Pitgam

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Pitgam
La mairie de Pitgam lors du carnaval.
La mairie de Pitgam lors du carnaval.
Blason de Pitgam
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Grande-Synthe
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Brigitte Decriem
2014-2020
Code postal 59284
Code commune 59463
Démographie
Gentilé Pitgamois, Pitgamoises
Population
municipale
959 hab. (2014)
Densité 41 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 55′ 43″ nord, 2° 19′ 53″ est
Altitude Min. 1 m – Max. 43 m
Superficie 23,37 km2
Localisation

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Liens
Site web http://www.pitgam.fr/

Pitgam est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Pitgam dans son canton et son arrondissement

Pitgam est une commune waeteringuée (Brouckes et plaines) de la limite (zone de contact) entre la Flandre intérieure et la Flandre maritime (Bas-pays). Les Flandres maritimes sont drainée par de nombreux watergangs d'assèchement qu'on traverse grâce à 28 ponts et ponceaux.

Siphon sous le Deulaert.

Le village de Pitgam est construit dans un paysage ouvert d'openfield (autrefois peut-être bocagé et antérieurement plus boisé, au moins à certaines époques), sur une zone de transition évoluant de la plaine (submergée lors des montée de la mer, dites dans cette région « transgressions maritimes dunkerquoises ») au Nord, qui évolue vers une zone plus vallonnée au sud (6 côtes).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Pitgam
Spycker
Brouckerque
Armbouts-Cappel Steene
Looberghe Pitgam Crochte
Drincham Eringhem Zegerscappel

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité et Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune aurait pour origine étymologique "PET" (puits) et GAM (hameau) ; évoquant une demeure ou hameau près d'un puits.

Cette zone a connu une occupation gallo-romaine à l'époque où elle était littorale (c'est-à-dire vraiment située en bordure de mer lors des transgressions maritimes Dunkerque I et II). Les fouilles faites en 1997 à l'occasion de la pose d'un gazoduc[1], sur le lieu-dit " Schulleveldt " (à 1 km environ à l'ouest de Pitgam et 12 km au sud de Dunkerque) ont révélé de nombreux fossés [2]. Les fouilles ont révélé des fossés construits en « aménagements successifs » faits « dans un laps de temps limité » semble-t-il pour répondre à des besoins de drainage, mais peut-être aussi d'adduction. De tels aménagements nécessitaient une main d'œuvre significative peut-être liée à une ou des sauneries installées là pour la production saisonnière de sel, attestée par des « fragments d'augets (moules à pains de sels) et pilettes de fours à sel ». Des enclos qui semblent être hérités des gaulois pourraient être pour certains au moins des bassins de concentration de la saumure, le large fossé circulaire découvert pouvant être une aire saunante (où se sel cristallisait par évaporation). Des emplacements de poteaux, fosses garnies de restes de foyers et d'aliments (porc, mouton, bœuf et, très majoritairement cheval, tous animaux susceptibles d'avoir été élevés sur place) et de nombreux restes de poteries montrent qu'on a habité et vécu sur place.
Une nécropole a été trouvée près du gazoduc, réunissant six tombes, outre quelques autres isolées, toutes datées de la seconde moitié du IIe siècle. On y a trouvé quelques fibules, perles et céramiques. Selon les premiers indices, la population de cette époque semblait agro-pastorales et productrice de sel. La présence importante de chevaux pourrait être liée à un élevage spécifique, ou aux besoins de traction pour le transport du bois d'alimentation des fours et du sel (qu'on n'a pas retrouvé sur le chantier fouillé, mais qui pourrait avoir été plus éloigné de la mer ou des habitations (moins de risque d'incendie et de gêne liée à la fumée). Tout ceci étant à confirmer par des recherches complémentaires, d'autant qu'une partie du site pourrait avoir disparu sous l'effet de l'érosion. Les nombreuses céramiques inventoriées dans l'habitat comme celles des zones funéraire sont à plus de la moitié de type « tradition indigène », peut-être fabriquées à partir d'argile locale, et typique des Ménapiens jusqu'à 200 ap. J.-C. selon le GRAAL. On en a trouvé 6 000 tessons (plus de 100 kg au total), généralement non lissés mais décorés au peigne, et fait par la technique du colombin ou de la motte et rarement au tour de potier.

La zone semble ensuite être restée inoccupé jusqu'au XVe siècle, époque à laquelle quelques fosses semblent avoir été creusées sur le site dont l'une au XVIIe siècle[3].

"Pitgam est cité en 1072 dans "Annales Flandriae". Une Bulle du pape Pascal II, en 1113 porte aussi ce nom. En 1159, le pape Alexandre III donne les revenus ecclésiastiques de cette paroisse au chapitre de Thérouanne." [4].

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

À la veille du XXe siècle, un marché se tenait à Pitgam le dimanche matin[5].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

En 1854, le maire est Mr Dewaele[6].

En 1893, le maire est Léon Stevenoot[5].

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  juin 1995 Lucien Courtois    
mars 2008 Alain Codron    
en cours Brigitte Decriem    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[7]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[8],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 959 habitants, en augmentation de 3,56 % par rapport à 2009 (Nord : 1,21 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 600 1 616 1 625 1 724 1 716 1 726 1 700 1 695 1 652
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 546 1 628 1 568 1 548 1 575 1 565 1 555 1 549 1 565
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 548 1 531 1 357 1 184 1 202 1 208 1 135 1 144 1 142
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
1 025 978 903 948 921 933 917 953 959
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2006[10].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Pitgam en 2007 en pourcentage[11].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
5,2 
75 à 89 ans
6,4 
9,7 
60 à 74 ans
12,8 
24,4 
45 à 59 ans
21,0 
21,1 
30 à 44 ans
23,2 
18,3 
15 à 29 ans
16,3 
21,1 
0 à 14 ans
19,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, Pitgam fait partie du réseau Village Patrimoine, coordonné par les Pays de Flandre.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Pitgam (59) Nord-France.svg

Les armes de Pitgam se blasonnent ainsi : « D'azur à une fasce d'argent ».

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gazoduc reliant Loon-Plage à Cuvilly
  2. Site du GRAAL ; Page sur le site N° 59 463 005 AH
  3. Source - GRAAL, 1997
  4. Jules Pillyser, curé, notes manuscrites sur l'église de Pitgam ca 1899. Archives Historiques du Diocèse de Lille."
  5. a et b Annuaire Ravet Anceau 1893
  6. Almanach du commerce Département du Nord 1854
  7. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  8. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  11. « Évolution et structure de la population à Pitgam en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)
  12. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 31 juillet 2010)