Villecerf

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Villecerf
Villecerf
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Seine-et-Marne
(Melun)
Arrondissement Fontainebleau
Canton Montereau-Fault-Yonne
Intercommunalité Communauté de communes Moret Seine et Loing
Maire
Mandat
François Deysson
2014-2020
Code postal 77250
Code commune 77501
Démographie
Gentilé Villecerfois
Population
municipale
721 hab. (2016 en augmentation de 2,41 % par rapport à 2011)
Densité 66 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 19′ 38″ nord, 2° 50′ 51″ est
Altitude Min. 60 m
Max. 139 m
Superficie 10,94 km2
Localisation

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Liens
Site web villecerf.fr

Villecerf est une commune française située dans le département de Seine-et-Marne en région Île-de-France.

Ses habitants sont appelés les Villecerfois(es).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Villecerf est à 6 km au sud de Moret-sur-Loing sur la rive gauche de la rivière l'Orvanne.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Villecerf
Moret-Loing-et-Orvanne Moret-Loing-et-Orvanne Ville-Saint-Jacques
Moret-Loing-et-Orvanne Villecerf
Villemer Dormelles

Lieux-dits, hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

  • La Fondoire, Pilliers, parc du château de Saint-Ange, Trin (ferme).

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le système hydrographique de la commune se compose de sept cours d'eau référencés :

  • la rivière Orvanne, longue de 38,9 km[1], affluent du Loing, ainsi que :
    • un bras de 0,1 km[2] ;
    • un bras de 0,2 km[3] ;
    • un bras de 0,7 km[4] ;
  • le ru de la Fontaine, 1,1 km[5], et ;
  • le ru des Bouillons, 3,7 km[6], affluents de l'Orvanne, ainsi que :
    • un bras de 0,2 km[7].

La longueur linéaire globale des cours d'eau sur la commune est de 7,12 km[8].

Occupation des sols (2017)[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune se compose en 2017 de 93,94 % d'espaces agricoles, forestiers et naturels, 2,42 % d'espaces ouverts artificialisés et 3,64 % d'espaces construits artificialisés[9]

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Villeser, Villasarius, Villercerf, Train et Saint Angeu [10]
  • Ville Cerf en 1793, Villecerf en 1801[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les documents les plus anciens mis au jour aujourd'hui sont du XIe siècle. Aucun document direct n'a été trouvé. Villecerf faisait partie du Gâtinais, rattaché au royaume de France en 1061, sous le règne de Philippe Ier.

À cette période, la paroisse de Villecerf va dépendre de l'archevêché de Sens. Villecerf comprend nombre de fiefs et arrière fiefs : Villecerf qui donne donc son nom à la paroisse, Bezelet, La Motte aux Ratheaux, Le Dy, Pilliers qui sont tenus par des familles locales, qui toutes s'éteindront avant le XIVe siècle, plusieurs d'entre elles à la Croisade et un monastère Grandmontain Saint-Étienne de Trin. La paroisse de Villecerf comprend alors plusieurs châteaux et mottes féodales. À la suite des épidémies de peste du XIVe siècle et de la disparition de ces familles tenant fief, comme d'ailleurs nombre de familles du circonvoisinage, l'archevêché de Sens remodèlera l'emprise des paroisses. C'est ainsi que l'emprise du monastère de Trin sera inscrite dans la paroisse de Villecerf, alors qu'il dépendait primitivement de la paroisse de Villemer.

Villecerf ne sera pas mentionnée dans la prisée de 1332. De cette première période de son histoire, où sera construit dans la fin du XIIe siècle la première église paroissiale, il en reste des vestiges, et surtout des vestiges de décorations d'une extrême qualité : pierres sculptées, culs de lampes faits d'angelots ou de diables...

Les seigneurs de Villecerf disparus au XIIe siècle, la seigneurie et ses droits seigneuriaux seront acquis par les grandes abbayes parisiennes, puis par des familles du parlement de Paris, jusqu'à son achat par François le Charron, chevalier, 1er baron de Saint-Ange, vicomte d’Orval, baron d’Encours, trésorier général de l’extraordinaire des guerres, premier maître-d’hôtel de la reine, conseiller du roi en tous ses conseils. François le Charron, détenteur des droits de justice de la seigneurie de Villecerf, qui avaient été rétablis pour Anne de Pisseleu duchesse d'Étampes en 1537, fera rétablir les fourches patibulaires alors à trois piliers en fourches à deux piliers, à la limite des deux seigneuries, celle de Saint-Ange où il résidait dans son château de Saint-Ange et celle de Villecerf. Ces fourches patibulaires resteront en place jusqu'à la Révolution. Elles étaient placées au lieu-dit plus tard le Bois des Couardes, peut-être à cause de l'effroi qu'elles suscitaient. François Le Charron augmentera les jardins d'eaux de Saint-Ange alimentés par la rivière de l'Orvanne, pour rivaliser avec ceux établis en amont à Dormelles, et en aval à Ravannes. L'exceptionnelle plaque tombale de François Ier Le Charron mort en 1651, est dans l'église Saint-Martin de Villecerf, où malheureusement elle se trouve, faute de soins appropriés, en grand danger.

La seigneurie de Saint-Ange devenue baronnie en 1628 puis marquisat en 1652 sera démantelée en 1790 lors de la création des communes. Le château et le finage de l'ancien fief de Beaumont sont alors attachés à la commune de Villecerf, tandis que les parties nord et est de la seigneurie sont rattachées au village voisin de Dormelles, avec son château fort de Challeau, l'ancien siège des droits seigneuriaux de la seigneurie de Challeau.

Une route construite lors de la réalisation des « grands chemins de communication » sous la Restauration, en l'espèce celle de Montigny à Voulx, l'actuelle départementale D 22, sépare le château de Saint-Ange de son jardin nord, en passant au pied même des murs des terrasses.

Des champs de pylônes électriques à très haute tension sur trois unités en champ, défigurent la plaine de Villecerf, en séparant maintenant le village de Villecerf de son site de Saint-Ange sur son versant ouest, brisant l'élégance et la profondeur de la vue. Le non-respect des règles d'attribution des permis de construire a laissé se créer une zone pavillonnaire ou encore d'habitat isolé, à l'intérieur du périmètre de protection du site classé (IRMH: Inventaire supplémentaire des Monuments historiques, classements de 1923 et 1951)[réf. nécessaire].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les maires successifs[10]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
décembre 1947 1953 Thérèse de Roys   Marquise de Roys
mai 1953 1962 Léon Charles    
juin 1962 1965 Georges Henry    
mars 1965 1966 Pierre Cambournac    
août 1966 mars 1977 Jacques Delfortrie   Médecin
juin 1977 10 mai 1979 (décès) Michel Paepegaey   Agriculteur
juin 1979 2007 (décès) Henri Paquet   Professeur
février 2007 2014 Marie-Claude Bonnet   Secrétaire
mars 2014 En cours François Deysson[12]   Conseiller pédagogique en retraite

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[14].

En 2016, la commune comptait 721 habitants[Note 1], en augmentation de 2,41 % par rapport à 2011 (Seine-et-Marne : +4,43 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
356337336370455513506511508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
514514503505512517520474452
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
435415411378413377401408427
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
413362511603746738801704721
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[15].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

  • Carrières, cultures maraichères, fabrication de fromage.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Martin.
La ferme de Saint-Étienne de Trin, ancien prieuré Grandmontains.
La Roche du Saut, deux blocs de grès équipés pour l'escalade.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Martin (XIIe siècle)-(XVIe siècle)-(XIXe siècle).
  • La ferme de l'ancien prieuré grandmontains de Trin (alias Train ou Trains),  Inscrite MH (1926, Bâtiments à l'entrée et à gauche de la cour)[16].
  • Montagne du Trin (139 m, belvédère et vaste panorama), rives du Loing, vallée de l'Orvanne, site pittoresque aux abords de la vallée du Loing, où se trouvent les vestiges des anciennes routes gauloise et romaine, les restes enfouis des anciennes forteresses féodales du château Dy, et du château de la Motte deux des cinq fiefs de la seigneurie de Villecerf.
  • Les vestiges des fondations du château de Bézelet.[Où ?], [réf. nécessaire]
  • Le château de Saint-Ange (XVIe siècle),  Inscrit MH (1926, 1951, inscription par arrêté du 14 avril 1926 ; Restes des motifs d'architecture et de sculpture (mur de soutènement avec vases, escaliers, canal et bassin) dans le parc : inscription par arrêté du 4 décembre 1951)[17].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Anne de Pisseleu (1508-1575), la duchesse d’Étampes, la bâtisseuse de Challeau-Saint-Ange à Villecerf.
  • Anne de Boulogne, l'épouse de François Ier Le Charron, qui fait entrer Port-Royal Saint-Ange à Villecerf.
  • Ennemonde Servien, l'épouse de François II le Charron, qui fait entrer la littérature et les salons parisiens à Villecerf.
  • Jeanne de Richebourg, fait entrer la nouvelle manière de servir son prochain, avec la fondation d'un prieuré des filles de la Charité à Villecerf, et soutient Voltaire qu'elle et son mari recueillent à Saint-Ange.
  • Virginie de Rennel, marquise de Roys c'est l'entrée de Saint-Ange dans la littérature moderne au tiers du XIXe siècle avec Honoré de Balzac.
  • René de Roys (1898-1945) mort en déportation au camp de concentration d’Ellrich[18] et Thérèse de Roys (1907-1984)[19] ont reçu le titre de Juste parmi les nations en 1999. Une plaque en hommage au marquis de Roys et à son épouse a été apposée sur la place du village en 2012[20].
  • Don Denis Martin, moine bénédictin, prieur de l'abbaye bénédictine de Toumliline au Maroc qui vint s'installer au monastère de Villecerf en 1968 lorsque Hassan II, roi du Maroc, a demandé aux moines de quitter la montagne pour s'installer en ville. Le père Denis a rejeté cette exigence et est venu à Villecerf avec une partie de ses moines ; les autres étant partis renforcer les effectifs des monastères de Bouaké (Côte d'Ivoire) et de Koubri (Burkina Faso ex-Haute-Volta). Le monastère de Toumliline ouvert en 1952 était un essaimage de l'abbaye d'En-Calcat près de Toulouse. Le père Denis est décédé à l'abbaye d'En-Calcat où il a été enterré. Plusieurs moines bénédictins ont été enterrés au cimetière de Villecerf.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Patrimoine des Communes de la Seine-et-Marne. Flohic Éditions, tome II, Paris 2001, p. 1022-1024, (ISBN 2-84234-100-7)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sandre, « Fiche cours d'eau - L’Orvanne (F4398000) »
  2. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Orvanne (F4398801) »
  3. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Orvanne (F4398601) »
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras de l'Orvanne (F4399101) »
  5. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru de la Fontaine (F4398800) »
  6. Sandre, « Fiche cours d'eau - Ru des Bouillons (F4398401) »
  7. Sandre, « Fiche cours d'eau - Bras des Bouillons (F4398501) »
  8. Site SIGES – Seine-Normandie (Système d’information pour la gestion des eaux souterraines en Seine-Normandie), consulté le 16 janvier 2019
  9. [PDF]Fiche communale d'occupation des sols en 2017 sur le site cartoviz.iau-idf.fr
  10. a et b « Villecerf », sur http://www.genea77-shage.info (consulté en juillet 2019).
  11. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. « Annuaire des communes de Seine-et-Marne », sur um77.fr (Union des maires de Seine-et-Marne) (consulté en juillet 2019).
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  16. « Ferme de Trin », notice no PA00087320, base Mérimée, ministère français de la Culture
  17. « Château de Saint-Ange ou de Challeau », notice no PA00087319, base Mérimée, ministère français de la Culture
  18. René de Roys sur le site de l'AJPN
  19. Thérèse de Roys sur le site de l'AJPN
  20. http://museedelaresistanceenligne.org