Jouy-sur-Morin

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Jouy-sur-Morin
L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.
L'église Saint-Pierre-Saint-Paul.
Blason de Jouy-sur-Morin
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Coulommiers
Intercommunalité Communauté de communes de la Brie des Morin
Maire
Mandat
Luc Neirynck
2014-2020
Code postal 77320
Code commune 77240
Démographie
Gentilé Jouyssiens
Population
municipale
2 157 hab. (2013)
Densité 117 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 47′ 43″ Nord 3° 16′ 21″ Est / 48.7953, 3.2725
Altitude Min. 94 m – Max. 181 m
Superficie 18,45 km2
Localisation

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Jouy-sur-Morin

Jouy-sur-Morin (prononcé [ ʒwi.syʁ.mɔ.ʁɛ̃]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Jouyssiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune rurale de la Brie laitière (ou « Haute-Brie »), et de la vallée du Grand Morin ; est de la région parisienne, à 75 km de Paris.

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Le village s'est structuré autour des boucles de la rivière du Grand Morin. Le différentiel d'altitude est très important entre les quartiers du bas de vallée et ceux du haut de vallée (plusieurs dizaines de mètres de différentiel) et certaines pentes connaissent des déclivités très fortes (rues sur les axes descendants de la RD 934 au centre du village) ; plus loin, les hameaux les plus excentrés sont eux généralement sur des plateaux de faux-plats. D'impression visuelle, la couleur qui domine est le vert, sous ses différentes nuances selon les champs, les prés, les bois[1].

Le régime climatique est tempéré de type Atlantique (océanique dégradé). La pluviosité est légèrement plus marquée dans cette partie de la Seine-et-Marne (700 mm de pluie/an) que dans le reste de la région Île-de-France (600 mm). Les températures moyennes y sont généralement plus basses de 2 ° que dans Paris intra-muros[2], et le nombre moyen de jours de gel est de 60 j./an. La station de mesure du Centre départemental Météo-France de Seine-et-Marne la plus proche est à 18 km, celle dite de Coulommiers (commune de Chevru)[3]. Sur l'ensemble de l'année, les vents dominants soufflent du sud-ouest et de force modérée (pour les changements brusque les vastes plaines céréalières des deux côtés de la vallée sont propices aux conflits de masses d'air). Le nombre moyen de jours d'orages, à 11 j./an (surtout estivaux) est exactement celui de la moyenne nationale ; pour la densité d'arcs de foudre : 1,57 arc par an et par km2 (le classement de la commune en termes de densité d'arcs en en dessous de la moyenne nationale : 19745e sur la France)[4]. En 2004, on peut citer deux impacts de foudre au sud-ouest de la commune, qui ont temporairement privé les hameaux de Champgoulin et Voigny de réseau téléphonique[5]. Comme sur l'ensemble du territoire, la tempête Lothar de 1 999 a laissé des traces (destruction de hangar agricole au hameau de Voigny, du coq du clocher de l'église restauré deux ans plus tard)[6]. En revanche, la diversité topographique de la commune, des deux côtés de la vallée du Grand Morin, rend peu significatif les indices locaux de mesure de taux d'ensoleillement et de nombre de jours de brouillard.

Géologiquement, comme dans le reste du canton, sous-sol est essentiellement constitué de marnes argileuse et de calcaires siliceux (d'où sont tirées les pierres dites « de meulières » pour la construction traditionnelle du gros-œuvre). Un forage (ou core-drill) de prospection pétrolière a été effectué au sud du quartier de La Chair-aux-Gens, comme dans ses six communes limitrophes[7] (la Seine-et-Marne produit un quart de la production de pétrole français, surtout entre Seine et Morin, pétrole profond à plus de 2 000 mètres dans les couches du Trias). Les anciennes petites carrières et gravières du sud-est de la commune sont aujourd'hui désaffectées[8]. Les ressources phréatiques, sont importantes à Jouy-sur-Morin : les puits de particuliers sont nombreux, et l'approvisionnement collectif a la particularité de se faire à partir de deux captages sur la commune (nappes des calcaires de Champigny / Éocène supérieur[9]) et géré directement en régie municipale (pratique très minoritaire dans le département)[10].

Hydrologiquement, les boucles du Grand Morin y sont les plus resserrées de son cours dans le département ; il se divise en plusieurs endroits de la commune, y laissant former des îlots naturels ou artificiels (quartier du Marais, quartier du Faubourg, quartier de La-Chair-aux-Gens). Son régime est pluvial et la station de mesure hydrographique amont la plus proche est celle de Meilleray à 12 km (la station en aval de Jouy-sur-Morin est celle de Pommeuse)[11]. Il existe aussi un historique des jaugeages de profondeur à Jouy-sur-Morin, mais qui n'est pas conservé aux archives départementales de Seine-et-Marne mais aux Archives Départementales du Val-de-Marne[12]. Deux principaux ruisseaux l'alimentent, sur le territoire de la commune : l'aval du Ru de la Michée, au sud-est (passe sous la RN 34) ; l'amont du Ru du Couru, au nord-ouest (sert de limite de la commune après Breuil).

C'est une commune rurale, où en termes d'occupation des sols, l'espace urbain (construit et non-construit) n'occupe que 10 % de la surface de la commune, et l'espace rural 90 % ; à l'intérieur de l'espace urbain, l'essentiel (44 %) est occupé par l'habitat-non construit (terrains de parcs et jardins) et par l'habitat construit (43 %), le reste se répartissant surtout entre les emprises routières (6 %) et les espaces d'équipement et d'activité (5 %)[13]. La station de mesure de qualité de l'air Airparif (couverture "zone rurale Est") est celle de la commune de Saints, à 20 km, avec des indices d'agents polluants parmi les plus bas de la région parisienne (seulement dépassée en qualité de l'air par les stations de zones rurales ouest, comme Rambouillet)[14]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Proche de l'autoroute de l'Est (autoroute française A4) Paris-Strasbourg, Jouy-sur-Morin est longée sur ses lieux-dits périphériques par la nationale N 34 (Paris-Esternay, récemment départementalisée en D 934) au sud, et la route départementale D 204 (La Ferté Gaucher - La Ferté-sous-Jouarre) au nord-est. Elle est aussi traversée en son centre par la route départementale D 66 (Coulommiers - La Ferté Gaucher), qui se renomme en tronçons urbains (depuis Paris) : rue de la Vallée (hameau de Champgoulin), rue Eustache-Lenoir (quartier du Champlat), rue de la Poterne (centre, et tourne spectaculairement à angle droit devant l'église), rue Saint-Pierre (centre), avenue de la Gare (quartier du Faubourg), rue de la Ferté-Gaucher (écart des Ramonets).

Elle possède une gare (Jouy-sur-Morin - Le Marais) de la ligne de Gretz Armainvilliers à Sézanne ; de façon insolite, une carte postale ancienne de cette voie ferrée porte le nom de « Tranchée du lapin rusé ». La gare est actuellement fermée (depuis 2003) et remplacée par trois arrêts de bus pour la fin de la ligne P du Transilien (réseau régional qui dessert la grande couronne périurbaine au-delà du réseau RER), qui se prend gare de l'Est ou à Tournan ; correspondance avec la ligne E du RER d'Île-de-France (station Tournan-en-Brie).

La commune est aussi desservie par les lignes départementales d'autocars 10 et 29, avec arrêts dans les hameaux[15].

Le Grand Morin n'est navigable que pour la navigation de loisirs ; et même dans ce cas, la circulation des bateaux et engins de plaisance à moteur est interdite[16]. De plus, les nombreux seuils de vannages, (retenues d'eau) de moulins ne laissent que d'étroits passages et portes à bateaux au gabarit de barques ou canoë.

L'aérodrome opérationnel le plus proche est celui de Coulommiers-Voisins (gestionnaire Aéroports de Paris) [17] ; plus proche encore (5 km) l'aérodrome de La Ferté-Gaucher est lui réservé aux activités de loisirs (parachutisme, montgolfière, ULM classiques ou autogires)[18]. Le temps de trajet héliporté depuis l'Héliport de Paris (Balard-Issy) est d'environ 20 min[19].

En desserte de télécommunications, Jouy-sur-Morin possède au sud du hameau du Hardroit un pylône d'antenne intercommunale de réémetteur de télévision[20]. Précocement en Seine-et-Marne, la commune a bénéficié de l'accès ADSL à Internet en 2003 sous l'impulsion du chef-lieu de canton[21]. Et plus récemment encore, on citera aussi la présence d'une borne de Hotspot Wi-Fi au hameau de Pouligny[22].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

D'habitat très dispersé, la moitié de la population ne vit pas dans le bourg central en forme d'ancre, mais dans les hameaux périphériques, des deux côtés des boucles resserrées en forme de « M » de la vallée du Grand Morin.

  • Pour le 1 ° cercle (hameaux en continuité directe avec le tissu urbain du bourg) : le Faubourg (0,5 km au sud), la Chair-aux-Gens (1 km à l'est), Beauchien (1 km au nord), le Champlat (0,5 km au nord-ouest), le Marais (1 km au sud-ouest).
  • Pour le 2 ° cercle (en discontinuité avec le tissu urbain du bourg, souvent les plus gros) : le Hardroit (nord, 1,5 km), Voigny (nord-ouest à 1,5 km), Champgoulin (ouest à 2,5 km), Pouligny (sud-ouest à 2,5 km), le Montcel (sud, à 1,5 km), Montigny (est, à 2 km).
  • Pour le 3 ° cercle (hameaux les plus éloignés et en isolement, souvent les plus petits) : Laval-en-Bas et Laval-en-Haut (sud, à 3 km), le Jariel (nord-est, à 3 km), Pinebard (nord-est, à 4 km), Petit Champcormolin et Grand Champcormolin (nord, à 5 km), et Breuil (nord-ouest, à 2,5 km).

Il existe aussi quelques petits écarts, qui ne font pas l'objet d'une signalisation particulière et généralement considérés par les habitants comme faisant partie du lieu-dit le plus proche. C'est par exemple le cas pour l'Épine Ovale (au sud-ouest de Laval-en-Haut), de Crèvecoeur et du Gué-Blandin (au sud de Champgoulin), de la Dorgère (à l'est de Champgoulin), du Prest (au sud de Voigny), de La Croix du Cygne (au sud du Faubourg), des Gailles (au nord de La Chair-aux-Gens), du Sainfoin (à l'ouest de Montigny), et des Ramonnets (à l'est du Montcel)[23].

Hors des habitats, certains champs ont des noms assez pittoresques que l'on peut citer, comme les "Cours Brûlées" (au nord de Breuil), les "Terres Fontaines" (au nord du Hardroit), "la Garenne" (à l'ouest du Montcel), et le "Mauvais Poirier" (à l'ouest de Laval-en-Bas).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Les cinq communes mitoyennes de Jouy-sur-Morin sont : la commune rurale de Saint-Rémy-la-Vanne (à l'ouest par la D 66, 801 habitants pour 15,00 km², avec sa base de loisirs), la commune rurale de Saint-Léger (au nord par la route du Champcormolin, 200 habitants pour 9,63 km²), la commune urbaine de La Ferté-Gaucher (à l'est par la N 34, et chef-lieu de canton avec ses 4 150 habitants pour 17,32 km²), la commune rurale de Chartronges (au sud-est à travers champs, 270 habitants pour 8,00 km²), la commune rurale de Choisy-en-Brie (au sud-ouest à travers champs, 1 152 habitants pour 25,03 km²).

Rose des vents Saint-Léger Rose des vents
Saint-Rémy-la-Vanne N La Ferté-Gaucher
O    Jouy-sur-Morin    E
S
Choisy-en-Brie Chartronges

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Jouy-sur-Morin fait partie de la communauté de communes de la Brie des Morins.

  • SI d' électrification de Coulommiers (SIVU) : créé en 1926, siège à Marolles-en-Brie ; 67 structures adhérentes (communes), représentant une population de 51 475 habitants et une superficie de 86 469 ha.
  • SI de ramassage scolaire de La Ferté-Gaucher (SIVU) : créé en 1960, siège à La Ferté-Gaucher ; 17 structures adhérentes (communes), représentant une population de 9 226 habitants et une superficie de 21 957 ha.
  • Syndicat mixte d'alimentation en eau potable de la région nord-est de la Seine-et-Marne (SMF) : créé en 1964, siège à Rebais ; 6 structures adhérentes (3 syndicats et 3 communes dont Jouy-sur-Morin), représentant une population de 42 704 habitants et une superficie de 65 750 ha.
  • Syndicat mixte pour la collecte et le traitement des ordures ménagères de Coulommiers (SMF) : créé en 1968, siège à Coulommiers ; 35 structures adhérentes (5 Communauté de communes et 30 communes dont Jouy-sur-Morin), représentant une population de 95 023 habitants et une superficie de 120 409 ha.
  • SI pour la construction du réémetteur de télévision de Jouy-sur-Morin (SIVU) : créé en 1980, siège à La Ferté-Gaucher ; 4 structures adhérentes (communes), représentant une population de 7 720 habitants et une superficie de 6 307 ha.
  • SI de travaux et exploitation du réseau d'assainissement du hameau de Montigny (SIVU) : créé en 1980, siège à La Ferté-Gaucher ; 2 structures adhérentes (communes), représentant une population de 6 158 habitants et superficie de 3 577 ha.
  • SI à vocation scolaire du secteur de La Ferté-Gaucher (SIVU) : créé en 1980, siège à La Ferté-Gaucher ; 17 structures adhérentes (communes), représentant une population de 13 105 habitants et une superficie de 22 900 ha.
  • SI de la Vallée du Haut Morin (SIVU) : créé en 1986, siège à La Ferté-Gaucher ; 12 structures adhérentes (communes), représentant une population de 10 885 habitants et de superficie de 14 756 ha.
  • SI d' assainissement carte nord-est Seine-et-Marne (SIVOM) : créé en 2000, siège à Rebais ; 32 structures adhérentes (communes), représentant une population de 25 678 habitants et superficie de 38 538 ha.

Et au-delà de l'intercommunalité, en zonage de services publics, Jouy-sur-Morin a les rattachements suivants (service déconcentrés de l'État [24] ou des collectivités locales [25]). Académie scolaire (Créteil) : I.A. de de Melun; ALE : de Coulommiers ; Antenne de Justice : de Coulommiers ; Armée de Terre : RTIDF de Paris ; CAF : de Coulommiers ; Centre des Impôt : de Coulommiers; CCI : de Marne-la-Vallée ; Chambre d'Agriculture : du Mée-sur-Seine ; Chambre des Métiers et de l'Artisanat : de Meaux ; CIRA : de Paris ; Collège : de La Ferté-Gauche r; CPAM : de Coulommiers ; DDAF : de Melun ; DDASS : de Melun ; DDCCRF : de Melun ; DDE : de Coulommiers ; DDcS : de Melun; DDSV : de Melun; UT : de Melun; DIREN : de Gentilly; DRAC : de Paris; DRIRE : de Savigny-le-Temple; Gendarmerie : de La Ferté-Gaucher ; Hôpital : de Coulommiers ; lycée : de Coulommiers; MDS : de Melun ; Médiathèque Départementale : du Mée-sur-Seine ; Musée Départemental : de Saint-Cyr-sur-Morin ; Office du Tourisme : de La Ferté-Gaucher ; PIJ : de Coulommiers ; Prud'hommes : de Meaux; Trésorerie publique : de La Ferté-Gaucher; Tribunal administratif : de Melun; Tribunal de Commerce (et RCS) : de Meaux ; Unité d'action sociale : de Coulommiers; Zone de défense Interarmées de Paris : DMD de Melun. Et le CIS de La Ferté-Gaucher, bien qu'en première intervention existent sur place au village les pompiers volontaires du CPI [26] de Jouy-sur-Morin.

En risques naturels, la commune est concernée par les mêmes problématiques que le reste de la vallée du Grand Morin, à savoir le risque d'inondations dans les anciens quartiers bas, comme le Marais, prévu dans le plan de prévention des risques de 2005[27]. Le profil souvent encaissé des coteaux de la vallée a pu provoquer aussi des éboulements lors de conditions climatiques exceptionnelles[28], sur ses pentes les plus raides, ce dont témoignent quatre autres arrêtés de la préfecture de Seine-et-Marne [29]. Les incendies les plus volumineux de l'histoire de la commune ne sont pas des incendies agricoles, mais industriels : avec en janvier 1982 le spectaculaire incendie d'artifices de Noël de l'entrepôt Droguet international [30] ; et avec en septembre 1991 l'incendie de la papeterie ArjoWiggins qui voit partir en fumée 800 tonnes de matières premières (pâte à papier et carton) et endommager un local de 1 800 m²[31].

Parc naturel régional (PNR) : la commune de Jouy-sur-Morin est aussi incluse dans le périmètre d'étude du futur parc naturel régional de la Brie et des 2 Morin[32].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Paroisse de Jouy-sur-Morin et ses environs, carte de Cassini, 1757 ; bibliothèque virtuelle Gallica, Bibliothèque Nationale de France.

Sous l'Ancien Régime, si la paroisse et plusieurs hameaux de Jouy-sur-Morin figurent dès le XVIIe siècle sur des cartes administratives, de fonction et de rendu très schématiques. C'est le cas par exemple sur "Carte du païs de Champaigne", par Damien de Templeux (Le Clerc, 1616) qui représentait la circonscription militaire du Gouvernement de Champagne (dont l'est de la Brie faisait partie, et Jouy un point sur la carte) et de la carte "Le pais de Brie" de Willem Blaeu (1635)[33]. Puis, ce sera le cas aussi sur la carte Carte de Levacher des circonscriptions ecclésiastiques (Paris, Vouillemont 1656), dans le sud du diocèse de Meaux.

Les cartes locales vont devenir plus précises à l'époque du règne de Louis XIV, sous lequel vont être publiées trois cartes à échelles plus fines et faisant apparaître différents lieux-dits de Jouy-sur-Morin : Eslections de Meaux de Colommiers, et de Rosoy en Brie, de G. Sanson en 1670 (cote BNF Cote : IFN-7710096) ; Les environs de Paris ou sont la Prévosté, vicomté et le Présidial de Paris divisé en ses dix balliages et chatellenies, nommées vulgairement Filles du Châtelet, de J.B. Nolin en 1698 (cote BNF IFN-7710620) ; et la carte de l'Evesché de Meaux, d' A.-H. Jaillot encore en 1698 (cote BNF IFN-7710108).

Attention, les cartes d'Ancien Régime figurant Jouy-sur-Morin étant antérieures à l'unification du système métrique, il faut considérer les distances figurées en lieues, "lieue de Paris" (3,9 km) ou "lieue des Postes" (4,3 km). Les cartes anciennes mentionnant le territoire de la commune, ne font pas figurer de relais de Poste royale, que ce soit sur la Carte générale des postes de France de Melchior Tavernier (1643) ou un siècle plus tard la Carte des postes de France de Bernard-Antoine Jaillot (1748).

En réalité, les routes royales de poste suivaient soit l'axe de la Marne soit l'axe de la Seine et Aube, et les deux relais les plus proches de Jouy-sur-Morin étaient au sud celui de Provins et au nord celui de La Ferté-sur-Jouarre[34].

Mais c'est au XVIIIe siècle avec la célèbre carte de Cassini que débute une véritable cartographie scientifique (triangulation) et à l'échelle précise du 1/86 000 ° ; ceci, pas dans le feuillet de Paris (le 1 °, s'arrête à Tournan) mais dans la planche de Meaux (la 45, 4 ° feuille). Publiés en 1757 par César-François Cassini, les relevés faits sur place à Jouy datent en réalité de 1750 à 1752, par les ingénieurs Meny, La Cour, Pouillard, Michel[35].

Pour la légende de la carte, elle est très précise et normalisée[36] ; les Villages : sont en gros, en écriture droite ; les Hameaux : sont en petit, en italique ; les moulins à eau : sont les ronds étoilés sur rivière (on en dénombre une demi-douzaine sur Jouy) ; les fermes isolées : sont les petits bâtiments regardant à gauche ; les maisons isolées : sont les petits bâtiments regardant à droite ; les châteaux : sont symbolisées par un amas bâti avec fanion à gauche (on ne voit pas celui de Chauffour, le plus proche est en dessous de Montblin) ; les routes ou chemin pavés : sont les voies tracées en rouge plein (c'est le cas de "l'ancêtre" royal de la route nationale) ; le rang de paroisse : est symbolisé par l'amas de maisons plus église ; le rang de bourg : est symbolisé par un cercle (s'il n'est pas fermé ou fortifié). On voit aussi sur l'extrait jouyssien de la carte : des croix simples (de croisée de champs) ; des forêts (au nord et au sud… et moins qu’aujourd’hui) ; des reliefs de vallées (sans précision géodésique encore) ; des rivières et ruisseaux bien marqués ; et enfin du côté des sigles, l'abréviation "M." est l'une des abréviations pour les moulins et le chiffre "3" isolé correspond à un point de relevé de triangulation.

Le village est encore cartographié en 1775, dans le Tableau topographique des environs de Paris de Guillaume Coutans (douzième planche, celle de Coulommiers [37]. Toujours au XVIIIe siècle, elle est aussi sur le Plan d'intendance de 1785 de la Généralité de Paris, dit plan "Berthier de Sauvigny" conservé aux archives départementales de Seine-et-Marne (série C, numérisé en consultation sur place à l'Espace Numérique[38]) ; un plan plan qui est à échelle beaucoup plus précise que les autres, puisque concernant les plans cadastraux de paroisses, à visées fiscales et sous la Révolution, avec encore une nouvelle cartographie de la région parisienne, à l'échelle intermédiaire du 1/67 000, en 1800[39]. Précisions sur l'histoire territoriale de Jouy-sur-Morin qui seront complétées au début du siècle suivant, sur la carte dite "carte de l'état-major", (planche 49, celle de Meaux, détails au 1/80 000).

Au fil des siècles, il semblerait que la frontière linguistique[40] entre le dialecte champenois et le parler briard du français se soit déplacée, dans cette zone orientale de la Brie ; l'usage courant des expressions typiquement briardes (comme « Chien de moisson » pour désigner le repas de fin de moisson d'août[41]) semble avoir perduré jusqu'au XXe siècle.

Après la création de la commune en 1790, son organisation territoriale est définitivement fixée le 28 pluviôse an VIII sous Napoléon. Cependant des contestations continueront avec certaines communes voisines[42] : réglée par l'État en 1835 avec Chartronges, puis en 1935 seulement avec La Ferté-Gaucher (noyau urbain collé au chef-lieu du canton)… Elle est aujourd'hui l'une des plus vastes communes du canton de la Ferté-Gaucher, derrière Choisy-en-Brie et Amillis.

Logement[modifier | modifier le code]

La population de Jouy-sur-Morin en 2006 est composée de 75 % de propriétaires et de 20 % de locataires. La taille des logements est, conformément à sa strate de comparaison, beaucoup plus grands que la moyenne nationale (1,5 % de studios seulement, et à l'autre extrémité 39 % de T5 et plus). Les logements sociaux y sont présents, avec la résidence HLM des Trois Moulins ; compter aussi 8 % de logements vacants. Excentré de la région parisienne, le prix moyen de l'immobilier à la vente est en dessous de la moyenne nationale, entre 2 000 et 2 500 €/m² (moyenne nationale à 3 200 €/m²)[43] Historiquement, Jouy-sur-Morin est une commune qui construit peu, à la différence de la commune limitrophe de La Ferté-Gaucher et des communes aval de la vallée du Grand Morin : pour la moyenne annuelle de constructions de logements entre 1994 et 2003, elle est comprise dans la tranche statistique la plus faible, celle des communes construisant entre 1 et 10 logements/an[44]. Une seule opération de création de lotissement est à signaler sur les dernières décennies, celle de La Croix du Cygne, le long de l'ancienne voie ferrée entre le Faubourg et le Montcel.

La commune compte environ 10 % de résidences secondaires.

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Sur la carte de certains noms de lieux n'ont pas changé depuis (comme Voigny), on aura la surprise de trouver orthographié Le grand Champcormolin "Le grand Champ Cormorin", Pinebart "Pinnebart", Le Hardroit "Le Hardroy", Champgoulin "Champ Goulain", Pouligny "Poligny", Le Montcel "Le Moncel-sous-Jouy", Laval-en-Bas "Bas Val", et encore L'Épine Ovale "L'Épine au Val"…

  • Le nom de la commune lui-même : Jouy-sur-Morin.
  • Les noms explicites : Beauchien, le Champlat, La Chair-aux-Gens, Crèvecoeur, le Faubourg, les Gailles, Gué-Blandin, le Marais, le Prest, les Ramonnets, le Sainfoin.
  • Les noms implicites : Breuil, Petit Champcormolin et Grand Champcormolin, Champgoulin, la Dorgère, le Hardroit, Le Jariel, Pouligny, Le Montcel, Montigny, Pinebard, Voigny.
  • Déformations phonétiques insolites : l'Épine Ovale, Laval-en-Bas et Laval-en-Haut.

Histoire[modifier | modifier le code]

Occupée depuis l'Antiquité, son nom latin était "Gaudiacus" (dont l'interprétation peut être double) ; puis devient "Johi" ou "Joy" au milieu du Moyen Âge.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le territoire communal actuel était traversé sur ses hauteurs (versant sud) par la voie romaine reliant Lutèce (Paris) à Durocortorum (Reims), la V.R.13 par Calagum (commune voisine de Chailly-en-Brie) [45]. Le tracé de cette voie romaine fut presque respecté lors de la création de la route nationale 34, devenue depuis peu route départementale 934. Cette voie romaine ne semble pas avoir été un axe majeur dans l'Empire romain (province de Gaule lyonnaise), comme avait pu l'être dans la région la voie reliant Meaux (Iatinum, en pays Meldes) et Sens (Agedincum, en pays Sénons)[46].

Il y a quelques années, des fragments de poteries communes gallo-romaines ont été retrouvés sur le site du Moulin des Ramonets, en fouilles archéologiques subaquatiques [47]. Il est à noter que le nom même de "Ramonets" - ou "Romanets" selon les sources bibliographiques, est directement lié à la présence romaine : un chemin dit des "Romanets" quittait autrefois la voie romaine et, suivant le rue de la Michée qu'enjambe le Pont des Romains, il allait franchir le Grand-Morin au gué du Moulin des Ramonets avant de se diriger ensuite vers le hameau de Montigny.

Si l'on connaît mal, au niveau local, les limites du découpage de la civitas des Meldes dans ses différents pagi (équivalents de nos arrondissements), et de ceux-ci en vici (équivalents de nos communes), et s'il est donc difficile de localiser les établissements composant le vici qui fut probablement à l'origine du bourg actuel, il n'en reste pas moins qu'au moins un établissement gallo-romain - peut-être deux, ont existé sur le versant sud de la vallée : implantés entre la voie romaine et le bourg actuel, ils ont été récemment localisés en prospection au sol (découvertes, de fragments de Tegulae, de tesson de céramique sigillée noire et rouge et de poteries communes)[48]. D'autres traces de l'occupation romaine ont également été découvertes par le passé à faible distance de la voie romaine : trésor monétaire, sépulture contenant un fragment de meule à grain gallo-romaine, portion de la voie romaine.

Le vici local suivra le destin de la "cité" des Meldes qui, à partir de 303, va être rattachée à la province de la Lyonnaise IV dont le gouverneur était à Sens, et ce jusqu'à la fin de l'Empire et l'expansion franque[49].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Sceaux de bulle pontificale d'Alexandre III, Tabularium de Monreale.

Située au Moyen Âge entre les commanderies templières de Coulommiers et La Ferté-Gaucher (templiers qui ne dureront pas et seront remplacés de force par les Hospitaliers), la cure (et donc les revenus qui vont avec) est donnée par bulle papale (Alexandre III, longtemps réfugié en France) en 1180, aux chanoines de la cathédrale de Meaux. La seigneurie, elle, appartenait d'abord à l’abbesse de Faremoutiers[50] (abbaye royale de Faremoutiers qui avait été auparavant très importante, au Haut-Moyen Âge) et ses vassaux châtelains de Jouy seront d'abord les Châteauvillain (jusqu'en 1310). Le village fait alors partie, comme tout l'est de la Brie, du comté de Champagne dont la frontière occidentale s'avançait jusqu'à Rozay-en-Brie ! Époque régionalement prospère, où les foires internationales comme Provins ou Lagny ne doivent pas masquer l'activité des marchés et foires locales ; jusqu'à la réunion du comté au domaine royal en 1284, on voir circuler localement les monnaies des deniers d'argent de Provins et de Meaux[51]. Puis à l'époque de la guerre de Cent Ans les La Grange prendront la suite de la seigneurie, guerre qui amènera une certaine insécurité dans les environs, par la circulation de bandes armées (prise et reprise de Coulommiers).

Temps Modernes[modifier | modifier le code]

Extrait de la carte de l'évesché de Meaux, par A.H. Jalliot, 1698.

En 1578, le bourg est fortifié, dans le contexte violent des guerres de Religions qui ensanglantent alors les communes voisines de la Brie et leurs minorités protestantes (Coulommiers, Rebais, Saint-Siméon[52]) ou lieux majoritairement protestant comme La Ferté-sous-Jouarre. De façon très stable sinon, les châtelains de Jouy seront de 1478 à 1780 la famille des De Bonneval, vivant à l'extérieur du village ; on les retrouve parfois orthographiés "seigneurs de Jouy sur Morain en Brie", comme dans les chroniques paroissiales[53]. Du XVIe au XIXe siècle se tiendront à Jouy deux foires annuelles, dont témoignent l'ensemble de grandes caves de stockage découvertes au bourg[54] près de l'ancienne place de la Halle. Jouy-sur-Morin a même possédé à cette époque préindustrielle un petit port, au lieu-dit de la Chair-aux-Gens, port de rivière et port modeste, qui correspondait en un point d'appontement de barques[55].

Sous l'Ancien Régime, Jouy-sur-Morin appartient administrativement à : l'Intendance de Paris (subdélégation de Coulommiers) et au bailliage de Meaux (administration royale) ; régie sous la coutume de Meaux, par le Parlement de Paris (administration judiciaire) ; et économiquement au grenier à sel de Provins, (pays de Grande Gabelle et des Cinq Grandes Fermes, administration fiscale) ; au diocèse de Meaux et à la doyenné de La Ferté-Gaucher (administration ecclésiastique) ; et au gouvernement de Champagne, comme la moitié de la Brie (administration militaire)[56]. Dans les poids et mesures, non-unifiés avant la Révolution et le système métrique, on compte avec la mesure d'origine médiévale champenoise dite du marc de Troyes. Un des surnoms de cette partie de la Brie, avant d'être la "Brie laitière" contemporaine, était d'être l'ancienne "Brie des moulins" : manufacturiers ou alimentaires, des Moulin à eau Jouy en comptait une douzaine sur ses 6 km de cours (voir infra, Monuments). Les moulins alimentaires n'étaient pas forcément des moulins à farine, mais aussi des moulins à huile (huile de noix, comme dans le cas de l'ancien moulin du Marais et de l'ancien moulin des Gailles[57]. Les productions agricoles étaient aussi beaucoup plus variées qu'aujourd'hui (présence de vignes au hameau de Montigny [58]). À cette époque, se maintenait encore ce qui a été depuis le Moyen Âge la principale activité manufacturière de Jouy-sur-Morin, favorisée par la rivière : le textile de toileries et surtout la tannerie ; par dérision, les habitants d'autres villages surnommaient par cette activité salissante les Jouyssiens « les ventres jaunes ».

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

La papeterie de Crèvecœur vers 1900 (carte postale, auteur inconnu).

À la Révolution, troubles contre-révolutionnaires (1793) sur la commune et La Ferté-Gaucher (provisoirement rebaptisée "La Ferté-sur-Morin"), et Jouy-sur-Morin aura son guillotiné pendant la Terreur en la personne de son ancien maire, Pierre Mazure (tisserand âgé de 57 ans, arrêté puis condamné à mort comme "complice d'un complot dans le département de Seine-et-Marne", le 12 ventôse an II, par le Tribunal révolutionnaire de Paris, et exécuté à Paris)[59]. À la fin des guerres de l'Empire (Campagne de France (1814)), passages de cavaliers cosaques en février puis en mars 1814[60]. Au XIXe siècle, la renommée de Jouy-sur-Morin viendra de la fabrique du papier, là encore favorisée par l'eau (et déjà préexistante à petite échelle manufacturière), pour assignats puis billets de la Banque de France à la papeterie du quartier Crèvecoeur-Marais (les travaux définitifs étant achevés en 1865 [61]) ; même sous statut privé, la papeterie était un lieu très sécurisé et surveillé, notamment par l'État, comme en témoigne la présence d'un dossier jouyssien détaillé (1816) aux Archives nationales dans les fonds F7 (Police générale)[62]. Économiquement, l'établissement du Marais va même prendre encore de l'ampleur, quand en 1828 son propriétaire Félix Delagarde absorbe la papeterie de Sainte-Marie (en aval à Boissy-le-Châtel) et fonde l’une des premières sociétés anonymes françaises : "les papeteries du Marais et de Sainte-Marie"[63]. Du XIXe au XXe siècle, Jouy-sur-Morin possèdera aussi un nombre important de petits commerces, disparus aujourd'hui mais encore visibles sur les anciennes cartes postales (plusieurs cafés, un hôtel-restaurant, une faïencerie, un marchand de vin et de liqueurs, plusieurs commerces alimentaires, deux merceries, et une Union commerciale bien en vue). Administrativement, Jouy-sur-Morin a même possédé une perception des impôts, à compétence sur plusieurs communes voisines[64]. Cette région se retrouve incluse dans la zone d'occupation militaire prussienne pendant la guerre de 1870 pendant plusieurs mois [65]. Le chemin de fer n'arrivera qu'après la guerre et, à partir des années 1880 (Belle Époque), avec la modernisation rurale de la Troisième République (ce sont aussi les années de la construction de la mairie), ce qui mettra la commune à 2 h 45 de Paris, avec la Compagnie des chemins de fer de l'Est[66].

Pendant la Première Guerre mondiale, bref passage de la I° armée allemande (première bataille de la Marne) pendant trois jours de septembre 1914 ; le climat précédant l'arrivée des Allemands dans le village est très bien rendu dans le récit autobiographique d'une franco-américaine de passage à Jouy-sur-Morin : Frances Wilson-Huard[67] Journées où furent commises des déprédations et un viol dans quartier du Marais par deux soldats allemands[68]. La commune sera rapidement libérée à la contre-attaque franco-anglaise sur le Grand-Morin, le 8 septembre 1914 par le bataillon écossais du First Scots Guards, sans combats (les accrochages auront lieu un peu plus loin, à Bellot et à Sablonnières)[69]. Pendant la durée de la guerre, Jouy-sur-Morin abritera l'hôpital de la Croix-Rouge américaine no 107 (réparti sur deux sites, avec celui du château de Montanglaust de Coulommiers) ; le statut civil (d'ailleurs même les hôpitaux militaires sont interdits de bombardement par les Conventions de Genève) de l'hôpital ne l'empêchera pas d'être bombardé par des avions allemands, le lors de la seconde bataille de la Marne (qui n'atteindra pas la Seine-et-Marne), faisant 1 mort et 18 blessés. Une infirmière américaine, Jane Jeffrey, recevra d'ailleurs la médaille du Distinguished Service Cross pour être restée à son poste pendant ce bombardement malgré y avoir été gravement blessée[70]. À la fin de la Première Guerre mondiale, pour les mobilisés, le bilan des pertes militaires a été de 85 morts jouyssiens : le monument aux morts laïc de la commune est doublé d'une plaque commémorative dans la nef de l'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (70 noms). Il y a eu aussi cinq décès militaires sur le territoire de la commune, décès hospitaliers, en évacuation sanitaire[71]. L'Entre-deux-Guerres voit une décision importante sur le destin économique de la commune : pour des raisons stratégiques (exposition au risque d'invasion allemande), la Banque de France décide d'une part de reprendre en gestion directe la fabrication (papeterie et imprimerie) des billets, jusque-là confiée à des sociétés privées comme celle de la papeterie de Jouy-sur-Morin et surtout, d'autre part, de regrouper ces installations dans le centre de la France en Auvergne, déplacement de production effectué entre 1920 et 1923 (après le site de Biercy à St-Cyr-sur-Morin, c'est depuis le site de Vic-le-Comte près de Clermont-Ferrand qui est la papeterie de la Banque de France [72]). L'électricité domestique arrive sous le mandat d'Eustache Lenoir à la fin des Années 1920, bien plus tardivement que le téléphone et bien plus tardivement que dans les grandes villes (problématique de l'électrification rurale), mais plus précocement dans que d'autres zones rurales de Seine-et-Marne[73].

La Seconde Guerre mondiale verra sous l'Occupation l'interdiction de chasser avec fusil sur la commune (déclaration et remise des armes de chasse en mairie puis stockage vers les dépôts départementaux, comme dans toute la Zone Occupée)[74], seul le furetage aux bourses (furet et filets) sera autorisé. Surtout, il faut mentionner l'installation d'un mirador de surveillance allemand sur les hauteurs Chemin des Gailles (au-dessus de la Chair-aux-Gens)[75] ; en plus de surveiller les voies de communication, la portée de ce mirador portait sur les aérodromes des communes voisines. De fait, les actes de résistance locaux se feront sur des secteurs plus discrets que Jouy, comme dans la Brie boisée, pour les sabotages ferroviaires[76], ou sur le village mitoyen de Verdelot pour les caches (résistants, aviateurs anglo-américains, déserteurs allemands)[77]. Le village sera libéré le par la III° Armée U.S. en marche vers La Ferté-Gaucher voisine où se produiront de courts combats à l'entrée de la ville. Dans la restructuration industrielle de l'après-guerre, la société de papeterie change de nom en 1953 et les usines d’ARches, de JOhannot, du MArais et de Rives se fondent en une seule grande entreprise : Arjomari. Les « Trente Glorieuses », années d'après-guerre, ne le seront pas particulièrement pour Jouy, qui suivra certes l'évolution nationale concernant sa voirie et ses équipements collectifs, mais qui verra la disparition progressive de ses petits commerces, du nombre d'exploitations agricoles, des animations collectives. L'arrivée de la crise économique depuis les années 1970 provoquera d'importantes pertes d'emplois dans les usines de la commune malgré des intégrations dans des groupes internationaux (naissance du groupe Arjo-Wiggins-Appleton en 1991, issu de la fusion du Français Arjomari Prioux et de l'Anglais Wiggins Teape Appleton, puis rachat en 2000 par l'OPA de la compagnie financière Worms, maintenant Sequana Capital)[78] jusqu'à nos jours, dans le contexte de vagues de licenciements sur l'ensemble de l'arrondissement : en 2001, passage de 114 à 17 salariés pour la liquidation judiciaire de Droguet International (entrepôt décorations de Noël, toute une figure de l'identité jouyssienne) et sa reprise partielle au deuxième plan[79] par son concurrent Sapin-Lutin (racheté en 2006 par LMR) avec diversification à tous les articles de fêtes, en 2003 perte d'un bon tiers des salariés de la papeterie ArjoWiggins (deux plans sociaux en quelques années sur l'usine)[80].

Témoignage d'O.V.N.I. le 30 septembre 1954 : en fin d'après-midi du 30 septembre 1954, Eugène Farnier, membre de la société des ingénieurs civils de France, dit avoir observé pendant 20 minutes une soucoupe volante au-dessus du lieu-dit les Gailles[81]. C'est surtout la personnalité de l'observateur, pionnier historique de l'aviation française retraité à Jouy, qui a contribué à médiatiser alors cette affaire avec beaucoup d'interviews (dans quotidiens nationaux, à la radio, et jusqu'en séance du conseil municipal de Jouy-sur-Morin [82]). Elle est aussi socialement à recontextualiser dans le cadre de la « vague française » de 1954, qui constitue à elle seule 2 % des statistiques d'observations d'OVNI (ou PAN) recensées dans le monde.

Venue d'artiste, en 1976 : le peintre français Hervé Le Bourdellés (Médaille d'Or des Artistes Français en 1979), proche du style du groupe dit « de réalité poétique » d'Après-Guerre (très inspiré par le Fauvisme du début du XXe siècle), est venu réaliser une estampe (eau-forte) de paysage de Jouy-sur-Morin (aujourd'hui conservé à la Bibliothèque nationale de France, Département des Estampes et photographies [83]).

Faits-divers : si un examen de la revue de presse sur la commune, dans la PQR, révèle surtout des accidents routiers et des incidents du périmètre de la discothèque (une dizaine d'occurrences de 2001 à 2008), Jouy-sur-Morin a connu un fait-divers très particulier qui a défrayé la chronique judiciaire départementale en 2003, avec l'affaire dite « du pompier pyromane » ; un jeune pompier volontaire ayant commis une huitaine d'incendies dans les champs (ballots de paille, tas de fumier, cabanons à outils)[84] entre février et août 2003 (condamnation à dix-huit mois de prison dont neuf avec sursis par le tribunal correctionnel de Meaux le 5 juillet 2004).


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Avant la construction de la mairie en 1888, les réunions du conseil municipal se tenaient dans le bâtiment de l'ancienne école[85].

Tendances politiques[modifier | modifier le code]

La sociologie politique jouyssienne est identique à celle de l'ensemble du canton de La Ferté-Gaucher ou à celle du canton de Coulommiers, avec un balancier politique axé à sur la droite. Aux élections présidentielles de 2002 (second tour), les résultats étaient de 73 % pour J. Chirac et de 27 % pour J.M. Le Pen ; aux élections présidentielles de 2007 (second tour), les résultats étaient de 63 % pour N. Sarkozy et de 37 % pour S. Royal. Soit en moyenne un différentiel d'une dizaine de pourcentages vers la Droite par rapport à la moyenne nationale[86].

Mais cette tendance ne se traduit pas dans l'histoire de l'exécutif municipal jouyssien, dont les listes candidates ont généralement été "sans étiquette" politique. Ceci s'explique par le mode de scrutin concernant les communes de moins de 3 500 habitants : scrutin majoritaire de liste à deux tours, où l'on vote nominalement pour les conseillers municipaux, et surtout où les listes peuvent être panachées (possibilité pour l'électeur d'ajouter ou supprimer des candidats sur une liste, sans que le vote soit nul). Et même, en tant que commune de moins de 2 500 habitants, les listes peuvent y être incomplètes, et les candidatures individuelles y sont admises[87]. Cette absence de confrontation idéologique directe n'a pas toujours empêché le village de connaître une vie politique agitée à certaines périodes ; en témoigne par exemple sous la IIIe République un fascicule de 4 pages conservé à la Bibliothèque nationale de France, pamphlet politique rédigé en 1880 par le directeur de la papeterie et ancien maire Louis Dumont contre la municipalité suivante… qui sera néanmoins réélue sur 26 ans[88]. Le mandat le plus long de l'histoire de Jouy-sur-Morin sera au XXe siècle, celui d'Eustache Lenoir, réélu pendant 40 ans, qui connaîtra la III° République, la Seconde Guerre mondiale, la IVe République, et la naissance de le Ve République ! Derrière lui au XIXe siècle, les mandats de Gabriel Vacheron s'étaient étalés sur plus d'une trentaine d'années, mais le mode d'éligibilité des maires était alors tout différent (nominations puis élections, distinction entre maire et conseil municipal) avant la III° République. Déterminé proportionnellement à la population de la commune, le nombre de conseillers municipaux à Jouy-sur-Morin est aujourd'hui de 19 [89], nombre au sein duquel est désigné le maire, puis ses adjoints nommés par lui (en nombre et compétences variables selon des mandatures, entre 3 et 5 dans les dernières décennies).

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1815 1824 Antoine Vidal NP Chamoiseau
1826 1836 Gabriel Vacheron NP Médecin
1836 1840 Antoine Vidal NP Chamoiseau
1840 1846 Augustin Brézillon NP NP
1846 1870 Gabriel Vacheron NP Médecin
1872 1878 Louis Dumont NP Directeur de papeterie
1878 1904 Henri Richard NP Agriculteur
1904 1919 Ernest Charzat NP Directeur d'usine
1919 1959 Eustache Lenoir NP Géomètre
1959 1971 Fernand Dubois NP NP
1971 1983 Elisabeth Bréant NP NP
1983 1995 Jean-Marie Wienert SE Géomètre
1995 2001 Agnès Pognot SE Expert-comptable
2001 2003 Gérard Valory SE Architecte
2003 2008 Agnès Pognot SE Expert-Comptable
2008 2014 Luc Neirynck UD Artisan
2014 en cours Luc Neirynck UD Artisan

Jumelages[modifier | modifier le code]

La municipalité n'a pas conclu d'accords de jumelage.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En population, Jouy-sur-Morin est la deuxième commune du canton, derrière La Ferté-Gaucher et devant Choisy-en-Brie[90] ; mais surtout, la commune n'a jamais été aussi peuplée qu'aujourd'hui, en passant le cap des 2 000 habitants. À la fin de la transition démographique et avant l'intensification de l'exode rural, Jouy n'avait atteint que 1955 habitant en 1881 ; et son minimum, dans les dernières décennies de l'exode rural, à 1 422 habitants en 1954. Cette nouvelle et régulière expansion est dans les schémas régionaux de déplacements mise sur le compte du phénomène de périurbanisation (actifs résidants sur la commune et travaillant au centre de la région parisienne) ; un tiers de la population est composé de néo-jouyssiens venus depuis le milieu des années 1990 de zones urbaines [91]. Si cette évolution n'est pas l'exacte symétrie de celle des communes rurales limitrophes du canton, elle en suit néanmoins les grandes tendances ; en revanche elle est radicalement différente de l'évolution démographique de la ville voisine de La Ferté-Gaucher, qui n'avait au départ 1793 qu'un différentiel de 436 habitants de plus que Jouy-sur-Morin, pour en arriver en 2006 à un différentiel de 2 057 habitants.


En 2013, la commune comptait 2 157 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 488 1 629 1 724 1 775 1 809 1 684 1 721 1 786 1 791
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 770 1 762 1 835 1 786 1 940 1 955 1 947 1 845 1 705
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 626 1 675 1 625 1 442 1 543 1 558 1 561 1 531 1 422
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2008 2010
1 615 1 504 1 660 1 637 1 806 1 929 2 000 2 053 2 144
2013 - - - - - - - -
2 157 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[92] puis Insee à partir de 2004[93].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sociologie[modifier | modifier le code]

Une majorité de la population est de revenus imposables : 58 % des ménages jouyssiens (moins que dans la zone de référence). Dans la structure de sa pyramide de population, Jouy-sur-Morin compte une proportion importante de personnes âgées : 8 % de personnes âgées de plus de 75 ans (plus que dans la zone de référence). Contrairement à ce que laisseraient penser les cartes, pour la population active, l'emploi dans les professions agriculteurs/artisans/commerçants n'est pas beaucoup plus important que dans la moyenne nationale. Par contre le pourcentage d'actifs ouvriers, et en dépit des vagues de licenciements locaux est très élevé, on peut parler dans son identité socio-culturelle de Jouy-sur-Morin comme d'une commune rurale ouvrière : 44 % d'ouvriers dans le village contre 27 % de moyenne nationale. Et si les pourcentages d'employés et de professions intermédiaires sont légèrement en dessous de la moyenne nationale, pour les CSP+ (cadres et professions intellectuelles) ils ne représentent avec 6 % à Jouy que la moitié de la moyenne nationale, un différentiel spectaculaire[94].

À l'inverse de Paris, seule 15 % de la population ne possède pas de voiture.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune a la particularité de posséder deux écoles : L'école du Centre (primaire : au milieu du bourg central), et l'école du Champlat (maternelle et primaire : à la croisée du Bourg, de Champgoulin, du Marais, et de Voigny)[95]. La raison en est, qu'historiquement, jusqu'à la réforme du milieu des années soixante, l'école du Champlat était l'école des garçons, et celle du Centre l'école des filles. En niveau d'études de la population, en moyenne sur les quinze dernières années, l'empreinte très ouvrière de la commune est très marquée par rapport à la moyenne nationale : 7% de Jouyssiens par rapport à 12% nationalement au niveau bac, 4% par rapport à 8,5% nationalement au niveau Bac+2, et 3,5% par rapport à 9% nationalement au niveau supérieur L-M-D (Licence Master Doctorat)[96].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Le traditionnel vide-greniers de printemps, chaque week-end pascal (organisation associative)[97].

La nouveauté du Repas de quartier les mois d'avril, au hameau de la Chair-aux-Gens.

Le défilé et brasier nocturne des feux de la Saint-Jean (juin, interrompu entre 2003 et 2008)[98].

Vide-grenier de printemps, chaque fin avril, axé sur les rues centrales (vide-greniers organisation associative).

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Par rotation, tournoi de tennis du Circuit des Deux Morins [99] ; grandes installations de musculation (centre associatif de remise en forme sous salle de 200 m² [100]) ; pratique associative de la pétanque (La Pétanque de Jouy) et du football (l’Union sportive jouyssiene), et pratique importante du cyclotourisme. Colonie de vacances du château de Chauffour (XIXe siècle).

Médias[modifier | modifier le code]

Jouy-sur-Morin a possédé sa propre radio libre : RDM (Radio des Deux Morins)[101].

P.Q.R. (Presse quotidienne régionale) : la commune est dans la zone de couverture du Parisien, édition Seine-et-Marne[102] ; P.H.R. (Presse Hebdomadaire Régionale) : la commune est dans la zone de couverture du Pays Briard, membre du groupe Publi-Hebdos[103].

Le bulletin municipal (arrêté en 2003) est en cours de republication. Le site internet municipal est en cours de création.

Dans les médias nationaux, une journée de reportage a été tournée à Jouy-sur-Morin en avril 2008 dans la cadre de l'émission "Les Animaux de la 8" (chaîne de télévision TNT Direct 8), au refuge animalier du hameau de Voigny (diffusée le 19 avril de la même année).

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Secteur primaire : une douzaine d'exploitations agricoles[104], pour une superficie moyenne de 104 ha (d'abord céréalière avec 872 ha, puis fourragère avec 187 ha). Élevages : avicole, bovins laitier (pour 1929 habitants, Jouy-sur-Morin comptait l'année 1999 en animaux de production : 449 bovins et 10843 volailles)[105] ; cultures maraîchères, céréalières, et oléagineuse. Soit un total de six entreprises agricoles majeures : 2 EARL : de Beauchien, du Jariel ; Deux G.A.E.C. : de La Presle (Voigny), des deux Morins (Pinebart) ; Deux SARL : Mollicone (La Chair aux Gens), Ferme de Laval (Laval-en-Bas). Le lait produit n'est pas transformé sur place mais dirigé vers les fromageries voisines (brie, coulommiers) comme à Saint-Siméon ; l'élevage de volaille de Pouligny (oies, canards, pintades, dindes, poulets, cailles, lapins) est lui labellisé "Saveurs du terroir" (label touristique local)[106] et pratique la vente directe de produits artisanaux (bocaux de conserves).

Secteur secondaire : Usine ArjoWiggins de papeterie (branche ArjoWiggins Security, Siret 43375325800022) pour papier monnaie et documents de sécurité (diffusion dans plus d'une centaine d'états étrangers, comme la Colombie, l'Afrique du Sud, la Thaïlande [107] ; plus de 200 salariés, après d'importants licenciements en 2003, qui ont donné lieu à une grève et des incidents sur le parking de l'usine[108]). Petite usine de Tomette de Jouy ® : carrelage de la société Extrême Décors, plus de 10 salariés (SARL, Siret 41772053900036). Ces usines sont concentrées sur les hameaux de La Chair-aux-Gens à l'est du village, et du Marais à l'ouest du village (Mesures de prévention pollution du site visible sur le site de la D.P.P.R. du ministère de l'Écologie [109] (aucun établissement n'est classé en risque SEVESO, comme d'ailleurs dans son canton et les cantons voisins).

Secteur tertiaire : comme à l'échelle nationale, il est aujourd'hui dominant (75 % des entreprises jouyssiennes)[110] Commerces et services de proximité (bureau de Poste, pharmacie[111]) ; nombreuses petites entreprises en B2B (services aux professionnels, une douzaine) et en B2C (services aux particuliers, une vingtaine). Les activités couvertes par les entreprises de services aux consommateur sont surtout dans les secteurs de l'alimentaire et de l'artisanat de travaux ; les activités des entreprises de services aux entreprises sont elles plus hétérogènes (des articles de loisirs aux prestations de graphisme, en passant par la transformation alimentaire). La grande étendue et la diversité économique de la commune explique aussi sans doute le grand nombre de SCI à Jouy-sur-Morin pour la gestion du foncier[112].

Gîte rural (3 épis) au hameau de Breuil ; la commune n'a pas suivi dans les années 1990 le virage touristique des communes voisines et de son chef-lieu de canton.

Volume d'activité représentant une masse de 201 KE de produits de taxe professionnelle en 2006 [113].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Pont dit "des Romains", pont moderne construit sur les vestiges de l'ancienne voie romaine, près du hameau du Montcel.

Au centre du Bourg, église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (XIIe-XIIIe siècles, transformée XVIe siècle), avec fonts baptismaux de la Renaissance (ref.IMH PM77000881) ; inscrite aux Monuments historiques depuis 1927 (ref. IMH PA00087042). Petite chapelle dans le Marais, au-dessus de la rivière.

Nombreux petits moulins à eau (alimentaires ou manufacturiers), de cette "Brie des Moulins" du XVIe au XVIIIe siècle : (d'amont en aval, moulins dits de) : Vidal, Ramonets, Chair-aux-Gens, Planchotte, Gailles, Faubourg, Marais, Gué-Blandin, Crèvecœur ; et la liste pourrait être encore plus longue, avec les moulins disparus depuis longtemps, comme ceux retrouvés lors des prospections archéologiques menées par le Centre Fédéral d'Archéologie de Crécy-la-Chapelle et le Service régional d'Archéologie en 2001 à l'est de la commune [3].

Lavoirs du XIXe siècle : (d'ouest en est, lavoirs dits de) : lavoir de Crèvecoeur, lavoir du Faubourg, lavoir du Bourg, lavoir des Olivots.

Dans plusieurs hameaux de la commune (Breuil, Champgoulin, Voigny, etc.), on peut voir des fermes de "style briard" (grandes fermes en forme de U organisées autour d'une cour intérieure) et des "bricoles" (petites fermes d'exploitation modeste), avec ou sans puits ; les murs étant faits en pierre de meulière et mortier. Chacune ayant eu son histoire au fil des époques (fortifiées ou gentilhommées), et des aménagements et restaurations, soit à enduit uniforme soit enduit à « pierre-vue ».

Les codes de balisage des trois catégories de sentiers de randonnée, normes FFR (GNU Free Documentation License).

Curieusement, le monument aux morts ne se trouve pas sur une place centrale au bourg, mais excentré au Faubourg, à l'entrée de la rue de la Gare, lieu de départ pour le front de la Première Guerre mondiale.

Sentiers de randonnées (GR) : le GPR (sentier de Grande Randonnée de Pays, balisage rouge et jaune) « des Deux Morins » traverse la commune su Sud-Est ou Nord-Ouest. Et le PR (sentier de Petite Randonnée, balisage jaune) du « pont des Romains » le rejoint sur une partie du parcours. Tout à l'est de la commune, un autre PR, le « Ramonnets-Montigny » passe par les plans d'eau des anciennes gravières.

Promenades et haltes le long des berges de la rivière du Grand-Morin ; chemins dans les petits bois (Rongeriaux de la Piesles -menant au sentier de randonnée du GR 14 (balisage rouge et blanc)-, Bois Brayer, bois des chemins des Gailles, autour de Chauffour et de Pouligny)[114].

Le long des virages de la départementale 66 et du Grand Morin, une piste cyclable est en projet au travers des champs et des bois, dans le cadre du réseau cyclable structurant régional (dans le cas du S.D.R.I.F. 2007)[115].

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Un vairon adulte, prise de vue en 2007 (nom scientifique : Phoxinus erythrogaster).

Pêche[modifier | modifier le code]

Le Grand Morin est en aval de La Ferté-Gaucher, cours d'eau de catégorie 2 ; les deux stations d'observation piscicoles de l'ONEMA les plus proches sont celle de La Ferté-Gaucher (no 03771001, 2 km en amont) et celle de Saint-Rémy-la-Vanne (no 03770090, 4 km en aval)[116]. La population de la section de rivière (très variée du fait des ouvrages humains de moulins, qui font alterner retenues calmes et chutes rapides) est à dominante de cyprinidés (selon les endroits : carpes, chevesnes, gardons, tanches, vairons) et de poissons de fond (chabots, loches), secondairement de carnassiers (brochets, perches), et quant aux salmonidés, quelques rares truites s'aventurent en deçà de La Ferté-Gaucher ; on peut citer un record publié d'André Sobremant en 2002, avec un brochet de plus d'un mètre[117]. Le territoire de la commune compte aussi deux gardes-chasses, veillant à l'application de la réglementation (comme celle des plans de chasse au lièvre [118]).

Faune et flore[modifier | modifier le code]

Petits bois de feuillus (chêne pédonculé, chêne rouvre), avec leurs champignons saisonniers (pleurotes, rosé des prés). Dans les zones non-boisées de Jouy-sur-Morin, on peut trouver des ronces à mûrier côté fruits ; d'achillée millefeuille, de liseron des champs, de pensée, de renoncules, de sainfoin (une rue de la commune porte d'ailleurs le nom de "rue du Sainfoin") côté fleurs ; et aussi de folle avoine, de pâturin des près, de vulpin des champs côté graminées ; de trèfle violet (ou "trèfle sucré") côté plantes mellifères ; ou encore des orties côté cuisine. Sur les bords de rivière, les arbres visibles à Jouy sont principalement des saules, et très secondairement des peupliers. Présence sur le territoire communal de faune observable (chevreuils, lièvres, lapins de garenne, perdrix, voire de faisans), confirmée par les listes des plans de chasse départementaux et les récits d'automobilistes ; difficiles à observer, on peut citer dans les micromammifères commensaux la présence de campagnols, souris, voire de rat des moissons. Population aviaire de passereaux et de Corvidés.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Croix (chevalier) Légion d'honneur.

En dehors de l'ancien maire Eustache Lenoir, à la longueur de mandat exceptionnelle de 40 ans de réélections (1919-1949), presque aucun des personnes historique de la commune n'a de nom de rue dans la voirie de Jouy-sur-Morin (avenue Eustache-Lenoir dans le cas présent), presque exclusivement constituée de toponymes.

Le cas de Gilbert Chevance (avenue Gilbert Chevance), pionnier de la Résistance, militant de Combat Zone Nord, chevalier de la légion d'honneur, croix de guerre 1940, frère de Maurice Chevance s'est posé de façon différente.

L'Annuaire des titulaires de la Légion d'honneur mentionne, au XIXe siècle trois récipiendaires jouyssiens : Pierre Houzelot, chirurgien né le 1er septembre 1802, membre de la Société de chirurgie de Paris (Académie royale de chirurgie) ; Charles Caffin, né le 14 mars 1835 (dossier cote LH/403/55 au Centre d’accueil et de recherches des Archives nationales) ; Émile Larieux, né le 11 octobre 1855[119].

Jouy-sur-Morin est le lieu de naissance (1873) du poète Léon Charpentier, chroniqueur parisien (En roulant) sous la IIIe République.

Village natal aussi (1895) du pilote du guerre Jean Navarre (son père André Navarre était le directeur de la Papeterie du Marais de 1893 à 1898 avant de repartir en Province [120]), une jeune tête brûlée surnommée « la sentinelle de Verdun » ; as de la chasse française de la Première Guerre mondiale, il reçoit la Médaille militaire et Légion d'honneur et comptera une trentaine de victoires dont douze homologuées. Son curriculum militaire a été autant remarqué par ses actes d'indiscipline que par ses records (premier « doublé » de l'aviation de chasse le 26 février 1916, et premier « quadruplé » le 26 avril 1916, les deux exploits sur le front de Verdun). Blessé, il reprendra le service en 1917, pour mourir prématurément après la guerre dans un accident le 10 juillet 1919[121].

Jouy-sur-Morin est le lieu de retraite et de décès d'un grand scientifique français du XIXe siècle, Jean Guillaume Audinet-Serville (mort en 1858) ; entomologiste de renom, il systématise l'ordre des Orthoptères (insectes aux ailes droites, comme les sauterelles, cigales et grillons), avec la Revue méthodique de l’ordre des Orthoptères, qui (Annales des sciences naturelles, 1831). Il continue ensuite les travaux de Buffon, avec dans la série d’ouvrages intitulée les Suites à Buffon, un volume sur ces mêmes animaux (Histoire naturelle des insectes orthoptères, 1839). Jean Guillaume Audinet-Serville était l'un des 18 membres fondateurs de la Société Entomologique de France en 1832 et le premier président élu. Ses riches collections scientifiques personnelles (d'animaux naturalisés) ne sont pas restées sur la commune, vendues et dispersées à divers entomologistes à partir de 1845[122].

L'homme de lettres Maurice Nadeau, éditeur, entre autres, de René Char, Céline, Beckett, Kerouac, Arrabal, etc., père de la comédienne Claire Nadeau et du réalisateur Gilles Nadeau, décédé le 16 juillet 2013, est inhumé au cimetière de Jouy-sur-Morin.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Jouy-sur-Morin Blason Ondé coupé, au premier d'argent à la main dextre, appaumée de gueules sommée d'une croisette latine du même ; au second d'azur à trois coquilles d'or[123].
Ornements extérieurs 
Timbré d'une couronne murale et soutenu de deux épis de blé croisés en sautoir, le tout d'or.
Détails Blason conçu par Stéphane Devillers.
Adopté en conseil municipal le [124].

Contacté par la municipalité en juin 2001 pour effectuer des recherches concernant un blason communal existant ou bien - s'il n'en existait pas, des recherches visant à la création de ce blason, M. Stéphane Devillers travailla à l'élaboration d'un blason répondant aux règles de composition de l'héraldique et qui soit basé sur une symbolique liée à l'histoire de la commune. Ce travail fut validé par le Conseil Français d'Héraldique, avant d'être soumis au conseil municipal. Ce blason communal fut adopté le par l'ensemble du conseil municipal de Jouy-sur-Morin - sous le mandat de monsieur Gérard Valory[124].

Symbolique du blason[modifier | modifier le code]

Le « coupé-ondé » d'argent et d'azur représente le Grand Morin, la rivière passant sur le territoire de la commune. On trouve en 1 un meuble représentant un filigrane du XVIIe siècle dit de la main bénissante, probablement utilisé à cette époque dans les papeteries de la vallée du Grand-Morin. Sa symbolique est double : en tant que filigrane il représente l'industrie papetière - omniprésente sur le territoire communal, et de par sa forme dite de main bénissante, il représente la suzeraineté de l'Abbaye royale Notre-Dame et Saint-Pierre de Faremoutiers - suzeraineté qui s'exerça sur le fief de Jouy-sur-Morin dès avant l'an 1000[Contradiction] et jusqu'à la Révolution française. On trouve en 2 un groupe de 3 coquilles d'or sur fond azur : il s'agit là du meuble central du blason de la famille de Bonneval, titulaire du fief vassal de Jouy-sur-Morin à compter de 1478 - par don du roi Louis XI, et ce jusqu'à la veille de la Révolution française : en 1736 la branche cadette de la famille céda à l'Abbaye de Faremoutiers ses droits sur la Seigneurie du Montcel de Jouy-sur-Morin[Contradiction], et la branche aînée fit de même pour le fief de la Seigneurie en partie de Jouy, vers 1770. Le château seigneurial, situé hors du bourg, est alors rasé par décision de l'abbesse, vers 1780. L'écu des de Bonneval se blasonnait d'argent à la fasce d'azur chargé de 3 coquilles d'or[125], ce blason étant gravé sur les fonts baptismaux visibles dans l'église du village. La couronne murale de couleur qui timbre l'écu, représente le mur d'enceinte édifié au XVIe siècle autour du bourg de Jouy-sur-Morin, suivant les lettres de clôture de la ville de Jouy-sur-Morin données à Paris au mois de mars 1543[126]. Les épis de blé liés en sautoir qui soutiennent l'écu marquent quant à eux l'importance historique de l'activité agricole dans la commune. Le dossier d'élaboration du blason municipal a été déposé aux archives départementales de Seine-et-Marne par M. Stéphane Devillers[127].

Ecusson sportif[modifier | modifier le code]

En partie centrale, blason des années soixante.

Le premier blason de Jouy-sur-Morin est conçu par M. Aurélien Parent, directeur de l'école des garçons (Champlat) et président de la commission Nationale Ufolep TT, en l'année scolaire 1959/1960. Il fut créé avec la participation des élèves, et largement utilisé par les équipes sportives en renouveaux, notamment d’athlétisme, qui avaient besoin d'un véritable emblème. Il fut principalement diffusé sous la forme d’écussons en tissu, cousus sur les vêtements ou attachés sur du matériel, mais aussi en fanions, arborés lors des compétitions, ou parfois de spectacles organisés dans le préau de l’école. Il fut aussi utilisé en décoration de différents objets confectionnés par les élèves, et revendus pour alimenter la coopérative scolaire (exemple sur photo). À sa retraite en 1982, M. Parent, devenu entre-temps maire-adjoint honoraire chargé des sports de Chelles, proposa une reconnaissance officielle de cette première création. Un premier héraldiste fut alors mandaté par la commune pour mettre au point un blason normalisé. Ce blason originel ne fut pas retenu, mais c'est cette démarche qui a abouti au présent blason.

Refuge animalier[modifier | modifier le code]

Animaux domestiques : depuis 2003, Jouy-sur-Morin possède sur la commune le seul refuge animalier en France spécialisé dans les nouveaux animaux de compagnie, le refuge FREE (sigle : "Furets, Rongeurs, Etc, Etc") au hameau de Voigny[128]. Le champ couvert par cette structure originale recoupe une douzaine d'espèces de petits animaux de compagnie sous différents statut juridiques du ministère de l'Agriculture[129], perdus ou abandonnés et replacés en adoption ou en parrainage : chinchilla, cochon d'Inde, écureuil de Corée, furet, Gerbille, les différentes espèces de hamsters (hamster doré et les quatre espèces courantes de hamsters nains), lapin, octodon, rat, Souris, etc. (soit: des carnivores domestiques, des rongeurs, et des lagomorphes).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Agulhon, Maurice : Les Maires en France, du Consulat à nos jours ; Publications de la Sorbonne, 1986, (ISBN 2859441158).
  • Bailly, Paul : Toponymie en Seine-et-Marne : noms de lieux ; éditions Amattéis, 1989, (ISBN 2868490654).
  • Cahier Industries : "Arjo-Wiggins, des papiers de haute sécurité", no 26, avril 1997, p. 18 (ministère de l'Économie, de l'industrie et de l'emploi) ; (ISSN 1167-7287).
  • Dailly, Alain : La Seine-et-Marne, berceau du papier-monnaie : essai sur la manufacture de Courtalin, la papeterie du Marais, et l'usine de Biercy ; éditions Amatteis, 1996, (ISBN 2868491642).
  • Devillers, Stéphane : Un ensemble souterrain découvert à Jouy-sur-Morin (Seine-et-Marne) ; Bulletin du Groupement archéologique de Seine-et-Marne, 2002, no 43, p. 37–44, (ISSN 1140-7492).
  • Devillers, Stéphane : Église Saint-Pierre-et-Saint-Paul (Jouy-sur-Morin), évolution du plan et de la morphologie de l'édifice ; Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie de l'arrondissement de Provins, 2003, no 157, p. 93–130, (ISSN 1634-5711).
  • Geslin, Pierre : La Brie des Gallo-Romains : archéologie en liberté ; éditions Lys-Amatteis, 2003, (ISBN 2868492142).
  • Mousseaux, Maurice : La Brie protestante : aux sources françaises de la Réforme ; éditions Presses du Village, 1998, (ISBN 2841001504).
  • Plancke, René-Charles : La Ferté-Gaucher et ses environs à la Belle Époque ; éditions Amattéis, 1993, (ISBN 2868491367).
  • Vincent, Michel : Maisons de Brie et d'Île-de-France ; éd. M. Vincent, 1981, (Br.).
  • Cartes postales anciennes de Jouy-sur-Morin : éditions Caron, éditions Hincelin, éditions Jacob (et éditions jouyssiennes L. Denis) sur C.P.A.77 [4] ; réf. : carte C240N13, carte C240N25, carte C240N74, carte C240N92.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Photographie aérienne IGN de Jouy-sur-Morin, Système d'information géographique régional
  2. Fiche Météo-France sur les caractéristiques climatiques du département
  3. Organigramme de Météo-France, Fiche de présentation du C.D.M.77
  4. Météorage : Densité de foudroiement et nombre de jours d'orage pour une commune, fiche Jouy-sur-Morin, statistiques du réseau de détection des impacts de foudre pour la période 1997-2006
  5. Le Parisien, "La foudre est tombée sur un pavillon", 30/08/2003 (édition, Seine-et-Marne Nord)
  6. Le Parisien, "Le coq a retrouvé son clocher", 14/01/2002,Emeline Cazi.
  7. Voir la carte interactive des données gazières et pétrolifères du site du BEPH
  8. Carte IGN 2614-O, La Ferté-Gaucher : carte de randonnée, carte topographique "Série Bleue"
  9. Un schéma géologique l'explique très bien sur le site de la D.I.R.E.N. Île-de-France, à la page "Description détaillée des formations géologiques et des principaux aquifères"
  10. Voir le module de recherche par commune, et la carte des Gestionnaires, sur la page "l'eau potable en Seine-et-Marne" sur le site de la D.A.S.S. 77
  11. Fiche de synthèse de station hydrographique, Meilleray code station H5702010 (DIREN IDF)
  12. Archives départementales du Val-de-Marne : Jaugeages : séries 2766 W 1 - 2766 W 79, dossier 2766 W 30 (Jouy-sur-Morin, Grand Morin)
  13. Institut d'aménagement et d'urbanisme de la Région d'Île-de-France : fiche communale de mode d'occupation du sol (1999)
  14. [PDF] Agence Airparif : La qualité de l'air en Île-de-France en 2006, rapport annuel
  15. [PDF] Carte du réseau départemental Darche-Gros
  16. Arrêté Préfectoral du 23 septembre 1983, réglementant l’exercice de la navigation de plaisance et des activités sportives et touristiques sur la rivière de Marne et sur le Grand Morin, dans le département de Seine-et-Marne.
  17. Coulommiers-Voisins
  18. La Ferté-Infos, no 62, 2008.
  19. Communication personnelle, Servie Clients/plate-forme Héliport, Aéroports de Paris, 2008.
  20. Réémetteur de télévision géré dans le cadre d'un S.I.V.U. de quatre communes depuis 1980, au numéro de SIREN 257702860
  21. La Ferté-Infos, no 44, 2003.
  22. Liste publique de géolocalisation des hotspots Orange « Wi-Fi Access », version mise à jour du 17/10/2007 : [1]
  23. Idib. réf. 2
  24. Préfecture de Seine-et-Marne, organisation des services déconcentrés de l'État : http://www.seine-et-marne.pref.gouv.fr/sections/services_de_letat/les_services_deconcentres/
  25. Portail des compétences et organismes associés du conseil général de Seine-et-Marne : http://www.seine-et-marne.fr/front/go.do?sid=conseil_g_n_ral_1114438686000382
  26. Lexique administratif des sapeurs-pompiers : http://www.pompiers.fr/index.php?id=24&no_cache=1&lex[letter]=c
  27. PPR Inondation Grand Morin non-domanial 28/01/2005
  28. Arrêté préfectoral de catastrophe naturelle du 29/12/1999
  29. Site portail sur les PPR
  30. Préfecture de Seine-et-marne, SIDPC/PPIDMR : Présentation du risque industriel, 2006, p. 2
  31. DPPR/SEI (ministère de l'Écologie), Bureau d’analyse des risques et pollutions industrielles : Accident no 2832, réf. 05/09/1991-77-21.1C.
  32. cf. séance plénière du conseil régional d'Île-de-France, du 28 juin 2007
  33. La carte de 1635 de W. Blaeu est d'ailleurs numérisée, et visible en ligne sur le catalogue Gallica de la Bibliothèque nationale de France (Cote : IFN-7710212, Notice n° : FRBNF40582533).
  34. Jaillot, Bernard-Antoine : Carte des postes de France, 1748 ; réf. notice Bibliothèque Nationale de France n°FRBNF38638211, Cote au Département des Cartes et Plans IFN-7710647.
  35. Voir la notice catalographique B.N.F. de la carte, réf. Notice B.N.F, n°:FRBNF40860538.
  36. Voir à ce sujet les différentes catégories sur l'icône "L" de la barre d'outils sur le site de l'EHESS : Légendes Cassini : http://cassini.ehess.fr/cassini/fr/html/1_navigation.php
  37. Ce travail topographique est conservé au Département des Cartes et Plans de la Bibliothèque nationale de France (site "Richelieu"), sous la cote Ge. CC-1218
  38. Archives départementales de Seine-et-Marne, Guide du lecteur, 2007, p. 8 et p. 13
  39. Picquet, Charles : Atlas topographique des environs de Paris, feuille 12 "Coulommiers", 1800 (voir aux Archives nationales, série S.
  40. Carte de la distribution linguistique de la langue d'Oïl
  41. Petit Lexique Briard en ligne
  42. Ordonnance du 19 octobre 1935, portant fixation de la limite territoriale entre la commune de Jouy-sur-Morin et celle de La Ferté-Gaucher
  43. FNAIM, communication personnelle, 2008
  44. IAURIF. : Synthèse de l'atelier territorial K de révision du SDRIF, 2005-2006, page 4.
  45. Itinéraires romains en France, sommaire des voies romaines : http://pagesperso-orange.fr/itineraires-romains-en-france/templates/sommaire.htm
  46. cf. Table de Peutinger, Pars II
  47. Fédération française des amis des moulins, Moulins de France no 56, 2003 : Moulins disparus de la rivière Grand Morin, par Patrick Dumoulin
  48. Blog perso
  49. Leboeuf Louis : Précis d'histoire de Seine-et-Marne ; Amatteis, 1984, ISBN 2-86849-145-6 (c'est une réédition d'un ouvrage beaucoup plus ancien).
  50. cf. La Gazette des Ventres Jaunes, 2002
  51. Voir à ce sujet les bibliographies et études sur la circulation monétaire des monnaies champenoises féodales, sur le site numismatique d'Adam Christophe : http://www.lesmonnaieschampenoises.fr/etudes.htm
  52. Mousseaux Maurice : La Brie protestante : aux sources françaises de la Réforme, éditions Presses du Village, 1998, ISBN 2841001504
  53. Chronique paroissiale du père Anselme, tome VI, page 392 : Mariage en 1624 entre Robert De Bonneval et Louise de Montdoucet (province du Perche)
  54. Bulletin du Groupement archéologique de Seine-et-Marne, (Un ensemble souterrain découvert à Jouy-sur-Morin, par Devillers Stéphane), 2002, no 43
  55. Idib., ref. 22
  56. cf. S.H.A.G.E. 2005
  57. Acte notarié : bail passé devant Me Houldry notaire, consenti par Sébastien Bonneau receveur de Jouy, demeurant à Laval (même paroisse) le 1er août 1680, à Denis Loisille marchand foulon demeurant à la Ferré-Gaucher (Archives départementales)
  58. Le terrier de Le Teillier (1670), cité dans La Ferté-Infos no 61 de 2008
  59. Condamnation mentionnée dans la base de recensement "MairesGenWeb" de l'association FranceGenWeb : http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/objectif.php
  60. cf. La Ferté-Infos, no 45, 2004
  61. Musée départemental des Pays de Seine-et-Marne, Notice no 2002.26.42 sur les photographies de la Papeterie du Marais et de Sainte-Marie sur le Grand-Morin
  62. Archives nationales : fond F7 (police générale), cote F7 6814 (séries "Police Politique/Affaires particulières 1815-1830"), dossier no 1913, Vivant-François Rey, surveillant du timbre à la papeterie du Marais dans le département de Seine-et-Marne, frappé de démence (1816)
  63. Sarazin-Charpentier, Denis : Boissy-le-Châtel : cité papetière, éd. A. Sutton, 2005, ISBN 2849103284
  64. Site officiel de la mairie de Saint-Siméon, page Histoire : http://pagesperso-orange.fr/mairie-de-st-simeon/HTML/epoque.htm
  65. Article 3 du Traité préliminaire de paix, du 26 février 1871 signé à Versailles : http://www.roi-president.com/telechargement/traite/traite-preliminaire-paix-1871.doc
  66. Horaires d'hiver voyageurs 1912-1913, ligne Gretz-Sézanne (avec direct Gretz-Paris) conservés dans L'Indicateur rapide des Chemin de fer de l'Est, 21 ° année, 1 ° édition
  67. Frances Wilson-Huard : My Home in the Field of Honor, Kessinger Publishing, 2004 ; ISBN 9781417931682.
  68. Journal Officiel, 8 janvier 1915 : rapport officiel de la Commission d'Enquête sur les Atrocités Allemandes en France, p. 333
  69. Petre, L., Ewart, W., Lowther C. : The Scots Guards in the Great War 1914-1918, éditions John Murray, 1925.
  70. Citation D.S.C. Jane Jeffrey : General Orders 71, W.D., 1919, Home Town: Dorchester, MA.
  71. MemorialGenWeb.org - Jouy-sur-Morin : monument aux morts
  72. Article Banque de France, section Papeterie, sur le site officiel de la mairie de Chamalières : http://www.ville-chamalieres.fr/article.php3?id_article=10
  73. Comparer à ce sujet les différentes dates de constitution des syndicats intercommunaux d'électrification, sur la base BANATIC du ministère de l'Intérieur et des collectivités locales : http://www.banatic.interieur.gouv.fr/Banatic2/
  74. Plancke, René-Charles : La Seine-et-Marne 1939-1945, tome 2 : Vie quotidienne pendant l'Occupation allemande ; éditions Amatteis, 1985, ISBN 2868490107
  75. France-Dimanche, 24 octobre 1954
  76. Les archives de la région SNCF de l’Est, Service Voie et Bâtiments, sur les destructions de la période 1939-1945 : répertoire numérique dressé sous la direction de Laurence Bour, décembre 2003 (Centre d'Archives Historiques de la SNCF)
  77. Cherrier, C. et Roy, R. : La Résistance en Seine-et-Marne (1939-1945), éditions Presses du Village, 2002 (p. 231-241).
  78. Actualités Sociales
  79. Le Parisien : "L'entreprise Droguet a trouvé un repreneur", 19/05/2001, Georges Blond (édition Seine-et-Marne)
  80. Le Parisien, édition Seine-et-Marne, : une région sinistrée par les plans sociaux, mardi 15 avril 2003.
  81. Le Courrier de l'Ouest, 19 octobre 1954.
  82. Page sur la médiatisation de « l'affaire Farnier », sur un site personnel consacré aux apparitions de 1954 : http://ufologie.net/1954/30sep1954jouyf.htm
  83. Catalogue BN-Opale plus, Bibliothèque nationale de France, Estampe cote FT 5-DG-1 ; Notice n°: FRBNF40531198
  84. Le Parisien, "Le pompier pyromane verra un psychiatre", 22/05/2004, Hervé Sénamaud, (édition Seine-et-Marne).
  85. Société d'Histoire, Art, Généalogie et d'Échanges 77, page de septembre 2005
  86. Site du Ministère de l'Intérieur
  87. Portail administratif de la Documentation française Service-Public.fr : http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F1951.xhtml?&n=Elections&l=N4&n=Elections%20politiques&l=N47&n=Objet%20et%20mode%20de%20scrutin%20des%20diff%C3%A9rentes%20%C3%A9lections&l=N48&n=Elections%20municipales&l=N49
  88. Louis Dumont, Contre le conseil municipal sortant et sur ses différends avec la Société du Marais, 1880 (Bibliothèque nationale de France, cote 8-LK7-22042)
  89. NOTA : Le nombre des conseillers municipaux est fixé par l'article L 2121-2 du Code général des collectivités territoriales
  90. fiche INSEE 2006
  91. [PDF] INSEE - Jouy-sur-Morin
  92. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  93. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2008, 2010, 2013.
  94. Journal du Net - Économie, Encyclopédie des communes de France
  95. Écoles de Jouy-sur-Morin
  96. J.D.N. Management, fiche Jouy-sur-Morin (77320)
  97. Le Pays Briard : "Jouy-sur-Morin : entre brocante et manèges", article du 18/04/2004
  98. Le Pays Briard : "Jouy-sur-Morin : le retour des feux de la Saint-Jean", article du 03/07/2008 et vidéo en ligne du même jour :
  99. FTT, Ligue de tennis de Seine-et-Marne, les circuits : http://www.ligue.fft.fr/seine-et-marne/clubs/lessites.htm
  100. Présentation des installations de l'association sportive Body-Gym : http://bodygym77.zmx.cc/index.html
  101. Décision du CSA no 2007-121 du 20 mars 2007, relative à la liste des candidats admis à concourir dans le cadre de l'appel aux candidatures dans le ressort du comité technique radiophonique de Paris
  102. Syndicat de la Presse Quotidienne Régionale, zone de couverture
  103. Syndicat de la Presse Hebdomadaire Régionale, zone de couverture
  104. Dossier local INSEE 77240 : chiffres-clés - exploitations agricoles, 1999
  105. AGRESTE, Jouy-sur-Morin : recensements agricoles 1988 et 2000
  106. La République de Seine-et-Marne du 1er mai 2000 : "Tourisme et produits du terroir", Rémi Tillet.
  107. Société Arjowiggins : brochure clients "Central banks", consultable en ligne au format Pdf : http://www.security.arjowiggins.com/download/CentralBanksBrochure.pdf
  108. Le Parisien : "L'épreuve de force a débuté chez Arjo-Wiggins", 26/06/2003, Hervé Sénamaud (édition Seine-et-Marne).
  109. Ministère de l'Environnement Ministère de l'Écologie, de l'Environnement et de l'Aménagement durable, Registre français des émissions polluantes : http://www.pollutionsindustrielles.ecologie.gouv.fr/IREP/index.php?adr=http://www.pollutionsindustrielles.ecologie.gouv.fr/IREP/quickResult.php?strRecherche=arjo
  110. [PDF] Dossier local INSEE
  111. Liste et horaires de proximité
  112. Portail des Chambres de Commerces et d'Industrie, Annuaire des entreprises
  113. Ministère des Finances : les comptes des communes, Jouy-sur-Morin, Tableau Année 2006 : [2]
  114. La Seine-et-Marne à pied (Topo-Guide PR), Fédération Française de la Randonnée Pédestre, ISBN 2751400175
  115. I.A.U.R.I.F. : Schéma directeur régional d'Île-de-France 2007, Projet Arrêté par Délibération du Conseil Régional le 15 février 2007, page 124.
  116. Voir les tableaux de relevés de populations de ces deux station du Grand-Morin, sur le site IMAGE (Information sur les milieux aquatiques pour la gestion environnementale) : http://csp.hosting.transpac.fr/wd100awp/wd100awp.exe/connect/cspsie10?Appli=1&Param=Sie/poisson/cours/p-ce.htm
  117. cf. La Gazette des Ventres Jaunes, 2002.
  118. Arrêté préfectoral no 2007/DDAF/SFEE/171, relatif à l’ouverture et la clôture de la chasse dans le département de Seine-et-Marne, pour la campagne 2007-2008
  119. Base de données Léonore des Archives nationales, cotes LH/1313/56, LH/403/55, LH/1483/38
  120. Voir la Biographie familiale sur le site mémorial très complet sur Jean Navarre : http://www.navarre-jean.com/sonpere.htm
  121. Ibid réf. 109, avis de son supérieur hiérarchique page : http://www.navarre-jean.com/missions.htm
  122. Amyot C., : "Notice nécrologique : Jean Guillaume Audinet-Serville", Annales de la Société entomologique de France (3) 6, 1858.
  123. Jouy-sur-Morin sur Conseil français d'héraldique (consulté le 31/05/2013)
  124. a et b Un blason pour Jouy-sur-Morin sur le Blog de Stéphane Devillers (consulté le )
  125. cf. Bibliothèque Nationale Richelieu, Dossiers généalogiques de la noblesse, Chérin 31, n° 642 : de Bonneval, Brie et Gâtinais
  126. Cf. AD77, Cote H445 : Inventaire des Titres de l'Abbaye de Faremoutiers
  127. cf. AD77, Cote 100 J 1128, entrée n°18557, Don de l'auteur, 10 juin 2004
  128. Ministère de l'Agriculture, B.I.M.A., Un refuge pour NAC, août 2004, p. 26
  129. Pour faire la différence entre un rongeur de compagnie classé domestique (cohon d'Inde, etc.) et un rongeur de compagnie classé sauvage (octodon, etc.), voir : Arrêté du fixant la liste des espèces, races ou variétés d'animaux domestiques.