Ternoise

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la Ternoise
La Ternoise à Anvin.
La Ternoise à Anvin.
La Ternoise dans le bassin de la Canche
La Ternoise dans le bassin de la Canche
Caractéristiques
Longueur 41,4 km [1]
Bassin 342 km2 [2]
Bassin collecteur la Canche
Débit moyen 4,45 m3/s (Hesdin) [2]
Nombre de Strahler 5
Organisme gestionnaire syndicat mixte pour le SAGE de la Canche[3]
Régime pluvial océanique
Cours
Source au nord-ouest du centre du village
· Localisation Ostreville
· Altitude 137 m
· Coordonnées 50° 23′ 10″ N, 2° 23′ 19″ E
Confluence la Canche
· Localisation Huby-Saint-Leu
· Altitude 22 m
· Coordonnées 50° 22′ 53″ N, 2° 00′ 42″ E
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Ramecourt
· Rive droite le Faux et l'Eps
Pays traversés Drapeau de la France France
Département Pas-de-Calais
Arrondissements Arras, Montreuil
Cantons Saint-Pol-sur-Ternoise, Auxi-le-Château
Régions traversées Hauts-de-France
Principales localités Saint-Pol-sur-Ternoise

Sources : SANDRE:E5400650, Géoportail, Banque Hydro

La Ternoise est une rivière française de la région Hauts-de-France, dans le département du Pas-de-Calais, et l'affluent principal, en rive droite, du fleuve côtier la Canche.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Ternoise prend sa source au nord-est de Saint-Michel-sur-Ternoise, sur la commune de Ostreville, à 137 m d'altitude[4], passe à Saint-Pol-sur-Ternoise[5].

De 41,4 km de longueur[1], elle conflue dans la Canche à Huby-Saint-Leu, à 22 m d'altitude[6], localité très proche de la ville d'Hesdin.

Communes et cantons traversés[modifier | modifier le code]

dans le seul département du Pas-de-Calais, la Ternoise traverse les vingt-et-une communes suivantes[1], d'amont en aval, de Ostreville (source), Roëllecourt, Saint-Michel-sur-Ternoise, Saint-Pol-sur-Ternoise, Gauchin-Verloingt, Hernicourt, Wavrans-sur-Ternoise, Monchy-Cayeux, Anvin, Teneur, Érin, Tilly-Capelle, Blangy-sur-Ternoise, Blingel, Rollancourt, Auchy-lès-Hesdin, le Parcq, Grigny, Marconne, Marconnelle, Huby-Saint-Leu (confluence).

Soit en termes de cantons, la Ternoise prend source sur le canton de Saint-Pol-sur-Ternoise, traverse et conflue le canton d'Auxi-le-Château, le tout dans les arrondissement d'Arras et arrondissement de Montreuil.

Toponymes[modifier | modifier le code]

La Ternoise a donné son hydronyme aux quatre communes de Blangy-sur-Ternoise, Saint-Michel-sur-Ternoise, Saint-Pol-sur-Ternoise, Wavrans-sur-Ternoise, traversée par le cours d'eau plus les quatre Conteville-en-Ternois, Croix-en-Ternois, Œuf-en-Ternois, Monts-en-Ternois n'étant pas traversée par le cours d'eau.

Bassin versant[modifier | modifier le code]

Carte des bassins versants régionaux des fleuves et rivières coulant dans le Nord-Pas-de-Calais ainsi que ces cours d'eau.

La Ternoise traverse une seule zone hydrographique 'Canche de sa source au confluent du Bras de Bronne' (E540) de 933 km2 de superficie[1]. Ce bassin versant est constitué à 86,61 % de « territoires agricoles », à 7,87 % de « forêts et milieux semi-naturels », à 5,36 % de « territoires artificialisés », à 0,07 % de « surfaces en eau »[1].

Le bassin versant de la Ternoise est bordé au nord par celui de la Lys (rivière), affluent du fleuve l'Escaut.

SAGE[modifier | modifier le code]

Un SAGE ou Schéma d'aménagement et de gestion des eaux est en constitution[3]

Organisme gestionnaire[modifier | modifier le code]

L'organisme gestionnaire est le syndicat mixte pour le SAGE de la Canche[3]

Affluents[modifier | modifier le code]

La Ternoise a seize tronçons affluents référencés[1] dont ses principaux affluents sont, en rive droite, le Faux et l'Es.

  • la rivière la Ternoise,
  • le ruisseau de Ramecourt (rg), 4,4 km sur les trois communes de Ramecourt (source), Saint-Pol-sur-Ternoise et Gauchin-Verloingt (confluence).
  • la Chapelle de Rocourt,
  • le Saint-Martin,
  • le ruisseau de Béthonval,
  • la rivière d'Eps (rd), 4,9 km sur les trois communes d'Eps, Anvin (confluence), et Boyaval (source) avec un affluent :
    • le Viel Eps (rd), 0,8 km sur les deux communes de Eps (confluence) et Boyaval (source).
  • la Faux (rd), 5,3 km sur les trois communes d'Andin, Heuchin et Bergueneuse, avec quatre affluents et de rang de Strahler quatre :
    • le fon de Queveaussart,
    • re Fontaine,
    • bliot,
    • fossé d'Equirre, avec trois affluents et de rang de Strahler trois.
  • le Blangy-sur-Ternoise,
  • le Pinchon,
  • le Domwetz,
  • la rivière la Ternoise,
  • le Petit Saint-Leu,
  • Huby-Saint-Leu,
  • Bras de décharge de la Canche dans la Ternoise,

Donc son rang de Strahler est de cinq.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Ternoise est une rivière très régulière, à l'instar de ses voisines du Pas-de-Calais et de la Somme.

La Ternoise à Hesdin[modifier | modifier le code]

Son débit a été observé durant une période de 44 ans (1964-2007), à Hesdin, localité du département du Pas-de-Calais située au niveau de son confluent avec la Canche, et à 24 m d'altitude[2]. La surface ainsi étudiée est de 342 km2, c'est-à-dire la quasi-totalité du bassin versant de la rivière.

Le module de la rivière à Hesdin est de 4,45 m3/s[2].

Débit moyen mensuel (en m3/s)
Station hydrologique : E5406510 - La ternoise à Hesdin (Huby St Leu) pour un bassin versant de 342 km2 et à 24 m d'altitude[2]
(le 08-01-2016 - données calculées sur 47 ans de 1969 à 2016)
Source : Banque Hydro - Ministère de l'écologie et du développement durable

La Ternoise présente des fluctuations saisonnières de débit très peu marquées, tout comme la Canche ou la Somme, ses voisines. Les hautes eaux se déroulent en fin d'hiver et au printemps, et se caractérisent par des débits mensuels moyens compris dans une fourchette située entre 4,94 et 5,36 m3/s, de janvier à mai inclus, avec un maximum peu net en février (5,23 m3/s) et en mars (5,36 m3/s). À partir du mois de juin, le débit baisse très doucement jusqu'aux basses eaux qui ont lieu d'août à octobre inclus, entraînant une baisse légère du débit mensuel moyen allant jusqu'au plancher de 3,44 m3/s au mois de septembre[2].

Étiage ou basses eaux[modifier | modifier le code]

Aux étiages, le VCN3 peut chuter jusque 2,3 m3/s, en cas de période quinquennale sèche, ce qui reste très consistant. Ce fait est fréquent parmi les cours d'eau de la région comme la Somme, l'Authie, le Thérain, les eaux des pluies s'infiltrant presque intégralement en sous-sol, avant d'être restituées aux cours d'eau, par sources et suintements, et sont donc retenues longtemps avant de s'écouler[2].

Crues[modifier | modifier le code]

Les crues sont généralement assez peu importantes, mais nullement absentes. Les QIX 2 et QIX 5 valent respectivement 11 et 15 m3/s. Le QIX 10 est de 17 m3/s, le QIX 20 vaut 20 m3/s, tandis que le QIX 50 se monte à 23 m3/s[2].

Le débit instantané maximal enregistré à Hesdin a été de 28,8 m3/s le 4 juillet 2005, tandis que la valeur journalière maximale était de 23,5 m3/s le même jour. Si l'on compare la première de ces valeurs à l'échelle des QIX de la rivière, on constate que cette crue de juillet 2001 était largement supérieure à la crue cinquantennale définie par le QIX 50, et donc très exceptionnelle[2].

Lame d'eau et débit spécifique[modifier | modifier le code]

La Ternoise est une rivière fort abondante. La lame d'eau écoulée dans son bassin versant est de 411 millimètres annuellement, ce qui est nettement supérieur à la moyenne d'ensemble de la France, tous bassins confondus[2].

Le débit spécifique (ou Qsp) atteint le chiffre élevé de 13,0 litres par seconde et par kilomètre carré de bassin[2].

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Sandre, « Fiche cours d'eau - Ternoise (E5400650) » (consulté le 29 juillet 2014)
  2. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Banque Hydro - MEDDE, « Synthèse de la Banque Hydro - La Ternoise à Hesdin (Huby St Leu) (E5406510) » (consulté le 29 juillet 2014)
  3. a, b et c [PDF]« SAGE de la Canche », sur www.sagedelacanche.fr (consulté le 29 juillet 2014)
  4. Source de la Ternoise sur Géoportail (consulté le 23 janvier 2016).
  5. Géoportail - IGN, « Géoportail » (consulté le 23 janvier 2016)
  6. Confluence de la Ternoise avec la Canche sur Géoportail (consulté le 23 janvier 2016).