Ferdinand Foch

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Officier général francais 7 etoiles.svg Ferdinand Foch
Le maréchal Foch en 1921.
Le maréchal Foch en 1921.

Naissance
Tarbes (Hautes-Pyrénées, France)
Décès (à 77 ans)
Paris (Seine, France)
Origine Drapeau de la France France
Arme Artillerie
Grade Général de division[1]
Années de service 1870-1918
Conflits Première Guerre mondiale
Commandement 13e division d'infanterie
8e corps d'armée
20e corps d'armée
IXe armée
1918 : commandant en chef
des troupes alliées
Faits d'armes Bataille de la Marne
Offensive finale de 1918
Distinctions Maréchal de France
Maréchal de Grande-Bretagne
Maréchal de Pologne
Grand-croix de la Légion d'honneur
Médaille militaire
Croix de guerre 1914-1918
Hommages Le porte-avions Foch
Avenue Foch
Autres fonctions Élu à l'Académie française
(fauteuil 18)

Ferdinand Foch, né le 2 octobre 1851 à Tarbes (Hautes-Pyrénées) et mort le 20 mars 1929 à Paris (Seine), est un général et académicien français, maréchal de France, de Grande-Bretagne et de Pologne. Il est le commandant en chef des forces alliées sur le front de l'Ouest pendant la Première Guerre mondiale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et famille[modifier | modifier le code]

Ferdinand Jean Marie Foch naît dans une famille bourgeoise catholique à Tarbes. Ferdinand est le sixième des sept enfants[2] de Bertrand Jules Napoléon Foch (1803-1880) et de Sophie Dupré (1812-1883). Son père est « percepteur » (fonction parallèle à celle de trésorier-payeur général) originaire du Comminges (Gascogne)[3]. Quant à sa mère, elle est la fille de Jacques-Romain Dupré (Loriol, 1771 - Argelès-de-Bigorre, [4]), retraité capitaine, chevalier de la Légion d'honneur (25 prairial an XII), chevalier de l'Empire, et de Marie-Anne Ducot. Sophie avait un frère, le chevalier Germain Dupré (-« Argelès-de-Bigorre[5] » - Montpellier, ✝ ), médecin et sénateur.

Maison natale du maréchal Foch à Tarbes.

Au gré des affectations administratives de son père, il effectue sa scolarité à Tarbes, à Rodez, ou à Lyon. Il fréquente les collèges jésuites de Saint-Étienne et Saint-Clément de Metz. Il est chassé de ce dernier établissement pendant la guerre de 1870, le collège étant occupé par un bataillon de Poméraniens. Il passe les concours à Nancy et en il intègre l'École polytechnique. Le , il se marie avec Julie Bienvenüe (1860-1950) à l'église Saint-Michel de Saint-Brieuc (Côtes-d'Armor), une petite-cousine de Fulgence Bienvenüe, créateur du métro de Paris. Le couple aura quatre enfants[6] :

Foch en uniforme de colonel du 35e régiment d'artillerie.

À la déclaration de guerre contre la Prusse, en 1870, il s'engage au 4e régiment d'infanterie qui ne combat pas. À la fin de la guerre franco-prussienne, il décide de rester dans l'armée et intègre l'École polytechnique, choisit l'École d'application de l'artillerie et du génie dont il sort en 1873 comme officier d'artillerie. Il est affecté comme lieutenant au 24e régiment d'artillerie à Tarbes. En 1876, il suit au sein de l'École de cavalerie de Saumur le stage des officiers d'artillerie montée. Le , il devient capitaine. Il arrive à Paris le comme adjoint au service du personnel du dépôt central de l'artillerie. Il entre ensuite à l'École supérieure militaire comme élève, effectue en 1885 le stage de l'école au 16e corps d'armée et devient lui-même professeur à cette école de 1895 à 1901. Il y est professeur d'histoire militaire, de stratégie et tactique générale, et devient l'un des théoriciens français de l'offensive. Il se fait connaître par ses analyses critiques de la guerre franco-prussienne et des guerres napoléoniennes. Il poursuit son ascension dans l'armée : promu lieutenant-colonel en 1898, il est nommé colonel en 1903, chef de corps du 35e régiment d'artillerie à Vannes, puis général de brigade (1907).

Nommé par Georges Clemenceau à la tête de l'École de Guerre en 1907 grâce à l'intermédiaire du commandant Mordacq[9], il devient général de division cette même année ; puis en 1913, général commandant de corps d'armée, à la tête du 20e corps d'armée de Nancy. Elizabeth Greenhalgh considère que les promotions de cet homme ambitieux sont davantage dues à ses qualités de diplomate et à son sens politique qu'à ses talents militaires puisqu'il fait son début de carrière comme officier d'État-major, fonction par ailleurs méprisée par les officiers du rang[10].

La société[modifier | modifier le code]

Son dernier frère, Germain Foch (1854-1929), qui lui survivra quelques mois, deviendra jésuite, ce qui freina peut-être la progression de Ferdinand Foch dans l'armée, le gouvernement républicain étant très anticlérical. Sa carrière se fait dans un contexte politique marquant : l'affaire Dreyfus, l'affaire des fiches, la loi de séparation des Églises et de l'État sont autant d'événements pouvant obscurcir l'avenir de Foch. « Le capitaine Foch du 10e RA est affilié à l'Union catholique. Son nom a été relevé au bureau central rue de Verneuil[11] », dans l'affaire des fiches.

Si Georges Clemenceau moqua ceux qu'il appelait « les généraux de jésuitières » (comme Castelnau) il empêcha Foch, qu'il avait fait mander lors de la « Grande Guerre », d'interrompre sa messe quotidienne pour le rejoindre.

Foch fut l'ami de Gustave Doré chez qui il croisa Sarah Bernhardt, Pierre Loti, Charles Gounod, Louis Majorelle et participa à la vie parisienne intense de l'avant-guerre.

Foch et la Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Général Foch en 1916

Au début de la Grande Guerre, il commande le 20e corps d'armée de Nancy, appartenant à la IIe armée du général de Castelnau. Le , alors que se prépare la bataille de Lorraine, son corps avance vers la ligne Sarrebourg-Morhange, subissant de lourdes[évasif] pertes. Tenant toujours l'offensive, il est surpris par l'ordre de retrait général prescrit, en milieu de matinée le 20 août, par le général de Castelnau[12], mais de violents feux d'artillerie lourde, la contre-attaque allemande, l'échec du 15e corps à sa droite, enfin l'ordre exprès de repli expédié au 20e corps, à 21h45, par le général de Castelnau[13] le contraignent à son tour à la retraite, ce qui coûte la vie à 5 000 hommes. Il empêche ensuite les Allemands de traverser la Meurthe puis parvient à bien gérer la situation en couvrant la retraite pour livrer la bataille du Grand Couronné qui couvre Nancy.

C'est pour son culte de l'offensive qu'il est choisi pour commander la IXe armée lors de la bataille de la Marne. Il coordonne les armées britannique, française et belge durant la course à la mer. Avec le chef de l'état-major, Maxime Weygand, Foch doit gérer la retraite de la Marne, alors qu'il venait à peine d'être nommé à son poste. Il aurait eu alors ces mots restés célèbres : « Pressé fortement sur ma droite, mon centre cède, impossible de me mouvoir, situation excellente, j'attaque. »[14]. Sa contre-attaque était la mise en pratique d'idées qu'il avait développées en tant qu'enseignant, elle lui permit de mettre un terme à l'offensive de l'armée allemande. Ce succès lui vaut une nouvelle promotion et le , il est nommé commandant-en-chef adjoint de la zone Nord, avec le général Joffre. Le 13 octobre, les Allemands lancent une nouvelle offensive, contenue au prix de pertes très lourdes ; situation qui se reproduit à nouveau lors de la première bataille d'Ypres. À chaque fois, Foch parvient à sortir les troupes françaises de situations très difficiles[15].

À l'origine de la bataille de l'Artois en 1915 (192 000 morts ou blessés français) et de celle de la Somme en 1916 (204 253 pertes françaises[16]), il tombe en disgrâce provisoire, conséquence de sanglants échecs. En , le général Joffre le relève du commandement du groupe d'armées du Nord (GAN), sa doctrine de l'offensive à outrance ayant engendré de lourdes pertes à l'armée française[17]. Lucien Lacaze, ministre de la marine et par intérim de l'armée, le réconforte : « au moment où l'état de votre santé vous oblige à abandonner provisoirement un commandement actif, le gouvernement tient à témoigner, une fois de plus par la plus haute des distinctions militaires (médaille militaire) la reconnaissance du pays ». Joffre sera lui-même limogé quelques jours plus tard.

La disgrâce de Foch est assez relative, car le général Lyautey, nouveau ministre de la guerre, lui fait obtenir un commandement provisoire du groupe d'armées de l'Est (GAE), le , le général Curières de Castelnau étant alors en tournée en Russie. Il lui est également confié la tâche de réfléchir à l'éventualité d'une violation de la neutralité de la Suisse ; il a son poste à Senlis.

Le , se tient la première séance de la commission d'enquête (le général Joseph Brugère en est le président, le général Gouraud et Foch y siègent) « chargée d'étudier les conditions dans lesquelles s'est effectuée l'offensive dans la région de l'Aisne du 16 au 23 avril 1917 (bataille du Chemin des Dames) et de déterminer le rôle des généraux qui ont exercé le commandement dans cette offensive »[18] . C'est une mission délicate : « qu'il condamne et il sera accusé par les militaires d'ignorance… qu'il excuse, et il lui sera reproché par les politiques indulgence et esprit de clan »[19]. La commission préférera faire muter le général Nivelle, et remplacer Mazel et Mangin. Leurs postes respectifs seront occupés par Pétain, Micheler et Maistre.

Il est ensuite envoyé en Italie pour rétablir la situation après le désastre de la bataille de Caporetto. Le , deux divisions françaises, deux divisions britanniques, de l'artillerie lourde et un QG sont dirigés vers l'Italie. Le , le général Duchêne commande sur place une aide franco-britannique sur le front italien. Foch arrive le à Trévise. Il reste en poste de nombreux mois.

Le maréchal Foch par Louis Bombled, 1920

Le 7 novembre, le Conseil suprême de guerre (en), où chaque pays est représenté par le chef et un membre de son gouvernement, est instauré « en vue d'assurer une meilleure coordination de l'action militaire sur le front occidental [… et] de veiller à la conduite générale de la guerre. »[20]. Ce conseil a son siège à Versailles. Le 26 mars 1918, à Doullens, Foch est nommé commandant-en-chef du front de l'Ouest, avec le titre de généralissime : « le général Foch est chargé par les gouvernements britannique et français de coordonner l'action des armées alliées sur le front de l'ouest »[21]. Le président du Conseil Georges Clemenceau justifiera ce choix : « Je me suis dit : essayons Foch ! Au moins, nous mourrons le fusil à la main ! J'ai laissé cet homme sensé, plein de raison qu'était Pétain ; j'ai adopté ce fou qu'était Foch. C'est le fou qui nous a tirés de là ! »[17].

Bien qu'il ait été surpris par l'offensive allemande au Chemin des Dames, il parvient à bloquer les dernières offensives allemandes de l'année 1918. Le 6 août 1918, il est fait maréchal de France, et c'est avec cette distinction qu'il planifie et mène l'offensive générale qui force l'Allemagne à demander l'armistice, le 11 novembre 1918.

Il fait partie des signataires alliés de l'armistice de 1918 conclu dans la clairière de Rethondes. Il est élevé à la dignité de maréchal du Royaume-Uni et de Pologne, à l'issue de la Première Guerre mondiale. Le jour de l'armistice, il est nommé à l'Académie des sciences, et dix jours plus tard il est élu à l'Académie française, au fauteuil no 18. Il fut également membre de l'Académie de Stanislas[22].

La Conférence de paix de Paris[modifier | modifier le code]

Dès , une conférence internationale réunit à Paris les États vainqueurs pour préparer les traités de paix, sans la présence de représentants des pays vaincus. La France, les États-Unis et l'Angleterre supervisent la conférence de la paix. Par le traité de Versailles (signé le ), l'Allemagne est forcée de reconnaître sa responsabilité dans la guerre (article 231 du traité). Alors que les Allemands refusent de signer le traité de Versailles, le maréchal Foch menace de reprendre l'offensive[réf. nécessaire]. Malgré cela, Foch ne semblait pas dupe de l'iniquité du traité [réf. nécessaire], ce qui lui fera dire non sans une certaine prescience que « ce n'est pas une paix, c'est un armistice de 20 ans »[23]. Les différents traités de paix feront perdre à l'Allemagne 1/7 de son territoire et toutes ses colonies, qui sont attribuées à la France et à l'Angleterre.

Appréciations de la pensée et des actions de Foch[modifier | modifier le code]

À la parution en librairie du Mémorial de Foch, Clemenceau eut sur lui ce mot : « Il se prend pour Napoléon [...] Il y a du César dans le maréchal. Enfin, un César passé par l'École de guerre[24]. »

Il fut un adepte de l’offensive à outrance en s’inspirant de Clausewitz et de Napoléon Ier. Ses idées eurent une grande influence sur les officiers français en 1914. On lui a reproché par la suite un aveuglement envers les nouvelles armes (l’aviation, les chars…) et son refus d’une dernière offensive en Lorraine en 1918 afin de prendre des gages[pas clair].

Après-guerre[modifier | modifier le code]

Les décorations du maréchal Foch présentées à ses funérailles : son collier de grand croix de l'Ordre du bain et ses trois bâtons de maréchal (Royaume-Uni, France et Pologne)
Le général Iacob Zadik (à gauche) avec le maréchal Foch à Bucarest - vers 1922
Tombe du maréchal Foch - Hôtel des Invalides

En 1919, il devient le président du Conseil supérieur de la guerre[25]. La même année, l'hôtel de Noirmoutier, au 138 rue de Grenelle à Paris, lui est attribué.

À partir de 1927, sa santé décline. Il limite ses sorties et les réceptions. Le à six heures moins le quart dans sa résidence de l'hôtel de Noirmoutier, alors qu'il se repose dans son fauteuil, sa fille, Mme Becourt, et l'interne Jean Falaize lui rappellent qu'il est temps de regagner le lit. Le maréchal lance son interjection favorite « Allons-y » (interjection caractéristique de son langage fier et énergique qui l'a rendu fameux dans les états-majors), se lève et s'écroule. Il meurt sans agonie d'une foudroyante syncope cardiaque[26].

Des obsèques nationales ont lieu le [27].

Le maréchal Foch repose depuis 1937 sous le dôme des Invalides à Paris parmi les grands maréchaux de France qui ont servi la nation. Son tombeau est l’œuvre de Paul Landowski, sculpteur officiel de l’entre-deux-guerres et membre de l’Académie des beaux-Arts[28].

La parution posthume du Mémorial de Foch interpelle Clemenceau et lui fait rédiger « par goût de la vérité et, plus encore, de l'équité et de la justice »[29], à 88 ans et en sept mois, Grandeurs et misères d'une victoire[30], son ultime ouvrage, également posthume ().

Grades, distinctions et décorations[modifier | modifier le code]

Grades[modifier | modifier le code]

Dignité et distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Il a reçu le titre de docteur honoris causa de l'université jagellonne de Cracovie en 1918[31].

Hommages[modifier | modifier le code]

Désignations[modifier | modifier le code]

Noms de navire[modifier | modifier le code]

Son nom fut donné à deux navires de la marine française :

Noms de voie et de lieu[modifier | modifier le code]

Rue Ferdinand Foch à Chrzanów en Pologne.

De prestigieuses voies de différentes villes françaises ou de pays alliés de la France durant la Première Guerre mondiale mais aussi d'autres lieux furent également nommés d'après le maréchal Foch :

Article détaillé : Rue du Maréchal-Foch.
En France 
de très nombreuses lieux, vois de circulation et bâtiments portent son nom
À l'étranger.

Iconographie[modifier | modifier le code]

Statue équestre de Ferdinand Foch à Tarbes
Statue équestre de Foch près de la gare Victoria, à Londres

De nombreuses statues, souvent équestres, ont été érigées ; des peintures ont également été produites. Une liste non exhaustive en est donnée ci-dessous.

  • Le maréchal Foch, peinture par Louis Bombled, 1920.
  • Buste du Maréchal Foch par Victor Ségoffin, 1923.
  • Bouchavesnes-Bergen (Somme), statue en pied par Firmin Michelet inauguré par le maréchal Foch lui-même en 1926.
  • Cassel, dans le Nord, statue équestre réalisée par Georges Malissard (le socle est l'œuvre d'Edgar Boutry), inaugurée en la présence du maréchal en 1928.
  • Compiègne : la clairière de l'Armistice, statue en pied réalisée par Firmin Michelet et érigée en 1937. Durant l'Occupation, Hitler fait dynamiter tous les monuments de la clairière, à l'exception de la statue de Foch, en souhaitant être ironique : il voulait laisser Foch seul, afin qu'il contemple la désolation du lieu ainsi détruit.
  • Lille, statue en pied érigée en 1936 dans le square Maréchal Foch, près de la Grand Place, œuvre d'Edgar Boutry
  • Londres, près de la gare Victoria, statue équestre œuvre de Georges Malissard, réplique de celle érigée à Cassel, érigée en 1930 à l'initiative du duc de Wesminster et inaugurée par le prince de Galles[32].
  • Paris, sur la place du Trocadéro, statue équestre œuvre de Robert Wlérick et de son élève Raymond Martin. Commandée en 1936 et inachevée avant l'Occupation, elle sera achevée par Raymond Martin après la mort de Wlérick en mars 1944 et inaugurée le par Vincent Auriol.
  • Saint-Gaudens (Haute-Garonne) - Monument érigé en 1951 sur l'esplanade, représenté en compagnie des maréchaux Joffre et Gallieni, tous natifs des Pyrénées[33].
  • Tarbes, sa ville natale, une statue équestre, réalisée par Firmin Michelet. Installée au bout des actuelles allées Leclerc, elle prit la place de la statue de Larrey qui fut déplacée un peu plus loin. On retrouve également plusieurs bustes de Foch dans des villes du département des Hautes-Pyrénées.

Autres hommages[modifier | modifier le code]

Portent également son nom :

Tableau dressé par des contemporains[modifier | modifier le code]

  • « Celui-ci [Foch] pouvait expliquer un plan de bataille entièrement par des gestes et quelques exclamations de dessous ses moustaches frémissantes. »[35]
  • « Ses phrases sont hachées, incomplètes, dédaigneuses de la correction grammaticale. Il procède par à-coups, néglige les transitions, désigne par 'il' la personne à laquelle il songe, sans l'avoir nommée. Sa conversation est donc une série de devinettes. Elle est pleine de trous. C'est alors que la pantomime vient à son secours.»[36]
  • Les Américains le vouent au nues « Foch est le soldat français typique. En lui résident la foi chrétienne et le courage serein de Bayard sans peur et sans reproche, le travail intellectuel permanent, la volonté et la puissance d'apprendre de Turenne, l'abnégation de Desaix, la générosité, la bravoure et la force du plus brillant des théoriciens militaires, Charles Ardant du Picq. »[37]
  • « Il [Foch] surpasse tous les généraux que j'ai connus. C'est un esprit ouvert, quoiqu'un peu systématique. Beaucoup de souplesse et de rondeur méridionales avec les Italiens. »[38]
  • Foch est très pieux, il prie souvent, s'en remet à la vierge « Maintes fois je me suis vu pris. Alors je m'accrochais à Elle, comme un enfant de deux ans s'accroche à sa mère. Je lui demandais l'inspiration. Elle nous a toujours sauvés. »[39]
  • « J'ai prié le Sacré-Cœur, je l'ai prié chaque jour surtout pendant le mois de juin, comme j'ai prié la Sainte Vierge, comme j'ai prié le Saint Esprit, que j'invoque tous les jours, comme j'ai prié sainte Anne, et tous les saints du Paradis, y compris leur maître à tous. »[40]

Citations[modifier | modifier le code]

  • « La réalité du champ de bataille est que l'on n'y étudie pas : simplement on fait ce que l'on peut pour appliquer ce que l'on sait. » (1903)[41]
  • « La guerre a été perdue parce que le commandement, le pays n'ont pas voulu la gagner. »[42]
  • « Les aéroplanes sont des jouets scientifiques intéressants, mais ne présentent pas de valeur militaire. » (1911)
  • « Il faut travailler, toujours travailler pour nous tenir au courant, car les moyens évoluent, les solutions sont chaque jour différentes. Faire la guerre prochaine avec les procédés de la dernière, quelle utopie ! Il faudra que le chef d’alors improvise des solutions nouvelles. Travaillez… les improvisations géniales sur le champ de bataille ne sont que le résultat des méditations antérieures. » (conférence à l'École navale – août 1920).
  • « Ce n'est pas une paix, c’est un armistice de vingt ans. » (1920)
  • « De gouverner, c'est prévoir, on a fait: gouverner, c’est attendre » (Les Cahiers – 1926)
  • « J'aime mieux une armée de moutons commandée par un lion qu’une armée de lions commandés par un âne. » (Les Cahiers – 1926)
  • « Parce qu'un homme sans mémoire est un homme sans vie, un peuple sans mémoire est un peuple sans avenir… »
  • « Mon centre cède, ma droite recule. Situation excellente, j'attaque. » (Première bataille de la Marne - )[43]
  • « Les peuples cessent de vivre quand ils cessent de se souvenir.»
  • « Une assemblée pour décider doit avoir un nombre impair, mais trois, c'est déjà trop.»

Écrits[modifier | modifier le code]

  • Écrit dans La Revue de la cavalerie un article sur l'artillerie de la division de cavalerie au combat, un autre sur Mitrailleuse ou canon, une conférence sur L'Attaque décisive
  • Les Principes de la guerre. Conférences faites à l'École supérieure de guerre, Berger-Levrault, (1903)
  • Ferdinand Foch, Des principes de la guerre, Economica, (2007), 317 p. (ISBN 978-2-717-85480-0) (réédition)
  • La Conduite de la guerre, Berger-Levrault, (1905)
  • Mémoires pour servir à l'histoire de la guerre de 1914-1918, Plon, (1931), T.I disponible sur Gallica,T.II disponible sur Gallica.

Les papiers personnels de Ferdinand Foch sont conservés aux Archives nationales sous la cote 414AP[44].

Galerie de photographies[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le plus haut grade à l'époque.
  2. Dont Gabriel Foch (1850-1925), avoué près le Tribunal de Tarbes, et à nos jours.
  3. André Martel, Relire Foch au XXIe siècle, Economica, , p. 14
  4. « Cote LH/860/21 », base Léonore, ministère français de la Culture
  5. Armorial du Souvenir
  6. voir tableaux généalogiques, in Foch, de Jean Autin - Ed. Perrin 1998
  7. Mémoire des Hommes
  8. Mémoire des Hommes
  9. Dans son livre Le Tigre, Jean Martet retranscrit un échange avec Clemenceau à ce propos : "Jean Martet : Je voudrais vous voir simplement supprimer une longue note qui est tout entière de Mordacq et où Mordacq raconte que c'est à lui que Foch doit d'avoir été nommé directeur de l'Ecole de Guerre. M. Clemenceau : C'est pourtant la vérité. Jean Martet : Sans aucun doute... M. Clemenceau : Et c'est une chose intéressante. Jean Martet : Je vous l'accorde. Mais il ne faut pas que dans votre livre il y ait plus de Mordacq que de Clemenceau. Mordacq lui-même serait de mon avis. Il vous a probablement donné cette note dans la pensée que vous l'arrangeriez. Vous la reproduisez telle quelle. M. Clemenceau : Il n'y a pas à arranger des faits comme ceux-là. C'est dit aussi simplement, aussi clairement que possible."
  10. Greenhalgh 2013
  11. APPP BA 1627.
  12. Barthélémy Edmond Palat, La part de Foch dans la victoire, Charles-Lavauzelle, , p. 18, disponible sur Gallica.
  13. Mémoires pour servir ..., p. 60, [lire en ligne]
  14. Mots que J-C Notin ne retrouve pas malgré des recherches dans son ouvrage de référence
  15. André Beaufre, La France de la grande guerre, 1914-1919, Culture, art, loisirs, , p. 192
  16. Bernard Pernès, Verdun sans retour, Éditions Publibook, , p. 23
  17. a et b Laurent Legrand, « Foch, le pire stratège de la Grande Guerre ? », sur Le Point,
  18. SHD DAT 9Y528, dossier militaire du maréchal Foch
  19. J-C Notin, op. cit.
  20. J-C Notin, op. cit. page 293
  21. texte écrit et proposé par Mordacq, signé par Milner et Clemenceau
  22. « FOCH Ferdinand », sur le site du Comité des travaux historiques et scientifiques (CTHS) (consulté le 24 octobre 2013)
  23. Winston Churchill, Mémoires de guerre 1919-1941, p. 27, (ISBN 978-2-84734-562-9)
  24. Gilbert Prouteau, Le Dernier Défi de Georges Clemenceau, France-Empire, 1979, p. 257
  25. « Ferdinand Foch », sur larousse (consulté le 9 janvier 2017)
  26. Comité national d'études sociales & politiques, « La mort du maréchal Foch », Les Réalités, no 19,‎ , p. 317
  27. Anne Alonso, « Cérémonies publiques, funérailles nationales et obsèques aux frais de l'État (1899-1943), inventaire » [PDF], Paris, Centre historique des Archives nationales, (consulté le 9 janvier 2017)
  28. Claire Maingon, « Le tombeau du maréchal Foch aux Invalides », sur l'histoire par l'image, (consulté le 9 janvier 2017)
  29. Gaston Monnerville, Clemenceau,
  30. disponible sur Gallica
  31. (pl) Doktorzy honoris causa, sur le site de l'université jagellonne de Cracovie
  32. "Georges Malissard, sculpteur au parcours atypique", La Voix du Nord, .
  33. [1][2].
  34. Promotion Foch du Collège interarmées de Défense.
  35. Frederick Palmer, My Second Year of the War, New York, DODD, MEAD & COMPANY, 1917
  36. Lt-colonel Emile Mayer, Nos chefs de 1914, Paris, Stock, 1930.
  37. Major Robert M. Johnston, USNA, GENERAL FOCH: An Appreciation, Boston & NY: Houghton Mifflin Company, 1918.
  38. Abel Ferry in Carnets secrets de 14-18, suivi de Lettres et de notes de guerre, Grasset, 2005.
  39. Brochure Poligan. Fête du centenaire du maréchal Foch (janvier 1962).
  40. Chanoine J. Briel, Hommes et faits vu par le maréchal Foch, Tolra, 1903.
  41. Les Principes de la guerre. Conférences faites à l'École supérieure de guerre, Paris, Berger-Levrault, 1903
  42. J-C Notin, FOCH, 2008
  43. (fr)(en) Citations de Foch.
  44. Voir la notice sur la salle des inventaires virtuelle des Archives nationales

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dumas, Foch Pyrénéen, Éditions Édouard Privat, Toulouse, 1929
  • Elizabeth Greenhalgh, Foch, chef de guerre, Tallandier, , 681 p. (ISBN 979-1021002722)
  • Jean-Christophe Notin, Foch, Perrin, , 648 p. (ISBN 978-2-262-02357-7)
  • Rémy Porte, Ferdinand Foch - Vouloir c'est pouvoir, 14-18 Editions, , 83 p. (ISBN 978-2-916385-26-6)
  • Porte, Rémy, et F Cochet, Ferdinand Foch, 1851-1929: Apprenez à penser : actes du colloque international, École militaire, Paris, 6-7 novembre 2008, Paris, Soteca, 2010, (ISBN 9782916385433)
  • Bugnet, Charles, En écoutant le Maréchal Foch, Paris, Éditions Grasset et Fasquelle, coll. « Cahiers rouges », 2017, 248 p. (ISBN 978-2-246-81260-9) (première publication chez Grasset en 1929)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]