Montry

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Montry
La mairie.
La mairie.
Blason de Montry
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Serris
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Créçois
Maire
Mandat
Françoise Schmit
2014-2020
Code postal 77450
Code commune 77315
Démographie
Gentilé Montéricultois
Population
municipale
3 531 hab. (2014)
Densité 1 235 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 53′ 18″ nord, 2° 49′ 38″ est
Altitude Min. 43 m – Max. 128 m
Superficie 2,86 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-montry.fr

Montry est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne de la région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Montéricultois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville est située à 2 km au sud-est d'Esbly et à 12 km au sud-ouest de Meaux sur la rive gauche du Grand Morin.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Montry
Esbly Condé-Sainte-Libiaire Couilly-Pont-aux-Dames
Coupvray Montry
Magny-Le-Hongre Saint-Germain-sur-Morin

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'aqueduc de la Dhuis franchissant le canal latéral du Grand Morin.
  • Le Grand Morin et son canal latéral destiné autrefois à alimenter le canal de Chalifert, le ru de Lochy.
  • l'aqueduc de la Dhuis traverse la commune du nord-est au sud-ouest.
  • La rivière du Grand-Morin borne la commune au nord, le ru de Lochy à l'est[1].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Gare de Montry - Condé.

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par la route nationale no 34 de Paris à Vitry-le-François ; la route départementale no 34 de Montry à Esbly ; le chemin de grande communication no 93 de Serris à Esbly[1].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la gare de Montry - Condé, sur la ligne Esbly - Crécy-la-Chapelle, dont la gare est située près de l’allée de Condé.

Montry est aussi desservie par les lignes 19 et 60 du réseau Marne et morin qui relie la gare de Marne-la-Vallée - Chessy à la gare de Meaux qui dessert la ligne Transilien Paris - Meaux.

Toponymie, étymologie[modifier | modifier le code]

  • De « mons Erici » ou « mons Hairici », appellation d’origine saxonne ou franque signifiant, montagne d’Eric.
  • Montericus, Monthery, Montry[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers documents font mention d'un lieu nommé Mons Erici ou Mons Hairici, appellations d'origine franque ou saxonne signifiant « la montagne d'Erick ». Une charte de 847, traitant des biens appartenant à l'abbaye de Saint-Denis, situés à l'entour de Paris fait mention d'un lieu appelé Montericus qui ne serait autre que Montry[2]. Simple hameau dépendant à l'origine de la paroisse de Couilly, puis à partir de 1109 de Saint-Germain les Couilly, Montry fut doté d'une église dont la construction débuta en 1134, et érigée en paroisse par l'évêque de Meaux en 1185[2].

Le village est dominé par le château des Hautes-Maisons (du XVe siècle, détruit par un incendie et reconstruit entre 1587 et 1591, puis restauré entre 1883 et 1885), qui appartenait depuis le XVIe siècle à la famille de Reilhac, et où Jules Favre et Bismarck eurent une entrevue le 18 septembre 1870, continuée le lendemain par les conférences de Ferrières, qui s'avérèrent en fait inutiles. Bismarck et Jules Favre se rencontrèrent d'abord dans une maison de l'entrée du village, la maison de l'Octroi (la petite maison située entre la RN 34 et la rue Pascal, face à la route de Magny) appartenant au cultivateur Happert, qui était un ancien carabinier. Comme cette maison était à demi ruinée et que Bismark n'était pas rassuré, il demanda si une demeure plus convenable était disponible, et tous montèrent vers le château des Hautes-Maisons, en laissant le prince de Lynar garder la maison de Happert car celle-ci ne fermait plus. Des discussions on ne sait pas grand-chose, si ce n'est l'inquiétude de Bismark qui en oublia son pistolet, qui fut récupéré et encadré par le comte de Reilhac.

En 1940, le château des Hautes-Maisons accueille pendant quelques mois le Grand quartier général des forces terrestres françaises et devient ainsi l'un des trois état-majors alliés.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 1989 Albert Bayart    
1989 1992 Gérard Arlen RPR Directeur de Creps
1992 1995 Jean-Claude Lavalloir    
1995 1998 Jacques Marchadier    
1998 2008 Danièle Carrez MPF  
2008 2014 Alain Sueur   Économiste en batiments
2014 2015 Michel Camus   Directeur technique
septembre 2015 en cours Françoise Schmit [3]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune est jumelée avec Drapeau de l'Italie Campegine[4],[5].

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 3 531 habitants, en augmentation de 9,25 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
421 430 455 388 425 438 416 410 409
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
364 405 412 411 411 416 446 450 446
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
454 495 480 527 637 822 854 838 955
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2007 2011 2014
1 005 1 224 2 288 2 625 2 781 3 066 3 237 3 343 3 531
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Le clocher, vestige de l'église disparue.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le château de Montry, domaine des Hautes Maisons, construction de la fin du 19ème (style Louis XIII).
Ancien CREPS, ce château est désormais un Établissement public d'insertion (EPIDE) depuis 2005.
Son parc boisé de 42 hectares est un site inscrit[10].
De Gaulle y fut nommé général.
En 1940, le château devient l'un des trois état-majors alliés commandé par le général Weygand[2],[11].
  • Le clocher de Notre-Dame-de -l'Assomption, reste de l'église construite en 1185 par Simon, l'évêque de Meaux, et qui fut détruite en 1903[12].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Montry (Seine-et-Marne).svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi : Écartelé: au premier et au quatrième d'argent au lion d'or, au deuxième et au troisième d'azur à la barre d'argent; sur le tout d'or à trois besants d'argent; le tout sommé d'un chef de gueules chargé de trois besants d'argent.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Husson, Crécy, Esbly et leurs environs, Le Livre d'Histoire - Lorisse, 1er janvier 1989 (réédition de l'ouvrage paru en 1893), 356 (14 cm x 20 cm) p. (ISBN 2877601552, EAN 9782877601559)
  • Roger Faro, Passant par Montry (ouvrage épuisé), Lys Editions Amatteis, , 200 p., 160 x 240 (ISBN 2868490603) Historique du village, des origines à nos jours. Nostalgie du temps passé, avec ses 120 reproductions de cartes postales, de documents, de photographies anciennes, ce très bel ouvrage, soigneusement présenté, couverture couleur pelliculée, représentant le centre du village d'après une aquarelle de Jacques Verbecq-Morlot.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Géographie », sur http://www.mairie-montry.fr/, site officiel (consulté le 28 février 2012)
  2. a, b, c et d « Les origines », sur http://www.mairie-montry.fr/, site officiel (consulté en février 2017)
  3. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en février 2017).
  4. Voir (it) « comune.campegine.re.it », sur http://www.comune.campegine.re.it/ (consulté le 28 février 2012)
  5. « La ville de Montry », sur Annuaire-Mairie (consulté le 28 février 2012)
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  10. « ardin d'agrément dit parc du C.R.E.P.S. de Montry », notice no IA77000339, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Histoire du château de la haute maison de Montry », sur http://www.epide.fr/ (consulté en février 2017)
  12. « Histoire de l'église et de la chapelle St Sébastien », sur http://www.mairie-montry.fr/ (consulté en février 2017)