Trilbardou

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Trilbardou
Trilbardou
Un des bâtiments de l'usine élévatoire des eaux.
Blason de Trilbardou
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Claye-Souilly
Intercommunalité Communauté d'agglomération du pays de Meaux
Maire
Mandat
Jacques Drèveton
2014-2020
Code postal 77450
Code commune 77474
Démographie
Gentilé Triboulois
Population
municipale
672 hab. (2016 en augmentation de 3,07 % par rapport à 2011)
Densité 89 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 56′ 33″ nord, 2° 48′ 21″ est
Altitude Min. 47 m
Max. 60 m
Superficie 7,54 km2
Localisation

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Liens
Site web mairie-trilbardou.org

Trilbardou est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Triboulois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Trilbardou est situé à 8 km à ouest de Meaux.

Communes limitrophes de Trilbardou
Villeroy Chauconin-Neufmontiers
Charmentray Trilbardou Villenoy
Jablines, Précy-sur-Marne Lesches Vignely

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 4,52 km[5].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Tria vers 1172[6] ; Tria le Bardol en 1217[7] ; Pedagium de Tria Bordoli en 1229[8] ; Triabardulphi en 1248[9] ; Villa de Tria Bardouli en 1249[10] ; Triabardolii en 1254[11] ; Tribaldolt en 1258[9] ; Triabardolli en 1260[9] ; Tria lou Bardou en 1265[12] ; Triunbardol en 1273[13] ; Tillebardoul en 1275[14] ; Trie en 1275[15] ; Trie le Bardoul en 1306[16] ; Tria Bardonis en 1327[17] ; Tri Le Bardou en 1347[18] ; Try le Bardoul en 1394[19] ; Trillebardou près Meaulx en 1481[20] ; Trillebardoul en 1482[21] ; Tribaldou en 1563[22] ; Trilbardou en 1594[23] ; Trillebardoult en 1606[24].

Tri : Altération du mot trajectum qui veut dire « traversée, passage » en latin. En effet, Trilbardou était le passage obligé de la Marne sur la route de Paris vers l’Est en passant par Lagny.

Nommée ainsi, en hommage, au retour des croisades en 1101, à son seigneur du village Hugues Ier de Broyes surnommé Bardulfl qui signifie « revêtu d’une carapace » (en référence à son armure), dit Bardoul, devenu par corruption Trilbardou[25].

On retrouve la même situation et origine dans les villes de Trilport, Trie-Château, le Trait.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le 1er août 1590, a lieu un combat entre une compagnie de cavalerie du sieur de Givry[Note 1],[26] agissant pour le compte d'Henri IV et l'avant garde du duc de Mayenne venu délivrer Paris.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve dans l'arrondissement de Meaux du département de Seine-et-Marne. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 2012 de la sixième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie de 1793 à 1962 du canton de Claye-Souilly, année où elle intègre le canton de Meaux, puis, en 1975, le canton de Meaux-Sud[27]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune réintègre le canton de Claye-Souilly, qui comprend désormais 30 communes..

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune est membre de la communauté d'agglomération du pays de Meaux, créée en 2003.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[28]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1804 1809 M. Adam    
1811 1825 M. Adam    
1826 1830 M. Lenfumé de Lignieres    
1831   Jean Meilhan,   Maire-adjoint assurant l'intérim de M. Lenfumé de Lignieres, absent
1834   Louis Joseph Alexandre Pachot    
1836   M. Pachot    
1848   Pierre Victor Bussieres   Maire-adjoint assurant l'intérim du maire absent
avant 1870 avant 1876 Adolphe de Lignieres   propriétaire
1876   Adolphe Lenfumé de Lignieres   Propriétaire
1883   François Ernest Michon   Cultivateur
1885   Louis Delaroche    
1895   Jean Eugène Koller   Agent de change
1910 après 1919 Jean Fernand Koller   Propriétaire
1936 1937 Jean Raymond Koller   Ingénieur
1937   Jean Fernand Koller    
1947   Raymond Koller    
1953   Robert Debeaupuis    
1965   René Hunsinger    
1983 2003 Michel Proffit   Agriculteur
2003 2008 Véronique Devaux    
2008 En cours Jacques Drèveton [29]    

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[30]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[31].

En 2016, la commune comptait 672 habitants[Note 2], en augmentation de 3,07 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
373406429385443473461445407
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
395409432433416400369381369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
382390406328329318345402387
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
353310358367406517592603613
2013 2016 - - - - - - -
679672-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2006[32].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Exploitations agricoles.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Sainte-Geneviève.
Le château.
Pont sur la Marne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Sainte-Geneviève :
    L'église placée sous le vocable de Sainte-Geneviève, reconstruite au XVIIIe siècle (exception faite du chœur et le clocher) contient plusieurs éléments classés au titre d'objet dont le retable du maître-autel[33]. Sa façade est de style néo-grecque, surmontée d'un fronton triangulaire souligné d'une frise dorique.
  • L'usine élévatoire de Trilbardou construite au XIXe siècle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[34].
  • Le château ; Le lieutenant de police Lenoir acquiert la terre de Trilbardou en 1788 et confie la réalisation de son château à Brongniart. Le bâtiment est ensuite reconstruit au cours du XIXe siècle. C'est une maison néo-Louis XIII, en brique à chaine de pierres, comprenant deux étages et une toiture d'ardoise. La demeure domine la Marne du haut de sa terrasse. Le parc est traversé par le canal de l'Ourcq. Le général Gallieni s’y installa en septembre 1914 pour diriger l’offensive contre l’armée allemande de Von Kluck. Le château est depuis 1956 la propriété de la municipalité de La Courneuve, qui y a créé un centre de vacances.
  • Monument au maréchal Galiéni, offert par la ville de Paris au vainqueur de la bataille de la Marne, le long de la route de Paris à Meaux. La statue de bronze posée sur un socle de granit brut est exposée depuis janvier 2016 dans le jardin du musée de la Grande Guerre du pays de Meaux.
  • Les berges du canal de l'Ourcq.
  • Le cours de la Marne.
  • Le pont de Trilbardou sur la Marne, un des cinq ponts en béton précontraint sur la Marne conçus par Eugène Freyssinet et construits par Campenon-Bernard à partir de 1947.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trilbardou Blason Ecartelé au premier de gueules à une étoile d'or, au deuxième d'azur à trois Broyés d'or mises en pal, au troisième d'azur à un aigle d'or et au quatrième d'or au silex de sable accosté en chef et en pointe de deux divises d'azur
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il pourrait s'agir de Anne d'Anglure, baron de Givry, de Boursault et de Beauvais-Nangis mort en I594
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - La Marne (F---0100) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de la Marne (F6607001) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru du Rapinet (F6606000) »
  4. Sandre, « Bras de La Marne »
  5. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 5 janvier 2019
  6. Longnon, I, p. 41.
  7. Archives nationales, S 5186, fol. 30 v°.
  8. Cartulaire chap. Meaux, t. III, p. 61.
  9. a b et c Archives nationales, S 5186, fol. 27 v°.
  10. Archives nationales, MM 894, n° 106.
  11. Archives nationales, S 5186, fol. 29.
  12. Longnon, I, p. 232.
  13. Cartulaire Sainte-Geneviève, p. 346.
  14. Bibl. nat., ms. français 19835, fol. 95.
  15. Longnon, I, p. 338.
  16. Archives nationales, S 5186, fol. 31.
  17. Archives nationales, JJ 64, n° 683.
  18. Archives nationales, S 5186.
  19. Archives nationales, P 202, fol. 15.
  20. Cartulaire de Lagny, fol. 163.
  21. Archives nationales, P 1511, n° 1766.
  22. Archives nationales, S 1551.
  23. Archives nationales, P 4, n° 142.
  24. Archives S.-et-M., Chartes du Séminaire.
  25. Histoire du siège de Paris par Henri IV page 61.
  26. XIII René d'Anglure puis 1 Anne d'Anglure
  27. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. « Trilbardou », Seine-et-Marne, Société d’Histoire, d’Art, de Généalogie et d’Echange - SHAGE 77 (consulté le 22 novembre 2018).
  29. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en janvier 2019).
  30. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  31. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  32. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  33. Modèle {{Lien web}} : paramètre « titre » manquant. http://www2.culture.gouv.fr/public/mistral/palissy_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=INSEE&VALUE_1=77474, base Palissy, ministère français de la Culture
  34. Notice no PA00087302, base Mérimée, ministère français de la Culture