Villecerf

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Villecerf
La mairie
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Fontainebleau
Canton Montereau-Fault-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
François Deysson
2014-2020
Code postal 77250
Code commune 77501
Démographie
Gentilé Villecerfois
Population
municipale
700 hab. (2012)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 38″ N 2° 50′ 51″ E / 48.327222222, 2.847548° 19′ 38″ Nord 2° 50′ 51″ Est / 48.327222222, 2.8475  
Altitude Min. 60 m – Max. 139 m
Superficie 10,94 km2
Localisation

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Liens
Site web villecerf.fr

Villecerf est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villecerfois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villecerf est à 6 km au sud de Moret-sur-Loing. Le village est installé sur la rive gauche de la rivière l’Orvanne.

Communes limitrophes de Villecerf
Écuelles Montarlot Ville-Saint-Jacques
Épisy Villecerf
Villemer Dormelles

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La Fondoire, Pilliers, parc de Saint-Ange, ferme de Trin.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Rivière l’Orvanne.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les documents les plus anciens mis au jour aujourd'hui sont du XIe siècle. Aucun document direct n'a été trouvé. Villecerf faisait partie du Gâtinais, rattaché au royaume de France en 1061, sous le règne de Philippe Ier.

À cette période, la paroisse de Villecerf va dépendre de l'archevêché de Sens. Villecerf comprend nombre de fiefs et arrière fiefs : Villecerf qui donne donc son nom à la paroisse, Bezelet, La Motte aux Ratheaux, Le Dy, Pilliers qui sont tenus par des familles locales, qui toutes s'éteindront avant le XIVe siècle, plusieurs d'entre elles à la Croisade et un monastère Grandmontain Saint-Étienne de Trin. La paroisse de Villecerf comprend alors plusieurs châteaux et mottes féodales. À la suite des épidémies de peste du XIVe siècle et de la disparition de ces familles tenant fief, comme d'ailleurs nombre de familles du circonvoisinage, l'archevêché de Sens remodèlera l'emprise des paroisses. C'est ainsi que l'emprise du monastère de Trin sera inscrite dans la paroisse de Villecerf, alors qu'il dépendait primitivement de la paroisse de Villemer

Villecerf ne sera pas mentionné dans la prisée de 1332. De cette première période de son histoire, où sera construit dans la fin du XIIe siècle la première église paroissiale, il en reste des vestiges, et surtout des vestiges de décorations d'une extrême qualité : pierres sculptées, culs de lampes faits d'angelots ou de diables...

Les seigneurs de Villecerf disparus au XIIe siècle, la seigneurie et ses droits seigneuriaux seront acquis par les grandes abbayes parisiennes, puis par des familles du parlement de Paris, jusqu'à son achat par François le Charron, Chevalier, 1er baron de Saint Ange, Vicomte d’Orval, Baron d’Encours, Trésorier général de l’extraordinaire des guerres, Premier maître d’Hôtel de la Reine, Conseiller du roi en tous ses Conseils. François le Charron, détenteur des droits de justice de la seigneurie de Villecerf, qui avaient été rétablis pour Anne de Pisseleu Duchesse d'Étampes en 1537, fera rétablir les fourches patibulaires alors à trois piliers en fourches à deux piliers, à la limite des deux seigneuries, celle de Saint-Ange où il résidait dans son château de Saint-Ange et celle de Villecerf. Ces fourches patibulaires resteront en place jusqu'à la Révolution. Elles étaient placées au lieu-dit plus tard le Bois des Couardes, peut-être à cause de l'effroi qu'elles suscitaient. François Le Charron augmentera les jardins d'eaux de Saint-Ange alimentés par la rivière de l'Orvanne, pour rivaliser avec ceux établis en amont à Dormelles, et en aval à Ravannes. L'exceptionnelle plaque tombale de François Ier Le Charron mort en 1651, est dans l'église Saint-Martin de Villecerf, où malheureusement elle se trouve, faute de soins appropriés, en grand danger.

La seigneurie de Saint-Ange devenue baronnie en 1628 puis marquisat en 1652 sera démantelée en 1790 lors de la création des communes. Le château et le finage de l'ancien fief de Beaumont sont alors attachées à la commune de Villecerf, tandis que les parties nord et est de la seigneurie sont rattachés au village voisin de Dormelles, avec son château fort de Challeau, l'ancien siège des droits seigneuriaux de la seigneurie de Challeau.

Une route construite lors de la réalisation des « grands chemins de communication » sous la Restauration, en l'espèce celle de Montigny à Voulx, l'actuelle départementale D22, sépare le château de Saint-Ange de son jardin nord, en passant au pied même des murs des terrasses.

Des champs de pylônes électriques à très haute tension sur trois unités en champ, défigurent la plaine de Villecerf, en séparant maintenant le village de Villecerf de son site de Saint-Ange sur son versant ouest, brisant l'élégance et la profondeur de la vue. Le non-respect des règles d'attribution des permis de construire a laissé se créer une zone pavillonnaire ou encore d'habitat isolé, à l'intérieur du périmètre de protection du site classé (IRMH: Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, classements de 1923 et 1951)[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
août 1966 mars 1977 Jacques Delfortrie   Médecin
juin 1977 10 mai 1979 (décès) Michel Paepegaey   Agriculteur
juin 1979 2007 (décès) Henri Paquet   Professeur
février 2007 2014 Marie-Claude Bonnet   Secrétaire
mars 2014 en cours François Deysson[1]   Conseiller pédagogique

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2012, la commune comptait 700 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
356 337 336 370 455 513 506 511 508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
514 514 503 505 512 517 520 474 452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435 415 411 378 413 377 401 408 427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2012
413 362 511 603 746 738 801 704 700
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • 7 artisans et commerçants.
  • Carrières, cultures maraichères, fabrication de fromage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Église Saint-Martin de Villecerf
Ferme de Saint-Étienne de Trin, ancien prieuré Grandmontains
La Roche du Saut, deux blocs de grès équipés pour l'escalade

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin (XIIe siècle)-(XVIe siècle)-(XIXe siècle).
  • La ferme de l'ancien prieuré grandmontains de Trin (alias Train ou Trains) inscrite au titre des monuments historiques[4].
  • Montagne du Trin (145 m, belvédère et vaste panorama), rives du Loing, vallée de l'Orvanne, site pittoresque aux abords de la vallée du Loing, où se trouvent les vestiges des anciennes routes gauloise et romaine, les restes enfouis des anciennes forteresses féodales du château Dy, et du château de la Motte deux des cinq fiefs de la seigneurie de Villecerf
  • Les vestiges des fondations du château de Bézelet.
  • Le château de Saint-Ange (XVIe siècle)

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne de Pisseleu (1508-1575), la duchesse d’Étampes, la bâtisseuse de Challeau-Saint-Ange à Villecerf
  • Anne de Boulogne, l'épouse de François Ier Le Charron, qui fait entrer Port-Royal Saint-Ange à Villecerf
  • Ennemonde Servien, l'épouse de François II le Charron, qui fait entrer la littérature et les salons parisiens à Villecerf
  • Jeanne de Richebourg, fait entrer la nouvelle manière de servir son prochain, avec la fondation d'un prieuré des filles de la Charité à Villecerf, et soutient Voltaire qu'elle et son mari recueillent à Saint-Ange
  • Virginie de Rennel, marquise de Roys c'est l'entrée de Saint-Ange dans la littérature moderne au tiers du XIXe siècle avec Honoré de Balzac
  • Thérèse Geoffroy, marquise de Roys, l'âme de la tradition séculaire française, au service de ses proches pendant le temps de l'occupation allemande, au service des juifs persécutés par les Nazis, qu'elle recueille et abrite à Saint-Ange, au service de ses concitoyens en étant maire de Villecerf.
  • Don Denis MARTIN, moine bénédictin, prieur de l'Abbaye bénédictine de TOUMLILINE au Maroc qui vint s'installer au monastère de Villecerf en 1968 lorsque Hassan II, roi du Maroc, a demandé aux moines de quitter la montagne pour s'installer en ville. Le Père Denis a rejeté cette exigence et est venu à Villecerf avec une partie de ses moines; les autres étant partis renforcer les effectifs des monastères de Bouaké (Côte d'Ivoire) et de Koubri (Burkina Faso ex Haute-Volta). Le monastère de Toumiline ouvert en 1952 était un essaimage de l'Abbaye d'En Calcat près de Toulouse. Les scènes d'extérieur du film "des Hommes et des Dieux" sorti en 2011 ont été tournées au Monastère de Toumiline qui est maintenant un centre de vacances. Le Père Denis est décédé à En Calcat où il a été enterré. Plusieurs moines bénédictins ont été enterrés au cimetière de Villecerf, en particulier Hubert Saint Georges Chaumet qui s'est tué en mobylette à l'âge de 36 ans.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Patrimoine des Communes de la Seine-et-Marne. Flohic Éditions, tome II, Paris 2001, p. 1022-1024, ISBN 2-84234-100-7

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant à l'année 2006, première population légale publiée calculée conformément aux concepts définis dans le décret no 2003-485 du 5 juin 2003, et les années correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et aux années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en mars 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011, 2012.
  4. « Notice no PA00087320 », base Mérimée, ministère français de la Culture