Dagny

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Icône de paronymie Cet article possède un paronyme, voir Daigny.

Dagny
Dagny
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Meaux
Canton Coulommiers
Intercommunalité Communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie
Maire
Mandat
Bernard Delavaux
2014-2020
Code postal 77320
Code commune 77151
Démographie
Population
municipale
307 hab. (2016 en diminution de 8,9 % par rapport à 2011)
Densité 39 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 43′ 00″ nord, 3° 10′ 00″ est
Altitude Min. 112 m
Max. 159 m
Superficie 7,89 km2
Localisation

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Dagny (prononcé [a.ˈɲi]) est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Dagny est située à environ 14 kilomètres au sud ouest de La Ferté-Gaucher [1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Amillis Chevru Rose des vents
N Frétoy
O    Dagny    E
S
Jouy-le-Châtel Bannost-Villegagnon

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de quatre cours d'eau référencés :

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 7,16 km[6].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose de 79,9 % de terres arables, 11,8 % de forêts et 8,2 % de zones agricoles hétérogènes[6].

Lieux-dits, écarts et quartiers[modifier | modifier le code]

La commune compte 42 lieux-dits administratifs répertoriés[7] dont les plus importants sont Fontaine Ramée, La Vigne Tiersot, La Malgagne, Le Bois Éluis et Moneuse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est mentionné sous les formes Daignis en 1274[8],[9] ; Doignys en 1276[10] ; Decima de Daignis et Danis au XIIIe siècle[11] ; Daignis en 1410[12] ; Dagnys en 1647[13] ; Agny en 1766[14].

L'étymologie de ce toponyme provient de l'agglutination du nom de personne gallo-romain danius et du suffixe acum qui signifie : la « terre de danno (courageux en gaulois) »[15].

Histoire[modifier | modifier le code]

Des traces d’occupation romaine ont été retrouvées[16].

Le moulin de la Bouchère, sur l’Aubertin est mentionné dès 1165[16].

La paroisse apparaît en 1274[16].

Dans la ferme de l'Aubetin, au XVIIIe siècle, Henri-Alexandre Tessier, agronome et docteur en médecine, croisa le premier les moutons de Brie avec les mérinos espagnols. Il s'ensuivit une amélioration sensible de la laine et une viande d'excellente qualité en boucherie[17].

Le moulin de l'Aubetin qui n'existe plus était le seul moulin à huile de noix de cette vallée[17].

Circonscriptions d'Ancien Régime

Intendance : Paris • Élection : Coulommiers • Subdélégation : Coulommiers • Grenier à sel : Provins • Coutume : Paris • Parlement : Paris • Bailliage : Meaux • Gouvernement : Champagne • Diocèse : Meaux - Archidiaconé : Brie • Doyenné : Coulommiers[16].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune était intégrée à l'arrondissement de Provins du département de Seine-et-Marne.

Afin de faire coïncider les limites d'arrondissement et celles des intercommunalités, elle intègre le l'arrondissement de Meaux[18].

Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la cinquième circonscription de Seine-et-Marne.

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de La Ferté-Gaucher[19]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre le canton de Coulommiers.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune était membre de la communauté de communes Avenir et développement du secteur des Trois Rivières, créée fin 1993.

Le , celle-ci fusionne avec la communauté de communes de la Brie des Templiers pour former la communauté de communes du Pays de Coulommiers.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République (Loi NOTRe) du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants (et 5 000 habitants en zone de montagnes), le schéma départemental de coopération intercommunale (SDCI) de Seine-et-Marne prescrit sa fusion avec la communauté de communes de la Brie des moulins.

La communauté d'agglomération Coulommiers Pays de Brie est ainsi créée le , dont la commune est désormais membre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[20],[16]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1848 1871 Henry Nottin   Propriétaire
1871   Isidore Anatole Camus    
1873   Alexandre Defer    
1876   Baptiste Alexandre Defer   Cultivateur
1879   Anatole Remy   Cultivateur
1881   Michel Hyacinthe Miquet   Cultivateur
1884   Louis Honoré Médard Darras   Propriétaire
1887   Louis Michel Miquet   Propriétaire
1888   Louis Anatole Rémy   Propriétaire
1896   Paul Chevrier   Fermier
1912   Ernest Nottin   Notaire
1924   Henri Victor Couturier   Rentier
1925   Aimé Marie Barotte   Retraité
1929   Marcel Picard   Agriculteur
1932 1937 Marcel Picard   Agriculteur
1947 1971 Gustave Pron    
1971 1989 Claude Delavaux   Conducteur TPE
Les données manquantes sont à compléter.
juin 1995   Rémond Moyat   Ingénieur
septembre 2003 En cours
(au 23 mai 2017)
Bernard Delavaux   Mécanicien agricole
Réélu pour le mandat 2014-2020

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[22].

En 2016, la commune comptait 307 habitants[Note 1], en diminution de 8,9 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
174209195194217247233270247
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
267276284281265292272269237
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
260253244200242231209196201
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012
211179200229272322338340334
2016 - - - - - - - -
307--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[19] puis Insee à partir de 2006[23].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts.
  • L'église, placée sous le patronage de saint Géroche du XIIe siècle renferme notamment une Vierge à l'Enfant polychrome du XIIIe siècle[24], un buste de saint Géroche, et un christ en croix, en bois du XVe siècle[25].
  • À la sortie du village, un monument aux morts en forme de lanterne fut édifié un peu après 1918 en hommage aux combattants.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Légendes[modifier | modifier le code]

La légende veut que saint Géroche ait placé un boulet (situé près de l'autel dans l'église) pour creuser un ruisseau reliant l'ancien étang du hameau de Moneuse à l'Aubetin, donnant ainsi naissance au ru de Saint-Géroche.

Il aurait planté un bâton sur le chemin se trouvant à droite après la première maison en venant de Jouy-le-Chatel. Une épine noire aurait pris racines. Elle existe toujours à cet endroit où elle fleurit deux fois par an, dont une fois à Noël. Saint Géroche est fêté le 5 juillet[17].

Une croyance locale voulait qu’une jeune fille désirant se marier dans l'année invoque le nom de saint Géroche pour obtenir de meilleures chances de réussir son mariage. Elle mettait autour du cou du saint un ruban symbolisant l'attachement à son futur époux[réf. nécessaire].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Localisation de La Ferté-Gaucher » sur Géoportail (consulté le 13 août 2018).
  2. Sandre, « L’ Aubetin »
  3. Sandre, « Ru Saint-Géroche »
  4. Sandre, « Ru de l'Étang de Beuvron »
  5. Sandre, « Fossé 01 des Grands Sillons »
  6. a et b Site SIGES - Seine-Normandie consulté le 13 août 2018
  7. Site territoires-fr.fr consulté le 13 août 2018 sous le code commune 77151
  8. Henri Stein et Jean Hubert, Dictionnaire topographique du département de la Seine-et-Marne, Paris, (lire en ligne), p. 177.
  9. Actes commune Provins, p. 13.
  10. Longnon, II, p. 84.
  11. Bull. hist. dioc. Meaux, III, 1903, p. 180 et 181.
  12. Archives nationales, S 361, n° 23.
  13. Archives nationales, S 5182b.
  14. Archives nationales, S 2001.
  15. Paul Bailly, 1989, Toponymie en Seine-et-Marne, (ISBN 2402033592).
  16. a b c d et e « Dagny », Société d(histoire, d'art, de généalogie et d'échange - SHAGE 77 (consulté le 25 août 2018).
  17. a b et c Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées atome77
  18. « Arrêté du 30 décembre 2016 du préfet de la région d'Île-de-France portant modification des limites territoriales des arrondissements du département de Seine-et-Marne », Recueil des actes administratifs de la préfecture d'Île-de-France, no spécial IDF-001-2017-01,‎ , p. 11-23 (lire en ligne [PDF], consulté le 21 août 2018).
  19. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  20. « Les maires de Dagny », sur http://www.francegenweb.org/mairesgenweb/resultcommune.php?id=15243 (consulté le 25 août 2018).
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  24. « Statue : Vierge à l'Enfant », notice no PM77000527, base Palissy, ministère français de la Culture
  25. « Statue : Christ en croix », notice no PM77000526, base Palissy, ministère français de la Culture.