Vaudoy-en-Brie

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vaudoy-en-Brie
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
Arrondissement Provins
Canton Fontenay-Trésigny
Intercommunalité Communauté de communes du Val Briard
Maire
Mandat
Béatrice L'Écuyer
2014-2020
Code postal 77141
Code commune 77486
Démographie
Gentilé Vaudoyens
Population
municipale
884 hab. (2014)
Densité 33 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 18″ nord, 3° 04′ 53″ est
Altitude Min. 100 m – Max. 137 m
Superficie 26,98 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

Voir sur la carte administrative d'Île-de-France
City locator 14.svg
Vaudoy-en-Brie

Géolocalisation sur la carte : Seine-et-Marne

Voir sur la carte topographique de Seine-et-Marne
City locator 14.svg
Vaudoy-en-Brie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Vaudoy-en-Brie

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Vaudoy-en-Brie
Liens
Site web http://www.vaudoyenbrie.fr

Vaudoy-en-Brie est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Vaudoyens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Le village est situé à 24 km au nord-ouest de Provins et à 20 km au nord-est de Nangis.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Vaudoy-en-Brie
Touquin
Le Plessis-Feu-Aussoux
Saints
Beautheil
Amillis
Voinsles Vaudoy-en-Brie
Pécy Jouy-le-Châtel

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

Trois hameaux sont répartis sur la commune : le Jariel, le Luxembourg et les Taillis.

Le territoire comprend également dix fermes isolées au milieu de leurs champs : Courtavenel, Vaujard, le Luat, la Bonnière, Gloise, la Berge, Monthiéran, les Prés, Champotran et Grangemenant.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est très peu accentué, en très grande partie occupé par des terres agricoles. Les principaux espaces boisés sont au nord (bois de Grangemenant, bois de la Ferrière) tandis que quelques petits bois épars se répartissent sur le reste du territoire.

Les industries extractives sont présentes sur le territoire avec des carrières d'exploitation des calcaires du Champigny et des puits de pétrole. Le territoire de la commune est inclus dans la concession de "Champotran" découverte en 1985 et exploitée depuis 1997 par Vermilion Energy. De nouveaux puits de développement vont être forés sous la nappe phréatique des calcaires du Champigny[1].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

  • Le village est traversé par la Visandre.
Le 31 août 1958, la Visandre, habituellement un calme ru, déborde et envahit la plaine. En 2016, la visandre déborde à nouveau de façon spectaculaire.
  • Le ru de l'Étang de Beuvron, affluent de l'Yerres traverse la partie nord de la commune.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

On y accède soit par l'A4, sortie 13 en direction de Provins, soit par la N4.

Toponymie, étymologie[modifier | modifier le code]

  • du latin « vallis », vallée
  • Vodeium - Voudeium - Vodois-en-Brie - Vauldoy-en- Brie - Vaudois - Vaudoy - Vaudoy-en-Brie[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire est situé sur le passage d'une voie romaine, une des routes de la Via Agrippa allant de Sens à Meaux par Châteaubleau et Chailly-en-Brie.

Le village est mentionné au XIIIe siècle, « Vodoi ». Jusqu'en 1285 le village est situé dans une "marche séparante" dans laquelle les habitants dépendent et du puissant comte de Champagne et du roi de France. Par le mariage en 1284 du futur Philippe le Bel et de Jeanne Ire de Navarre le village est rattaché à la couronne lorsque Philippe le Bel devient roi de France en 1285.

La motte Chartreuse est citée en 1443, la motte Chantibout en 1467. Église à la collation de l'évêque de Meaux. Prieuré bénédictin de la Buhotière ou de la Bonnière, à la collation de l'abbé de Saint-Martin de Pontoise.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 mars 2008 Christian Giroud    
mars 2008 en cours Béatrice L'Écuyer [3]    

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 884 habitants, en augmentation de 7,02 % par rapport à 2009 (Seine-et-Marne : 4,68 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
640 753 739 725 792 803 830 844 848
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
855 837 810 771 823 816 786 752 750
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
793 753 740 637 593 599 571 600 575
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
509 460 444 469 582 675 808 849 884
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

La progression de la population est sensible depuis une trentaine d'années et devrait se maintenir dans les prochaines années, avec la tendance des franciliens à vouloir s'installer en grande couronne, où les prix de l'immobilier sont moins élevés avec un cadre de vie plus rural.

Événements[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Médard.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Consacrée en 1540, l'église Saint-Médard, Logo monument historique Classé MH (1921)[8],[9].

Précédée d'un porche du XIIe siècle, elle se compose d'une nef de la même époque, voûté au XVIe siècle, accostée de collatéraux, et terminée par un chœur de la 1re moitié du XIIIe siècle. Ce dernier, formé de deux travées précédant une abside polygonale, est également flanqué de bas-côtés terminés par des chapelles polygonales. Il présente une gracieuse élévation à trois étages (grandes-arcades, triforium, fenêtres-hautes) qui l'on fait surnommé la « lanterne de la Brie ».
Le clocher, au toit en pavillon, se dresse sur le flanc nord du chœur de l'église.
L'édifice abrite une statuaire de qualité, dont un christ en bois du XVe siècle.

Architecture civile[modifier | modifier le code]

  • Fermes de type briard : bâtiments disposés autour d'une cour carrée, toits de tuiles plates.
  • Éolienne.
  • Fontaine de Saint-Médard, XVe siècle (puits artésien)[10].
  • Châteaux de Glaise, de Tilloy et de Courtavenel le plus connu (fut jusqu'en 1865 un des lieux les plus fréquentés par des musiciens et des romanciers tels que Berlioz, Corot, Flaubert, Gounod, etc.)[11],[12].
  • Château de Champotran, XVIIe siècle[13].

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Vie artistique et littéraire au XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le château de Courtavenel est dans les années 1850 un rendez-vous littéraire et musical. Le propriétaire Louis Viardot, âgé d'une quarantaine d'années, épouse en 1840 Pauline Garcia âgée de 18 ans qui deviendra la cantatrice Pauline Viardot, sœur cadette de la célèbre Maria Malibran. George Sand fut l'artisan du mariage. Leur fils Paul Viardot naîtra au château.

L'écrivain russe Ivan Tourgueniev a fait de fréquents séjours à Courtavenel.

Charles Gounod y composa l'opéra Sapho pour Pauline, et Hector Berlioz y finira les Troyens.

Le château a été détruit vers 1884 et il n'en reste qu'une ferme. Un siècle auparavant, vers 1760, Gabriel-Charles de Lattaignant composa à Grangemenant certains couplets de la célèbre chanson populaire J'ai du bon tabac.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]