Arts et Métiers ParisTech
| Arts et Métiers ParisTech | ||
alt=Logo |
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| Devise | Personne ne connaît vos limites, pas même vous... | |
|---|---|---|
| Nom original | Ecole des Enfants de l'armée | |
| Informations | ||
| Fondation | 1780 | |
| Fondateur | Duc de La Rochefoucauld-Liancourt | |
| Type | Grand établissement (EPSCP)[1] | |
| Budget | 124,6 M€ (en 2011) [2] | |
| Localisation | ||
| Coordonnées | ||
| Ville | Paris Aix-en-Provence Angers Bordeaux-Talence Cluny Châlons-en-Champagne Lille Metz |
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| Pays | ||
| Direction | ||
| Directeur | Laurent Carraro | |
| Chiffres clés | ||
| Personnel | 600 IATOS[3] | |
| Enseignants | 400[3] | |
| Étudiants | 6238[2] (en 2011) | |
| Troisième cycle | 220 doctorants[2] (en 2011) | |
| Niveau | Bac+3 à Bac+8 | |
| Divers | ||
| Affiliation | ParisTech, HESAM, CGE, Aerospace Valley, ASTech, CDEFI, AGERA, Pegase PACA, G16+, France Aerotech[4], « Elles Bougent ». | |
| Site web | www.ensam.eu | |
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Arts et Métiers ParisTech - officiellement École nationale supérieure d'arts et métiers (Arts et Métiers ParisTech), aussi appelée ENSAM - est une grande école française publique de formation d’ingénieurs généralistes rattachée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.
Histoire [modifier]
Arts et Métiers ParisTech[N 1],[S 1] est une des rares écoles d'ingénieurs françaises dont les origines sont antérieures à la Révolution. En effet, la première école des Arts et Métiers est fondée en 1780 à Liancourt dans l’Oise (ferme de la Montagne) par le duc de La Rochefoucauld pour les pupilles de son régiment de dragons, avec le concours de Monge, Berthollet, Chaptal et Laplace. Cette ferme existe toujours et appartient aux anciens élèves depuis 1980 (voir infra).
Le 10 août 1786, le duc de La Rochefoucauld-Liancourt, qui est aussi grand maître de la Garde-Robe du Roi, obtient de Louis XVI une ordonnance « pour établir une École d’application militaire en faveur de cent enfants de soldats invalides » à la ferme de la Montagne. Le roi accorde une indemnité de huit sous par jour et par élève, plus deux sous pour l’éclairage et le chauffage. Fin septembre 1787, les ateliers sont en état de marche. L’école professionnelle ouvre ses portes quelques mois plus tard. Mais la Révolution arrive peu après et le duc doit s’exiler en 1792 pour ne revenir en France qu’en 1799.
En 1800, il existe au château de Compiègne un des trois collèges qui formaient le Prytanée Français. Ces établissements avaient un statut militaire. Après une visite du collège de Compiègne, le Premier Consul constate que l’investissement fait par l’État n’est pas très utile sauf pour ceux qui poursuivent une carrière militaire. Ayant visité peu auparavant des établissements industriels du nord, il y avait constaté l’absence de contremaîtres capables de faire des plans ou des calculs simples. Il décide alors de changer l’enseignement au collège de Compiègne pour combler cette lacune. Quelques jours après cette visite, paraissait au moniteur l’acte du 6 ventôse an xi (25 février 1803). Il disait : « à compter de germinal an xi, l’instruction au collège de Compiègne aura pour but de former de bons ouvriers et des chefs d’atelier ». Le 19 pluviose an xi, le collège de Compiègne est renommé Collège des Arts et Métiers. Le duc de La Rochefoucault-Liancourt a reçu, notamment, l’aide de Monge, Chaptal, Berthollet et Laplace pour la création de cette école technique.
La deuxième école fut fondée en 1804 à Beaupréau, près de Cholet, mais ne fut réellement occupée que postérieurement à celle de Châlons-sur-Marne (aujourd’hui Châlons-en-Champagne). Celle-ci est fondée en 1806, à la suite du déménagement de l’école de Compiègne, elle-même issue de celle de Liancourt, et devenue École impériale d’arts et métiers en 1804. Peu à peu s’ajoutèrent les centres d’Angers (1815), d’Aix-en-Provence (1843), de Lille (1900), de Cluny (1901), de Paris (1912)[N 2], de Bordeaux (1963) et Metz (1997).
Le 22 octobre 1907, Gaston Doumergue (alors ministre de l’Industrie et du Commerce) fait promulguer la loi créant le diplôme d’ingénieur Arts et Métiers.
En 1963, après une élévation du niveau des programmes, les Écoles d’arts et métiers deviennent l'École nationale supérieure d’arts et métiers (ENSAM).
En 1976, le ministère de l’Éducation nationale attribue à l'ENSAM le statut de grande école. Cela implique la réduction du cursus à trois ans, après un cycle préparatoire de deux ans (classes préparatoires aux grandes écoles), Mathématiques supérieures et Mathématiques spéciales, ou bien à l’issue d’autres formations universitaires technologiques.
En mai 1980, la Société des ingénieurs arts et métiers (association des anciens élèves, le terme association n’existant pas à sa création en 1846) célèbre le bicentenaire de l'école à la ferme de Liancourt qu’elle a rachetée et dont elle a entrepris la restauration.
En 1990, l’école acquiert le statut d’EPCSCP (établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel) de type grand établissement[1], placé sous la tutelle du ministère de l’Éducation nationale.
Pendant les années 1990, l'école crée trois instituts post-diplôme à Chambéry (conception, mécanique et environnement) en 1994, à Chalon-sur-Saône en 1997 et à Bastia (énergies renouvelables) en 2000.
En 1999, l’École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie est rattachée à l’ENSAM. Chaque école a gardé son autonomie pédagogique et financière. Un double diplôme Arts et Métiers ParisTech-ESTP est depuis proposé aux élèves de ces deux écoles.
En février 2011, l'école devient membre fondateur (avec l'ENAC, l'ENSEIRB-MATMECA, Centrale Lyon et Centrale Nantes[4]) du réseau France AEROTECH, permettant aux écoles de s'associer sur des projets aéronautiques internationaux[5].
Bien qu'Arts et Métiers ParisTech dépende du Ministère de l'Éducation Nationale, les élèves ont conservé de leur long passé quasi-militaire un uniforme, qui n'est plus obligatoire depuis le milieu du XXe siècle. Cependant, la plupart des élèves le portent dans les manifestations traditionnelles et festives.
L’école aujourd’hui [modifier]
Positionnement [modifier]
L’ingénieur Arts et Métiers, souvent appelé « gadzarts » (dérivé de « gars des Arts »), est un ingénieur généraliste de haute compétence technique, pragmatique et polyvalent. Sa formation s’articule autour du génie mécanique, du génie énergétique et du génie industriel. Arts et Métiers ParisTech est l’École des Produits et des Systèmes de Production. L’organisation d'Arts et Métiers ParisTech repose sur ses Centres d’Enseignement et de Recherche (CER) provinciaux, organisés en réseau coordonné par la direction générale. Ceci fait d'Arts et Métiers ParisTech une école nationale régionalisée, ce qui accroît sa proximité géographique avec le tissu industriel.
Les centres d’enseignement et de recherche occupent toujours les écoles installées aux XIXe et XXe siècles à Aix-en-Provence[S 2], Angers[S 3], Châlons-en-Champagne[S 4], Cluny[S 5], Lille[S 6], et Paris[S 7] dans des bâtiments très anciens et parfois particulièrement prestigieux (le plus illustre étant l'Abbaye de Cluny), ou plus récemment à Bordeaux-Talence[S 8] et Metz[S 9]. Trois Instituts, à Bastia[S 10], Chalon sur Saône[S 11] et Chambéry[S 12] complètent ce dispositif. Par ailleurs, l’école poursuit une importante politique internationale et a conclu pour cela plus de 100 partenariats avec des institutions étrangères. Parmi ses parcours d'études, on trouve deux cursus intégrés bi-diplômants internationaux : l’un franco-allemand (au CER de Metz) et l'autre franco-hispano-portugais (au CER de Bordeaux). Ils s’ajoutent à d’autres formations diplômantes.
Participation à des PRES [modifier]
Depuis plus de 20 ans, Arts et Métiers ParisTech mène une politique active de collaboration avec d'autres établissements au sein de Pôles de recherche et d'enseignement supérieur ou PRES.
HESAM (Hautes Études Sorbonne-Arts et Métiers) [modifier]
Début 2010, Arts et Métiers Paris-Tech a fondé le PRES HESAM, auquel participent en particulier La Sorbonne et l'ESCP.
ParisTech [modifier]
En 1991, Arts et Métiers ParisTech crée avec 9 autres écoles d’ingénieurs ce qui est maintenant devenu le ParisTech, un Établissement public de coopération scientifique réunissant 12 Grandes Écoles qui se considèrent comme les meilleures dans leurs domaines respectifs; on y trouve notamment, l’École polytechnique, l’École des Ponts ParisTech, Mines ParisTech et l’ESPCI ParisTech, et HEC.
L’École continue de porter le nom d’« Arts et Métiers » qui est le sien depuis 1803. La Société des anciens élèves a déposé la marque « Arts et Métiers », et entretient cette protection.
Conformément au Livre blanc publié début 2008, l’appellation abrégée, qui a évolué dans le temps (ENAM il y a un siècle, ENIAM il y a 50 ans, puis ENSAM) disparaît dans la communication de l’École et est remplacée par le nom de marque Arts et Métiers ParisTech[6], qui figure désormais sur tous ses documents[7]. À cette occasion, un nouveau logo est créé.
Direction d'Arts et Métiers ParisTech [modifier]
À ce jour [modifier]
- Président du conseil d’administration : Jean-François Dehecq - Lille, 1958 : président du conseil d'administration de Sanofi Aventis, président du Comité d'orientation stratégique du Fonds stratégique d'investissement
- Directeur général : Laurent Carraro
- Directeurs généraux adjoints : Mohamed El Mansori, Laurent Champaney, Jean-Luc Delpeuch
Anciens présidents [modifier]
- Jean Lavigne - Châlons, 1958 : ex-vice-président de Motorola en charge de l'Europe
- Daniel Rapenne - Châlons, 1956 : ex-directeur général de Thales (Thomson CSF)
Arts et Métiers ParisTech en chiffres [modifier]
(Données 2006[8])
- 1 069 ingénieurs diplômés par an
- 4 500 étudiants toutes formations confondues
- 33 000 ingénieurs Arts et Métiers répartis dans le monde entier
- 400 professeurs permanents dont 250 chercheurs équivalent temps-plein
- 208 vacataires industriels
- 600 techniciens et administratifs
- 23 laboratoires et équipes de recherche
- 269 étudiants en cours de thèse
- 12,1 millions d’euros de chiffre d’affaires (contrats de recherche)
Distinctions [modifier]
Croix de la Légion d'honneur : remise par Albert Lebrun, président de la République Française, et André Mallarmé, ministre de l’Éducation nationale, le 8 décembre 1934.
Croix de guerre 1914-1918 : remise par le maréchal Joffre le 28 mai 1927 en présence de Gaston Doumergue, président de la République française.
Citation à l'ordre de l'armée des Écoles d'Arts & Métiers : « Ont apporté, au front comme à l’arrière, une part glorieuse de services à la Défense nationale, en fournissant, d’une part, un important contingent d’officiers, sous-officiers et soldats pourvus d’une instruction spéciale, et en contribuant d’autre part à intensifier les fabrications de guerre par les initiatives de leurs anciens élèves. »
Croix de guerre 1939-1945 : remise par René Coty, président de la République française, le 21 octobre 1955.
Citation à l'ordre de l'armée des Écoles d'Arts & Métiers : « De 1939 à 1945 ont pris une large part tant aux opérations de guerre qu’aux combats de la résistance. Ont apporté une contribution technique de premier plan à la victoire de nos armes. Trois cents cinquante-trois de leurs élèves ou anciens élèves sont tombés au champ d’honneur, dont quatre-vingts morts en déportation ou fusillés par l’ennemi. » Paris le 24 juin 1955, Pierre Kœnig, ministre de la Guerre.
Formation initiale [modifier]
Modalités de recrutement [modifier]
En 2009, 1 016 étudiants ont été accueillis[9], principalement issus :
- des classes préparatoires (avec une tendance à l’augmentation des places réservées aux élèves issus de PSI au détriment des élèves PT)[N 3], soit par filière :
- (PT) Physique et technologie : 550 places environ (525 intégrés en 2010),
- (PSI) Physique et sciences de l'ingénieur : 260 places environ (261 intégrés en 2010),
- (MP) Mathématiques, physique : 40 places,
- (PC) Physique, chimie : 20 places,
- (TSI) Technologie et sciences industrielles : 35 places,
- (ATS) Adaptation technicien supérieur (issues des DUT/ BTS) : 15 places,
- du concours ENSEA[10] au niveau Bac+2 pour des élèves issus de DUT ou BTS : 95 places,
- du concours AST[11] au niveau L3/M1 ou pour les diplômes étrangers : 48 places,
- de la filière Fontanet : après une expérience professionnelle d'au moins deux ans et demi, des techniciens supérieurs suivent les cours d'Arts & Métiers ParisTech en formation continue, dans les mêmes conditions que les autres étudiants[12].
Le cursus [modifier]
Les deux premières années sont consacrées à l’acquisition du bagage de l’ingénieur, c’est-à-dire de connaissances scientifiques et techniques générales. La troisième année comporte, outre un tronc commun, un enseignement spécifique qui donne une coloration d’expertise. En outre, chaque élève y conduit un projet d’expertise d’une durée de six mois (projet de fin d’étude). Ce projet peut être réalisé en entreprise ou en laboratoire.
Articulation et organisation [modifier]
La formation s’articule autour de quatre départements :
- Conception, Industrialisation, Risque, Décisions (CIRD),
- Mécanique, Matériaux, Procédés (M2P),
- Fluide et Systèmes Énergétiques (FISE),
- Outils, Langues et Communication pour l'Ingénieur (OLCI),
et elle est organisée en neuf champs disciplinaires :
- Mécanique et structures,
- Conception mécanique,
- Matériaux,
- Énergétique,
- Production et génie industriel,
- Électronique, électrotechnique, automatique,
- Informatique et mathématiques,
- Culture, sciences de l’homme et de la société,
- Langues.
Bases de la formation de l’ingénieur Arts & Métiers [modifier]
Tout ingénieur Arts et Métiers doit acquérir les six capacités définissant son profil :
- Établir un avant-projet,
- Élaborer une conception détaillée (pour concevoir un produit),
- Maîtriser la transformation de la matière (pour maîtriser les procédés),
- Concevoir un système industriel,
- Piloter un système industriel (pour maîtriser l’ingénierie de ces systèmes),
- Évaluer les interactions hommes-structure-société (pour gérer une organisation).
Certifications complémentaires [modifier]
- Tous les élèves suivent les cours de management de projet de la Certification Arts & Métiers Ingénieur Projet (CAMIP) mais cette certification n’est attribuée qu’à environ 150 élèves. Pour obtenir cette certification il faut justifier de bons résultats théoriques mais aussi avoir une expérience pratique de management de projet.
- Une nouvelle certification « Organisation Lean Manufacturing » est actuellement en cours de réflexion.
- Les élèves de l'expertise Gestion industrielle et chaîne logistique Globale (GICLOG PA9) sont certifiés BSCM (Basics of Supply Chain Management) de l'APICS (The Association for Operations Management).
Création d'entreprises [modifier]
Depuis quelques années, l'école a développé des enseignements spécifiques à la création d'entreprise et mis en place un incubateur de start-ups. De son côté, l'association des anciens élèves peut accorder des prêts à l'occasion de la création d'entreprises et dispose d'un réseau important de Business Angels (Arts et Métiers Business Angels, voir infra).
Pédagogie [modifier]
Les trois années s'articulent autour de quatre types d’activités pédagogiques : trois catégories d'unités d’enseignement (structurées autour des disciplines, des langues, et enfin des capacités - organisées autour d’activités pluridisciplinaires et transversales), et une activité extérieure à l'école : les stages.
Stages [modifier]
En première année, chaque étudiant fait un stage exécutant de quatre semaines pour découvrir le monde de l’entreprise. En fin de deuxième année, son stage assistant-ingénieur de 13 semaines le met en situation réelle, à un poste d’ingénieur. Depuis 2008, les étudiants peuvent faire un stage ingénieur de six mois à l'étranger. Enfin, au cours du 2e semestre de la troisième année, le projet d’expertise clôt le cursus.
Doubles diplômes [modifier]
Avec d’autres Grandes Écoles françaises [modifier]
Arts et Métiers ParisTech délivre des doubles diplômes en partenariat avec :
- l’École Polytechnique : 2 places sont proposées aux ingénieurs de nationalité française qui viennent d’obtenir leur diplôme Arts et Métiers ParisTech, avec une médaille d’or ou d’argent. Les candidats doivent être âgés de moins de 23 ans au premier janvier de l’année de candidature ;
- l’École supérieure d'électricité (Supélec) ;
- l’École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l'industrie (ESTP) ;
- Agro ParisTech ;
- l’IAE de Paris (Institut d'administration des entreprises) pour une double compétence en gestion ;
- l’IAE d’Aix-en-Provence (Institut d'administration des entreprises) pour une double compétence en management général permettant aux élèves de conforter leurs aptitudes managériales ;
- l’École navale ;
- l’Institut national des sciences et techniques nucléaires (INSTN) ;
- l’École nationale supérieure du pétrole et des moteurs (ENSPM) ;
Double cursus avec des établissements étrangers [modifier]
Il en est de même avec une série d'établissements étrangers, et des doubles diplômes :
- franco-américain avec Georgia Tech (Georgia Institute of Technology) ;
- franco-allemand avec l’université de Karlsruhe devenue Institut de technologie de Karlsruhe (Karlsruher Institut für Technologie, KIT) ou l’université technologique de Dresde (TU) ;
- franco-hispano-portugais ;
- franco-brésilien avec Unicamp (Universidade Estadual de Campinas) ;
- franco-Europe centrale et orientale ;
- franco-hongrois avec Budapest University of Technology and Economics (Budapesti Műszaki és Gazdaságtudományi Egyetem) ;
- franco-chinois avec l’université Jiao-tong de Shanghai ;
- franco-marocain avec l’École nationale supérieure d'arts et métiers (Meknès), Maroc ;
- franco-argentin avec l'UNL (Universidad Nacional del Litoral) ;
- franco-suédois avec KTH (Kungliga tekniska högskolan) ou LiU (université de Linköping) ;
- franco-canadien avec l'EPM (École polytechnique de Montréal) à Montréal.
Formation des ingénieurs militaires d’infrastructure [modifier]
À partir de septembre 2011, Arts & Métiers ParisTech formera des élèves-ingénieurs du corps des ingénieurs militaires d'infrastructure, dans le cadre d'un partenariat avec le ministère de la Défense[13].
Le cursus spécifique se décompose comme suit :
- une première année militaire, faite conjointement avec les élèves de l'École polytechnique et la promotion militaire de l'ENSTA Bretagne ;
- une année de formation commune à tous les élèves Arts et Métiers au sein du CER d'Angers ;
- deux années de formation spécialisées au sein du CER d'Angers en suivant la filière "Infrastructure"
Ces élèves ont un statut militaire, ils ont ainsi une solde et un contrat d'engagement de 10 ans (4 ans de formation, 6 ans de service )
Ce déroulement de formation est similaire à celui des promotions militaires de l'ENSTA Bretagne.
Recherche [modifier]
Laboratoires [modifier]
Arts et Métiers ParisTech possède 22 laboratoires de recherche sur ses 3 axes d’enseignement et de recherche (11 en M2P, 5 en FISE, 6 en CIRD), qui ont obtenu le label d'excellence Institut Carnot ARTS. L’école propose aussi 21 spécialités de master de recherche.
Écoles doctorales [modifier]
- Sciences des métiers de l’ingénieur (commune avec Mines ParisTech) : mécanique des solides, matériaux, Procédés - biomécanique et ingénierie pour la santé - mécanique des fluides, énergétique, génie électrique - conception et industrialisation pour le développement durable
- Sciences de l’organisation et de la décision (commune avec HEC, ESTP, IAE de Paris) : sciences de gestion
Formation continue [modifier]
Arts et Métiers ParisTech propose plus de 20 mastères spécialisés (Bac +6) accrédités par la conférence des grandes écoles (CGE)
- conduite des projets de systèmes intégrés aux véhicules aérospatiaux et terrestres (SyVAT)[14].(CER Paris)
- construction et habitat durables
- écoconception et management environnemental (CER Chambéry)
- énergies renouvelables et leurs systèmes de production (Institut Bastia)
- gestion des ressources humaines et de la mobilité internationale (CER Paris)
- ingénierie aéronautique et spatiale (CER Bordeaux)
- ingénierie numerique et PLM (CER Paris et Aix)
- intégration des systèmes de management Qualité, Hygiène, Sécurité et Environnement(CER Aix-en-Provence)
- manager l'innovation et le développement d'activité (CER Paris)
- management de le maintenance (CER Paris)
- management de la propriété intellectuelle et stratégie d’entreprise (CER Lille, co-accrédité)
- management de la qualité (CER Paris)
- management de projets industriels aéronautiques - Maintenance aéronautique (CER Aix-en-Provence)
- management de projets industriels Est-Ouest (CER Cluny)
- management des contrats globaux (CER Paris)
- management global des risques (CER Paris, co-accrédité ESTP)
- management du changement par l’innovation (CER Paris)
- off shore - équipements industriels navals (CER Angers)
- lean : production et Logistique (CER Paris)
- simulation réalité virtuelle (Institut Châlon-sur-Saône)
- sûreté nucléaire
- technologie, culture, patrimoine (CER Cluny)
- technologie des systèmes hybrides de production d’électricité et de chaleur (CER Lille)
Universités étrangères partenaires [modifier]
Indépendamment des doubles diplômes, Arts et Métiers ParisTech a développé de nombreux partenariats avec des établissements étrangers. Cette liste n'est pas exhaustive, voir la liste complète en référence[S 13].
- Université de Californie, Berkeley, États-Unis
- Georgia Institute of Technology (Georgia Tech), Atlanta, États-Unis
- Massachusetts Institute of Technology (MIT), Cambridge, États-Unis
- Texas A & M (TAMU), College Station, États-Unis
- Université de Lancaster, Lancaster, Royaume-Uni
- Université de Cranfield, Cranfield, Royaume-Uni
- Imperial College, Londres, Royaume-Uni
- Université de Strathclyde, Glasgow, Royaume-Uni
- Université de Cardiff, Cardiff, Royaume-Uni
- Université de Southampton, Southampton, Royaume-Uni
- Université de Surrey, Guildford, Royaume-Uni
- Institut de technologie de Karlsruhe, Karlsruhe, Allemagne
- Université technologique de Dresde, Dresde, Allemagne
- Université du Queensland, Brisbane, Australie
- Université Beihang, Pékin, Chine
- Universidad EAFIT, Medellin, Colombie
- École de technologie supérieure, Montréal, Canada
- École polytechnique de Montréal, Montréal, Canada
- Université du Québec, Lévis, Canada
- Université Laval, Québec, Canada
- Université technique du Danemark, Copenhague, Danemark
- Universidad Carlos III de Madrid, Madrid, Espagne
- Université polytechnique de Madrid, Madrid, Espagne
- École nationale supérieure d'arts et métiers (Meknès), Meknès, Maroc
- École polytechnique Chalmers, Göteborg, Suède
- Institut royal de Technologie, Stockholm, Suède
- Université de Linköping, Linköping, Suède
- École polytechnique fédérale de Lausanne, Lausanne, Suisse
- Université technique d'Istanbul, Istanbul, Turquie
Autour d’Arts et Métiers ParisTech [modifier]
L’AMJE, Arts et Métiers Junior Études [modifier]
L’AMJE[S 14] a été créée en 1999. Cette association propose des prestations variées en rapport avec les multiples domaines de compétence de l’école. Labellisée Junior-Entreprise en seulement trois ans par la Confédération Nationale des Junior-Entreprises, elle est parmi les Junior-Entreprises qui ont progressé le plus vite.
La CNJE lui décerne ensuite le label « Dynamisme » en 2004, puis l’année suivante, le très prisé « label ingénieur 2005 ». L'AMJE a réitéré la performance pour le « label ingénieur 2010 ».
Ses 90 membres permanents travaillent en étroite collaboration avec les 3 000 adhérents des 8 AMJE (Lille, Aix, Bordeaux, Chalons, Angers, Cluny, Metz, Paris), réparties sur tout le territoire. Une fédération leur permet de répondre plus précisément aux exigences des entreprises clientes.
L’Union des élèves d’Arts et Métiers ParisTech [modifier]
L’Union des élèves Arts et Métiers ParisTech compte 3 300 membres[S 15]. Siégeant à Paris, son rôle est de fédérer les associations des unions d’élèves des différents centres et de gérer les activités des élèves de 3e année à Paris.
Toutes les manifestations et évènements organisés sont le fruit de l’investissement et de la participation des élèves-ingénieurs de tous les centres. Elle organise des Grands Galas, des évènements sportifs et des actions humanitaires. D’un point de vue professionnel, la commission Relations industrielles (RI) organise chaque année le Forum Arts et Métiers ParisTech, orienté vers la recherche d’emploi, de formation de 3e cycle ou de stages pour les élèves-ingénieurs. Pour sa 28e édition, cette manifestation a accueilli 5 000 étudiants et 154 exposants en 2008. Le dernier forum s'est déroulé les 23 et 24 mars 2011 au parc floral de Paris.
Certaines manifestations sont communes à tous les centres Arts et Métiers, d’autres sont spécifiques à chacun.
Manifestations étudiantes [modifier]
L'action humanitaire [modifier]
Les gadzarts ont créé une association spécifique de l'union des élèves. Gasole[S 16] pour « Gadzarts solidaires » démontre que la fraternité ne s’applique pas seulement au sein de l’École et sort de ses frontières. Gasole conduit des actions sociales ou humanitaires internationales ou locales dans les huit centres Arts et Métiers ParisTech.
Voici quelques exemples d'actions menées : soutien aux associations caritatives nationales (Téléthon, Restos du coeur, Sol en Si …), aide de proximité avec le soutien scolaire, aide aux personnes handicapées.
Les bals [modifier]
Chaque année, les élèves de chaque CER organisent un Grand Bal, ou gala, qui est l'un des plus grands évènements qu'ils organisent. Ces bals se déroulent le plus souvent dans l’enceinte même de l’école ou encore dans une salle louée pour l’occasion. Les élèves du centre prennent totalement en charge l’organisation, y compris la confection des décors, l'installatoin des bars et autres éléments de la soirée. Le succès du gala prouve ainsi la cohésion et les capacités d’organisation des promotions. Certains centres réutilisent une partie des décors d’une année sur l’autre, tandis que d’autres repartent chaque année sur des bases nouvelles, en illustrant un thème particulier.
Les bals marquent traditionnellement l’intégration d’une nouvelle promotion – souvent en décembre –, ou certaines dates particulières de l’année. Plusieurs de ces galas ont une réputation nationale et font partie de plus grandes manifestations étudiantes du genre.
À Paris, le Grand Gala National des Arts & Métiers rassemble chaque année plusieurs milliers de personnes et fait partie des plus prestigieux galas français. Les précédentes éditions se sont déroulées à l’hôtel Intercontinental Paris Le Grand (2009-2008), l’opéra Garnier, à l’opéra Bastille, au Carrousel du Louvre, à la tour Eiffel, au château de Versailles…
À Aix-en-Provence, les élèves organisent trois Galas par an dans l'école. Le bal du Bapt’s suit la cérémonie du baptême des nouveaux gadzarts en décembre ; ensuite, le bal de la 508, qui célébrait à l’origine la mi-parcours de la formation des élèves à l’école ; enfin, le bal des 100 Jours (100 jours avant la remise des diplômes) accueille au mois de mai plus de 5 000 personnes.
À Angers, deux Galas sont organisés. La Nuit de la Sainte Cécile suit la cérémonie du baptême des nouveaux gadzarts en décembre, et le Gala de la Délivrance correspond à la fin de l’année scolaire de la deuxième année.
À Bordeaux, le Gala des Fignos accueille chaque année quelque 3 000 personnes pour fêter la création de la nouvelle promotion de gadzarts.
À Châlons-en-Champagne, le Bal des Fignos accueille chaque année quelque 3 000 personnes pour fêter le baptême de la nouvelle promotion de gadzarts (et plus de 5 000 en 2006 à l’occasion du bicentenaire du centre).
À Cluny, le Grand Gala de Cluny accueille chaque année au mois de mai dans le cadre prestigieux du centre quelque 4 000 personnes. Ce qui le qualifie de troisième plus grand gala de France, derrière celui de l’École polytechnique (France) et le bal des 100 jours des Arts & Métiers d'Aix-en-Provence.
À Lille, la Nuit des Fignoss est le gala de baptême de la nouvelle promotion et réunit, en novembre, environ 3 000 personnes. Il se déroule dans l’école même.
À Metz, le Grand Gala de Prestige rassemble chaque année les élèves et anciens élèves de l’école à l’occasion du baptême des élèves de première année.
Évènements sportifs de l'Union athlétique intergadzarique [modifier]
L’année universitaire à Arts et Métiers ParisTech est marquée par la rencontre sportive intercentre nommée les UAI acronyme du nom de l’association de sport de l’école : l’Union athlétique intergadzarique. Cette rencontre sportive se déroule chaque année dans un des centres différent de Arts et Métiers ParisTech et est l’occasion d’une grande fête estudiantine agrémentée de performances sportives.
Chaque année, environ 1 000 étudiants des centres Arts et Métiers ParisTech de France se regroupent pour se disputer le challenge Bernade, qui récompense le centre ayant eu les meilleurs résultats. Cette manifestation sportive est organisée par l’Association d’Élèves du centre où se déroule la manifestation avec l’aide de la Société des ingénieurs Arts et Métiers et de l’Union des élèves, elle a pour but de perpétuer une tradition sportive à l’ENSAM et se déroule traditionnellement à l’occasion du pont de l’Ascension.
Historiquement l’UAI date de 1888 avec la création d’un regroupement de jeunes sportifs sur Paris dont certains gadzarts. Le premier club officiel est créé 4 ans plus tard : son premier nom est l’Union athlétique indépendante. Le terme « indépendante » est abandonné au profit de « 1er arrondissement » puis plus tard de « internationale ». Les gadzarts créent un nouveau club quelque temps plus tard, le « Gadz’art Club » et finalement, la fusion a lieu entre les deux associations en 1912[S 17].
En 1914, André Allègre, défenseur de football membre de l’UAI, est également sélectionné pour jouer un match sous le maillot de l’équipe de France contre l’équipe de Hongrie et la France va perdre 5 buts à 1.
La première rencontre inter-centre a lieu en 1952 avec les élèves de Paris opposés à des sélections des sportifs des autres centres. Finalement, en 1974, la première rencontre avec tous les élèves des centres a lieu à Cluny.
Évènements culturels [modifier]
Chaque année depuis 1999, le centre des Arts et Métiers de Cluny organise un festival de bande dessinée. Ce festival à généralement lieu au mois de mai et la grande galerie de l’abbaye de Cluny accueille la majorité des animations. Les élèves de l'écoleLe organisent bénévolement ce festival qui rassemble chaque année une vingtaine de dessinateurs. Le parrain ou la marraine du festival en dessine l'affiche, qui représente toujours sous une forme quelconque le « Zapointe », surnom donné au principal clocher subsistant de l'abbaye.
- Grand Bastringue
Le Grand Bastringue est un festival annuel de reggae à vocation humanitaire. Organisé par les élèves des Arts et Métiers du centre de Cluny depuis 2007, il rassemble chaque année de plus en plus de visiteurs. Les élèves reversent tous les fonds récoltés lors de la manifestation à une association caritative.
Période d’intégration [modifier]
Lors de leur arrivée à l’école, les élèves de première année vivent une période d’intégration nommée « PTT » (période de transmission des traditions). Pour les gadzarts, cette période, orchestrée par les élèves de deuxième année, vise à unifier chaque promotion autour de valeurs qui se perpétuent dans leur communauté depuis plus de deux siècles. Les gadzarts revendiquent que ces traditions permettent aux élèves-ingénieurs de développer des valeurs humanistes, telles que la fraternité, la solidarité, l’entraide, le respect d’autrui, l’engagement au service du bien commun[15].
Cependant, cette pratique est souvent perçue comme un bizutage psychologique et moral des élèves de deuxième année sur les élèves de première année, notamment en raison du secret qui l’entoure. En 1997, Claude Allègre, ministre de l’Éducation nationale, de la Recherche et de la Technologie, ordonne la fermeture des deux centres de Lille et de Cluny, en raison de plaintes à l’encontre des traditions dans ces centres[16]. Ces mesures se heurtent à l’opposition de la société des anciens et de l’association des élèves. Les 23 et 24 octobre les gadzarts manifestent devant l’hôtel Matignon. Cette même année, Ségolène Royal, ministre déléguée à l’enseignement scolaire, fait voter un texte de loi qui interdit les bizutages (texte intégré dans le Code pénal).
À partir de 2003, des exercices de communication et des changements ont été opérés au sujet de cette période, afin de changer l’image négative qu’elle peut colporter auprès du grand public. En particulier, les modalités de la période de transmission des valeurs ont été revues, afin que chaque étudiant entrant choisisse d’y participer ou non. Toutefois, les critiques et accusations de bizutage perdurent[N 4].
Quelques anciens élèves illustres [modifier]
Parmi les personnalités gadzarts vivantes et en vue aujourd'hui, on peut citer à titre d'exemples, dans divers domaines d'activité :
- Éric Benhamou, Aix 1972 : prix Nessim Habif, ancien président directeur général de Palm, membre du comité de direction de RealNetworks, ancien conseiller de Bill Clinton (Président du comité des technologies pour l'informatique)
- Jean-Lou Chameau, Lille 1972 : président du California Institute of Technology (Caltech)
- Henri Crohas, Bordeaux 1970 : fondateur et président directeur général d'Archos
- Robert Dautray, Paris 1945 : prix Nessim Habif, directeur scientifique du Commissariat à l'énergie atomique, membre de l'Institut
- Jean-François Dehecq, Lille 1958 : co-fondateur et actuel président d'honneur du conseil d'administration de Sanofi Aventis, président du comité d'orientation stratégique du Fonds stratégique d'investissement, vice-président de la Conférence Nationale de l'Industrie
- Charles Dehelly, Châlons 1970 : directeur général d'Atos Origin, ancien directeur général de Thomson
- Michel Destot, Lille 1964 : député-maire de Grenoble, président de l'Association des maires des grandes villes de France
- Bernard Maitenaz, Paris 1943 : inventeur du verre progressif Varilux, président d'honneur Essilor International, membre de l'Académie des technologies
- Henri Revol, Cluny 1956 : sénateur honoraire de la Côte-d'Or
Mais en plus de deux siècles d'existence, Arts et Métiers ParisTech a vu passer de nombreux élèves devenus célèbres ensuite. Pour les connaître, voir :
et consulter également la catégorie des Anciens Élèves.
- Alfred Molet (1850-1917)né à Cattenieres "Nord-pas de calais" France, ingénieur en chimie, Ancien éléve de l'Ecole Nationale des Arts et Métiers de CHALONS promotion 1866.Industriel expatrié en Argentine à Buenos-aires "Compagnie Gas Acetylene A-MOLET carburo calcio" * conserverie; mine de calcium; chemin de fer de buenos-aires; centrale électrique de Cordoba; inventeur: brevet de "Acétyléne Gas Générator" deposé en 1899.Aussi Artiste Peintre.Honnoré par les autorités de la Province de Cordoba Argentine, par le "Museo Usina Molet" . Alfred Molet repose au célébre cimetiére de Recoleta Buenos-aires.
Association des anciens élèves [modifier]
La Société des anciens élèves de l'école nationale supérieure d'Arts et Métiers[S 18] (ou « Société des ingénieurs Arts et Métiers »), fondée en 1846 est une des plus anciennes associations d'anciens élèves de France
La marque « Arts et Métiers », avec deux majuscules, est une marque déposée par cette association. « Arts et Métiers ParisTech » est la dénomination actuelle de l'école, qui a l'autorisation d'utiliser la marque « Arts et Métiers ».
Histoire [modifier]
- 1846 : Création de la « Société philanthropique des anciens élèves des écoles royales d'arts et métiers », afin « d'établir entre les anciens élèves un lien de confraternité, de réunir leurs efforts pour faire fructifier l'enseignement des écoles au profit de l'industrie française, de venir en aide aux membres, de fonder une caisse de secours dans l'intérêt de ceux qu'une maladie ou qu'une infirmité priverait de moyens d'existence... ». Il n'existait alors ni assurance maladie, ni caisse de retraite, ni assurance chômage.
- 1860 : Elle est reconnue d'utilité publique le 4 avril.
- 1901 : La société devient une association loi de 1901.
- 1920 : Elle s'installe à son siège actuel, avenue d'Iéna.
Aujourd'hui [modifier]
La Société regroupe les élèves et anciens élèves d'Arts et Métiers ParisTech. À ce jour 28 000 ingénieurs Arts et Métiers, couramment appelés gadzarts[N 5] forment le plus important réseau européen d'anciens élèves d'une grande école d'ingénieurs. Son réseau international couvre tous les continents.
Elle fait partie des très rares structures du genre capables de mobiliser plusieurs milliers de membres en un même lieu dans les grandes occasions. Les deux dernières en date ont été les festivités du Bicentenaire de l'École, célébré entre autres à Liancourt en 1980, et la manifestation sur la voie publique (devant l'École Militaire de Paris) en 1997.
L'association est présente dans tous les CER d'Arts et Métiers ParisTech, que ce soit par la participation des ses membres aux différentes manifestations traditionnelles, par l'aide financière qu'elle apporte aux activités des élèves, ou encore par le "parrainage" de chaque promotion par la promotion qui a vingt-cinq ans d'ancienneté de plus. De même, les élèves commencent dès la première année à béneficier de certainss services de l'association.
D'autre part, l'association finance largement la construction et l'entretien des résidences des élèves, qui permettent de loger la plupart des étudiants dans leur école même, ou à la Maison des Arts et Métiers de la Cité internationale universitaire de Paris pour le CER de Paris.
La Société est membre de ParisTech Alumni, qui regroupe les anciens élèves des écoles de ParisTech. Elle est également membre du CNISF, Conseil national des ingénieurs et scientifiques de France.
Ses missions [modifier]
Structure de l'association [modifier]
Au cours des années 1920, son président Louis Delage installe son siège dans un hôtel particulier, au 9bis avenue d'Iéna, Paris XVIe. Elle fonctionne comme toute association loi de 1901. L'assemblée générale se tient deux fois par an (une à Paris, l'autre en région), et élit le comité directeur, qui élit à son tour le bureau. Depuis le 13 mars 2010, Roland Vardanega est son Président, pour un mandat de trois ans.
Depuis 1995, la Maison des Arts et Métiers abrite un restaurant gastronomique[S 19] et des salons de réception ouverts au public dont la gestion est confiée à Sodexho Prestige. Des évènements importants s'y sont déroulés, comme la soirée de l'élection de Jacques Chirac à la présidence de la République en mai 1995 ou certaines manifestations des Journées mondiales de la jeunesse 1997.
L'organisation du siège est découpée en cinq vice-présidences opérationnelles : formation-industrie, projets-international, communication, gestion-finances, communauté, et comprend divers services de gestion : communication (qui gèrent en particulier les sites Internet et le magazine, Arts et Métiers Mag[S 20]), emploi-carrières, entraide, relations sociétaires, comptabilité.
L'association est par ailleurs très décentralisée. Chaque gadzarts appartient simultanément à plusieurs entités, regroupées en trois grands ensembles :
- un ou plusieurs groupes professionnels[S 21]. Ceux-ci couvrent l'ensemble des activités professionnelles des gadzarts,
- son groupe régional (les groupes régionaux couvrent l'ensemble du territoire français et le monde entier),
- et enfin sa cellule de base, la promotion. Il y en a une par an et par centre régional, donc plusieurs centaines de 1930 à l'année de sortie en cours.
Organismes gadzarts rattachés et connexes [modifier]
Le siège héberge également plusieurs structures gadzarts liées directement ou non à l'association.
AMBA - Arts et Métiers Business Angels [modifier]
Arts et Métiers Business Angels a été fondé en 2008. Plutôt spécialisée, mais sans exclusive, dans le financement des start-up industrielles, cette association indépendante regroupe environ 120 gadzarts en octobre 2012[S 22]. Elle a financé depuis sa création plus d'une vingtaine d'entreprises, comme Sticknwizz[17] et Logtimum[18]. Les tours de table vont de 80 à 150 k€ environ, souvent abondés par un fonds mutualisé maison, ou « SIBA »[N 6]. C'est en octobre 2012 l'un des plus importants réseaux de Business Angels de France, membre de France Angels, et l'un des seuls réseaux nationaux dotés d'une structure régionalisée. Fin 2012, il existe les sections Île-de-France (Paris), Nord-Picardie (Lille), Provence-Alpes-Côte d'Azur (Aix-en-Provence) et Rhône-Alpes (Lyon)[19]. AMBA participe à ce titre à des structures régionales comme Angels PACA[20].
Le CLENAM (CLub ENtreprises Arts et Métiers) [modifier]
Ce club s'adresse aux gadzarts désirant reprendre une entreprise[S 23].
La Fondation Arts et Métiers [modifier]
Cette fondation indépendante de l'association est reconnue d'utilité publique et d'intérêt général[N 7],[S 24]. La Fondation rassemble en particulier des fonds pour le compte de l'enseignement supérieur, dont Arts et Métiers ParisTech.
Ferme de Liancourt [modifier]
La ferme de Liancourt[S 25], berceau de l'École, appartient depuis 1980 à la Fondation Arts et Métiers. Des salles de présentation technologiques y sont installées, et la Fondation invite des scolaires à venir les visiter. Chaque année, la ferme présente des animations lors de la fête de la Science. La ferme abrite également le Musée national gadzarts, ouvert au public, et les archives gadzarts, ouvertes aux chercheurs. Elle organise enfin des cycles de conférences publiques très éclectiques, qui traitent aussi bien du béton d'Eugène Freyssinet[21] que des papillons[22].
HanditecAM [modifier]
La Fondation Arts et Métiers fait partie des très rares « Fondations abritantes » françaises. À ce titre, elle a initié et abrite la fondation HanditecAM, spécialisée dans les projets technologiques d'aide aux handicapés.
Le REXAM (Réseau d'EXperts Arts et Métiers) [modifier]
Il se compose de consultants expérimentés[S 26].
Prix, bourses d'études et prêts d'honneur [modifier]
L'association et la Fondation Arts et Métiers, cas très rare parmi les associations d'anciens élèves, distribuent chaque année plusieurs centaines de milliers d'Euros de Prix (dont le Prix Nessim Habif) et de bourses d'études à des étudiants et ingénieurs gadzarts ou non, français ou étrangers. L'octroi de nombreux prêts d'honneur complète le dispositif des aides financières disponibles.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- La dénomination règlementaire de l’école n’a pas changé (cf. décret no 88-413 du 22 avril 1988). Toutefois, depuis son adhésion à ParisTech, l’École nationale supérieure d’arts et métiers, comme toutes les autres écoles faisant partie de ce PRES, s’est dotée d’un nom d’usage avec l’identité « ParisTech ».
- A l'emplacement des anciens abattoirs de Villejuif.
- Site du service de concours écoles d’ingénieurs, constater l’évolution sur plusieurs années pour le concours E3A/ENSAM, http://www.scei-concours.org/cadre_statistique.htm .
- Malgré l'interdiction, le bizutage a toujours droit de cité chez les étudiants, sur France Info, 3 septembre 2010. Consulté le 8 novembre 2011. « Dans leurs mains, des tracts appelant à la vigilance à l'égard des pratiques de bizutage - appelé "usinage" ou "période de transmission des traditions" à l'ENSAM. Ces militants, ce sont des professeurs et des syndicalistes inquiets de la recrudescence du bizutage depuis un an au sein de l'école. »
- Contraction de « gars des Arts ».
- « SIBA » : Société d'Investissement de Business Angels. Voir à ce sujet l'article Business angel.
- Certains membres de l'association sont également administrateurs de la Fondation.
Références [modifier]
- Décret n°90-370 du 30 avril 1990 relatif à l'École nationale supérieure d'arts et métiers
- Rapport d'activité 2011, sur ensam.fr. Consulté le 6 mars 2013
- Chiffre-clés, sur ensam.fr. Consulté le 6 mars 2013
- [PDF]Élargissement du réseau « France Aerotech » et signature d’une charte de gouvernance, 22/06/2011, consulté sur le site de l'ENAC le 1er novembre 2011.
- France Aerotech. L'union fait la force à l'international, 4/03/2011, consulté sur le site de Le Journal des entreprises le 1er novembre 2011
- Décret no 2010-1751 du 30 décembre 2010 portant création de l'établissement public de coopération scientifique « HESAM », sur le site de Légifrance
- Livre blanc AM21 Programme AM 21 : Un livre blanc pour l’École nationale supérieure d’arts et métiers du XXIe siècle, École nationale supérieure d’arts et métiers, Paris, janvier 2008
- Chiffres clés d'Arts et Métiers ParisTech
- A & M no 3, magazine interne d'Arts et Métiers ParisTech, paru le 14 octobre 2009
- Lien concours ENSEA
- Lien concours AST
- Lien conditions de la filière Fontanet
- Site du ministère de la Défense
- GraduateSchools Paris Tech
- (fr) Conférence de presse de la SOCE
- (fr) fermeture provisoire des centres
- Blandine Baudier, « Les clés pour s’attirer les bonnes grâces des business angels », Le Progrès, 29 novembre 2011, p. 9,,

- Blandine Baudier, « Logtimum a passé toutes les étapes », Le Progrès, 29 novembre 2011, p. 9,

- Isabelle Boucq, « Quand les anciens des grandes écoles mettent la main à la poche », La Tribune, vendredi 26 octobre 2012,

- Martine Debette, « Les Business Angels abondés par la Région », Les Nouvelles publications, Marseille, no 9597, 21-27 août 2010, p. 4,

- « Liancourt, Conférence en béton sur Eugène Freyssinet », Le Courrier picard, 18 février 2012,

- « Liancourt, A la découverte des papillons », Le Courrier picard, 1er février 2012,

- Liens vers les sites Internet Arts et Métiers
- Site de l’école Arts et Métiers ParisTech
- Arts et Métiers ParisTech, Centre d’Aix en Provence
- Arts et Métiers ParisTech, Centre d’Angers
- Arts et Métiers ParisTech, Centre de Chalons en Champagne
- Arts et Métiers ParisTech, Centre de Cluny
- Arts et Métiers ParisTech, Centre de Lille
- Arts et Métiers ParisTech, Centre de Paris
- Arts et Métiers ParisTech, Centre de Bordeaux-Talence
- Arts et Métiers ParisTech, Centre de Metz
- Arts et Métiers ParisTech, Institut de Bastia
- Arts et Métiers ParisTech, Institut de Chalon sur Saône
- Arts et Métiers ParisTech, Institut de Chambéry
- Liste des universités partenaires
- Site de l'AMJE
- Site de l'UE ENSAM
- Site de Gasole, Gadzarts solidaires
- Historique de l’UAI sur le uai.ueensam.org/ Site de l'UAI.
- Site de la Société des Ingénieurs Arts et Métiers
- Site de la Maison des Arts et Métiers
- Site d’Arts et Métiers Mag
- Site des groupes professionnels Arts et Métiers
- Site d’Arts et Métiers Business Angels
- Site du CLENAM
- Site de la Fondation Arts et Métiers
- Site de la ferme de Liancourt
- Site du REXAM
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Gadzarts
- Prix Nessim Habif
- Fondation Arts et Métiers
- Argad'z
Bibliographie [modifier]
- Charles R. Day (trad. Jean-Pierre Bardos), Les Écoles d'arts et métiers : l'enseignement technique en France XIXe-XXe siècles [« Education for the Industrial World. The Ecoles d’Arts et Métiers and the Rise of French Industrial Engineering, Cambridge (Mass.), Londres, MIT Press »], Belin, 1991 (1re éd. 1897),
. - Olivier Vercherand, Anne Téqui, Arts et Métiers, l'école de la technologie, Paris, Le Cherche midi éditeur, 2011, 127 p. (ISBN 978-1-884964-23-7),
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