi)[49] ainsi que d'une salle des fêtes (capacité 100 places)[50].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Le compositeur Émile Goué décéda au sanatorium de Neufmoutiers en 1946.
  • Le cinéaste Gérard Courant a passé un an et demi (du 4 janvier 1966 au 31 juillet 1967) au sanatorium Les Lycéens.

Héraldique, logotype et devise[modifier | modifier le code]

Blason de Neufmoutiers-en-Brie Blason De gueules à Saint-Leu évêque d'or tenant à ses pieds un loup couché de sable et au senestré d'une biche couchée d'argent blessée d'une flèche d'or saignant de gueules. Le tout sur une terrasse herbée de sinople. Au chef de sable portant les lettres capitales d'argent "N" et "B". Au pal d'azur semé de lys d'or hochant sur le tout.
Ornements extérieurs 
L'écu est surmonté de la couronne murale d'or, accosté à dextre de joncs au naturel et au senestre d'épis de blé d'or, le tout mis en sautoir et liés par un fer à cheval d'or et issant de gerbes d'eau d'azur. La couronne surmontée de trois maisons d'or toiturées de sable posées sur un mont de sinople.
Détails
Composé par Jean-Claude Molinier en 1989.
Adopté par le conseil municipal la même année[51].

Le blason a été adopté un mois après sa présentation à la mairie, soit le 8 novembre 1989. Il est ainsi le premier blason que Jean-Claude Molinier a réalisé en Seine-et-Marne, où il est arrivé le 27 septembre 1989.

Le rouge est toujours la référence de la Brie. Saint Leu est le premier saint patron de la commune. La biche représente saint Gilles le chasseur qui a blessé une biche ; cette dernière lui ayant parlé et ayant dit que ce qu'il venait de faire est une mauvaise action, le chasseur se convertit au christianisme et devint un ardent défenseur de la nature. Les fleurs de lys rappellent que Neufmoutiers-en-Brie est en Île-de-France. Les lettres sont les initiales du nom du village et leurs couleurs rappellent celle du bouleau, essence d'arbre fréquente dans les bois neufmonastériens. La couronne de tours est le symbole héraldique choisi pour les villes et les villages. Les épis de blé honorent l'agriculture et les joncs ou massettes rappellent le nom des Masselins, hameau du village. Le fer à cheval honore la ferme des Étisses où se trouve un centre équestre et les gerbes d'eau la source Laurier, eau minérale réputée.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Histoire
  • Christian de Bartillat, Au Village de Brie, Presses du Village, 1984, 352 p.
  • Frédéric-Auguste Denis, Lectures sur l'histoire de l'agriculture en Seine-et-Marne, Presses du Village, 1982, 376 p.
  • André Laurent, La Seine-et-Marne autrefois, éditions Horvath, 1982, 192 p. (ISBN 2-7171-0238-8)
  • Félix Pascal, Histoire topographique, politique, physique et statistique du département de Seine-et-Marne, tome 2, Crété imprimeur, 1836, 692 p.
  • René-Charles Plancke, La Vie rurale en Seine-et-Marne 1853-1953, éditions Amatteis, 1982, 256 p.
  • René-Charles Plancke, Histoire de Seine-et-Marne vie paysanne, éditions Amatteis, 1986, 432 p.
Patrimoine architectural
  • Collectif d’historiens, Le patrimoine des communes de Seine-et-Marne, deux tomes, Flohic éditions, 2001, 1 508 p. (ISBN 2-84234-100-7)
  • Manoir de Beaumarchais, Restauration du patrimoine, les monuments font leur printemps, conseil général de Seine-et-Marne, 2008, 20 p.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Décret du 17 juillet 1984 accordant permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit "Permis de La Marsange"... sur le site Legifrance.
  2. Décret du 15 novembre 1990 prolongeant la validité d'un permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux et autorisant sa mutation sur le site Legifrance.
  3. Décret du 2 février 1995 prolongeant la validité d'un permis exclusif de recherches d'hydrocarbures liquides ou gazeux et autorisant sa mutation sur le site Legifrance.
  4. Décret du 22 avril 1997 accordant la concession de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux dite « concession de Champrose » à la société Midland Madison Petroleum Company sur le site Legifrance.
  5. Arrêté du 10 septembre 2010 accordant un permis exclusif de recherches de mines d'hydrocarbures liquides ou gazeux, dit « Permis Champrose », à la société Poros SAS (Seine-et-Marne) sur le site Legifrance.
  6. Périmètres des titres miniers d'hydrocarbures sur le site du ministère de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie.
  7. Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, [lire en ligne].
  8. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Marsange (F4770600) »
  9. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru du Grand Étang (F4774770) »
  10. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru des Boissières (F4775000) »
  11. Sandre, « Fiche cours d'eau - Fossé 01 de la Forêt Domaniale de Crécy (F4773000) »
  12. Sandre, « Fiche cours d'eau - Canal 01 de la Bourbelle (F4776002) »
  13. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de Certon (F4753500) »
  14. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 20 décembre 2018
  15. Climatologie mensuelle - Melun, France.
  16. Topic-Topos, « Château - Neufmoutiers-en-Brie », sur Site Topic-Topos (consulté le 11 août 2015).
  17. (Sources : "Recueil des instructions aux ambassadeurs et ministres de France" par Bruno Demoulin, page 127)
  18. (source : www.neufoutiers-en-brie.fr)
  19. « Arrêté no 05 – 2408 portant modification des limites d’arrondissement dans le département de Seine et Marne », sur http://www.idf.territorial.gouv.fr, (consulté le 4 avril 2015).
  20. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. a et b « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur Le site du ministère de la Justice et des Libertés (consulté le 9 août 2015).
  22. « Arrêté préfectoral du 30 mars 2016 portant adoption du schéma départemental de coopération intercommunale » [PDF], Schéma départemental de coopération intercommunale, Préfecture de Seine-et-Marne (consulté le 28 juin 2016).
  23. Sébastien Blondé, « Brie Boisée : Barbaux contesté à la veille de la fusion des intercommunalités », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  24. https://www.banatic.interieur.gouv Outil de recherche Banatic
  25. Commune de Neufmoutiers-en-Brie sur le site de la Société d’histoire, d’art, de généalogie et d’échange.
  26. Faustine Léo, « La Seine-et-Marne pleure son président Jean-Jacques Barbaux (LR) : Le conseiller départemental de Fontenay-Trésigny est décédé brutalement, ce dimanche matin, dans le Jura. Les élus seine-et-marnais rendent un hommage unanime à celui qui voulait donner de la grandeur au département », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 26 février 2018).
  27. a b et c Alexandre Arlot, « Neufmoutiers-en-Brie : « Jean-Jacques était une grande gueule, avec la main sur le cœur : Dans le village, dont il fut le maire de 1989 à 2015, Jean-Jacques Barbaux laisse l’image d’un élu « visionnaire », « chaleureux » et « travailleur », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne, consulté le 27 février 2018).
  28. Jean-Michel Rochet, « Jean-Jacques Barbaux succède à Michel Houel : Le Comité directeur de l’Union des maires de Seine-et-Marne a élu à l’unanimité, jeudi, son nouveau président. Jean-Jacques Barbaux n’est pas un inconnu… », Le Pays briard,‎ (lire en ligne).
  29. « Valérie Lacroute (UMP) élue présidente de l'Union des maires », Le Parisien, édition de Seine-et-Marne,‎ (lire en ligne).
  30. « Compte-rendu du conseil municipal du 14 avril 2015 » [PDF], Les délibérations, circulaires et arrêtés, sur http://www.neufmoutiers-en-brie.fr (consulté le 27 février 2018).
  31. « Jean-Jacques Barbaux (UMP) n’est plus maire de Neufmoutiers », sur http://www.leparisien.fr, (consulté le 9 août 2015).
  32. PLAN LOCAL D’URBANISME 5.8 – Zonage d’assainissement des eaux usées et des eaux pluviales sur le site de la mairie.
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  36. La vie scolaire sur le site de la mairie.
  37. Tournan-en-Brie : le collège Jean-Baptiste Vermay, rénové et agrandi Site collèges77.
  38. Fondation Santé des Étudiants de France, « Centre de Neufmoutiers », sur Site Fondation Santé des Étudiants de France (consulté le 12 août 2015).
  39. « Compétence territoriale gendarmerie et police nationales », sur Plateforme ouverte des données publiques françaises (consulté le 10 août 2015).
  40. Site du pays briard.
  41. Piscine intercommunale sur le site de la mairie de Fontenay-Trésigny.
  42. Le journal de la communauté de communes du Val Bréon sur le site de la communauté de communes du Val Bréon.
  43. Le Magazine de Seine-et-Marne sur le site du conseil général de Seine-et-Marne.
  44. Le Journal du Conseil régional sur le site du conseil régional de l’Île-de-France.
  45. La bibliothèque sur le site de la mairie.
  46. « Annuaires des lieux de cultes », sur le site EgliseInfo de la conférence des évêques de France (consulté le 10 août 2015).
  47. /Recensement agricole 2010 sur le site du ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt.
  48. « Entreprises - Neufmoutiers-en-Brie (Seine-et-Marne) », sur Kompass (consulté le 11 août 2015).
  49. La bibliothèque sur le site de la mairie.
  50. La salle des fêtes sur le site de la mairie.
  51. Le blason sur le Ancien site de la mairie (consulté le