Traité de Pontoise

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Traité de Pontoise
Signé
(Pontoise)
Parties
Partie 1 Partie 2
Signataires Charles le Mauvais, roi de Navarre Dauphin Charles

Le traité de Pontoise fut signé le 24 mars 1359 entre le dauphin Charles et le roi de Navarre Charles le Mauvais, au cours de la guerre de Cent Ans.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Charles le Mauvais était le petit-fils du roi Louis X le Hutin par sa mère Jeanne II de Navarre écartée de la succession au trône de France à la mort de son demi-frère Jean Ier le Posthume, par son oncle Philippe V, frère de Louis X, qui institua la loi salique qui écartait les femmes de la succession au trône de France afin d'usurper le pouvoir royal qui aurait dû revenir à sa nièce, la plus proche parente du roi défunt.

Charles le Mauvais n'accepta jamais d'être spolié de la couronne de France. Il ne cessa d'intriguer et de revendiquer ses droits au trône tout au long de sa vie. Il s'opposa aux rois Jean le Bon et Charles V et s'appuya sur le prévôt de marchands parisiens Étienne Marcel. La signature du traité de Pontoise intervint pendant la captivité du roi Jean le Bon en Angleterre.

Les négociations[modifier | modifier le code]

Les négociations du traité de Pontoise débutèrent dans cette ville entre les émissaires du dauphin Charles (futur Charles V de France) régent du royaume de France et ceux de Charles II de Navarre. Le roi de Navarre était un personnage versatile, oubliant l'Endenture (traité de Londres signé le 24 mars 1359, Charles II le Mauvais n'hésita pas à négocier avec le régent de France. Le dauphin savait où se situait l'intérêt du royaume de France et montra une grande sagesse lors de ses pourparlers.

Les clauses[modifier | modifier le code]

Les deux princes s'arrangèrent pour parvenir à une solution qui satisfasse les deux partis et le traité fut signé le  :

  • Au roi de Navarre furent rendues les forteresses qu'il détenait avant l'ouverture des hostilités, une rente et une indemnité devaient lui être versées dans un délai de cinq ans.
  • En échange le roi de Navarre fit la promesse au régent d'être un allié loyal et une nouvelle fois lui prêta hommage.

Bibliographie[modifier | modifier le code]