Presbytère
Le presbytère est l’habitation du curé catholique ou du pasteur protestant. Ce bâtiment est également appelé maison curiale[1].
Présentation
[modifier | modifier le code]Le mot presbytère vient du latin presbyterium, du grec πρεσβύτερος (presbuteros), « ordre ou sacerdoce des prêtres », d’où lieu de vie des prêtres[2].
Il est souvent situé à proximité des églises paroissiales ; dans certaines localités, ses qualités architecturales ou son importance historique ont pu amener à le classer au titre des monuments historiques.
France
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La propriété des presbytères a changé au moment de la loi de séparation des Églises et de l’État (1905) et de la loi de 1907. Les presbytères construits avant 1905 appartiennent aux communes[3]. L'entretien courant lié au fonctionnement incombe cependant aux paroisses. Les bâtiments construits après 1905 ne reçoivent pas de subventions, ils sont propriété des associations diocésaines[4].
La propriété d'un presbytère peut évoluer dans le temps, le presbytère d'Auray par exemple, est passé d'une propriété communale à une propriété diocésaine en 2023[5]. Cela peut se produire en cas de difficultés financières, par exemple à Saint-Tropez, le presbytère appartenant à l’évêché a été vendu à un promoteur privé en 2017[6].
Le presbytère héberge également des bureaux paroissiaux qui peuvent servir au travail d'un secrétariat au service de la cure. C'est pourquoi le presbytère comporte souvent des salles paroissiales, utilisées par des laïcs[4].
Québec
[modifier | modifier le code]Les missionnaires Récollets et Jésuites sont les premiers à arriver en Nouvelle-France pour fonder des missions et évangéliser les populations autochtones. Au début, il n'y a que des missions éparpillées un peu partout sur le territoire. Plus tard des prêtres séculiers deviennent les premiers curés. Ces prêtres fondent des paroisses et des églises, à Québec en 1621, le premier presbytère a été établi le 15 septembre 1664 par Mgr de Laval, sous le vocable de L'Immaculée-Conception[7]. Le presbytère abrite également un bureau paroissial qui sert à l'administration de la paroisse, État civil et avant le milieu des années 60s les institutions religieuses; école, hôpitaux, Hospice. Au Québec, une grande salle était incluse dans plusieurs presbytères dès le XVIIe siècle. Cette endroit se nommait salles des habitants et les paroissiens pouvaient se réunir pour discuter d'affaires publiques[8]. Au début de la colonie, c'est le Régime seigneurial de la Nouvelle-France qui prévalait. Des grange dimière ou granges à dime[9], étaient situées près des presbytères afin d’abriter la partie des récoltes qui revenait à la fabrique,[10]. Entre 1841 et en 1855, L'« Acte des Municipalités et des Chemins du Bas Canada » officialise le régime municipal. Les obligations comprennent la construction et l'entretien des édifices publics, la voirie, la police et les écoles. Bien qu'elles établissent une base à l'instauration du système municipal, ces deux ordonnances font face à une très forte opposition chez les Canadiens français, qui ne les appliquent pas.
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Définition sur le site du CNRTL..
- ↑ Informations lexicographiques et étymologiques de « presbytère » dans le Trésor de la langue française informatisé, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales.
- ↑ « Propriété des édifices religieux, état des lieux », sur Observatoire du patrimoine religieux
- Sabine de Rozières 2018.
- ↑ Mooréa Lahalle. Le presbytère d’Auray vendu au diocèse de Vannes. Le Télégramme, 15 novembre 2023. Lire en ligne
- ↑ À Saint-Tropez, la vente du presbytère crée la polémique. BFM Business, 15 septembre 2017. Lire en ligne
- ↑ https://www.patrimoinequebec.ca/registres/QC_ND.php
- ↑ https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=92767&type=bien
- ↑ https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=161939&type=bien
- ↑ https://www.patrimoine-culturel.gouv.qc.ca/rpcq/detail.do?methode=consulter&id=231488&type=bien.
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Sabine de Rozières, « Qu’est-ce qu’un presbytère ? », Aleteia, (lire en ligne).
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes :
- Le régime juridique des presbytères en Wallonie.