Doullens

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Doullens
Doullens
L'hôtel de ville de Doullens.
Blason de Doullens
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Somme
Arrondissement Amiens
Intercommunalité Communauté de communes du Territoire Nord Picardie
(siège)
Maire
Mandat
Christelle Hiver
2020-2026
Code postal 80600
Code commune 80253
Démographie
Gentilé Doullennais
Population
municipale
5 890 hab. (2019 en diminution de 9,34 % par rapport à 2013)
Densité 176 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 09′ 27″ nord, 2° 20′ 29″ est
Altitude Min. 52 m
Max. 152 m
Superficie 33,4 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Doullens
(ville-centre)
Aire d'attraction Amiens
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Doullens
(bureau centralisateur)
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-doullens.fr/

Doullens (prononcé [ulɑ̃][1]) (parfois aussi Dourlens dans les documents anciens[2]) est une commune française située dans le département de la Somme en région Hauts-de-France.

Doullens a abrité, jusqu'en 2006, la base aérienne 922 Doullens, support de la station radar de Lucheux.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Panorama partiel avec silhouette de l'église Notre-Dame (vue depuis la Citadelle).

Doullens est située au nord de la Somme, près du département du Pas-de-Calais. À vol d'oiseau, elle est distante de 27,9 km d'Albert[3], de 33,6 km d'Arras[4] et de 29,3 km d'Amiens[5], le chef-lieu du département.

Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap
Carte topographique

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 3 340 hectares ; son altitude varie entre 52 et 152 mètres[7].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune se trouve au confluent de la Grouche et du fleuve côtier l'Authie

Climat[modifier | modifier le code]

Doullens bénéficie d'un ensoleillement « médium » pour la région Picardie, la température moyenne l'été se situe dans la fourchette 19 à 25 °C pour les maximales, l'hiver rarement au-delà de −10 °C même s'il arrive pour quelques jours d'atteindre les −20 °C, exceptionnellement. La situation en cuvette provoque quelques brouillards matinaux aux intersaisons et en cas de pluie, en période de chaleur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Doullens est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[8],[9],[10]. Elle appartient à l'unité urbaine de Doullens, une agglomération intra-départementale regroupant 2 communes[11] et 6 515 habitants en 2017, dont elle est ville-centre[12],[13].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction d'Amiens, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 369 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[14],[15].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (86,6 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (87,4 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (70 %), prairies (11,6 %), zones urbanisées (9,6 %), zones agricoles hétérogènes (5 %), forêts (2,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (1,4 %)[16].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[17].

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Doullens, qui fait partie des communes de la Somme de plus de 5 000 habitants, est à la fois rurale et urbaine.

La ville, n'ayant pas subi de destruction massive pendant les deux guerres mondiales, a gardé un centre-ville ancien entouré de boulevards avec quelques monuments remarquables (églises, beffroi, musée, hôtel de ville etc.). Le tissu urbain s'est étendu le long des grands axes de communication au nord, à l'ouest et au sud. C'est surtout l'habitat individuel qui a été privilégié.

Habitat et logement[modifier | modifier le code]

En 2019, le nombre total de logements dans la commune était de 3 048, alors qu'il était de 3 081 en 2014 et de 2 924 en 2009[I 1].

Parmi ces logements, 86,6 % étaient des résidences principales, 1 % des résidences secondaires et 12,4 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 67,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 31,9 % des appartements[I 2].

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Doullens en 2019 en comparaison avec celle de la Somme et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1 %) inférieure à celle du département (8,3 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 45,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (46,7 % en 2014), contre 60,2 % pour la Somme et 57,5 pour la France entière[I 3].

Le logement à Doullens en 2019.
Typologie Doullens[I 1] Somme[I 4] France entière[I 5]
Résidences principales (en %) 86,6 83,2 82,1
Résidences secondaires et logements occasionnels (en %) 1 8,3 9,7
Logements vacants (en %) 12,4 8,5 8,2

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Doullens est pratiquement à mi-chemin à l'intersection des axes :

En 2019, la localité est desservie par les lignes d'autocars du réseau Trans'80, Hauts-de-France, tous les jours sauf le dimanche et les jours fériés[18].

Ancienne carte postale représentant la gare de Doullens.
La gare de Doullens, vue au début du XXe siècle.

Doullens est un ancien nœud ferroviaire local, car sa gare était reliée à Canaples, Frévent et Arras, ainsi qu'à Albert. Devenue un cul-de-sac dans les années 1970, la gare a finalement été détruite, pour être remplacée à la fin de 2009 par une zone commerciale.

La section de 45 km Doullens-Flesselles de l'ancienne voie ferrée Amiens-Arras est fermée au trafic voyageurs depuis 1938, elle a été fermée au trafic de fret depuis le début des années 2000.

En 2018 un projet vise à la reconvertir en chemin de randonnée, véloroute et/ou voie verte pour compléter le maillage de véloroutes et voies vertes en place autour du Doullennais (entre baie de Somme et Péronne ; Abbeville et Bernâtre ; Arras et Corbie ; Le Touquet et Arras ; et l'Eurovéloroute France-Ukraine, en lien avec la communauté de communes Nièvre et Somme), au profit d'un tourisme vert[19].
La SNCF accepte de rétrocéder la voie à l'intercommunalité mais il resterait à adapter cinq des quatorze ponts ferroviaires[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le lieu est attesté sous les formes Donincum en 931[20],[21], Dorlens en 1075, Dourlens en 1100, Dourleng en 1147, Dollendum en 1195, Durlenz au XIIe siècle, Dorlenc en 1238, Dorlans en 1260[22]. Les formes Durlendo, Dullendio, latinisations plus tardives, sont peu fiables. (Dorland en flamand).

Le chanoine François Falc'hun propose une origine celtique : le mot dol (dolen) se traduisant en français par « méandre ». Avant le détournement de la Grouches en 1950, la langue de terre était enserrée dans un méandre de rivière[23], explication qui ne tient pas compte des formes les plus anciennes, toutes régulières, en Dorl- / Durl-. L'élément Dol- est juste attesté par des mentions latinisées isolées et tardives.

Albert Dauzat et Charles Rostaing ne se basent que sur la forme la plus ancienne de 931 et considèrent que le second élément est le suffixe gaulois -inco-, souvent confondu par la suite avec le suffixe -ing-os, d'origine germanique -ing(en), qui est à l'origine de la plupart des finales -ans / -ens de la toponymie française. Le premier élément serait le nom de personne gaulois Donnos[24]. Cependant, cette forme précoce n'est pas confortée par les formes postérieures. En effet, il est difficile d'admettre l'évolution phonétique de Donincum en Dorlens / Dourleng en une centaine d'années. En tout cas, le suffixe -eng de 1147 est sans doute lié à l'attraction du suffixe germanique -ing(en).

Ernest Nègre suggère, quant à lui, un nom de personne germanique Thorellus, suivi du suffixe -ing-os de même origine[25].

En tout cas, la forme Doullens actuelle s'explique très bien par un cheminement phonétique régulier de *durlingos > Dorlens (o note ou [u] en ancien français), à la forme actuelle Doullens (assimilation de [r] à [l]).

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, un prieuré bénédictin affilié à l'ordre de Cluny est fondé à Doullens, placé sous le vocable de Saint-Michel et dépendant du prieuré Saint-Pierre et Saint-Paul d'Abbeville.

L'abbaye Saint-Michel de Doullens de moniales bénédictines, est fondée, en 1104 vraisemblablement, par le comte de Ponthieu[26].

En 1202, Doullens obtient sa première charte communale.

La ville est réunie à la Couronne de France en 1225. Place forte importante, Doullens est brûlée par Louis XI pour la punir de s'être ouvertement mise du côté de Charles le Téméraire.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Carte de Doullens en 1634 par Christophe Tassin, bibliothèque Carnegie (Reims).
  • L'église Saint-PierreElle est saccagée en 1522 par les Impériaux qui en fondent les cloches puis à nouveau le par les troupes espagnols qui l'incendient. La construction fait ensuite l'objet d'une rénovation.
  •  : Bataille de Doullens : alors que les Espagnols et la Ligue ont été battus en juin à Fontaine-Française, une armée espagnole bouscule l’armée royale à Doullens (600 gentilshommes tués).
Dans la prise de Doullens (en) qui suit, 4 000 personnes sont massacrées[27]. Valentin de Pardieu, seigneur de la Motte, seigneur d'Esquelbecq, gouverneur de Gravelines et de Tournehem, redouté capitaine de Philippe II d'Espagne et grand-maître de l'artillerie espagnole[28] meurt au siège de Doullens le . L'histoire dit qu'il a été emporté par un boulet de canon ou par un projectile d'arquebuse[29].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La ville est chef-lieu du district de Doullens de 1790 à 1795 et de l'arrondissement de Doullens de 1800 à 1926[30].

L'église Saint-Pierre est désaffectée en 1790, puis vendue le 28 thermidor de l'an VIII. Elle subit ensuite de nombreuses destructions et utilisations diverses de ses propriétaires (hangar, remise, atelier...).

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

En  : Victor Hugo, arrivé en soirée, passe la nuit du 12 au 13 « Au Grand Turc », puis quitte la ville après avoir visité la citadelle pour continuer son voyage touristique vers Arras.

La citadelle de Doullens est utilisée comme prison d'Auguste Blanqui, d'Armand Barbès et de François-Vincent Raspail.

Le porche de l'ancienne sous-préfecture, avec sa grille en fer forgé comportant les initiales de la République française.
  • 1935 : à la suite de l'implication des commerçants, créant le syndicat d'initiative, est fabriqué pour la semaine commerciale un géant en osier de six mètres de haut. Le personnage représenté est connu localement depuis une dizaine d'années : « Florimond Long Minton », héros d'une série de contes écrits par l'imprimeur-éditeur de la ville, Charles Dessaint. Exhibé pour la première fois le , il fait la joie des petits et des grands jusque dans les années 1940, dans bon nombre de localités du département.
    Doullens, comme d'autres villes françaises, connaît (dans les cinq années précédant immédiatement la Seconde Guerre mondiale) une effervescence culturelle populaire, qui n'est pas sans être en relation avec le bouillonnement politique de l'époque, le Front populaire.
  • 1937 : la ville fête avec un certain faste le 5e centenaire des Archers de Doullens[Note 3]. Une grande partie de la population participe à l'animation musicale et costumée : parades, défilés, etc. dont la mise en place est sous le « patronage » de Léo Lagrange, sous-secrétaire d'État de l'Organisation des Loisirs et des Sports, qualifié à l'époque, dans la presse nationale, par les opposants de droite et d'extrême-droite de « ministre de la paresse ». Cette fête se déroule les 19 et , juste la veille de la démission de Léon Blum.
  • Pendant la Seconde Guerre mondiale, du au , la citadelle de Doullens est un camp d'internement français, le camp de Doullens où sont incarcérés dans des conditions sanitaires déplorables, des opposants politiques au Régime de Vichy, des résistants, des otages, des juifs et des trafiquants du marché noir. Il sert d'annexe du camp de Buchenwald et des prisonniers y sont déportés pour construire les rampes de lancement des missiles V1 et V2 sur les côtes de la Manche[31].
  • Dans les années 1950, la citadelle est utilisée comme prison pour femmes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune, anciennemen chef-lieu de l'arrondissement de Doullens, se trouve, depuis 1926, dans l'arrondissement d'Amiens du département de la Somme. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la quatrième circonscription de la Somme.

Elle était partie depuis 1793 le chef-lieu du canton de Doullens[30]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, ce canton, dont la commune est désormais le bureau centralisateur, est modifié, passant de quatorze à 44 communes.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Doullens était le siège de la communauté de communes du Doullennais, créé fin 1992.

Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de 15 000 habitants, cette intercommunalité fusionne avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes du Territoire Nord Picardie dont la ville est désormais le siège.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du second tour des élections municipales de 2014 dans la Somme, la liste UDI menée par le maire sortant Christian Vlaeminck obtient la majorité absolue des suffrages exprimés avec 1 494 voix (50,90 %, 22 conseillers municipaux élus dont 14 communautaires), devançant de 53 voix celle DVG menée par William Ngassam (1 441 voix, 49,09 %, 7 conseillers municipaux élus dont 4 communautaires.
Lors de ce scrutin, 32,83 % des électeurs se sont abstenus[35].

Lors du second tour des élections municipales de 2020 dans la Somme, la liste DIV - DVC menée par Christelle Hiver — soutenue par le maire sortant Christian Vlaeminck qui ne se représentait pas — a obtenu la majorité des suffrages exprimés, avec 912 voix (47,20 %, 22 conseillers municipaux élus dont 11 communautaires), devançant largement les listes menées respectivement par[36] :
- Romain Delamotte (DVG, 542 voix, 28,05 %, 4 conseillers municipaux élus dont 2 communautaires) ;
- Fanny Deléstré (LR, 318 voix, 16,45 %, 2 conseillers municipaux élus dont 1 communautaire) ;
- William Ngassam (LREM - DVC, 160 voix, 8,28 %, 1 conseiller municipal élu) ;
Lors de ce scrutin marqué par la pandémie de Covid-19 en France, 54,57 % des électeurs se sont abstenus.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Le nombre d'habitants étant compris entre 5 000 et 9 999 au dernier recensement, le nombre de membres du conseil municipal est de 29[37].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[38]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1871 1874 Abel Briois   Notaire
Conseiller général du canton de Doullens (1871 → 1874)
1874 1892 Victor Bocking dit Sydenham Républicain Industriel du textile
Conseiller général du canton de Doullens (1886 → 1892)
1892 1919 Albert Rousé Républicain Vétérinaire
Sénateur (1909 → 1920)
Conseiller général du canton de Doullens (1897 → 1910)
Les données manquantes sont à compléter.
1929 1934 Albert Rousé Républicain Vétérinaire
février 1934 juillet 1940 Henri Margry   Propriétaire, chevalier de la Légion d'honneur
1940 1941 Edouard Tempez    
1941 1944 Kléber Mopty    
septembre 1944 1944 Jules Ponthieu    
1944 1945 M. Deneuville    
1945 1967 Kléber Mopty Rad. Négociant en vins
Conseiller général du canton de Doullens (1945 → 1967)
1967 février 1996 Jacques Mossion UDF-CDS Géomètre-expert
Sénateur de la Somme (1977 → 1995)
Conseiller général du canton de Doullens (1967 → 1979 puis 1985 → 1992)
Conseiller régional de Picardie [Quand ?]
Président du conseil régional de Picardie (1979 → 1980)
février 1996 mars 2001 Jean-Michel Thiévet RPR  
mars 2001 juillet 2020[39] Christian Vlaeminck DVD
puis
UDI
Éducateur spécialisé
Maire de Gézaincourt (1977 → 2001)
Conseiller général de Doullens (1992 → 2015[40])
Président de la CC du Doullennais (? → 2016)
Vice-président de la CC du Territoire Nord Picardie (2017 → 2020)
juillet 2020[41] En cours
(au 8 juillet 2022)
Christelle Hiver DVD Fonctionnaire
Conseillère municipale (2001 → )
Conseillère générale de Doullens (2015 → )
Présidente de la CC du Territoire Nord Picardie (2020 → )

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Doullens bénéficie du label « ville fleurie » avec trois fleurs attribuées par le Conseil national des villes et villages fleuris de France au concours des villes et villages fleuris[42] et espère le maintien de cette distinction en 2018[43].

Jumelages[modifier | modifier le code]

En 2009, la ville de Doullens est jumelée avec :

Équipements et services publics[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Doullens est située dans l'académie d'Amiens (région académique de Lille).

Enseignement public
  • Collège Jean-Rostand : En 2014, le département finance le fonctionnement et l'équipement du collège Jean-Rostand[47].
  • Lycée général et des métiers du Val-d'Authie : La région Hauts-de-France finance le fonctionnement et l'équipement du lycée général et des métiers du Val-d'Authie[47]. Celui-ci devient, en 2022, un partenaires de Sciences Po Paris en ouvrant des ateliers « Premier campus » permettent aux lycéens de s'y préparer[48].

L'établissement pour l'insertion dans l'emploii (Epide) de Doullens accueille en internat pour des cursus de 8 à 24 mois 81 volontaires, des jeunes âgés de 18 à 25 ans sortis du système scolaire, sans diplôme ni qualification[49].

Enseignement privé
  • Il existe également, en 2009, deux établissements privés :
    • L'école Sainte-Jeanne-d'Arc (école maternelle[45] et école élémentaire[46])
      Cet établissement a pris la suite du pensionnat des Dames de Louvencourt qui fut supprimé avec la loi de séparation des Églises et de l'État en 1905. Sainte-Jeanne-d'Arc fut un établissement pour jeunes filles, tenu par les religieuses de la sainte famille, où il était possible d'aller jusqu'à la 3e. Lors du passage à la mixité, l'établissement s'est orienté en maternelle et primaire, le secondaire a été transféré au collège Montalembert, qui accueille désormais le collège et lycée, et Sainte-Jeanne-d'Arc les écoles maternelles et primaires. Les deux établissements sont indépendants.
    • Le collège-lycée Montalembert[47],[50] :
      Cet établissement a pris la suite de l'institution Notre-Dame fondée au XIXe siècle par Auguste Lecocq qui avait également fondé la banque de Doullens, dite Banque Lecocq.
      L'établissement s'est appelé pendant de nombreuses années « École Moderne ». L’École Moderne fut créé à la suite de la loi de séparation de l'Église et de l'État en 1905, avec pour but de maintenir un établissement catholique sur Doullens. L'enseignement y était donc donné par des laïcs. Mais le clergé fut toujours présent au côté des enseignants.
      C'était une institution pour garçons qui appliquait les méthodes éducatives des frères des écoles chrétiennes.
      Aujourd'hui, l'établissement est mixte. En 2008, le taux de réussite au bac a été de 95 % et le taux d'accès seconde → bac de 34 %. Ce qui place cet établissement au 10e rang des lycées de la Somme[51]. En , Montalembert a vu Françoise Bellettre prendre sa retraite. Directrice depuis 1997, elle avait été précédée de Philippe Berthelot, de l'abbé Bray, de l'abbé Durand et de l'abbé Malgras[52]..

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

Parmi les activités répertoriées par le site municipal[53], on peut citer l'orchestre à Vent de Doullens, composé de 80 musiciens ; il est classé en division Prestige, plus haut niveau amateur de la confédération musicale de France[54].

Santé[modifier | modifier le code]

Le centre hospitalier de Doullens, situé rue de Routequeue, dispose en 2014 de services de consultation de médecine, de médecine spécialisée et chirurgicale, de diététique, gynécologie, obstétrique et pédiatrie. Il dispose d'unités d'hospitalisation de médecine, d'un service de soins de suite et de réadaptation, de soins continus, et d'une équipe mobile de soins palliatifs et également d'un service d'endoscopie ambulatoire, de chimiothérapie et de soins de longue durée. Le centre hospitalier possède également un service d'urgences[55].

En 2023 doit ouvrir le nouveau centre de soins gériatriques de l'hôpital, de 128 lits et qui remplacera des installations inadaptées[56].

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

Parcours sportif autour de la Citadelle.

Le pourtour extérieur de la Citadelle (au sud de la ville), le long des murailles, est aménagé en parcours sportif.

L'ancienne piscine municipale Marc-Revaux, construite en 1975/1976, ferme en 2022 et est remplacée par un nouveau centre nautique dénomé l’Eldorado[57].

Justice, sécurité, secours et défense[modifier | modifier le code]

Le palais de justice.

Doullens disposait d'un tribunal d'instance, et d'un tribunal paritaire des baux ruraux fermés le , pour être regroupés avec ceux d'Amiens. Avant la réforme de 1958, Doullens possédait même un tribunal de grande instance, regroupé avec celui d'Amiens. La ville comptait trois avoués plaidants[réf. nécessaire].

La ville s'est doté d'un service de police municipale renforcé en 2022, et qui gère un système de vidéosurveillance de l'espace public doté d'une cinquantaine de caméras[58],[59].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[60]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[61].

En 2019, la commune comptait 5 890 habitants[Note 4], en diminution de 9,34 % par rapport à 2013 (Somme : −0,2 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 0002 9463 4573 5043 7033 9124 2944 3824 357
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
4 5274 9304 7064 7494 8104 6474 3784 6314 575
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
5 2535 9276 0755 8045 6995 7055 7705 4046 169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
6 3217 1197 4957 0546 6156 2796 2836 2526 569
2014 2019 - - - - - - -
6 3515 890-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2006[62].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (36,4 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 29,9 % la même année, alors qu'il est de 26,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 871 hommes pour 3 127 femmes, soit un taux de 52,13 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,49 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[63]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,7 
90 ou +
3,0 
8,2 
75-89 ans
12,6 
16,8 
60-74 ans
18,3 
20,1 
45-59 ans
19,7 
15,5 
30-44 ans
13,9 
21,4 
15-29 ans
15,7 
17,4 
0-14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département de la Somme en 2018 en pourcentage[64]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
6,3 
75-89 ans
9,2 
16,6 
60-74 ans
17,4 
20,1 
45-59 ans
19,3 
18,3 
30-44 ans
17,7 
19,4 
15-29 ans
18 
18,7 
0-14 ans
16,7 

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Le carnaval de Doullens, qui s'est tenu le après une interruption de 7 ans, a réuni 23 groupes dont une forte délégation dunkerquoise, 380 participants et une dizaine de chars[65].
  • Les Journées doullennaises des jardins d’agrément (JDJA) , à la citadelle de Doullens, dont la 35e édition a eu lieu fin mai 2022, réunissant 60 exposants[66].
  • La Foire Saint-Martin[67].

Sports et loisirs[modifier | modifier le code]

Le club de tir à l'arc, Club des Francs Archers, a été fondé en 1437 puis devient une association en 1901. L'association est dissoute pendant la Seconde Guerre mondiale mais reprend son activité après guerre. C'est la doyenne des associations doullennaises et certainement un des plus anciens clubs de tir à l'arc de France[68].

Cultes[modifier | modifier le code]

Les Doullennais disposent d'un lieu de culte catholique : la commune relève de la paroisse Saint-Pierre-en-Doullennais du diocèse d'Amiens[69] et dispose à Doullens de l'église Notre-Dame[70]. Il existait un temple protestant, lié à l'Église réformée de France : installé le , il a été fermé le [71] ; quant aux autres cultes, il n'y a ni lieu de culte musulman[72] ni lieu de culte israélite à Doullens.

Médias[modifier | modifier le code]

Maurice Quincampoix fonde le premier hebdomadaire de Doullens La Feuille de Doullens en 1825, le tirage est limité à 25 exemplaires en 1844. En 1846, M. Vion, gendre de Maurice Quincampoix remplace La Feuille de Doullens par L'Authie. Après avoir changé plusieurs fois de mains, le journal est racheté par Arthur Lenglet (1875-1957), fin .

Une interruption de la parution a lieu de 1944 à 1952. La diffusion redémarre sous le titre de L'Authie Journal.

En 1957, Arthur Lenglet meurt, son fils Jehan (1908-1971) lui succède. En 1962, le journal s'arrête car Jehan Lenglet, gravement malade, ne peut plus assumer la charge de travail. L'Authie Journal cesse de paraître après que son épouse Marie-Denise, et sa sœur Suzanne, ont tenté durant quelques semaines de continuer la publication. Le cumul de la gestion d'une imprimerie et d'un journal fut trop lourd pour les deux femmes.

Des années 1944 aux années 1980, les Doullennais pouvaient également lire le Journal de Doullens dont la parution était hebdomadaire. Il appartenait à la famille Dessaint, et était dirigé par Maurice Dessaint (1908-1980) et René Dessaint (1911-1949). Le Journal de Doullens avait pris la suite du Petit Doulennais.

Joseph Dessaint (1868-1945) créa le journal Le Petit Doullennais le . Il sera très vite repris par son frère Charles (1874-1941), créateur du personnage de Florimon (géant de la ville de Doullens).Il est le père de Maurice et René Dessaint, et il dirigera Le Petit Doullennais jusqu'à sa mort en 1941.

Il existait une opposition entre les deux journaux doullennais. Celle-ci a atteint son apogée durant la période où L'Authie était dirigé par Arthur Lenglet, et Le Petit Doullenais par Charles Dessaint. Les deux hommes se connaissaient bien car ils étaient cousins par alliance et avaient travaillé ensemble dans le passé[73].

Économie[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble de la région, Doullens a perdu la très grande partie de son activité industrielle. Elle a gardé néanmoins une certaine attractivité grâce à son activité commerciale (commerces de détail et moyennes surfaces), artisanale et bancaire.

Les services présents dans la ville sont assez diversifiés dans le domaine de la santé (hôpital, cabinets médicaux, centre médico-psychologique, centre médico-psychologique...) et de l'éducation et de la formation : lycée, collège, écoles primaires et maternelles, I.M.E., C.A.T.

Revenus de la population et fiscalité[modifier | modifier le code]

Le revenu fiscal médian par ménage était en 2006 de 13 409 , ce qui place Doullens au 27 279e rang parmi les 30 687 communes de plus de 50 ménages en métropole[74].

Emploi[modifier | modifier le code]

Doullens dispose, en 2009, d'une antenne de Pôle emploi qui regroupe dix-huit agents (direction, administratifs, conseillers emploi et indemnisation)[75].

Entreprises[modifier | modifier le code]

L'activité locale, dynamisée par un relatif éloignement de la métropole régionale, propose aux habitants et à ceux des communes rurales voisines, un ensemble de commerces de proximité et de surfaces commerciales moyennes d'enseignes nationales. Des entreprises y sont ou y ont été implantées comme la Sacco dans l'agro-alimentaire.

Le tissu artisanal local, assez dense, associe pratiquement tous les services utiles à l'habitat et la vie quotidienne.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La citadelle.
  • La Citadelle de Doullens[76],[77] inscrite au titre des monuments historiques[78] :
    À la périphérie sud de la localité, à droite de la RN 25 en direction d'Amiens, se cache dans la végétation et les talus l'imposante citadelle « en étoile », réalisée par Jean Errard de Bar-le-Duc, plutôt que par Vauban afin de en vue de protéger le royaume de France, contre l’Espagne, qui occupait alors la région nord et la Flandre, et qui s'étend sur une trentaine d'hectares. C'est le monument le plus riche architecturalement et le plus imposant de la ville.
    :Construite sous François Ier par De Castello (1537) et rénovée par Jean Errard de Bar-le-Duc (né en 1554, décédé en 1610)[79], la citadelle se révèle être l'une des toutes premières citadelles réalisées en France.
    Des fouilles archéologiques y sont menées en 2022[31]
  • Le beffroi et l'ancienne maison communale :
    Datant de 1275, la tour de Beauval est acquise par la commune en 1363 pour en faire son beffroi. Supprimé en 1781, le beffroi voit les Doullennais murer ses fenêtres en 1791[80].
    :Cette ancienne maison communale fait l’objet d’une inscription partielle (façade et couverture sur rue, tour et beffroi en charpente) Logo monument historique Inscrit MH (1966) au titre des monuments historiques[81] et un classement Patrimoine mondial Patrimoine mondial (2005). La salle qui est au rez-de-chaussée du beffroi de Doullens date du XVe siècle.

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  • Église Saint-Pierre[82] :
    L'église a été construite au XIIIe siècle, le chœur et le clocher ont été reconstruits[83].
    Le bâtiment échappe de peu en 1912 à la démolition lors d'un réalignement de rue puis à nouveau en 1924 avec une décision d'achat du conseil municipal pour la détruire.
    La réaction des amis du vieux Doullens provoque son classement le comme Monument Historique[84].
  • L'église Notre-Dame, ancienne église Saint-Martin[85] et rebaptisée Notre-Dame en souvenir d'une ancienne église située sur la place Eugène-Andrieu, à l'emplacement de l'ancienne caisse d'épargne.

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  • Hôtel de ville :
    La salle du commandement unique
    L'hôtel de ville a été construit en 1898 par l'architecte Anatole Bienaimé, à l'emplacement de l'ancienne abbaye Saint-Michel.
    La grande salle du premier étage est célèbre pour avoir accueilli, le , la réunion tenue par l'état-major allié qui confia le commandement unique au général Foch. Cette salle a été réaménagée en 1937-1938 : vitrail commémoratif conçu par G. Ansart en 1937 et réalisé par le maître verrier Gaudin, deux toiles commémorant l'événement exécutées par le peintre Jonas (1936-1938), bronzes de Sicard représentant Clemenceau et Lord Milner (1918). Cette salle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques[86].
  • Musée Lombart :
    Situé rue du Musée. Inauguré en 1908 en présence de nombreuses personnalités dont le maréchal Joffre, le ministre de l'Agriculture Joseph Ruau et Étienne Dujardin-Beaumetz, sous-secrétaire d'État aux Beaux-Arts.
    Les collections qu'il renferme furent offertes par Jules François Lombart, industriel directeur de la société des Chocolats Lombart.
    Le bâtiment, érigé grâce à la générosité de Jules François Lombart, intègre dans ses murs l'ancienne chapelle de Louvencourt. Par ces dons, celui-ci, sans héritier, voulait rendre hommage à ses parents originaires de Doullens, son père Adolphe Lombart était menuisier et le musée présente divers meubles créés par lui. Jules François Lombart était lié au peintre Alphonse Monchablon et ainsi plusieurs portraits de la famille Lombart font partie des collections du musée, comme autre peintre du XIXe siècle.
    On mentionnera les frères Bail, dont Joseph est plus connu que son frère Franck. Proche de Chardin dans sa vision de l'intimité domestique, un tableau attribué à ce maître de la nature morte française pourrait être une préfiguration de l'art de Joseph Bail, cependant cette œuvre: Fruits et coquillages, est plutôt d'un peintre de l'école hollandaise du XVIIe siècle, comme Willem Kalf.
    Dans la chapelle ont lieu des expositions consacrées à des œuvres d'artistes vivants[87].
  • Ancien Hôtel-Dieu :
    Il accueille depuis 1999, la bibliothèque municipale. Formé d'un corps de bâtiment principal et de deux ailes en retour d'équerre, le tout s'élève sur trois niveaux, le dernier a été surélevé entre 1848 et 1867. Les façades sur cour sont en brique à chaînage harpé. Les façades extérieures sont en pierre. Le monument est protégé partiellement en tant que monument historique : inscription par arrêté du [88].

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  • Anciens bâtiments industriels :
    Plusieurs bâtiments industriels doullennais ont été inventoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel de la France :
    • la filature de jute dite filature corderie Saint-Frères, puis coopérative agricole La Doullennaise, construite en 1902 et située rue des Neuf-Moulins[89] ;
    • la filature-tissage (filature de jute, tissage de jute) dite Filature Th. Sueur Fils et Cie, puis Tissage Th. Sueur Fils et Cie, construite en 1897-1898 et située 1 route d'Abbeville[90] ;
    • le moulin, filature de coton édifiée par Scipion Mourgue, dite filature Vve Bocking Sydenham, puis Sydenham Frères, puis Sydenham et Cie, puis Thiriez père et fils et Cartier Bresson, puis Dollfus Mieg et Cie, actuellement usine de produits chimiques Acia, construit en 1820, agrandi dans les années 1890 et situé rue de Rouval[91] ;
    • l'usine de papeterie Darras, puis Horne, puis Ball et Horne, puis Maisonneuve, puis Soustre Frères, puis la Rochette Cenpa, puis usine de ferblanterie Coltel, construite au milieu du XIXe et remodelée au milieu du XXe, sise rue du Fossé-Salvignac à Saint-Sulpice-les-Doullens[92].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Doulens dans les arts et la culture[modifier | modifier le code]

La citadelle de Doullens sert de décor à au moins un film, dont l'héroïne séjourna à la prison des femmes et s'en évada le en brisant un os du pied : l'astragale. Il s'agit de L'Astragale, film réalisé en 1968 avec Marlène Jobert pour actrice principale, inspiré du roman éponyme d'Albertine Sarrazin, romancière qui séjourna dans cette prison-école. De même, des scènes du documentaire Searching for Norman : A Grandson's Journey[95] de Luke Taylor ont été tournées à Doullens[96] en 2004.

Géants du Nord[modifier | modifier le code]

Si la ville tente de renouer avec son passé historique de ville frontalière (association visant à la préservation du site de la citadelle et organisant des visites), elle a relancé à la mi- une animation urbaine de parade du géant local, Florimond Long Minton, tombée en désuétude. À cette fin, et puisque les deux exemplaires antérieurs (structure rigide en osier) furent successivement détruits par la guerre (bombardement de 1944) et le temps, une troisième version (gigantesque marionnette articulée) fut créée[97],[98].

La renaissance et le « baptême civil » du géant à casquette et moustache fut l'occasion d'accueillir et d'admirer quatre autres géants voisins, Colas et André (d'Arras), Gambrinus (de Béthune) et Margot-la-Fileuse (de Loos).

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Doullens Blason
D'azur semé de fleurs de lys d'or à l'écusson d'argent en abîme chargé d'une croix de gueules brochant sur le tout en cœur.[99].
Détails
Devise : Infinita decus lilia mihi prestant (Les lys de France me font honneur).

Support : branche, feuilles et glands de chêne à dextre et une branche et feuilles de laurier à senestre ;

Ornements extérieurs :
Croix de guerre 1914-1918 avec palme
  • Croix de guerre 1914-1918 avec palme. Citation à l'ordre de l'armée du 3 novembre 1920 : « Envahie dès le début de la guerre, a été en grande partie détruite par les nombreux bombardements, et à la suite des violents combats de 1914-1918, dont elle a été témoin, a stoïquement supporté les pires rigueurs de l'ennemi sans avoir vu ébranler la foi de sa vaillante population dans le triomphe final de la France ».
Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent
  • Croix de guerre 1939-1945 avec étoile d'argent. Citation à l'ordre de la division du 11 novembre 1948 : « Carrefour important, violemment bombardé du 18 mai au 5 juin 1940, s'est trouvé dans l'axe de l'attaque de deux divisions blindées allemandes. Témoin des furieux et durs combats menés à ses lisières les 6 et 7 juin 1940 par la 29e D.I.A. vu les 2/5 de ses immeubles détruits, huit de ses fils tués et vingt autres touchés. Bourg vaillant et courageux, au cœur magnifique et au patriotisme exemplaire, qui a dignement surmonté sa douleur et s'est remis avec foi et ardeur à l'ouvrage[100] ».

    La ville de Doullens possédait des armoiries avant le XIVe siècle : d'argent à la croix de gueules. Ce serait le roi Charles V qui aurait permis à la commune de placer l'écu de la ville sur un semis de fleurs de lys après la réunion du Ponthieu à la couronne, en 1369[101]. Une seconde raison est aussi invoquée : en 1366, Charles V, par lettres patentes, autorisait la ville à porter des fleurs de lis sur ses armoiries, en reconnaissance de l'attitude généreuse des habitants lors de la captivité de son père, le roi Jean le Bon[102].

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Edouard-Eugène Delgove, curé de Long, Histoire de la ville de Doullens, Amiens, Mémoires de la société des antiquaires de Picardie, , 531 p.
  • André Guerville (préf. Jacques Mossion), La mémoire de Doullens, Paillart,
  • Georges Durand, L'église saint-Pierre de Doullens, Amiens, Société des antiquaires de Picardie, A. Douillet et Cie, , 20 p.
  • Antoine-Joseph Warmé, Histoire de la ville de Doullens et des localités voisines, Doullens, Grousilliat (Doullens), réédité éditions de la Vague-verte en 2003 et chez Lorisse en décembre 2004, , 560 p. (ISBN 2-87760-453-5)
  • Hyacinthe Dusevel, L'Église Saint-Martin de Doullens depuis la fin du XVe siècle jusqu'à nos jours, Amiens, Lenoël-Hérouart,
  • Alexandre-Charles-Arthur de Marsy, La Prise de Doullens, par les Espagnols en 1595 : Pièces contemporaines publiées et annotées
  • René Debrie, Toponymie de Doullens, Amiens, Éklitra, , 99 p.
  • Jean-Pierre Ducellier, Chronique d'un bombardement, Doullens, 5 juillet 1944 : La guerre aérienne dans le Nord de la France, F. Paillart, , 516 p.

L'association La Citadelle a publié plusieurs ouvrages consacrés à la commune[103] :

  • A. Lenglet, Les semaines tragiques de Doullens en 1918, 1919 (réédition)
  • Rudet et Carpentier, La commandement unique - Doullens 1918, 1933 (réédition)
  • Fabrice Dehaene, Premier dictionnaire illustré des prisonnières, prisonniers, détenues et détenus de la citadelle de Doulens, Grouches-Luchuel, , 500 p. (ISBN 979-10-699-7800-3, BNF 46880009, présentation en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

  • « Doullens », Ma commune, Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, .

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. L'identité des participants et figurants à ces « tableaux vivants » des festivités du 5e centenaire des Archers de Doullens a pu être retrouvée, grâce à un petit fascicule, le « programme » édité pour l'occasion.
  4. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

Site de l'Insee[modifier | modifier le code]

Autres sources[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Marie Pierret, Phonétique historique du français et notions de phonétique générale, Peeters, Louvain-la-Neuve, 1994, p. 104.
  2. Cf. Philippe Le Bas, Dictionnaire encyclopédique de la France, vol. VI, (lire en ligne), p. 638 ; et Louis-François Flutre, « Doullens », Revue Internationale d'Onomastique,‎ cité par André Guerville, La mémoire de Doullens, éd. Paillard, , 324 p..
  3. « Orthodromie entre "Doullens" et "Albert" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  4. « Orthodromie entre "Doullens" et "Arras" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  5. « Orthodromie entre "Doullens" et "Amiens" », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le ).
  6. Carte IGN sous Géoportail
  7. Institut national de l'information géographique et forestière, Répertoire géographique des communes, [lire en ligne].
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Unité urbaine 2020 de Doullens », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur insee.fr, (consulté le ).
  14. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Amiens », sur insee.fr (consulté le ).
  15. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  16. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  17. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  18. « Le réseau Trans'80 en ligne ».
  19. a et b Territoire Nord Picardie : des trains de fret aux randonneurs L’intercommunalité étudie la possibilité de convertir l’ancienne voie ferrée Amiens-Doullens. De quoi valoriser le territoire et attirer des touristes adeptes de tourisme vert., Le Courrier Picard ; 04/10/2018
  20. Hermann Gröhler
  21. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, rééditions Guénégaud 1979, p. 252b.
  22. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France (lire en ligne)
  23. « Origine du nom de Doullens », sur La mairie de Doullens (consulté le ).
  24. Albert Dauzat et Charles Rostaing, op. cit.
  25. Ernest Nègre, op. cit.
  26. Florence Charpentier et Xavier Daugy, Sur le chemin des abbayes de Picardie, histoire des abbayes picardes des origines à nos jours, Amiens, Encrage Edition, 2008 (ISBN 978 - 2 - 911 576 - 83 - 6).
  27. Pierre Miquel, Les Guerres de Religion, Paris, Fayard, , 596 p. (ISBN 978-2-21300-826-4, OCLC 299354152, présentation en ligne). p 394
  28. Collection des mémoires relatifs à l'histoire de France, page 50, de Claude Bernard Petitot et Alexandre Petitot
  29. Bulletin historique trimestriel, de la Société des antiquaires de la Morinie, page 357
  30. a b c et d Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. a b et c Carlos Da Silva, « Chercheurs et spécialistes aux petits soins avec la citadelle de Doullens : La deuxième campagne de fouilles archéologiques a débuté hier, mercredi 27 avril, dans le bâtiment historique, alors que des relevés topographiques pointus se poursuivent, en vue de sécuriser le site et de l’ouvrir plus largement au public », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  32. Emilie Da Cruz, « Une grande enquête lancée sur les Harkis de la citadelle de Doullens : Fabrice Dehaene, vice-président de l’association La Citadelle de Doullens, a trois mois pour réunir documents et témoignages sur la présence de Harkis dans l’ancienne forteresse, entre 1962 et 1965. Le résultat de son enquête doit permettre à ces familles de bénéficier d’une reconnaissance et d’une indemnisation dans le cadre d’un projet de loi actuellement à l’étude », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  33. François Sauvestre, « La citadelle de Doullens, bientôt reconnue comme camp d'enfermement de Harkis ? : C'est une loi importante pour l'histoire de France qui vient d'être votée par le Parlement. Celle sur la reconnaissance des conditions d'accueil des Harkis rapatriés d'Algérie vers la France dans les années 60. La citadelle de Doullens est en passe d'être reconnue comme un camp d'enfermement », France Bleu Picardie,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  34. Carlos Da Silva, « Un travail artistique sur la mémoire des Harkis à la citadelle de Doullens : Engagé depuis deux ans, le projet initié par la Drac (Direction régionale aux affaires culturelles) Hauts-de-France et Somme patrimoine est en phase de concrétisation. Une exposition est prévue pour septembre, à l’occasion des journées européennes du patrimoine », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  35. Résultats officiels pour la commune Doullens
  36. Benoit Delespierre, « Christelle Hiver l’emporte haut la main à Doullens, son opposant alimente la polémique : La première adjointe distance largement ses trois concurrents. Son principal opposant, Romain Delamotte, refuse de la féliciter et dénonce un « manque de respect ». L’élection du maire est prévue samedi 4 juillet à 10 heures », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Concrètement, Christelle Hiver progresse de 159 voix là où Romain Delamotte progresse de 100 voix ; son écart avec ce dernier passant de 311 à 370 voix entre le premier et le second tour ».
  37. art L. 2121-2 du code général des collectivités territoriales.
  38. Liste des maires des chefs-lieux d'arrondissements, archives départementales, Amiens
  39. Sophie Diers, « Doullens .- Christian Vlaeminck : un page se tourne », L'Abeille de la Ternoise,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Il est élu depuis 49 ans dans le Doullennais dont 19 ans en tant que maire de Doullens (...) Il ne briguera pas de nouveau mandat en 2020, c’est donc l’heure du bilan ».
  40. « Le conseiller général Christian Vlaeminck ne se représente pas : Christian Vlaeminck et sa suppléante Bénédicte Thuillier-Bully ne seront pas candidats aux élections départementales de mars », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Âgé de 72 ans, l’élu a supprimé quelques postes lors de leur renouvellement : celui au syndicat mixte Val d’Authie Nièvre et Somme, au SMIROM (syndicat mixte intercommunal de ramassage des ordures ménagères) ou encore celui du SMITOM (syndicat mixte intercommunal de traitement des ordures ménagères). Le plus important pour Christian Vlaeminck est d’assurer deux postes, pas trois ».
  41. Éric Sara, « Christelle Hiver, première femme à la tête de Doullens : Après trois mandats, Christian Vlaeminck laisse son fauteuil de maire à sa première adjointe », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « Christelle Hiver a été installée sans surprise officiellement dans le siège de maire de Doullens avec 23 voix (quatre pour Romain Delamotte et deux bulletins nuls) sur les vingt-neuf conseillers municipaux présents, samedi 4 juillet ».
  42. « Palmarès du concours des villes et des villages fleuris » (consulté le ).
  43. Éric Sara, « Trois communes et huit fleurs dans le Doullennais : Le jury régional des villes et villages fleuris s’est rendu dans le Doullennais, mercredi dernier », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ) « L’élu espère que Doullens maintiendra son label 3 fleurs. Dans ce but, la ville fleurit tous les parterres et entretient ses quelque 830 arbres de différentes essences ».
  44. « Jumelage Doullens - Much, le 19 juin 1976 », sur La mairie de Doullens (consulté le ).
  45. a et b « Les écoles maternelles », sur La mairie de Doullens (consulté le ).
  46. a et b « Les écoles primaires », sur La mairie de Doullens (consulté le ).
  47. a b et c « Les collèges lycées », sur La mairie de Doullens (consulté le ).
  48. Gael Rivallain, « Les lycées de Doullens et de Chauny nouveaux partenaires de Sciences Po Paris : L’académie d’Amiens comptera désormais à la rentrée six lycées d’éducation prioritaire ou ruraux dotés d’ateliers préparatoires à l’entrée dans la célèbre école », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  49. Delphine Cattoux, « La réussite passe aussi par l’Epide de Doullens : Engagés pour un parcours minimal de huit mois, les volontaires qui intègrent cet établissement doullennais arrivent bien souvent démunis. Les parcours qu’ils y suivent leur font entrevoir l’avenir et la réussite », Le Courrier picard,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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