Arts et Métiers ParisTech

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Arts et métiers ParisTech
Logo Arts et métiers ParisTech
Logo Arts et métiers ParisTech
Informations
Fondation 1780
Fondateur François de La Rochefoucauld-Liancourt
Type Grand établissement (EPSCP)[1]
Budget 124,6 M€ (en 2011) [2]
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 01″ N 2° 21′ 30″ E / 48.833611, 2.358333 ()48° 50′ 01″ Nord 2° 21′ 30″ Est / 48.833611, 2.358333 ()  
Ville Paris
Aix-en-Provence
Angers
Bordeaux-Talence
Cluny
Châlons-en-Champagne
Lille
Metz
Pays Drapeau de la France France
Direction
Directeur Laurent Carraro
Chiffres clés
Personnel 600 IATOS[3]
Enseignants 400[3]
Étudiants 6 238[2] (en 2011)
Premier cycle Moins de 50
Deuxième cycle Plus de 5 000
Troisième cycle 220 doctorants[2] (en 2011)
Niveau Bac + 3 à bac + 8
Divers
Particularités École nationale dotée de plusieurs campus régionaux.
Affiliation ParisTech, heSam Université, CGE, Aerospace Valley, ASTech, CDEFI, AGERA, Pegase PACA, G16+, France Aerotech[4], « Elles Bougent ».
Site web www.ensam.eu

Arts et métiers ParisTech, anciennement École nationale supérieure d'arts et métiers (ENSAM) est une grande école française publique de formation d’ingénieurs généralistes rattachée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Elle est aujourd'hui la plus grande école d'ingénieurs française en termes d'effectifs (plus de 6 000 étudiants entre élèves-ingénieurs, mastériens et doctorants) et fait figure de référence pour l’enseignement du génie industriel et mécanique. École unique disposant d’un réseau de huit campus sur tout le territoire français, elle occupe des locaux voués à l'enseignement et la recherche. Ces locaux sont des monuments historiques (tels que l'Abbaye de Cluny) ainsi que des bâtiments modernes (CER de Metz).

Ses quinze laboratoires spécialisés, l'institut Carnot ARTS et ses 3 instituts nationaux la placent au cœur de la recherche et de l'innovation scientifique. De plus, son évolution et son ouverture internationale au cours des vingt dernières années ont largement diversifié ses axes d'enseignement : MBA, Bachelor de technologie, entrepreneuriat ou encore mastères spécialisés.

Arts et Métiers ParisTech est également l'une des plus anciennes écoles d'ingénieurs de France, fondée en 1780 par le duc de La Rochefoucauld-Liancourt. Ses élèves – portant l'uniforme des gadzarts – et ses anciens élèves, réunis dans la Société des ingénieurs Arts et Métiers, constituent le plus important réseau européen d’ingénieurs issus d'un même établissement.

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Portrait du Duc de La Rochefoucaud-Liancourt

Création de l'école[modifier | modifier le code]

Arts et métiers ParisTech[N 1],[S 1], est une des rares écoles d'ingénieurs françaises dont les origines sont antérieures à la Révolution[N 2]. En effet, la première école des arts et métiers est fondée en 1780 à Liancourt[5] dans l’Oise (ferme de la Montagne) par le duc François de La Rochefoucauld-Liancourt pour les pupilles de son régiment de dragons, avec le concours de Monge, Berthollet, Chaptal et Laplace. Cette ferme existe toujours et appartient aux anciens élèves depuis 1980.

Le 10 août 1786, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, qui est aussi grand maître de la Garde-Robe du Roi, obtient de Louis XVI une ordonnance « pour établir une école d’application militaire en faveur de cent enfants de soldats invalides » à la ferme de la Montagne. Le roi accorde une indemnité de huit sous par jour et par élève, plus deux sous pour l’éclairage et le chauffage. Fin septembre 1787, les ateliers sont en état de marche. L’école professionnelle ouvre ses portes quelques mois plus tard. Pendant la Révolution, le duc s’exile en 1792 et revient en France en 1799.

En 1800, il existe au château de Compiègne un des trois collèges qui formaient le Prytanée français. Ces établissements avaient un statut militaire. Après une visite du collège de Compiègne, le Premier Consul Napoléon Bonaparte constate que l’investissement fait par l’État n’est pas très utile sauf pour ceux qui poursuivent une carrière militaire. Ayant visité peu auparavant des établissements industriels du nord, il y avait constaté l’absence de contremaîtres capables de faire des plans ou des calculs simples. Il décide alors de changer l’enseignement au collège de Compiègne pour combler cette lacune. Quelques jours après cette visite, Le 19 pluviôse an xi (7 février 1803), le collège de Compiègne est renommé « Collège des arts et métiers ». Puis paraît au Moniteur l’acte du 6 ventôse xi (25 février 1803). Il dit : « à compter de germinal an xi, l’instruction au collège de Compiègne aura pour but de former de bons ouvriers et des chefs d’atelier. »

Expansion et nouveaux centres[modifier | modifier le code]

La deuxième école est fondée en 1804 à Beaupréau, près de Cholet puis est transférée à Angers en 1815. En parallèle, l'école de Compiègne, devenue l'École impériale d’arts et métiers en 1803[6], est déménagée dans deux anciens monastères à Châlons-en-Champagne en 1806[7]. Ce déménagement fait suite à une décision de Napoléon Bonaparte qui, lors d'une visite de l'école trouva, les locaux de Compiègne inappropriés. Le premier directeur de l'établissement est Jean Joseph Labâte, un chirurgien militaire qui a fait la campagne d'Égypte, et restera à ce poste jusqu'en 1823. L'enseignement dans ces établissements reste préindustriel. Par exemple, à Châlons, les élèves réalisent des pièces d'ébénisterie d'art, dont certaines, prestigieuses[N 3], font toujours partie du mobilier national[8]. On appelle d'ailleurs à cette époque « artistes » les élèves[9]. Trois décennies plus tard, en 1843, le centre d'Aix-en-Provence est fondé dans des bâtiments ayant servi de casernes et de monastères[10]. Sous le Second Empire, l'enseignement devient beaucoup plus technique au sens où nous l'entendons en 2014, comme en témoignent les dessins industriels des élèves, dont certains sont parvenus jusqu'à nous[11].

Façade de l’École nationale d’arts et métiers

Au cours du XXe siècle, l'expansion de l'école s'accélère. En 1891 l'abbaye de Cluny est choisie pour abriter la quatrième école d'Arts et Métiers. En pleine révolution industrielle, la création d'un cinquième centre est votée. Il s'installe en 1900 à Lille, ville alors en plein développement. Le centre de Lille est le premier dont les installations ont été expressément construite pour accueillir l'école. Peu après, le projet du centre de Paris est lancé, sa construction dure de 1906 à 1912, là où se trouvaient auparavant les anciens abattoirs de Villejuif. Destiné à devenir le plus grand centre des Arts et Métiers, le centre de Paris connaît une ouverture difficile en raison des débuts de la Première Guerre mondiale.

Au milieu des Trente Glorieuses, Jacques Chaban-Delmas favorise la construction du septième campus à Bordeaux sur le technopôle de Talence. Les bâtiments sont opérationnels en 1963. Le dernier centre est ouvert à Metz en 1997. Il a lui aussi été construit au cœur d'un technopôle en plein développement, le Technopôle Metz 2000[12].

Pendant les années 1990, l'école crée trois instituts post-diplôme à Chambéry (conception, mécanique et environnement) en 1994, à Chalon-sur-Saône en 1997 et à Bastia (énergies renouvelables) en 2000. Les Arts et Métiers ParisTech possèdent également deux antennes, situées à Laval et Bouc-Bel-Air, dépendantes des CER d'Angers et d'Aix-en-Provence[13],[14]. Ces deux antennes sont liées aux laboratoires de recherche de l'école et à l'enseignement des mastères spécialisés.

Première et Seconde Guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Durant la Première Guerre mondiale, les élèves des Arts et Métiers sont mobilisés. On estime que, sur les 6 500 gadzarts mobilisés, 1 100 périrent lors de la première année du conflit[15]. Les stigmates de la guerre ont également atteint les centres d'enseignement : les installations de Châlons-sur-Marne sont gravement endommagées, tandis que le centre de Lille est occupé et utilisé par les Allemands comme hôpital militaire. Les autres centres, Angers, Cluny et Aix-en-Provence, sont fermés durant une année complète, de 1916 à 1917. Le centre d'enseignement de Paris est lui sorti indemne de ce conflit.

Durant l'entre-deux-guerres, les Arts et Métiers bénéficient de deux facteurs importants. Tout d'abord, l’apparition du statut de cadre dans le monde industriel, statut délivré à la plupart des gadzarts lors de leur arrivée en entreprise. Ceci aide à la reconnaissance de l'enseignement efficace de l'école et des compétences techniques qu'elle propose. À la fin de cette période, la course à l'armement va également augmenter la demande de l'industrie en personnel qualifié.

Lors de la Seconde Guerre mondiale, les écoles réussissent à maintenir, tant bien que mal, des activités d'enseignement. Seuls les centres de Châlons-sur-Marne et Lille n'ont pu accueillir la promotion 1939. Cependant les centres ont souffert, chacun de manière différente. Celui de Cluny est par exemple victime d'une rafle durant l'hiver 1943, et une grande partie de ses élèves et personnels est déportée. Le conflit a également été marqué par la mort de Jacques Bonsergent, gadzarts devenu symbole de lutte et de résistance à l’oppression.

Dates clefs[modifier | modifier le code]

Uniforme actuel des élèves-ingénieurs Arts et Métiers.

En 1817, sur ordonnace royale du 26 février, l'école quitte son dessein militaire et se destine à former des techniciens qualifiés. Cependant, l'organisation et le régime militaire perdurent au sein de l'école, les élèves continuent de porter l'uniforme[16]

Le , le régime militaire est définitivement suspendu par une nouvelle ordonnance royale.

Durant l'année 1847, les élèves obtiennent, grâce à une troisième tentative, le droit de se réunir en société des anciens élèves des Arts et Métiers.

Le , Gaston Doumergue (alors ministre de l’Industrie et du Commerce) fait promulguer la loi créant le diplôme d’ingénieur Arts et Métiers.

En 1963, après une élévation du niveau des programmes, les Écoles d’arts et métiers deviennent l'École nationale supérieure d’arts et métiers (ENSAM). L'année suivante, la promotion 1964 accueille la première femme dans ses rangs.

En 1976, le ministère de l’Éducation nationale attribue à l'ENSAM le statut de grande école. Cela implique la réduction du cursus à trois ans, après un cycle préparatoire de deux ans (classes préparatoires aux grandes écoles), Mathématiques supérieures et Mathématiques spéciales, ou bien à l’issue d’autres formations universitaires technologiques.

En mai 1980, la Société des ingénieurs Arts et Métiers (association des anciens élèves d'Arts et Métiers ParisTech, le terme « association » n’existant pas à sa création en 1846) célèbre le bicentenaire de l'école à la ferme de Liancourt qu’elle a rachetée et dont elle a entrepris la restauration. Cette célébration de grande envergure est accompagnée par la publication d'un livre d'or retraçant l'histoire de l'école[17] et du tirage d'un timbre postal de 2 francs à 7 millions d'exemplaires reprenant les symboles des Arts et Métiers et le portrait du duc de Liancourt[18].

En 1990, l’école acquiert le statut d’EPCSCP (établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel) de type grand établissement[1], placé sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale.

En 1997, le huitième et dernier CER est créé sur le Technopôle de la ville de Metz. Sa naissance est liée à la création d'un partenariat avec des universités allemandes et américaines. C'est à ce jour le centre le plus moderne de l'ensemble des CER. Il est également représentatif de la volonté d'internationalisation de l'école et de la politique correspondante menée durant les vingt dernières années.

En 1999, l’École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie est rattachée à l’ENSAM. Chaque école a gardé son autonomie pédagogique et financière. Un double diplôme Arts et métiers ParisTech-ESTP est depuis proposé aux élèves de ces deux écoles.

En février 2011, l'école devient membre fondateur (avec l'ENAC, l'ENSEIRB-MATMECA, Centrale Lyon et Centrale Nantes[4]) du réseau France AEROTECH, permettant aux écoles de s'associer sur des projets aéronautiques internationaux[19].

Bien qu'Arts et Métiers ParisTech dépende du ministère de l'enseignement supérieur et de la recherche, les élèves ont conservé de leur long passé quasi-militaire un uniforme, qui n'est plus obligatoire depuis le milieu du XXe siècle. Cependant, la plupart des élèves-ingénieurs Arts et Métiers le portent dans les manifestations traditionnelles et festives.

Identité visuelle[modifier | modifier le code]

Au début de son histoire, lors de son installation à la "montagne", l'école ne possédait pas d'identité visuelle propre. Elle partageait donc ses armoiries avec la commune de Liancourt[20] et la famille du duc de Liancourt. Sur le cadrant rouge du blason (en bas à gauche), sont représentés les lettres A et M imbriquées, toutes deux encerclées d'une roue dentée.

À l'aube du XIXe siècle, avec la succession des différents régimes politiques, et les changements de noms en cascade (école impériale puis école royale), les symboles de l'école s'adaptent eux aussi et reprennent les codes propres au pouvoir, aigle impérial sous l'empire de Napoléon[21], puis fleur royale pour le retour de la monarchie.

À la même période, les effectifs croissant et le développement des activités associatives encouragent les élèves à créer leur propre symbolisme. Les premières esquisses, inspirées par les armoiries de Liancourt, représentent simplement les lettres capitales A et M imbriquées. Ce logo est toujours utilisé aujourd'hui par les étudiants, il figure par exemple sur leur uniforme, et subsiste également sous une forme plus moderne (depuis les années 50) présentant des lettres A et M calligraphiées, toujours imbriquées et incorporant une esperluette.

Le blason de Liancourt a également inspiré le premier logo utilisé par la société des anciens élèves à la fin du XIXe siècle (roue dentée, A et M). Entre 1963 et 2007, l'école devenue école nationale supérieure décide d'utiliser un logo avec un visuel moderne qui tranche radicalement avec les designs précédents. Seuls les lettres A et M perdurent, accompagnées du nouveau nom de marque de l'école. Des variantes existes, notamment celle affichée sur le centre de Bordeaux, arborant une couleur bleue[22].

Enfin en 2007, pour affirmer son appartenance au PRES ParisTech, le logo est complètement redessiné. Les codes sont une nouvelle fois bouleversés, les lettres A et M disparaissent et peuvent seulement être devinées grâce aux contours des 3 losanges. Le nouveau nom de l'école apparait également reprenant la mention ParisTech. Pour la première fois de son histoire, l'école établi clairement un choix de couleurs, le orange et le violet, couleurs reprises depuis par les différents organismes proches de l'école[23][24] (associations d'étudiants, SOCE ou laboratoires).

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L’école aujourd’hui[modifier | modifier le code]

Positionnement[modifier | modifier le code]

L’ingénieur Arts et métiers, souvent appelé « gadzarts » (dérivé de « gars des Arts »), est un ingénieur généraliste de haute compétence technique, pragmatique et polyvalent. Sa formation s’articule autour du génie mécanique, du génie énergétique et du génie industriel. Arts et Métiers ParisTech est l’école des produits et des systèmes de production. L’organisation d'Arts et Métiers ParisTech repose sur ses centres d’enseignement et de recherche (CER) campus provinciaux, organisés en réseau coordonné par la direction générale. Ceci fait d'Arts et métiers ParisTech une école nationale régionalisée, ce qui accroît sa proximité géographique avec le tissu industriel français.

Les centres d’enseignement et de recherche occupent toujours les écoles installées aux XIXe et XXe siècles à Aix-en-Provence[S 2], Angers [S 3], Châlons-en-Champagne [S 4], Cluny[S 5], Lille[S 6], et Paris[S 7] dans des bâtiments très anciens et parfois particulièrement prestigieux (le plus illustre étant l'Abbaye de Cluny), ou plus récemment à Bordeaux-Talence[S 8] et Metz[S 9]. Trois Instituts, à Bastia[S 10], Chalon-sur-Saône[S 11] et Chambéry[S 12] complètent ce dispositif. Par ailleurs, l’école poursuit une importante politique internationale et a conclu pour cela plus de 190 partenariats avec des institutions étrangères. Parmi ses parcours d'études, on trouve plusieurs cursus intégrés bi-diplômants internationaux : franco-allemand, franco-américain (campus de Metz) ou encore franco-hispano-portugais (campus de Bordeaux). Ils s’ajoutent à d’autres formations diplômantes.

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Arts et métiers ParisTech en chiffres[modifier | modifier le code]

(Données 2012[25])

  • 1 200 ingénieurs diplômés par an,
  • 6 200 étudiants toutes formations confondues,
  • 33 000 ingénieurs Arts et Métiers répartis dans le monde entier,
  • 400 professeurs permanents dont 250 chercheurs équivalent temps-plein,
  • 208 vacataires industriels,
  • 600 techniciens et administratifs,
  • 15 laboratoires et équipes de recherche,
  • 220 étudiants en cours de thèse,
  • 15,4 millions d’euros de chiffre d’affaires (contrats de recherche).

Collaboration avec d'autres établissements[modifier | modifier le code]

Depuis plus de 20 ans, Arts et métiers ParisTech mène une politique active de collaboration avec d'autres établissements. Ce travail s'effectue sur deux échelles différentes, une ouverture large à l'internationale, en multipliant et diversifiant les offres de parcours à l'étranger, ainsi qu'une collaboration rapprochée avec des établissements français, écoles de commerce, université ou écoles d'ingénieurs. On notera également la volonté de l'école de se renforcer et se repositionner dans le domaine de l'aéronautique avec la création de programmes tels que France AEROTECH[26] et l'adhésion à des initiatives comme ASTech ou l'Aerospace Valley[27]. Les principales collaborations françaises sont les PRES ParisTech et héSam détaillées dans les sections suivantes.

HeSam Université (Hautes Études Sorbonne-Arts et Métiers)[modifier | modifier le code]

Début 2010, Arts et métiers Paris-Tech a fondé le PRES heSam, auquel participent en particulier La Sorbonne et l'ESCP, devenu, en décembre 20013, heSam Université. Cette ouverture de l'école a pour vocation principale de permettre aux ingénieurs d'acquérir des compétences en commerce et finance (type master en management ou MBA) en plus des connaissances de bases enseignées aux Arts et Métiers.

ParisTech[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ParisTech.

En 1991, l'École nationale supérieure des arts et métiers crée avec neuf autres écoles d’ingénieurs ce qui est maintenant devenu le ParisTech, un Établissement public de coopération scientifique réunissant douze grandes écoles qui se considèrent comme les meilleures dans leurs domaines respectifs. On y trouve notamment, l’École polytechnique, l’École des Ponts ParisTech, Mines ParisTech et l’ESPCI ParisTech, et HEC.

L’École continue de porter le nom d’« Arts et métiers » qui est le sien depuis 1803. La Société des anciens élèves a déposé la marque « Arts et métiers », et entretient cette protection.

Conformément au Livre blanc publié début 2008, l’appellation abrégée, qui a évolué dans le temps (ENAM il y a un siècle, ENIAM il y a 50 ans, puis ENSAM) disparaît dans la communication de l’École et est remplacée par le nom de marque Arts et Métiers ParisTech[28], qui figure désormais sur tous ses documents[29]. À cette occasion, un nouveau logo est créé.


Direction d'Arts et Métiers ParisTech[modifier | modifier le code]

À ce jour[modifier | modifier le code]

  • Président du conseil d’administration : Alain Charmeau - Cluny, 1974 : président-directeur général d'EADS Astrium Space Transportation
  • Directeur général : Laurent Carraro ;
  • Directeurs généraux adjoints : Laurent Champaney, Ivan Iordanov.

Anciens présidents[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Drapeau de l’école. Drapeau de l’école.
Drapeau de l’école.
Plaque commémorative.

Arts et Métiers ParisTech fait partie des rares établissements d'enseignement décorés, en particulier de la Légion d'honneur, à la suite de l'action de l'école et de ses anciens élèves au cours des deux guerres mondiales. Une délégation d'élèves et d'anciens élèves portant le drapeau de l'école participe chaque année, en principe au mois de novembre, à une cérémonie de ravivage de la flamme à l'Arc de triomphe de l'Étoile. Dans chaque campus d'Arts et Métiers ParisTech ainsi qu'à la ferme de Liancourt, des monuments aux morts perpétuent le souvenir des gadzarts morts pour la France.

La Croix de la Légion d'honneur a été remise aux écoles d'Arts et Métiers par Albert Lebrun, président de la République française, et André Mallarmé, ministre de l’Éducation nationale, le 8 décembre 1934.

La Croix de guerre 1914-1918 a été remise aux écoles d'Arts et Métiers par le maréchal Joffre le 28 mai 1927 en présence de Gaston Doumergue, président de la République française, accompagnée de la citation à l'ordre de l'armée suivante :

« Ont apporté, au front comme à l’arrière, une part glorieuse de services à la Défense nationale, en fournissant, d’une part, un important contingent d’officiers, sous-officiers et soldats pourvus d’une instruction spéciale, et en contribuant d’autre part à intensifier les fabrications de guerre par les initiatives de leurs anciens élèves. »

— Paul Painlevé, ministre de la Guerre

Enfin, la Croix de guerre 1939-1945 a été remise aux écoles d'Arts et Métiers par René Coty, président de la République française, le 21 octobre 1955, avec la citation suivante à l'ordre de l'armée :

« De 1939 à 1945 ont pris une large part tant aux opérations de guerre qu’aux combats de la résistance. Ont apporté une contribution technique de premier plan à la victoire de nos armes. Trois cents cinquante-trois de leurs élèves ou anciens élèves sont tombés au champ d’honneur, dont quatre-vingts morts en déportation ou fusillés par l’ennemi. »

— Paris le 24 juin 1955, Pierre Kœnig, ministre de la Guerre.

Cursus de formation[modifier | modifier le code]

Arts et Métiers ParisTech était initialement une école d'ingénieurs recrutant deux ans après le baccalauréat et délivrant un diplôme dit « bac + 5 ». Depuis maintenant plusieurs décennies, elle développe de nouveaux cursus, de formation initiale et de formation continue, du niveau « bac + 3 » jusqu'aux plus hauts niveaux universitaires français (doctorats et écoles doctorales).

Formation initiale ingénieurs Arts et Métiers[modifier | modifier le code]

Modalités de recrutement[modifier | modifier le code]

En 2011, 1 098 étudiants ont été accueillis[30], principalement issus :

Cursus[modifier | modifier le code]

Les trois années s'articulent autour de quatre types d’activités pédagogiques : trois catégories d'unités d’enseignement (structurées autour des disciplines, des langues, et enfin des capacités - organisées autour d’activités pluridisciplinaires et transversales), et une activité extérieure à l'école : les stages.

Les deux premières années sont consacrées à l’acquisition du bagage de l’ingénieur, c’est-à-dire de connaissances scientifiques et techniques générales. La troisième année comporte, outre un tronc commun, un enseignement spécifique qui donne une coloration d’expertise. En outre, chaque élève y conduit un projet d’expertise d’une durée de six mois (projet de fin d’étude). Ce projet peut être réalisé en entreprise ou en laboratoire.

Articulation et organisation[modifier | modifier le code]

La formation s’articule autour de quatre départements : CIRD (Conception, industrialisation, risque, décisions), M2P (Mécanique, matériaux, procédés), FISE (Fluides et systèmes énergétiques), OLCI (Outils, langues et communication pour l'ingénieur). Le bagage scientifique balaye donc tout le spectre de l'ingénierie, abordant des sciences techniques comme des sciences plus fondamentales. L'enseignement comporte également des disciplines tel que la communication ou la finance[34]  :

  • Mécanique et structures ;
  • Design et conception industrielle ;
  • Électronique, électrotechnique, automatique ;
  • Mécanique des fluides ;
  • Gestion et finance
  • Sciences des matériaux ;
  • Management de projet ;
  • Énergétique et transferts de puissance ;
  • Production et génie industriel ;
  • Informatique et mathématiques ;
  • Sciences de l’homme et de la société ;
  • Langues vivantes obligatoires et optionnelles ;

La formation d'ingénieur Arts et Métiers possède la particularité de conserver un certain équilibre entre les cours magistraux, les séances dirigées et les expérimentations. Cependant, cet équilibre impose un emploi du temps généralement plus chargé que dans d'autres écoles d'ingénieurs.

Stages[modifier | modifier le code]

En première année, chaque étudiant fait un stage exécutant de quatre semaines pour découvrir le monde de l’entreprise. En fin de deuxième année, son stage assistant-ingénieur de 13 semaines le met en situation réelle, à un poste d’ingénieur. Depuis 2008, les étudiants peuvent faire un stage ingénieur de six mois à l'étranger. Enfin, au cours du 2e semestre de la troisième année, le projet d’expertise clôt le cursus.

Bases de la formation de l’ingénieur Arts et métiers[modifier | modifier le code]

Cette formation à pour objectif de permettre à l'ingénieur Arts et Métiers de pouvoir exercer tous les métiers de l'ingénieur : de la production à la R&D, en passant par l'ingénierie commerciale ou le management. Tout ingénieur Arts et métiers doit acquérir les six capacités définissant son profil[35] :

  1. établir un avant-projet (gérer appels d'offres et cahier des charges, essentiel pour l'ingénierie commerciale) ;
  2. élaborer une conception détaillée (concevoir un produit, essentiel pour l'ingénierie d'étude) ;
  3. maîtriser la transformation de la matière (maîtriser les procédés, essentiel pour l'ingénierie de production) ;
  4. Concevoir et piloter un système industriel (maîtriser les compétences scientifiques, essentiel pour la recherche et le développement) ;
  5. gérer et prévoir (maitriser le flux d'informations, essentiel pour l'ingénierie projet ou la logistique) ;
  6. évaluer les interactions hommes-structure-société (essentiel pour gérer structure et entreprise) ;
Certifications complémentaires[modifier | modifier le code]

La formation d'ingénieur Arts et Métiers offre la possibilité pour les étudiants qui le souhaite d'obtenir des certifications complémentaires. Ces certifications sont récentes et certaines sont encore en plein développement :

  • Management de projet[36], tous les élèves suivent les cours de management de projet de la certification Arts et métiers ingénieur projet (CAMIP) mais cette certification n’est attribuée qu’à environ 150 élèves. Pour obtenir cette certification il faut justifier de bons résultats théoriques sur les concepts introduits par le Project Management Institute (PMI) mais aussi avoir une expérience pratique du management de projet, typiquement lors d'un projet d'expertise de 6 mois ou un stage de fin d'étude.
  • Une nouvelle certification « Organisation Lean Manufacturing » est actuellement en cours de réflexion.
  • Les élèves de l'expertise Gestion industrielle et chaîne logistique Globale (GICLOG PA9) sont certifiés BSCM (Basics of Supply Chain Management) de l'APICS (The Association for Operations Management).

Débouchés professionnels et parcours des ingénieurs Arts et Métiers[modifier | modifier le code]

Les ingénieurs Arts et Métiers ParisTech sont généralement reconnus pour leur esprit d'innovation, leurs grandes compétences techniques et leur aptitude à manager et travailler en équipe[37]. Ce profil dirige la plupart des gadzarts vers un emploi dans un grand groupe ou une multinationale (en 2012, 49,2 % des jeunes diplômés travaillaient dans des entreprises de plus de 10 000 employés)[38]. D'une même manière, la forte proportion d'étudiants en possession d'un double diplôme étranger ou ayant une expérience internationale se reflète dans le pourcentage de jeunes diplômés travaillant à l'étranger (en 2012, 23,1 % travaillaient à l'international).

Les élèves et diplômés disposent pour leurs recherches d'emplois du réseau et des moyens de la société des ingénieurs Arts et Métiers : service emploi-carrières pour les postes de cadre en entreprises, Arts et Métiers Business Angels et CLENAM pour la création et la reprise d'entreprises.

Les gadzarts exercent en grande majorité leurs compétences dans des postes de cadre (99,3 % en sortie d'école) et se répartissent dans la plupart des secteurs du monde industriel. Cependant, le secteur de l'industrie des transports (Aéronautique, automobile, navale, ferroviaire) s'impose comme le plus plébiscité[39]. Suivent, par ordre d'importance, l'énergie, le conseil, le BTP, les télécommunications, l'agroalimentaire, l'industrie biomédicale, la chimie, le luxe et la robotique.

En 2012, le salaire moyen des jeunes diplômés atteignait 42 250 €[40], oscillant entre 41 K€ pour les postes d'ingénieurs en France et 44 K€ pour les gadzarts commençant leur carrière à l'étranger.

Doubles diplômes[modifier | modifier le code]

Avec d’autres grandes écoles françaises[modifier | modifier le code]

Avec la création du PRES ParisTech et suite au rattachement de l'ESTP, le catalogue de doubles diplômes avec des établissements français s'est élargit. Arts et Métiers ParisTech délivre maintenant des doubles diplômes en partenariat avec :

Double cursus avec des établissements étrangers[modifier | modifier le code]

Il en est de même avec une série d'établissements étrangers et des doubles diplômes créés durant les 20 dernières années. Il est à noté que chaque école partenaire est en générale associée a une spécialité d'enseignement.

Universités étrangères partenaires[modifier | modifier le code]

Indépendamment des doubles diplômes, Arts et Métiers ParisTech a développé près de 190 partenariats avec des établissements étrangers. Ces écoles partenaires offre la possibilité aux étudiants de passer 1 ou 2 semestres à l'étranger, généralement durant la deuxième année. Elles peuvent également permettre à l'étudiant d'acquérir une spécialité en dernière année. Cette liste est partielle, voir la liste complète en lien[S 13].

Amérique du Nord

Europe

Océanie

Asie

Amérique du Sud

Afrique

Moyen-Orient

Formation initiale ingénieurs militaires d’infrastructure[modifier | modifier le code]

À partir de septembre 2011, Arts & Métiers ParisTech formera des élèves-ingénieurs du corps des ingénieurs militaires d'infrastructure, dans le cadre d'un partenariat avec le ministère de la Défense[42].

Le cursus spécifique se décompose comme suit :

  • une première année militaire, faite conjointement avec les élèves de l'École polytechnique et la promotion militaire de l'ENSTA Bretagne ;
  • une année de formation commune à tous les élèves Arts et Métiers au sein du CER d'Angers ;
  • deux années de formation spécialisées au sein du CER d'Angers en suivant la filière "Infrastructure"

Ces élèves ont un statut militaire, ils ont ainsi une solde et un contrat d'engagement de 10 ans (4 ans de formation, 6 ans de service )
Ce déroulement de formation est similaire à celui des promotions militaires de l'ENSTA Bretagne.

Formation initiale : Bachelor de technologie[modifier | modifier le code]

Arts et Métiers ParisTech est la première grande école d'ingénieurs à lancer un cursus de type "Bachelor de Technologie". Il a pour objectif de proposer aux bacheliers attirés par les sciences une étape intermédiaire avant un diplôme d'ingénieur plus exigent. Ce bachelor repose sur une formation scientifique et technologique de qualité dont la principale caractéristique est de correspondre au mieux aux besoins de l'industrie d'aujourd'hui.

Il formera donc, d'ici 2017, des techniciens supérieurs de niveau Bac + 3 immédiatement opérationnels dans un métier industriel. Quarante huit places sont ouvertes pour la rentrée 2014, sur les campus de Bordeaux et Châlons en Champagne[43]. Ce nouveau cursus recrute des bacheliers technologiques « sciences et technologie de l'industrie et du développement durable » (bac STI2D)[S 14].

Il est d'ores et déjà reconnu comme un des cursus les plus innovants par le magazine Orientation[44].

Masters recherche[modifier | modifier le code]

Vingt quatre spécialités de masters recherche sont disponibles, dont un réalisé en partenariat avec des établissements de ParisTech et deux avec d'autres établissements français. Certains de ces masters recherche sont enseignés exclusivement en anglais.

Département Spécialité
Conception, Industrialisation, Risque, Décision (CIRD) Innovation, Conception, Ingénierie • Conception, Industrialisation, Innovation • Ingénierie du Virtuel et Innovation • Ingénierie Numérique • Knowledge Integration in Mechanical Production • Sciences de l'Information et des Systèmes • Sciences de la Décision et Management des Risques • Energie Nucléaire (collaboration avec ParisTech)• Sciences de la fusion (collaboration avec l'INSTN)
Fluides et Systèmes Energétiques (FISE) Energétique et Environnement • Energie Electrique et Développement Durable • Environnement Naval • Mécanique des fluides, fondements et applications • Sciences mécaniques et ingénierie
Mécanique, Matériaux, Procédés (M2P) Ingénierie des Matériaux et des Surfaces • Ingénierie mécanique et matériaux • Mécanique et Energétique • Mécanique des matériaux et des structures • Modélisation et expérimentation des matériaux pour le nucléaire • Systèmes avancés et Robotique • Dynamique Structures, Matériaux et Systèmes Couplés (Avec Centrale Paris)
Biomécanique ostéoarticulaire et tissulaire (BIOST) Ingénierie Tissulaire et Biomécanique des Tissus • Biomécanique et Modélisation du Système Ostéoarticulaire • Biomécanique des Chocs et Sécurité des Transports

Écoles doctorales[modifier | modifier le code]

Arts et Mériers ParisTech a créé et anime deux écoles doctorales en collaboration avec d'autres établissements français.

Sciences des métiers de l’ingénieur[modifier | modifier le code]

Il s'agit de l'école doctorale 432, commune avec Mines ParisTech[45]. Elle traite de plusieurs disciplines : mécanique des solides, des matériaux et procédés, biomécanique et ingénierie pour la santé, mécanique des fluides, énergétique et génie électrique, et enfin conception et industrialisation pour le développement durable.
En 2013, 442 doctorants composaient les effectifs de cette école, dont 237 venant exclusivement d'Arts et Métiers ParisTech. Cet organisme fait également partie des instituts Carnot ARTS et M.I.N.E.S.

Sciences de l’organisation et de la décision[modifier | modifier le code]

C'est l'école doctorale 471, commune avec HEC, ESTP et l'IAE de Paris[46] : sciences de gestion, RSE et économie.
En 2007, 127 étudiants composaient les effectifs de cette école.

Formation continue[modifier | modifier le code]

Arts et Métiers ParisTech propose près de 20 mastères spécialisés (Bac + 6) accrédités par la conférence des grandes écoles (CGE)[47]. Deux de ces mastères spécialisés sont effectués en partenariat avec des organismes français.

Domaine Spécialité
Management gestion des ressources humaines et de la mobilité internationale (CER de Paris, avec l'ENS) • management global des risques (CER de Paris, avec l'ESTP) • management de le maintenance (CER de Paris) • management de la qualité (CER de Paris) • manager l'innovation et le développement d'activité (CER de Paris) • management de projets industriels aéronautiques - maintenance aéronautique (CER d'Aix-en-Provence) • intégration des systèmes de management qualité, hygiène, sécurité et environnement(CER d'Aix-en-Provence) • management des contrats globaux (CER de Paris) • management du changement par l’innovation (CER de Paris)
Énergie et développement durable construction et habitat durables • énergies renouvelables et leurs systèmes de production (institut de Bastia) • écoconception et management environnemental (institut de Chambéry) • technologie des systèmes hybrides de production d’électricité et de chaleur (CER de Lille)
Techniques avancées ingénierie aéronautique et spatiale (CER de Bordeaux) • Nuclear Safety (pôle méditerranéen de l’innovation) • ingénierie numérique et PLM (CER de Paris et d'Aix) • lean : production et Logistique (CER de Paris)

Création d'entreprise[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, l'école a développé un enseignement spécifique à la création d'entreprise dans le cursus ingénieur Arts et Métiers, la filière CREDA (création d'entreprise et développement d'activités), en dernière année. Cette filière amène aux élèves les connaissances nécessaires pour mener à bien leur projet, mais leur permet également de rencontrer des acteurs majeurs de la création d'entreprise (chambres de commerce, industriels, investisseurs). Chaque année, les étudiants CREDA partent également dans un pays étranger[48] pour découvrir comment se déroule la création d'entreprise dans un contexte différent (en 2014, c'est au Chili). Les élèves de cette filière ont créé leur propre association, appelée Entrepren'Arts qui vise à soutenir leurs projets globaux et individuels.

Incubateurs[modifier | modifier le code]

Par ailleurs, elle a mis en place un incubateur de start-ups. De leur coté, certains des centres ont créé leur propre structure d'accompagnement, comme Lille et Paris. Ces structures offrent un accompagnement complet des projets durant 18 mois, sur les plans stratégique, financier et marketing, tout en gardant à disposition des entrepreneurs l'accès aux moyens techniques (laboratoires et équipements) de l'école[49].

Organismes des anciens élèves[modifier | modifier le code]

Logo AMBA

En parallèle, la société des ingénieurs Arts et Métiers peut accorder des prêts à l'occasion de la création d'entreprises et dispose d'un réseau important de Business Angels (Arts et Métiers Business Angels). Ces deux organismes sont présents à Paris et dans la plupart des campus de l'école.

Recherche : quinze laboratoires[modifier | modifier le code]

Logo de l'IC ARTS.

Arts et Métiers ParisTech possède quinze laboratoires de recherche, et vingt et un avec ses partenaires dans le cadre de la structure ARTS. Ils s'articulent en trois axes d’enseignement et de recherche : onze en « mécanique, matériaux, procédés » , cinq en « fluide et systèmes énergétiques » et six en « conception, industrialisation, risque, décision ». Ces laboratoires regroupés ont obtenu le label d'excellence « Institut Carnot ». La structure ARTS s'occupe en particulier de la conclusion des contrats de recherche entre les laboratoires et les entreprises et draine plus de 15 millions d'euros de contrats chaque année.

Les quinze laboratoires Arts et Métiers ParisTech sont présentés succinctement dans le tableau suivant, ainsi que les collaborations de l'école avec d'autres établissements, comme l'école navale ou l'école centrale de Lille.

Laboratoires de recherche Arts et Métiers ParisTech
Nom Nom Complet Centre Domaine Structures partenaires
DynFluid Laboratoire de dynamique des fluides Paris Ce laboratoire est spécialisé en aérodynamique, turbomachines, aéro-acoustique, instabilités (modélisation et calcul). Il met au point des méthodes numériques de haute précision. Il analyse, conçoit et optimise des turbomachines[S 15].
I2M Institut de mécanique et d'ingénierie Bordeaux Mécanique théorique et appliquée couplée à la physique et aux transferts, en fluides, acoustique et matériaux (en particulier le bois), en technologie mécanique et en génie civil en incluant ses dimensions géophysiques[S 15]. Université Bordeaux 1, ENSCBP, INRA
IRENav Institut de recherche de l’École navale Angers, Brest Mécanique et énergie sous l’angle des transferts et leurs applications industrielles dans le milieu maritime. Utilisation des systèmes d’information géographiques comme outils d’observation, de modélisation et de simulation de l’évolution du milieu marin. Acoustique sous-marine et observation des fonds marins[S 16]. École navale
L2EP Laboratoire d'électrotechnique et d'électronique de puissance de Lille Lille Production et transformation de l’énergie électrique : modélisation des systèmes, électronique de puissance appliquée, réseaux électriques et sources dispersées, étude des matériaux magnétiques, conception et optimisation de machines et de systèmes, mise en œuvre des actionneurs piézoélectriques[S 17]. Centrale Lille
LABOMAP Laboratoire bourguignon matériaux et procédés Cluny Usinage grande vitesse avec maîtrise globale du procédé appliqué aux matériaux difficiles et surfaces complexes. Usinage et mise en forme du bois. Traitements superficiels et optimisation des matériaux et alliages[S 18]. ECAM
LAMPA Laboratoire Arts et Métiers ParisTech d’Angers Angers, Laval Deux sites pour ce laboratoire : Angers pour les procédés, matériaux et durabilité, hydrodynamique et instrumentation et Laval pour la conception et intégration de systèmes de réalité virtuelle, l'optimisation des processus de conception et d'innovation[S 19].
LBM Laboratoire de biomécanique Paris Application des méthodes de la mécanique aux systèmes vivants (l’homme) : biomécanique des tissus, biomécanique ostéoarticulaire, biomécanique des chocs et du confort. Un point marquant : la reconstitution du squelette en trois dimensions pour l’assistance clinique, la planification du geste chirurgical et l’aide au diagnostic de pathologies ostéoarticulaires (ostéoporose). Les travaux du LBM ont notamment conduit, en collaboration avec ceux de Georges Charpak, à la naissance et au développement de la société EOS Imaging, premier élément d'une nouvelle génération de l'industrie de l'imagerie médicale en France[S 20].
LCFC Laboratoire de conception fabrication commande Metz Maîtrise de l’interaction pièce-procédé-ressource en usinage et rectification. Conception et fabrication intégrée de produits à haute performance. Industrialisation des procédés et moyens de production innovants. Structuration et formalisation des connaissances pour l’intégration produit-process. Modélisation et commande de systèmes électromécaniques complexes[S 21].
LCPI Laboratoire conception de produits et innovation Paris Optimisation du processus de conception et d’innovation autour de trois axes : le formalisme projets, la modélisation et l’intégration des métiers, les modes de représentation intermédiaire des produits. Ces domaines intègrent l’ergonomie, la qualité, la maintenance, l’éco-conception, le prototypage rapide et l’environnement[S 22].
LE2I Laboratoire d'électronique et d'informatique de l'image Chalon-sur-Saône, Cluny Institut image de Chalon-sur-Saône rattaché à Cluny. Immersion virtuelle visant à optimiser l’adéquation entre la perception et le rendu. Dans un objectif d’analyse, de conception, de rétroconception, l’équipe développe des travaux sur la maquette numérique, la réalité virtuelle, la réalité augmentée, l’optimisation du rendu grâce à diverses stratégies de maillage et à l’utilisation de métaphores d’interaction[S 23]. Université de Bourgogne
LEM3 Laboratoire d'étude des microstructures et de mécanique des matériaux Metz Caractérisation fine des matériaux. Etude et modélisation de leur comportement mécanique à différentes échelles, jusqu'au calcul des structures et procédés de fabrication[S 24] Université de Lorraine, ENIM
LML Laboratoire de mécanique de Lille Lille Mécanique des Fluides appliquée aux écoulements internes dans les pompes et ventilateurs (cavitation, interactions rotor/stator), au régime transitoire des machines hydrauliques et à l’hydroacoustique[S 25]. Centrale Lille
LSIS–INSM Laboratoire de sciences de l'information et des systèmes : ingénierie numérique de systèmes mécaniques Aix-en-Provence, Lille Contribution à la maîtrise des processus de développement de systèmes, systèmes dynamiques multi-physiques et commandes associées, nouveaux modes d’utilisation de maquettes (modèles) numériques, processus de conception et de prise de décision[S 26]. Université de Marseille, Université de Toulon
MSMP Laboratoire mécanique, surface, matériaux et procédés Aix-en-Provence, Châlons-en-Champagne, Lille Ingénierie multiphysique des procédés (procédés de fabrication à l’échelle 1, physique, paramètres technologiques, fonctionnalisation des surfaces manufacturées). Matériaux (outils de caractérisation microstructurale et développement de méthodes correspondantes, simulation de microstructures et de couplages mécaniques). Surface et interface (développement d’outils et méthodes de caractérisation dimensionnelle et mécanique, approche multiéchelle). Mécanique (Mécanique expérimentale, simulation mécanique, approche multiéchelle)[S 27].
PIMM Laboratoire de procédés et ingénierie en mécanique et matériaux Paris Le PIMM regroupe trois unités de recherche : le laboratoire d’ingénierie des matériaux, le laboratoire de mécanique des systèmes et des procédés et le laboratoire pour l’application des lasers de puissance. Son spectre va de la mécanique des matériaux et des structures à la chimie des polymères en passant par les procédés de mise en forme et d’assemblage ainsi que les méthodes avancées de la simulation numérique[S 28]. CNAM

Vie sur les campus Arts et Métiers ParisTech[modifier | modifier le code]

Vie étudiante[modifier | modifier le code]

Logo de l'union des élèves.

La vie étudiante à Arts et Métiers ParisTech est extrêmement riche et comprend de multiples associations, entre action humanitaire, entrepreneuriat, activités culturelles, sportives et festives ou encore coutumes folkloriques. Elle se déroule sur deux plans, d'abord à l'intérieur de chacun des centres d'enseignement, ou sont présentes les associations d'élèves locales, mais également sur le plan national, avec l'Union des élèves qui coordonne les événements important tels que le Forum Arts et Métiers, les grandes manifestations sportives de l'Union Athlétique Intergadzarts, Skiozarts, etc. L'union des élèves dispose d'un budget de 3,5 millions d'euros annuel et gère tout les grands évènements nationaux tels que le Grand Gala national des arts et métiers. Pour plus d'information, voir :

Article détaillé : Gadzarts.

Conditions pratiques[modifier | modifier le code]

Coût des études[modifier | modifier le code]

Arts et Métiers ParisTech est une école publique. Les frais de scolarité y sont donc les mêmes que dans toutes les autres écoles d'ingénieurs publiques (de l'ordre de 600 Euros par an[50]). Il est à noter que les élèves boursiers sont dispensés de payer ces frais d'inscription. De plus, pour les élèves en difficulté financière, des aménagements ou des bourses peuvent être accordés, par exemple par l'association des anciens élèves.

Cadre de vie[modifier | modifier le code]

La plupart des étudiants logent dans des résidences intégrées aux campus ou situées à proximité (cas de Paris), dotées du statut de résidence universitaire, mais largement financées par l'association des anciens élèves. Du fait de la diversité historique et géographique des différents campus, le fonctionnement et les équipements des résidences peuvent-être très variés. Par exemple, dans certains centres, les locaux des associations étudiantes sont situés dans les résidences (à Metz par exemple), alors que dans d'autres cas ils peuvent être incorporés dans l'école. De même la plupart des campus hébergent un restaurant universitaire et les infrastructures communautaires classiques (bibliothèque, terrains sportifs et gymnase, foyer des élèves...). L'organisation architecturale des campus peut également être très variée. Sur les campus modernes (Metz et Bordeaux), résidence et école possèdent des bâtiments bien distincts, alors que dans d'autres cas, comme à Lille, ils peuvent très bien partager la même structure.

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Résidence du campus de Metz, modèle de résidence intégrant également les locaux d'associations.

Image panoramique très large et peu haute
Résidence de Metz.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

Association des anciens élèves[modifier | modifier le code]

Logo Soce.

La Société des ingénieurs Arts et Métiers[S 29] (SOCE), fondée en 1846, est une des plus anciennes associations d'anciens élèves de France et la plus nombreuse avec plus de 30 000 adhérents. Elle est très impliquée dans la vie moderne de l'école et forme, avec l'union des élèves et la direction, un système considéré comme tripartite. L'école a le droit d'utiliser la marque déposée « Arts et Métiers », avec deux majuscules, qui appartient à l'association. Elle est présente sur tous les campus. À son sujet, voir :

Entreprises fondées et développées par des anciens élèves[modifier | modifier le code]

Au cours des XIXe et XXe siècles, les gadzarts ont créé et développé de nombreuses entreprises aujourd'hui disparues ou intégrées dans des groupes, comme les constructeurs automobiles Delage et Delahaye, le constructeur de matériel électrique Merlin Gerin, ou encore le précurseur des smartphones, le Palm.

De même, aujourd'hui, il existe plusieurs entreprises fondées et développées par des gadzarts : le constructeur informatique Archos, le fabricant d'engins de chantiers Mécalac, les hélicoptères Guimbal, ou encore les deux très grands groupes français Essilor et Sanofi.

Quelques anciens illustres[modifier | modifier le code]

En plus de deux siècles d'existence, Arts et Métiers ParisTech a vu passer de nombreux élèves devenus célèbres ensuite. Pour les connaître, voir :

Article détaillé : Liste de gadzarts.

et consulter également la catégorie des anciens élèves. Parmi les personnalités gadzarts vivantes et notables aujourd'hui, on peut citer à titre d'exemples, dans des domaines d'activité très variés :

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Arts et Métiers ParisTech.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. La dénomination règlementaire de l’école n’a pas changé (cf. décret no 88-413 du 22 avril 1988). Toutefois, depuis son adhésion à ParisTech, l’École nationale supérieure d’arts et métiers, comme toutes les autres écoles faisant partie de ce PRES, s’est dotée d’un nom d’usage avec l’identité « ParisTech ».
  2. Son nom a fluctué selon les époques, son statut et les régimes politiques : successivement « École impériale d'arts et métiers », puis « royale », puis « nationale », puis « École nationale d'ingénieurs arts et métiers » à partir de 1907, et enfin « École nationale supérieure d'arts et métiers », le terme « École » étant au singulier ou au pluriel selon la situation juridique des établissements.
  3. Par exemple, l'actuel bureau du ministre de l'intérieur,à l'hôtel de Beauvau.
  4. Site du service de concours écoles d’ingénieurs, constater l’évolution sur plusieurs années pour le concours E3A/ENSAM, http://www.scei-concours.org/cadre_statistique.htm .

Références[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
  1. a et b Décret n°90-370 du 30 avril 1990 relatif à l'École nationale supérieure d'arts et métiers
  2. a, b et c « Rapport d'activité 2011 », sur ensam.fr (consulté le 6 mars 2013)
  3. a et b « Chiffre-clés », sur ensam.fr (consulté le 6 mars 2013)
  4. a et b [PDF]Élargissement du réseau « France Aerotech » et signature d’une charte de gouvernance, 22/06/2011, consulté sur le site de l'ENAC le 1er novembre 2011.
  5. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA51000396
  6. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5829695t/f1.image
  7. http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/mersri_fr?ACTION=CHERCHER&FIELD_1=REF&VALUE_1=IA51000716
  8. Clause 2006, p. 41-42 et 60-63, op. cit., Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  9. Clause 2006, p. 44, op. cit., Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  10. https://patrimoine.gadz.org/chrono/chronologie.htm.
  11. Cliton 2002, op. cit., Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  12. http://metz.fr/lieux/lieu-250.php.
  13. http://www.leguidedesformations.fr/pages/orga-1126-arts-et-metiers-paristech-laval.html
  14. http://www.pole-innovation.fr/index.php/le-pole/presentation.
  15. Union des élèves – Historique.
  16. https://patrimoine.gadz.org/chrono/chronologie_2.htm.
  17. http://capadoce.ext.culture.fr/capadoci/jsp/view_direct.jsp?record=UNIMARC_129030
  18. http://www.wikitimbres.fr/timbres/925/ecole-nationale-superieure-darts-metiers-la-rochefoucauld-liancourt-1780-1980-lille-chalons-cluny-aix-bordeaux-angers
  19. France Aerotech. L'union fait la force à l'international, 4/03/2011, consulté sur le site de Le Journal des entreprises le 1er novembre 2011.
  20. http://www.genealogie-bisval.net/blasons_communes_oise/L/liancourt.html
  21. http://dienville.blogspot.fr/2013/04/discipline-lecole-imperiale-des-arts-et.html
  22. http://www.ueensam.org/Presentation/LesCentresENSAM#bo
  23. http://www.arts-et-metiers.asso.fr/
  24. http://web.cluny.ensam.fr/labomap/
  25. Chiffres clés d'Arts et Métiers ParisTech.
  26. http://www.aerobuzz.fr/spip.php?breve566
  27. http://formations-metiers.aerospace-valley.com/formation/fiche/F00545/Expertise__Ingenierie_en_aeronautique_et_espace__3eme_annee_d_Ecole_d_ingenieur
  28. Décret no 2010-1751 du 30 décembre 2010 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « HESAM », sur le site de Légifrance
  29. Livre blanc AM21 Programme AM 21 : Un livre blanc pour l’École nationale supérieure d’arts et métiers du XXIe siècle, École nationale supérieure d’arts et métiers, Paris, janvier 2008
  30. A & M no 3, magazine interne d'Arts et métiers ParisTech, paru le 14 octobre 2009
  31. Lien concours ENSEA
  32. Lien concours AST
  33. Lien conditions de la filière Fontanet
  34. http://www.ensam.fr/fr/content/download/1746/12012/file/Aix-ReglementInterieur-2008.pdf
  35. http://www.studyramagrandesecoles.com/home.php?idRubrique=821&Id=5716
  36. http://www.ensam.fr/Formation-Initiale/Management-de-projet
  37. http://journaldesgrandesecoles.com/les-arts-et-metiers-paristech-preparent-les-ingenieurs-de-demain/.
  38. http://www.ensam.fr/fr/Initial-training/Arts-et-Metiers-Engineer/Jobs-and-Careers-for-A-M-Engineers.
  39. http://www.ensam.eu/content/download/5830/39540/version/1/file/AMPT-RA-2012.pdf.
  40. http://www.ensam.fr/content/download/5830/39540/version/1/file/AMPT-RA-2012.pdf
  41. http://www.mba-iae-aix.com/executive-mba/the-consortium/
  42. Site du ministère de la Défense
  43. Benoît Floc’h, « L'École nationale supérieure des arts et métiers s'ouvre aux bacheliers technologiques », Le Monde, 5 mars 2014, Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  44. http://www.e-orientations.com/actualites/top-10-des-cursus-les-plus-innovants-annonces-pour-la-prochaine-rentree-14697
  45. http://www.paris.ensam.fr/ed/.
  46. http://www.iae-paris.com/sites/default/files/Doctorat.pdf
  47. http://www.ensam.fr/Formation-Initiale/Masteres-Specialises.
  48. http://entrepren-arts.wix.com/studententrepreneurs
  49. http://www.ensam.eu/Centres-et-instituts/Centre-Paris/Entrepreneuriat/Incubateur-d-entreprises/Notre-offre
  50. http://vosdroits.service-public.fr/particuliers/F2865.xhtml

Liens vers les sites Internet Arts et Métiers[modifier | modifier le code]

  1. [Site de l’école Arts et métiers ParisTech (page consultée le 20 mars 2014)].
  2. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus d’Aix en Provence (page consultée le 11 mars 2014)].
  3. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus d’Aix en Provence (page consultée le 11 mars 2014)].
  4. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus de Châlons en Champagne (page consultée le 11 mars 2014)].
  5. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus de Cluny (page consultée le 11 mars 2014)].
  6. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus de Lille (page consultée le 11 mars 2014)].
  7. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus de Paris (page consultée le 11 mars 2014)].
  8. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus de Bordeaux-Talence (page consultée le 11 mars 2014)].
  9. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, campus de Metz (page consultée le 11 mars 2014)].
  10. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, institut de Bastia (page consultée le 11 mars 2014)].
  11. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, institut de Chalon sur Saône (page consultée le 11 mars 2014)].
  12. [Site d'Arts et Métiers ParisTech, institut de Chambéry (page consultée le 11 mars 2014)].
  13. [Liste complète des universités étrangères partenaires d'Arts et Métiers ParisTech (page consultée le 20 mars 2014)].
  14. [Site d'Arts et Métiers ParisTech Site d'Arts et Métiers ParisTech « Bachelor de technologie » (page consultée le 20 mars 2014)].
  15. a et b [Site du laboratoire « Dynfluid » (page consultée le 17 février 2014)].
  16. Site du laboratoire « IRENav », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  17. Site du laboratoire « L2EP », [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2013)].
  18. Site du laboratoire « LABOMAP », [lire en ligne (page consultée le 25 novembre 2013)].
  19. Site du laboratoire « LAMPA », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  20. Site du laboratoire « LBM », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  21. Site du laboratoire « LCFC », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  22. Site du laboratoire « LCPI », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  23. Site du laboratoire « LE2I », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  24. Site du laboratoire « LEM3 », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  25. Site du laboratoire « LML », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  26. Site du laboratoire « LSIS-INSM », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  27. Site du laboratoire « MSMP », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  28. Site du laboratoire « PIMM », [lire en ligne (page consultée le 17 février 2014)].
  29. de la Société des Ingénieurs Arts et Métiers

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie dédiée à ce sujet : Modèle de source Arts et Métiers ParisTech.

Livres[modifier | modifier le code]

  • Jacques Cliton, Jean Vuillemin et al., L’Album du Prince Impérial : Plans et Dessins des Élèves de l’École Impériale d’Arts et Métiers de Châlons, 1963-1866, Paris, Fondation Arts et Métiers,‎ novembre 2002, 30 x 23,5, Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Olivier Vercherand, Anne Téqui, Arts et Métiers, l'école de la technologie, Paris, Le Cherche midi,‎ 2011, 127 p. (ISBN 978-1-884964-23-7), Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Georges Clause et René Doucet, L’École d’Arts et Métiers de Châlons : Deux siècles en Champagne, Paris, Fondation Arts et Métiers,‎ novembre 2006, 30 x 23,5, 192 p., Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Charles R. Day (trad. Jean-Pierre Bardos), Les Écoles d'arts et métiers : l'enseignement technique en France XIXe-XXe siècles [« Education for the Industrial World. The Ecoles d’Arts et Métiers and the Rise of French Industrial Engineering, Cambridge (Mass.), Londres, MIT Press »], Belin,‎ 1991 (1re éd. 1897) (ISBN 2-0711-1253-2), Document utilisé pour la rédaction de l’article.
  • Jean Primault et al., Livre d’or : Bicentenaire gadzarts, Paris, Société des ingénieurs Arts et Métiers,‎ 1980 (1re éd. 1980), 855 p..

Périodiques[modifier | modifier le code]

Sites Internet[modifier | modifier le code]

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