Gare d'Arras

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Arras
Image illustrative de l'article Gare d'Arras
Le bâtiment voyageurs et l'entrée de la gare.
Localisation
Pays France
Commune Arras
Adresse Place du Maréchal-Foch
62000 Arras
Coordonnées géographiques 50° 17′ 12″ Nord 2° 46′ 54″ Est / 50.286682, 2.78163
Gestion et exploitation
Propriétaire SNCF
Exploitant SNCF
Services TGV
TER Nord-Pas-de-Calais
Caractéristiques
Ligne(s) Paris-Nord à Lille
Arras à Dunkerque-Locale
Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise
Doullens à Arras
Voies 11
Quais 8
Altitude 72 m
Historique
Mise en service
Correspondances
Bus et cars voir Intermodalité

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Arras

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(Voir situation sur carte : Nord-Pas-de-Calais-Picardie)
Arras

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(Voir situation sur carte : Pas-de-Calais)
Arras

La gare d'Arras est une gare ferroviaire française de la ligne de Paris-Nord à Lille, située à proximité du centre-ville d'Arras, préfecture du département du Pas-de-Calais, en région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Elle est mise en service en 1846 par la Compagnie des chemins de fer du Nord. C'est une gare de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF), desservie par des TGV et des trains régionaux TER Nord-Pas-de-Calais.

Situation ferroviaire[modifier | modifier le code]

Établie à 72 mètres d'altitude, la gare d'Arras est située au point kilométrique (PK) 192,127 de la ligne de Paris-Nord à Lille, entre les gares de Boisleux et de Rœux (Pas-de-Calais). Gare de bifurcation, elle est l'origine de la ligne d'Arras à Dunkerque-Locale (en étant suivie par la gare de Bailleul-Sir-Berthoult), et d'Arras à Saint-Pol-sur-Ternoise (suivie par la gare ouverte de Marœuil ; s'intercalent les gares fermées d'Achicourt, de Dainville et de Duisans). En outre, elle était l'aboutissement, au PK 79,772, de la ligne de Doullens à Arras (déclassée ; la précédente gare est celle fermée d'Achicourt). À proximité de l'établissement, sur la première ligne précitée, les raccordements d'Arras-Sud et d'Arras-Nord permettent de rejoindre la ligne de Gonesse à Lille-Frontière (LGV), connue aussi sous le nom de LGV Nord.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premières discussions sur les projets du tracé de la ligne de Paris à Lille ne font pas d'Arras une ville de passage incontournable ; c'est le projet concurrent, par Saint-Quentin et Cambrai, qui est considéré comme le plus favorable. Après le premier rapport de la commission municipale des chemins fer, le 4 février 1834, l'investissement de personnalités arrageoises va permettre un retournement de la situation. La commission des chemins de fer du conseil général et son président, Germain Delebecque, vont soutenir la candidature d'Arras dès 1835 et les multiples interventions et démarches de Maurice Collin, élu maire en 1837, mais aussi président de la chambre de commerce, pour un tracé par Amiens et Arras. Leurs argumentations reposent principalement sur un coût moins élevé, du fait du passage de la ligne par des vallées, et de l'importance économique plus grande d'Amiens et Arras par rapport à Saint-Quentin et Cambrai. Mais leur projet va trouver un soutien avec le rapport de l'ingénieur Cartier qui, pour des raisons de stratégie militaire, préconise que le tracé passe au plus près des fortifications d'Arras, pour qu'il soit possible de défendre efficacement la voie ferrée contre un ennemi venant du Nord et lui couper ainsi un accès facile vers Paris. Dès 1838, le passage par Arras est inclus dans le tracé de la ligne de Paris à la frontière de Belgique, lors de la première présentation du schéma du réseau ferroviaire connu sous le nom d'« étoile de Legrand », confirmé le 11 juin 1842 par la loi relative à l'établissement des grandes lignes de chemin de fer en France[1].

La gare, avant 1904.
La verrière de l'ancienne gare, photographiée en 1914 – 1915, avec des défenses en sacs de sable édifiées sur les quais.

La gare d'Arras est mise en service le 1er avril 1846[2] par la Compagnie des chemins de fer du Nord, lorsqu'elle ouvre la section d'Arras à la frontière de sa ligne de Paris à Lille et à la frontière belge. Cette première construction consiste en un bâtiment provisoire en bois[3]. Le premier bâtiment en dur est conçu par Alfred Armand, l'architecte de la compagnie. Lors de sa mise en service, en décembre 1847[3], la gare comprend : un modeste bâtiment voyageurs à un étage, un dépôt de locomotives et une halle à marchandises.

En 1865, du fait d'une modification du trafic, on démonte la couverture des quais de la gare de Fives, pour la remonter à Arras[4].

En 1880, divers travaux sont effectués : agrandissement de la gare ; établissement d'un disque à potence ; amélioration du système d'alimentation des eaux ; établissement de trois électro-sémaphores, pour l'installation du mode d'exploitation dit Block-System entre la gare et la bifurcation de Blangy[5].

Le bâtiment voyageurs de 1898 est détruit par les bombardements en 1915 et 1942. Un nouveau bâtiment est construit dans les années 1950.

Le 25 septembre 1984, est créée la première liaison TGV province – province. Reliant Lille à Lyon, elle dessert Arras, Douai et Longueau[6].

La relation par train Lunéa entre Lille et Nice, effectuant les mêmes dessertes précitées dans le Nord-Pas-de-Calais et la Picardie, a cessé depuis le 25 juin 2009[7].

Le Thalys où s'est produit un attentat, le 21 août 2015, a été dérouté pour être reçu en gare d'Arras, afin de pouvoir traiter les conséquences immédiates de cet évènement[8].

Service des voyageurs[modifier | modifier le code]

Vue de la gare du côté quais
Vue de la gare du côté quais.

Accueil[modifier | modifier le code]

Gare[9] SNCF, elle dispose d'un bâtiment voyageurs, avec guichets, ouvert tous les jours. Elle est notamment équipée d'automates pour l'achat de titres de transport, d'un dépôt de bagages et d'un service d'objets trouvés.

Un souterrain permet la traversée des voies et le passage d'un quai à l'autre.

Desserte[modifier | modifier le code]

Arrivée en gare d'un TGV.
Arrivée en gare d'un TGV.

Arras est desservie par les trains suivants[9] :

Par ailleurs, le diocèse d'Arras affrète une fois par an des TGV, dans le cadre du pèlerinage à Lourdes[10].

Intermodalité[modifier | modifier le code]

Un parc fermé pour les vélos et un parking pour les véhicules y sont aménagés[9]. Des bus urbains et des cars desservent la gare.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Érick Berger, « Le chemin de fer des origines à nos jours : l’exemple d’Arras. Installation, épanouissement et restructuration d’une emprise ferroviaire », dans la Revue du Nord, no 262, Université Lille III, avril 2005 (consulté le 19 février 2014).
  2. « Chemin de fer de Paris à la frontière de Belgique : par Amiens, Arras et Douai », dans Situation des travaux, imprimerie Royale, Administration Générale des Ponts et Chaussées et des Mines, 1847, p. 373 ; intégral (consulté le 11 janvier 2012).
  3. a et b Site cairn.info, Érick Berger, Arras : « la gare au centre du développement urbain, 1846-2001 », dans la revue Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine, no 11, 2004/3 ; lire (consulté le 12 janvier 2012).
  4. Site gallica.bnf.fr Rapports et délibérations - Nord, Conseil général, 1863, p. 173 ; intégral (consulté le 26 janvier 2011).
  5. Gallica.bnf.fr : « Gare d'Arras », dans Rapports et délibérations - Pas-de-Calais, Conseil général, 1880/08, p. 228 intégral (consulté le 4 octobre 2013).
  6. « TGV Lille -Lyon » [vidéo], sur ina.fr, France 3 Lyon,‎ (consulté le 2 mai 2016).
  7. M. Marc Dolez (Gauche démocrate et républicaine – Nord), « Question écrite no 44661 », sur Assemblée nationale, question du 17 mars 2009 à la p. 2503, réponse du 2 juin 2009 à la p. 5439 du JORF (consulté le 20 septembre 2015).
  8. Matthieu Suc, « Attaque dans le Thalys : « J’ai levé la tête et j’ai vu un gars avec un AK-47 » », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 25 août 2015).
  9. a, b et c Site SNCF Ter Nord-Pas-de-Calais, Informations pratiques sur les gares et arrêts : Gare d'Arras lire (consulté le 27 avril 2015).
  10. ADRIEN DELERUE, « Le miracle n’a pas eu lieu en gare d’Arras : le train pour Lourdes a eu près de deux heures de retard », sur lavoixdunord.fr,‎ (consulté le 20 septembre 2015).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Érick Berger, « Le chemin de fer des origines à nos jours : l’exemple d’Arras. Installation, épanouissement et restructuration d’une emprise ferroviaire », dans la Revue du Nord, no 262, Université Lille III, avril 2005 (résumé).
  • Érick Berger,« Arras : la gare au centre du développement urbain, 1846-2001 », dans la revue Histoire urbaine, Société française d'histoire urbaine, no 11, 2004/3.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


Origine Arrêt précédent Train Arrêt suivant Destination
Lille-Flandres Lille-Flandres TGV Paris-Nord Paris-Nord
Valenciennes Douai TGV Paris-Nord Paris-Nord
Dunkerque
ou Hazebrouck
Lens TGV Paris-Nord Paris-Nord
Bruxelles-Midi Lille-Europe TGV TGV Haute-Picardie Nice-Ville
Bruxelles-Midi Lille-Europe TGV Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV Lyon-Part-Dieu
Lille-Europe Lille-Europe TGV TGV Haute-Picardie Montpellier-Saint-Roch
Lille-Europe Lille-Europe TGV Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV Marseille-Saint-Charles
Lille-Europe Douai TGV Aéroport Charles-de-Gaulle 2 TGV Bordeaux-Saint-Jean
Lille-Flandres Douai TGV TGV Haute-Picardie Marseille-Saint-Charles
ou Bordeaux-Saint-Jean
Lille-Europe Lille-Europe TERGV Terminus Terminus
Lille-Flandres Douai TER Nord-Pas-de-Calais /
Haute-Normandie
Achiet Rouen-Rive-Droite
Lille-Flandres Douai TER Nord-Pas-de-Calais /
Picardie
Achiet Amiens
Lille-Flandres Rœux TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus
Douai
ou Terminus
Rœux
ou Terminus
TER Nord-Pas-de-Calais Boisleux Achiet
Douai Biache-Saint-Vaast TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus
Dunkerque Avion TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus
Hazebrouck Bailleul-Sir-Berthoult TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus
Calais-Ville
ou Boulogne-Ville
ou Étaples - Le Touquet
ou Saint-Pol-sur-Ternoise
Marœuil TER Nord-Pas-de-Calais Terminus Terminus