États d'Artois

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Les États d'Artois étaient des États provinciaux de l'Ancien Régime.

Historique[modifier | modifier le code]

La première réunion des États d’Artois remonte à 1338.

En 1640, après la conquête de l'Artois par la France, la partie de l'Artois restée espagnole (« l'Artois réservé ») tint des séances des États à Saint-Omer, dans les murs de l'abbaye de Saint-Bertin, tandis que dans la partie devenue française (« l'Artois cédé »), les États furent interrompus à cause des guerres, avant d'être rétablis par Louis XIV le 23 janvier 1661. Il y eut ainsi deux assemblées des États distinctes jusqu'au retour de Saint-Omer à la France (1677) et au traité de Nimègue (1678)[1].

Composition[modifier | modifier le code]

Le clergé était représenté par :

La noblesse était composée des gentilshommes possesseurs d'une terre à clocher en Artois. Au XVIIe siècle, on comptait environ 70 gentilshommes membres des États d’Artois, contre 117 en 1788[2].

Le tiers était composé des députés des échevins des principales villes de la province : Arras, Saint-Omer, Aire, Béthune, Lens, Bapaume, Hesdin, Saint-Pol, Pernes et Lillers.

La nomination des députés des États se faisait par voie d'élection lors des assemblées générales. Outre les députés ordinaires, qui devaient résider à Arras et assister quotidiennement aux séances des États pour instruire les affaires de la province, il y avait des députés à la cour, dont le rôle était de se rendre à la cour pour y solliciter l'audience du roi et lui soumettre les requêtes de la province d'Artois[3].

Personnel[modifier | modifier le code]

Personnel des États d’Artois[4] :

  • administration générale : 25 agents
  • ponts et chaussées : 10
  • maréchaussée des États : 35
  • inspecteurs et commis au raffineries au sel : 10
  • receveurs particuliers et leurs commis : 30

Archives[modifier | modifier le code]

Les archives des États d'Artois sont conservées aux archives du Pas-de-Calais[5].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Charles Hirschauer, Les États d’Artois de leurs origines à l'occupation française (1340-1640), H. Champion (Paris) et H. Lamertin (Bruxelles), 1923 (tome 1, tome 2)
  • François Filon, Histoire des États d’Artois depuis leur origine jusqu'à leur suppression en 1789, A. Durand (Paris), 1861 (lire en ligne).

Références[modifier | modifier le code]

  1. François Filon, Histoire des États d'Artois, depuis leur origine jusqu'à leur suppression en 1789, (lire en ligne), p. 57
  2. François Filon, Histoire des États d'Artois, depuis leur origine jusqu'à leur suppression en 1789, (lire en ligne), p. 64
  3. Notice de l'etat ancien et moderne de la Province et Comté d'Artois, Desprez, (lire en ligne)
  4. Les états provinciaux dans la construction de l'état moderne, aux XVIIe et ..., par Marie-Laure Legay
  5. Archives du Pas-de-Calais, sous-série 2C : États d'Artois (1505-1790).

Liens externes[modifier | modifier le code]