Héricy

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Héricy
Héricy
Le château d'Héricy, siège de la mairie.
Blason de Héricy
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Fontainebleau
Canton Fontainebleau
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Pays de Fontainebleau
Maire
Mandat
Sylvie Bellecourt
2014-2020
Code postal 77850
Code commune 77226
Démographie
Gentilé Héricéens
Population
municipale
2 584 hab. (2015 en augmentation de 1,41 % par rapport à 2010)
Densité 242 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 26′ 50″ nord, 2° 45′ 50″ est
Altitude Min. 42 m
Max. 103 m
Superficie 10,68 km2
Localisation

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Liens
Site web hericy.fr

Héricy[1] est une commune française, située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France sur la rive droite de la Seine au sud-est de Melun.

Les habitants sont appelés les Héricéens et Héricéennes.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune s′étale à flanc de coteau sur la rive droite de la Seine, initialement divisée entre d′une part son centre historique proche des berges, autour de la mairie, de l′église, des commerces, et d′autre part les hameaux agricoles de la Brosse et Fontaineroux, sur le plateau briard.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Héricy
Fontaine-le-Port Féricy
Samois-sur-Seine Héricy Machault
Vulaines-sur-Seine Champagne-sur-Seine

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • Fontaineroux (abritant un lycée technique[2]).
  • La Brosse.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le plateau de La Brosse et de Fontaineroux, qui fait partie de la commune, a été habité dès le Néolithique mais le village d'Héricy a pour origine les entrepôts construits par les nautes sénons, en face de leur port de Samois-sur-Seine, le plus important entre Sens et Lutèce. Sous Louis XIV, Héricy est une des plus anciennes châtellenies du royaume, d’après une lettre patente datant de 1685[5].

Lors de différents travaux, on a retrouvé de nombreuses pièces de monnaies et des sépultures gallo-romaines. La tradition veut que sainte Geneviève, maintenant patronne d’Héricy, y séjourne vers 451.

Dès avant le XIe siècle, les moines viennent cultiver le pays : les Saints-Pères de Melun au prieuré de Fontaineroux, et surtout les Cisterciens qui construisent l’importante abbaye de Barbeau, une des plus anciennes et des plus belles de France. Louis VII, le père de Philippe Auguste, y a vécu et y est enterré en 1180. Cette abbaye subsiste jusqu'à la Révolution où elle est détériorée, puis définitivement démolie en 1837. Bien que située sur le territoire de Fontaine-le-Port, on ne peut manquer de la citer, car elle conditionne grandement la vie du pays. Les moines y ont planté les premières vignes qui ont longtemps fait la richesse de la région. De l'ancienne abbaye il ne reste plus aujourd'hui qu'une glacière. L'ancien domaine est situé maintenant sur le territoire de la commune d'Héricy, et est devenu un centre équestre.

Né de la Seine, Héricy a vécu de la Seine. Dès le XIIe siècle, un bac hebdomadaire de Paris à Montereau-Fault-Yonne s‘y arrête pour s'approvisionner à son port aux vins et à ses marchés.

Mais l’histoire d’Héricy est surtout liée au pont qui la reliait à Samois-sur-Seine, le seul entre Melun et Montereau-Fault-Yonne. On l’a dit romain, toujours est-il qu'en 1177, il est déjà là, flanqué de ses moulins. C’est sans doute au XIVe siècle qu’il est pourvu de tours et que la cité s’entoure de murailles et de douves. Avec ses grosses portes fortifiées au sud et au nord, Héricy a alors le titre de ville. Elle a beaucoup souffert de la guerre de Cent Ans. On s’y est battu plusieurs fois et elle est occupée de 1419 à 1429/1430. En juillet 1465, le pont est détruit sur ordre de Louis XI qui est alors en guerre contre la Ligue du Bien Public. Réparé, il est emprunté par de nombreuses troupes toujours dévastatrices, car à chaque passage elles mettent le pays à sac. En 1562, l'arche centrale s'écroule à nouveau. Réparé tant bien que mal, le pont est définitivement détruit par les inondations de janvier 1658.

Sous Louis XII, le comte de Melun, Louis Malet de Graville, dont le château-fort ancestral s’élève au-dessus de La-Celle-sur-Seine, reconstruit Héricy ravagé par les guerres, notamment le portail gauche de la façade de l’église. Cet édifice remarquable, dont les dimensions témoignent de l’importance de l’ancienne cité (5 000 habitants a-t-on dit), a été commencé à la fin du XIIe siècle (chœur), puis continué au XIIIe siècle (nef et clocher). Elle était accolée à une toute petite chapelle de cimetière très ancienne, devenue aujourd’hui la sacristie. Par la suite, on a agrandi l’église par son bas-côté sud et ajouté un grand portail central, garni de statues, mais il est démoli par les protestants qui ont tiré dessus au canon en 1580 et en 1588.

Héricy, prévôté royale, a toujours fait partie de la couronne, mais en 1566, Charles IX l’érige en bailliage et baronnie au profit de Jehan d’Argeville. Elle passe ensuite aux Balzac d’Entragues au XVIIe siècle. Au XVIIe siècle, le comte de Graville, baron d’Héricy, Jean Edouard de Poussemothe de l’Estoile, fait peindre son blason sur un pilier de l’église. Puis le colonel de la garde suisse Pierre-Alexandre Stoppa, dit Stouppe, se fait construire un joli château, vers 1683 qui sera terminé en 1688. Depuis 1958, il est devenu la mairie d’Héricy. Parmi les propriétaires qui s’y sont succédé, citons particulièrement la famille Dinet-Cornille dont faisait partie le célèbre peintre orientaliste Étienne Dinet.

Par la suite, on a fait de grands travaux sur la Seine. En 1864, l’État décide de construire l’écluse et un double barrage. Avec l'arrivée du chemin de fer, on construit la ligne et le tunnel de 1893 à 1896. La ligne, inaugurée en 1897, annonce un autre monde.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2007 Roger Le Goff    
2008 2014 Jean-Pierre Rousseau    
2014 en cours Sylvie Bellecourt    

Jumelages[modifier | modifier le code]

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2015, la commune comptait 2 584 habitants[Note 1], en augmentation de 1,41 % par rapport à 2010 (Seine-et-Marne : +4,93 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
7759318669388919699561 0371 112
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
9851 0911 1121 0321 0431 0691 1271 1581 369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 1691 0841 0939379651 0831 1161 1931 286
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
1 3031 2931 4781 8612 2162 5192 5632 5482 584
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Geneviève d'Héricy.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Sainte-Geneviève, construite lors des XIIe et XVe siècles fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[10].
  • Le château d'Héricy, XVIIe siècle et son parc (siège de la mairie), qui appartint à la famille du peintre Étienne Dinet, et à ses héritiers Cornille jusqu'en 1927.
  • Les quais de Seine, le lavoir, la cave Sainte-Geneviève.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La famille du peintre orientaliste Étienne Dinet a vécu au château d'Héricy, actuellement la mairie, ainsi que sa sœur Jeanne Dinet Rollince qui a donné son nom à la médiathèque municipale[11]; Peintre orientaliste, Dinet fut également portraitiste de son entourage familial. Sa sœur unique, Jeanne, épousa en 1888 Alfred M. Cornille (1854-1940), futur général commandant l'école Polytechnique. Son beau-père, Charles-Albert-Antoine Cornille, vérificateur des Douanes, sera peint par Dinet en buste de face, avec au costume le ruban de la médaille d'honneur des douanes, créée par décret du et tout juste reçue. Vraisemblablement, Cornille séjourna au château d'Héricy (Seine-et-Marne) où Étienne Dinet avait un atelier, appartient à la famille Dinet puis Cornille. Jeanne Dinet-Rollince - Rollince, anagramme de Cornille - publia la première biographie de son frère.
  • Pavel Tigrid (1917-2003), conseiller de Vaclav Havel après avoir été son ministre de la culture, a longtemps habité Héricy, rue de l'Abreuvoir, avec sa famille. Il était écrivain et journaliste. Il s'est notamment penché sur la condition ouvrière durant le régime communiste tchécoslovaque.
  • Le graphiste Bernard Baissait né en 1948 à Samoreau a habité Héricy-sur-Seine durant son enfance.
  • L'historien Max Gallo a habité Héricy-sur-Seine quelques années durant.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Héricy.svg

Les armes de la ville se blasonnent ainsi :

d'azur aux trois lys de jardin d'or grainés de gueules, la tige de celui de la pointe plus courte, enclavée en emmanchure d'une plaine cousue de même chargée d'une étoile aussi d'or.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]