Libération de la France

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Libération de la France
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La libération de Paris : défilé du 26 août 1944.
Informations générales
Date juin 1944 à mai 1945
Lieu France
Issue Victoire des Alliés ; fin du régime de Vichy.
Belligérants
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau du Canada Canada
Drapeau de la Pologne Armée polonaise de l'Ouest
République française Drapeau du Royaume d'Italie Royaume d'Italie[1]
Drapeau de l'Allemagne nazie Reich allemand
Drapeau de la République sociale italienne République sociale italienne
État français (Vichy)
Commandants
Drapeau des États-Unis Dwight D. Eisenhower
Drapeau des États-Unis George Patton
Drapeau des États-Unis Omar Bradley
Drapeau du Royaume-Uni Bernard Montgomery
Drapeau du Royaume-Uni Miles Dempsey
Drapeau du Canada Harry Crerar
Drapeau du Canada Guy Simonds
Drapeau de la Pologne Stanisław Maczek
Drapeau de la Pologne Kazimierz Sosnkowski
Charles de Gaulle
Jean de Lattre de Tassigny
Pierre Kœnig
Philippe Leclerc de Hauteclocque
Giovanni Magli
Adolf Hitler
Erwin Rommel
Gerd von Rundstedt
Walter Model
Johannes Blaskowitz
Heinz Lammerding
Joseph Darnand

Seconde Guerre mondiale

Batailles

2e campagne de France


Front d'Europe de l'Ouest


Front d'Europe de l'Est


Campagnes d'Afrique, du Moyen-Orient et de Méditerranée


Bataille de l'Atlantique


Guerre du Pacifique


Guerre sino-japonaise

La libération de la France, couramment appelée la Libération, est la période qui voit, à la fin de la Seconde Guerre mondiale, la reprise progressive par les forces alliées des régions de la France métropolitaine occupées depuis 1940 par les armées du Troisième Reich et de l'Italie fasciste.

Sur le plan politique, elle se traduit par la fin de l'occupation allemande, la fin du régime de Vichy et la mise en place du Gouvernement provisoire de la République française.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le débute en France la Seconde Guerre mondiale. L'offensive allemande sur le front ouest (aux Pays-Bas, en Belgique et en France) commence le et, le , le gouvernement français signe l'armistice avec l'Allemagne nazie. Commence à partir de son entrée en vigueur, le , une période appelée Occupation :

Il se développe alors des mouvements de résistance intérieure et de résistance extérieure, dirigés en majeure partie par le général de Gaulle depuis Londres. L'objectif de cette Résistance est de libérer la France de l'occupation allemande avec l'aide des Alliés (principalement le Royaume-Uni et les États-Unis), ou tout au moins de harceler les troupes du Reich.

À la suite du débarquement des anglo-américains en Afrique du Nord le 8 novembre 1942, les troupes allemandes et dans une moindre part italiennes envahissent la zone libre le . La France métropolitaine est alors entièrement occupée.

Déroulement de la Libération[modifier | modifier le code]

Libération de l'Algérie en 1942[modifier | modifier le code]

La libération de la France commence par le débarquement allié en Afrique du Nord française.

Prélude : libération de la Corse en 1943[modifier | modifier le code]

  • La libération de la Corse est le fruit d'une campagne lancée par l'Armée française, à l'initiative du général Henri Giraud, alors coprésident du CFLN, contre l'avis défavorable du général de Gaulle qui voulait attendre une aide des Alliés. Ajaccio est la première ville française libérée le , la campagne s'est terminée avec la libération de Bastia, le , date également de la libération totale de la Corse, par les patriotes corses et avec l'aide des soldats italiens.
La Corse, premier département libéré de la France métropolitaine, devient très vite un point stratégique de la Méditerranée où convergent les forces alliées. L'île compte jusqu'à dix-sept pistes d'aviation, construites rapidement, où transitent B-25, P-38, P-40 ou P-47 en partance pour le continent, ce qui lui vaut le surnom de USS Corsica ou porte-avions immobile.

6 juin 1944 : le débarquement en Normandie[modifier | modifier le code]

Le , les troupes alliées (Royaume-Uni, États-Unis et Canada) lancent une offensive amphibie sur la région de Caen, en Normandie. Cette opération d'envergure est connue sous le nom d'opération Overlord et la date sous le nom de D-day (Jour J).

L'objectif est de réussir à percer les lignes allemandes et de pénétrer sur le territoire français. L'opération est un succès, malgré une défense acharnée, surtout dans le secteur d'Omaha Beach. Le prix de la réussite des Alliés ne fut pas négligeable : des milliers de pertes, souvent de jeunes soldats inexpérimentés qui partaient au combat pour la première fois.

Tulle et Guéret libre[modifier | modifier le code]

La bataille de Tulle a lieu le . La ville est attaquée et en partie prise par les maquisards FTP et FFI de Jacques Chapou et de Louis Godefroy. Elle est cependant reprise le soir du 8 juin, à la suite de l'arrivée d'une colonne de la 2e division SS Das Reich. Les maquisards se replient, laissant la ville aux SS qui le lendemain commettent le massacre de Tulle.

Guéret est libérée par les forces de la Résistance Intérieure le . Après le retour des forces allemandes le , il n’y a pas eu de représailles. La ville devra attendre le pour être définitivement libérée[2],[3].

Le Vercors libre en juillet[modifier | modifier le code]

L'action des maquis français libres permet de constituer une zone « libérée » dans le Vercors. Entre le et le , le verrouillage des accès au plateau du Vercors par la Résistance ayant été entreprise dès le . Cette libération provisoire dure jusqu'à l'offensive allemande, le (Aktion Bettina).

Ces faits sont partiellement relatés, selon une vision personnelle anti-résistance, par Monique Guyot, une habitante du plateau dans son journal intime dénommé Journal d'une pétainiste, écrit entre janvier 1944 et août 1945 et publié aux Presses Universitaires de Grenoble avec les annotations de l'historien Philippe Laborie[4],[5]..

15 août 1944 : le débarquement en Provence[modifier | modifier le code]

La progression en France[modifier | modifier le code]

Le front occidental le .
Le front dans l’Est de la France, le .
  • Libération du Sud-Ouest et du Centre de la France :

Le débarquement en Provence conduit l'Armée allemande à évacuer à partir du un large quart sud-ouest de la France à l'exception de quelques ports de la côte atlantique, et ce pour tenter d'éviter à des unités d'être coupées de leurs arrières. Le , le maréchal Pétain est transféré contre son gré par les Allemands de Vichy vers Belfort. Le reste du gouvernement suit le mouvement.

Le , les troupes de la 1re armée du général de Lattre, venant du sud, font jonction à Nod-sur-Seine, avec celles de la 2e division blindée (12e régiment de cuirassiers) du général Leclerc, venant du nord[6].

Le général allemand Botho Henning Elster se rend à l'Armée américaine le à Beaugency.

  • Libération de Paris :

Le , les cheminots de Paris entament la grève. Le , la CGT appelle à la grève générale. Plusieurs corps d'administration y répondent. La grève des agents de police apporta un soutien armé à l'insurrection. L'état-major FFI est installé en sous-sol place Denfert-Rochereau. Le , alors que les alliés sont aux portes de la capitale, la police parisienne se met en grève à l'appel d'organisations policières résistantes. Elle participera au mouvement insurrectionnel qui démarre le et aboutit à la libération de Paris le 25 août. Cet engagement tardif d'une institution coupable d'avoir montré un zèle certain à seconder les Allemands durant l'occupation facilitera sa réhabilitation et le maintien, après guerre, de la plupart des policiers à leur poste.

  • La progression dans l'Est :

À la fin du mois d’, les forces allemandes réussissent momentanément à contrôler l’avance des Alliés, grâce à des positions défensives, sur l’ensemble du front occidental. Une ordonnance d’Hitler, de , ordonne aux commandants des différentes places fortes du Reich de tenir les positions jusqu’au bout.

  • Les poches de l'Ouest, libérées seulement après la capitulation allemande en  :

Gouvernements provisoires, AMGOT et épuration[modifier | modifier le code]

Les États-Unis préparent dès 1943 un plan pour administrer la France à travers un gouvernement militaire de l'armée des États-Unis en France. Charles de Gaulle s'oppose toutefois à cette opération, et sa popularité dissuade les Américains de procéder à l'occupation militaire du pays.

Capitulation allemande[modifier | modifier le code]

Paris libéré, le conflit continue. La Belgique est libérée en août-septembre, puis une tentative de percée anglo-américaine dans les Pays-Bas (opération Market Garden) échoue. Les Allemands lancent alors une contre-offensive à la faveur de l'hiver, pour éviter la chasse alliée gênée par le mauvais temps : ce sera la bataille des Ardennes en Ardenne belge et au Grand-Duché de Luxembourg. Ils ont aussi fortifié un certain nombre de poches (Brest, Royan, Saint-Nazaire, Lorient) dans lesquelles ils résistent plusieurs mois. Le , à Reims, le général allemand Jodl signe les termes d’une reddition inconditionnelle. Le lendemain, le , à Berlin le maréchal Keitel signe, à son tour, la capitulation sans condition de l’Allemagne nazie, la Seconde Guerre mondiale prend fin en Europe mais la lutte continue dans le Pacifique.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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