Saint-Pierre-Brouck

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Saint-Pierre-Brouck
Saint-Pierre-Brouck
La rue de la gare, avec la mairie en fond.
Blason de Saint-Pierre-Brouck
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Dunkerque
Canton Grande-Synthe
Intercommunalité Communauté de communes des Hauts de Flandre
Maire
Mandat
Gérard Grondel
2014-2020
Code postal 59630
Code commune 59539
Démographie
Gentilé Saint-Pierrebrouckois
Population
municipale
998 hab. (2015 en augmentation de 142,23 % par rapport à 2010)
Densité 113 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 53′ 47″ nord, 2° 11′ 14″ est
Altitude Min. 1 m
Max. 5 m
Superficie 8,86 km2
Localisation

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Saint-Pierre-Brouck est une commune française, située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Saint-Pierre-Brouck dans son canton et son arrondissement

Situé au bord du fleuve Aa, la commune est limitrophe, à l'ouest, du département du Pas-de-Calais.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Pierre-Brouck
Bourbourg
Sainte-Marie-Kerque
(Pas-de-Calais)
Saint-Pierre-Brouck Cappelle-Brouck
Ruminghem
(Pas-de-Calais)
Holque

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L’Aa est un fleuve canalisé de 80 kilomètres qui prend sa source à Bourthes et se jette dans la mer du Nord à Gravelines. Il est navigable après Saint-Omer.

Ses principaux affluents sont le Bléquin et le Thiembronne. Il est relié à d’autres canaux comme celui de Neufossé, de Calais ou de la Haute-Colme.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le village tient son nom de celui que lui donnèrent les moines qui l'ont créé : Sancti Petri Brocho signifiant « le marais de Saint-Pierre ».

Durant la Révolution, la commune porte les noms de Brouck-Libre et de Marais-Libre[1]. Son nom en néerlandais : est Sint-Pietersbroek[2], littéralement « le marais de Saint-Pierre ».

Ses habitants sont appelés les Saint-Pierrebrouckois[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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L’assèchement du marais (du Moyen Âge à Louis XIV)[modifier | modifier le code]

Les villages de Saint Pierre-Brouck et de Cappelle-Brouck n’ont longtemps été que des marais (broek) : les eaux alimentées par l’Aanoyaient la terre située en dessous du niveau de la mer. En outre le sol recevait les eaux de ruissellement des villages proches situés plus hauts : Ruminghem, Audruicq, Millam ou Looberghe, sans parler des transgressions marines comme la Transgression marine Dunkerque II ou des invasions marines lors des fortes marées et tempêtes.

La région fut placée sous l'autorité du Comte de Flandres, initialement nommé par le roi pour défendre ces contrées des invasions, notamment les invasions normandes. Le Comte administrait la région, rendait la justice, commandait les gens d’armes, récoltait les impôts et faisait exécuter les ordres du roi. A l'époque de la féodalité,les Comtes s'affranchirent du pouvoir royal, devinrent de puissants seigneurs capables de rivaliser avec le roi.

Vers 1100, les Comtes de Flandre (Thierry d'Alsace et Philippe d’Alsace) entreprennent des travaux d'assèchement des terres marécageuses situées entre Watten et Bourbourg (voir watringue). L’asséchement est confié en partie à des hommes libres : ils reçoivent un lopin de terre asséchée ; en échange ils doivent entretenir les digues et faire des travaux pour que l’eau ne revienne pas.

Les comtes distribuent surtout les marais aux abbayes et aux églises à charge pour elles de les mettre en valeur. Le marais de Saint-Pierre-Brouck revient aux moines de l’Abbaye d’Hasnon qui entreprennent d'assécher les marais situés entre l’Aa et Bourbourg et construisent l’église Saint-Pierre. Ces moines ont créé le village : Sancti Petri Brocho = marais de Saint-Pierre = Saint Pierre-Brouck.

Le village a ainsi pris naissance en 1065 et s’est agrandi en 1113. Le blason de la commune (aux 4 clés) date de 1114.

Jusqu'à la Révolution française, Saint-Pierre-Brouck relevait de la châtellenie de Bourbourg. La paroisse était le siège d'une ammanie ou mairie (l'amman est le représentant du châtelain avec pouvoirs administratifs, de justice) recouvrant le territoire de la commune sauf la seigneurie dite d'Hasnon[4].

Les seigneuries[modifier | modifier le code]

Plusieurs fiefs nobles existaient sur Saint-Pierre-Brouck. Les deux plus importants étroitement liés étaient la seigneurie du Wez et celle de La Motte[5].

Seigneurie du Wez[modifier | modifier le code]

Le Wez ou Weys, Weede, Ywedde, était une seigneurie, un fief noble, comprenant le Château avec les fossés et la basse cour avec 74 mesures de terre (environ 33 hectares) sur Saint-Pierre-Brouck et Cappellebrouck avec différents droits (perception de certains impôts) attachés.

Les seigneurs du Wez ont marqué l'histoire du village et des villages voisins, dont ils détiennent souvent des fiefs[6]. Ils possédaient un château. On peut encore en voir la ferme, les écuries, les douves (fossés entourant le château), une tour de gué, une conciergerie, des salles de garde. Menaçant de s'effondrer, il a été rasé en 1986.

Jusqu'en 1418, le fief appartient à Ernoul du Wez, seigneur du Wez et de la Motte (voir-ci dessous). Il meurt en 1418 et sa pierre tombale se trouve encore de nos jours dans l'église (voir ci-dessous). Son fils Georges du Wez lui succède. Il meurt en 1452 (il s'agit probablement du Georges se trouvant également dans l'église). Arrive Charles du Wez (Carel van den Ywedde en flamand), fils de Georges.

La seigneurie passe à François Ier du Wez, son fils, écuyer. Lui succède Jean du Wez, son héritier. Jean meurt sans postérité. Le fief revient à son frère François II du Wez, chevalier (la famille connait une ascension sociale, chevalier est supérieur à écuyer). En hérite son fils Jacques du Wez, chevalier, époux de Marie Brusset, fille de Cornil Brusset, gouverneur de Bourbourg.

François III du Wez, fils de Jacques devient le nouveau titulaire en 1612. Lui succède François IV du Wez, son fils. En 1626, ce François IV, chevalier, est bourgmestre (c'est à dire 1er échevin) de Bourbourg. Arrive alors Antoine François I du Wez, chevalier, bourgmestre de Bourbourg de 1658 à 1668, époux d'Anne Isabelle Lobello. Il meurt probablement en 1684.

Antoine François II du Wez relève la seigneurie du Wez en 1684. Puis la seigneurie passe à André François du Wez, frère d'Antoine François et ensuite à un autre frère Louis Godefroy du Wez, écuyer (un chevalier est d'abord écuyer notamment dans son jeune âge). Les frères ont également une sœur Scholastique.

Louis Godefroy du Wez vend le fief et la seigneurie du Wez, soit les 74 mesures et 37 mesures venant d'autres possessions, et l'ammanie à Louis Maurice Arnaud Jeanty, négociant, entrepreneur des travaux du Roi à Dunkerque pour un montant de 10 000 livres en prix principal avec quelques annexes dont une rente viagère et quelques locaux dans le château. S'il n'était pas encore noble, l'acheteur le devient du fait de cette acquisition, les bourgeois s'anoblissant souvent de cette manière.

Louis Maurice Arnaud Jeanty transmet la seigneurie du Wez à son fils Louis Nicolas Arnaud Jeanty[7].

Seigneurie de La Motte[modifier | modifier le code]

La Motte est un autre fief noble lié au château avec 101 mesures de terre (environ 45 hectares) sur Saint-Pierre-Brouck, ainsi que différents droits et revenus. Le fief de l'ammanie et mairie de Saint-Pierre-Brouck était un fief distinct relevant de cette seigneurie.

Le seigneur de la Motte était maître portier de l'abbaye de Watten : il devait assurer la garde de la porte de l'abbaye sur demande de celle-ci et recevait une rémunération à cette fin.

La seigneurie de La Motte appartient avant le XVe siècle à la famille du Wez. Elle y reste jusqu'en 1676. En 1676, Antoine François I du Wez, seigneur du Wez et de La Motte, déjà rencontré ci-dessus, époux d'Anne Lobello, vend la seigneurie de La Motte à Claude Begat, seigneur de Laghette, échevin puis bourgmestre de Bourbourg, époux d'Isabelle Marie de Wachtere. Pour faire son achat Claude Begat dut vendre, avec la permission du Roi, son office de major et capitaine des portes de Gravelines.

En 1692, la seigneurie est saisie (peut-être pour un problème de droit de relevée, l'équivalent du droit de succession actuel non acquitté). Elle semble ensuite récupérée par la famille acquéreuse en 1676 puisqu'elle va la revendre. En 1696, Isabelle Marie de Wachtère, à cette date veuve de son second mari Charles Stalin, échevin de Bourbourg, la cède avec d'autres biens à Denis Marin de Planchy, époux d'Anne du Begat de la Guette (même famille que Claude Begat, seigneur de Laghette).

En 1699, Denis Marin revend la seigneurie à Jean-Baptiste Guazzo, écuyer, seigneur de Berval, Haelen,...Ce dernier est également vers 1695, bailli de la salle abbatiale de l'abbaye de Bourbourg, et acheteur d'un autre fief dans la châtellenie[8]. La seigneurie passe en 1728 à Charles Joseph Guazzo, neveu de Jean-Baptiste, puis à ses héritiers le comte Defferen(?) et messire Goupy. Enfin en 1767, elle est achetée par Jean-François Gamonet, régisseur des domaines de Flandre, pour son fils Louis Hector[5].

Fief de l'ammanie[modifier | modifier le code]

Le fief dépendant de la seigneurie de La Motte était détenu par la famille du Wez jusqu'à la fin du XVIIe siècle. A cette époque, la famille le vend en deux parties. Une partie est cédée à la famille de Schodt, qui fait partie des notables de Bourbourg et l'autre partie arrive dans les mains de la famille de Paepe ou Depape, autres notables de Bourbourg[9].

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution française, le nom de Saint Pierre Brouck étant estimé comme rappelant trop l'Ancien Régime et faisant trop référence à l'église, le village porta également le nom de Marais-Libre, Brouck-Libre[10].

L’église[modifier | modifier le code]

L'église.

Une partie de l’église et son chœur datent du XVe siècle. Elle est de style gothique (arc brisé, croisée d’ogives, vitraux).

Dans la châsse, se trouveraient les chaînes de Saint Pierre.

À l’intérieur, dans les murs, existent sept pierres tombales :

  • celle de maître Alexandre de Timmaker, curé de l’église de 1369 à 1400 ;
  • celle de Ernoul II, seigneur du Weez, mort en 1418 et de sa femme Marie Le Cherf ;
  • celle de George, seigneur du Weez, fils de Ernoul II et de sa femme Marguerite de Rabecque.
  • une quatrième en marbre blanc, entourée de bois portant au sommet une tête de mort sculptée et à la base, une tête de mort avec des ailes, un sablier et des ossements : il s'agit d’Isabelle Van Munster, femme de l'écuyer jean-Baptiste Guazzo du seigneur de La Motte-Berval (il s'agit de la seigneurie de la Motte décrite ci dessus), décédée en avril 1710.
  • une cinquième derrière le maître-autel : celle de maître Hazebaert, curé de 1684 à 1715.
  • une sixième, dans le pavé du chœur : celle de maître Cobert, curé de 1731 à 1757.
  • et une septième, près du baptistère : celle de Claude Bense natif d’Aubagne en Provence, concierge du château du Wez, mort le 18 janvier 1745, âgé de 50 ans[11].

Le quartier de la Gare et le Vert Sifflet (depuis 1869)[modifier | modifier le code]

Une gare existait à Saint-Pierre-brouck à la fin du XIXe. Les trains à vapeur ont circulé à partir de 1869. L'emplacement de la gare se devine de nos jours grâce aux barrières blanches face à la rue des peupliers, près de la maison dite à la belle vue de la gare. Les rails traversaient la route à cet endroit au passage à niveau : direction Saint-Omer ou Dunkerque.

Le trafic des voyageurs cessa en 1955 et celui des marchandises en 1958. La gare a été démolie peu de temps après. Le bus a remplacé les wagons. La sucrerie Say possédait également une petite voie ferrée. Ce quartier regroupait de nombreux cafés, des entreprises comme la maréchalerie, le garage (à la place des Abribus des deux côtés de la route), la sécherie. La société Sonode créée en 1966 est une importante sécherie de chicorée qui transforme la plante pour ses différentes utilisations.

En 1983, un nouveau lotissement appelé « Vert sifflet » (rue des lilas, des bleuets, des marguerites) sort de terre à la place des champs… On dit qu’il a été nommé ainsi parce que, pendant la guerre 1914-1918, en ces lieux, un commandant anglais portait au cou un sifflet de couleur verte avec lequel il commandait ses hommes.

Le quartier de la Bistade (depuis 1870)[modifier | modifier le code]

La rue de la Bistade.

Le pont de la Bistade était à l'origine tournant. Un pontier manipulait une manivelle située au centre du pont pour le tourner et ainsi laisser le passage aux péniches. Les deux avancées du pont étaient en pierres. Les rails chargés de wagonnets à betteraves de la voie Decauville, appartenant à l’usine, empruntaient ce pont.

Celui-ci a été détruit en mai 1940 par des soldats français, dont aucun ne réchappa, pour freiner l’avancée des Allemands. Un nouveau pont, levant cette fois, fut construit en 1948. Le pontier levait le pont grâce à un tableau de commandes situé dans une cabine. De chaque côté de l’Aa, se trouvait un chemin de halage : les chevaux faisaient avancer les péniches en les tirant le long de l’Aa, bordé de grands arbres. Si l'habitat a varié au cours du temps constructions, démolitions), chaque habitation avait son petit ponton sur l’Aa.

Plusieurs commerces se trouvaient à la Bistade : le café des sports de Solange, son magasin de quincaillerie, cadeaux, souvenirs, articles de pêche, … ; la boulangerie–épicerie (toujours existante) ; le café Sailly et sa maréchalerie (fers à cheval) ; deux autres cafés et la boutique des Coopérateurs...

La sucrerie Stoclin puis Say à la Bistade[modifier | modifier le code]

Jean-Baptiste Stoclin fonde une sucrerie à la Bistade en 1870. La famille Stoclin habitait le château qui existe encore de nos jours. Ensuite, elle fut rachetée par la sucrerie Say en 1932. L’usine fermée en 1957 a ensuite été démolie.

À la saison des betteraves, le quartier débordait d'activité : les routes, en cailloux ou en pavés, étaient couvertes de boue, les péniches encombraient les quais, les betteraves étaient amenées par tous les moyens disponibles (tracteurs, chariots, wagonnets de la voie Decauville (1556 m depuis la gare), des grues mobiles les déchargeaient, une bascule à betteraves comptabilisait le poids des chargements . Il fallait également approvisionner en chaux car on transformait les betteraves en grains de sucre grâce à la chaux.

Les maisons rouges encore existantes s’appellent des corons : il s'agissait des maisons des travailleurs de la sucrerie.

Le centre du village (depuis 1880 )[modifier | modifier le code]

Les travaux de construction des écoles et de la mairie commencèrent en 1880 pour se terminer en 1905. La plaque de l’inauguration se trouve sur le mur de l’ancienne mairie, devenue maintenant la garderie. Dans le grenier, se trouve le clocheton, l’horloge du village.

Ecole de garçons (classes de CE et de CM aujourd’hui) et école de filles (classes de maternelles et CP) existaient séparément. Entre les deux écoles, à la place de la nouvelle mairie, se trouvait le logement du directeur d'école. La directrice habitait à droite de la mairie. En 1937, on a ajouté un étage à l’école des filles (trois classes).

En 1957, l’école mixte Florimond-Debeyre, en hommage à M. Debeyre (instituteur et secrétaire de mairie de 1874 à 1911), a été inaugurée.

L’ouverture de la cantine scolaire en 1955 a permis aux enfants, qui venaient parfois de loin, de rester sur les lieux. Deux nouvelles classes préfabriquées furent construites en 1972 et 1978. Le parking a vu le jour en 1972.

La rue de la seigneurie s’appelait autrefois la rue des trois sans femmes du fait que trois hommes célibataires habitaient chacun une maison.

Tout comme dans les quartiers de la gare ou de la Bistade, beaucoup de commerces ont disparu dans le centre du village : la brasserie, les épiceries, la droguerie, la boucherie, la cordonnerie, le cabinet médical et sa pharmacie, etc. Les trottoirs et places de stationnement ont remplacé les watergangs et leurs petits ponts. Le goudron a recouvert les pavés. La voie Decauville (reliant la gare à la sécherie) n’existe plus.

Le camp de Zenneghem (guerre 1914 - 1918)[modifier | modifier le code]

Le camp a rapport avec le château du Weez évoqué ci dessus. Il appartenait à la famille d'Henry Cochin (député du Nord et maire du village) quand la guerre 1914-1918 a eu lieu :

  • c’est là que se situait le camp de dépôt de munitions de Zenneghem ;
  • c’est là que le comte Charles de Broqueville, ministre de la guerre de Belgique demeure ; ses bureaux sont à la poste de Saint Pierre-Brouck.

Les troupes anglaises choisissent d’installer un camp de dépôt de munitions : en effet, le château se situe, sur l’Aa, face au canal de Calais, et donc face à l’Angleterre ; ainsi on construit un port près du château. Le camp s’étend du château jusque la route de Watten, et même jusque Cappelle-Brouck et au centre de notre village. Les paysans cultivent encore leurs champs et demeurent dans leurs fermes.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1854   Geerssen    
1883   Octave Sailly    
1887 1913 Henry Cochin    
mars 2001 en cours Gérard Grondel    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[12]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[13].

En 2015, la commune comptait 998 habitants[Note 1], en augmentation de 142,23 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
348 308 377 418 466 502 498 483 508
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
558 551 541 641 645 666 673 689 756
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
815 856 882 868 827 783 775 806 743
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015
733 729 703 867 814 811 882 1 017 998
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[14].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Saint-Pierre-Brouck en 2007 en pourcentage[15].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90 ans ou +
0,2 
3,3 
75 à 89 ans
6,4 
9,6 
60 à 74 ans
9,4 
22,1 
45 à 59 ans
21,3 
25,2 
30 à 44 ans
22,4 
14,1 
15 à 29 ans
15,3 
25,7 
0 à 14 ans
25,0 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[16].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Une chapelle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Pierre-Brouck (Nord).svg

Les armes de Saint-Pierre-Brouck se blasonnent ainsi :

De sable à quatre clefs d'argent, le panneton en haut et à dextre, ordonnées 2 et 2.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Dupas, Seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, 2001, Coudekerque-Branche, Galaad Graal.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. http://proussel.voila.net/pages/noms_flamands.htm
  3. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  4. Georges Dupas, seigneuries et seigneurs de la châtellenie de Bourbourg, Coudekerque-Branche, Galaad Graal, , p. 32
  5. a et b Georges Dupas option citée pages 141 à 145
  6. Georges Dupas option citée
  7. Georges Dupas option citée pages 141 à 143
  8. Georges Dupas option citée page 168
  9. Georges Dupas option citée pages 145 à 148
  10. « Répertoire numérique de la série L (période révolutionnaire) », sur Archives départementales du Nord (consulté le 6 août 2017)
  11. Georges Dupas option citée pages 139-140
  12. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  13. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  14. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  15. « Évolution et structure de la population à Saint-Pierre-Brouck en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)
  16. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 1er août 2010)