Is-sur-Tille

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Is-sur-Tille
L'Ignon en centre ville
L'Ignon en centre ville
Blason de Is-sur-Tille
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Is-sur-Tille
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon
Maire
Mandat
Thierry Darphin
2014-2020
Code postal 21120
Code commune 21317
Démographie
Population
municipale
4 339 hab. (2011)
Densité 193 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 31′ 18″ N 5° 06′ 58″ E / 47.5216666667, 5.11611111111 ()47° 31′ 18″ Nord 5° 06′ 58″ Est / 47.5216666667, 5.11611111111 ()  
Altitude Min. 262 m – Max. 408 m
Superficie 22,53 km2
Localisation

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Is-sur-Tille

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Is-sur-Tille

Is-sur-Tille est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Située à une vingtaine de kilomètre au nord de Dijon, elle est implantée à la limite de deux régions naturelles :

  • à l'ouest, un plateau calcaire fortement boisé, dont les altitudes dépassent 400 mètres;
  • à l'est, une plaine argileuse plus humide, en pente douce vers le sud-est de la Saône, vouée à l'agriculture.

Villes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saulx-le-Duc Marey-sur-Tille, Villey-sur-Tille Crécey-sur-Tille
Échevannes
Rose des vents
Diénay N Til-Châtel
Marcilly-sur-Tille
O    Is-sur-Tille    E
S
Chaignay

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune est traversée par l'Ignon[1], rivière qui partage ses eaux en plusieurs bras à l'entrée de la ville, avant de rejoindre la Tille[2] affluent de la Saône. La présence de l'eau dans le site naturel de la ville, déterminante dans son développement au cours des siècles, est aujourd'hui un élément pittoresque qui lui confère le charme d'une bourgade paisible et touristique. Is-sur-Tille est à une altitude moyenne de 280 mètres.


Géologie[modifier | modifier le code]

Relief[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Plusieurs hypothèses existent pour l'origine du nom, bien connu des cruciverbistes, « Is » : d'un mot celte qui veut dire eau ou rivière, d'un nom de famille romain (Iccius) ou d'Isis la déesse égyptienne dont des Romains ont pu s'approprier le culte.

Histoire[modifier | modifier le code]

Riche de son histoire, la ville possède un patrimoine limité par des destructions nombreuses jusqu'au XVIIIe siècle. Parmi les bâtiments remarquables figurent l'église du XIIe siècle, l'hôtel Lecompasseur de Courtivron, l'hôtel de Lenoncourt, et un château du XVIIe siècle. Des constructions plus récentes, telles que l'hôtel de ville, ne sont pas sans intérêt.

Elle fut le chef-lieu du district d'Is-sur-Tille de 1790 à 1800.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
« D'azur à deux vrillons d'argent en sautoir et à une crosse de même, brochant sur le tout. »

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1995 en cours Michel Maillot PS  
1977 1989 Jean Rebiffé DVD  
    ...    
24 janvier 1826 1er février 1824 Joseph Claude Marie Charbonnel[3]    

Jumelages[modifier | modifier le code]

La commune d'Is-sur-Tille est jumelée avec la ville de Waldmohr[4] (Rheinland-Pfalz), en Drapeau de l'Allemagne Allemagne.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Is-sur-Tille fait partie de la Communauté de communes des Vallées de la Tille et de l'Ignon[5].

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 339 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 561 1 289 1 479 1 364 1 436 1 460 1 420 1 400 1 468
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 400 1 410 1 371 1 306 1 318 1 899 1 945 1 892 1 963
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 719 1 808 1 801 2 641 2 917 3 035 2 850 2 575 2 585
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
2 568 3 448 3 770 4 200 4 050 3 926 3 824 4 339 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

Le commerce local de proximité est très développé et diversifié, qui couvrent les besoins quotidiens des habitants d'Is-sur-Tille. Il existe plusieurs boulangeries, pâtisseries, boucherie, et marchands de fruits et légumes, en plus des 3 supermarchés. La commune compte également des commerces dans les secteurs bancaires, d'assurances, coiffures, presses et librairie, cordonnerie et fleuristes.

Hébergements et restaurations[modifier | modifier le code]

Les commerces liés au tourisme ne sont pas en reste, avec la présence de 4 restaurants, et 2 hôtels, de nombres gîtes ruraux et chambres d'hôtes, ainsi qu'un camping.

Artisans[modifier | modifier le code]

Les artisans de la commune sont essentiellement dans le secteur du bâtiment.

Industrie[modifier | modifier le code]

le Centre de recherche du Valduc du Commissariat à l'énergie atomique: Il s'agit d'une installation nucléaire très secrète, créée en 1957[8], couverte par le secret-défense, basée l'abri des regards. C'est notamment là que sont fabriquées les têtes nucléaires de l'arsenal militaire français[9].

La ville produit des biens d'équipement domestique, avec l'usine du Groupe SEB. l'entreprise SEB, spécialisée dans les autocuiseurs, assure même avoir déjà vendu des milliers de cocottes à l'industrie nucléaire depuis 37 ans.

Agriculture[modifier | modifier le code]

La confrérie de la truffe de Bourgogne[10] a son siège social à Is-sur-Tille.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ville fleurie : deux fleurs,
  • L’hôtel Le Compasseur de Courtivron,
  • Pelouse calcaire du petit clocher[11],
  • 5 lavoirs sur les berges de l'Ignon, dont 3 communaux[12].
  • Ancien camp américain de la Première Guerre mondiale (septembre 1917 à mai 1919) dont un mémorial a été inauguré à Is-sur-Tille le 9 septembre 2008.

Équipements et services[modifier | modifier le code]

Services publics[modifier | modifier le code]

Les services publics sont nombreux, tant sur des services nationaux comme La Poste, EDF, le Trésor Public, que sur le plan sécurité : une gendarmerie, une caserne de pompier s; il y a aussi une maison de l'emploi ainsi qu'une structure multiaccueil pour les enfants de 0 à 4 ans.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

La gare SNCF la plus proche est situé sur la commune de Marcilly-sur-Tille. Elle dessert les 2 villes. Un service voyageur[13] assure un trafic régulier, avec le passage de plusieurs TER, par jour, sur la ligne Dijon-Langres. Un service FRET est également disponible dans cette gare.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Les élèves de la commune commencent leurs études à l'école maternelle Matisse, puis à l'école Anatole-France[14], inaugurée en 2000. Elles se poursuivent ensuite au collège Paul-Fort.

L'école privée Jeanne-d'Arc accueille également des élèves, pour des sections maternelles et primaires.

Sports[modifier | modifier le code]

L'office municipal des sports et les associations issoises proposent plusieurs activités sportives : notamment rugby, tennis, volley-ball, ainsi que moto cross et karting cross. Les équipement municipaux sont d'ailleurs nombreux, avec plusieurs salles polyvalentes, une piscine, des terrains de tennis un skatepark et un gymnase.

Santé[modifier | modifier le code]

En plus des 2 pharmacies, 8 médecins, 4 dentistes et 2 infirmières sont installés à Is-sur-Tille, un laboratoire d'analyse médicale est également à disposition de la population. L'hôpital local comporte un service de soins (8 lits en médecine et 12 lits en suivis de soins), et un service d'hébergement, l'EHPAD (95 lits). l'équipe médicale est composée de 9 médecins et 1 pharmacien. Les animaux ne sont pas oubliés, avec la présence de 2 vétérinaires. En 2008, un pôle médical a été créé comprenant 4 médecins, 2 infirmières et un cabinet de kinésithérapie avec balnéothérapie. Il y a également 3 autres cabinets de kinésithérapie à Is-sur-tille.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François Louis Bouchu (1771-1839), général d'Empire né dans la commune.
  • Joseph Claude Marie Charbonnel, ancien maire,
  • Henri Lucot, cinéaste "documentariste", voire "rapporteur" de guerre (père de la phonologue du "Petit Robert de la langue française" Aliette Lucot)
  • L'auteur de bande dessinée Gilles Roussel, alias Boulet, a effectué une partie de ses études à Is-sur-Tille.
  • Georges Serraz sculpteur né à Is-sur-Tille le 13 janvier 1883.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]


Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Lien externe[modifier | modifier le code]