Le Bien public

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la revue de Côte d'Or. Pour le journal républicain du XIXe siècle, voir Le Bien public (journal).
Le Bien Public
Pays Drapeau de la France France
Langue Français
Périodicité Quotidien
Genre Presse régionale
Diffusion 39 479 ex.
Date de fondation 31 août 1868
Date du dernier numéro en cours
Ville d’édition Dijon

Propriétaire Groupe EBRA
Directeur de publication Pierre Fanneau
ISSN 0998-4593
Site web www.bienpublic.com/

Le Bien public, est un quotidien régional français diffusé en Côte-d'Or, dont le siège se trouve boulevard Chanoine-Kir à Dijon. Il est tiré à près de 55 000 exemplaires.

Il appartient à 100 % au Groupe EBRA.

Identité de la société[modifier | modifier le code]

Le directeur général et directeur de la publication : Pierre Fanneau (depuis 2014).


Le Bien public s'organise autour de trois agences :


Pour une audience de 157 000 lecteurs dont :

  • Abonnés portés : 50 %
  • Abonnés postés : 9 %
  • Vente au numéro : 38 %

Le nombre d'éditions proposées par le journal se porte à 4 selon un format utile (semaine) dit de « grand format ». Le journal paraît tous les jours de la semaine y compris le dimanche, sous un format et un contenu « week-end ».

  • Prix de vente (semaine) : 1€
  • Prix de ventre (vendredi) : 1,1€
  • Prix de vente (dimanche) : 1,50 €

Le journal propose également des suppléments hebdomadaires : Économie, Loisirs (Pour Sortir, ex Quartier Libre), Sport, TV Magazine et Version Femina dont la vente est automatique avec le journal sans réduction de prix possible si vous ne désirez pas le supplément.

Historique[modifier | modifier le code]

Le Bien public est le vice-doyen de la presse de province. Son aîné est Le Courrier de Saône-et-Loire (devenu maintenant Le Journal de Saône-et-Loire) à Chalon-sur-Saône. L'ancêtre du BIEN PUBLIC est L'Union bourguignonne qui voit le jour en 1850. Le 31 mars 1855, ce journal porte sa parution à 5 numéros par semaine, ce qui en fait le premier quotidien dijonnais.

Existant depuis le 31 août 1868 sous l’impulsion d’Eugène Jobard, le titre du journal Le Bien public a une longue histoire qui se conjugue avec celle du département tout entier. Ancré dès ses débuts dans la vie bourguignonne, le journal qui se veut « un journal libre n’excluant personne » va connaître des évolutions au gré des épisodes historiques. La chronologie du Bien public est en elle-même le « miroir » de sa réalité institutionnelle locale.

Dans sa finalité tout d’abord, le journal subit des changements radicaux. Pour Jobard le credo du quotidien se résume par cette formule : « Penser, agir, servir l’intérêt général en toute indépendance, défendre un idéal commun au-dessus d’étiquettes politiques ou de polémiques stériles ». Finalité typique du XIXe siècle s’il en est, le journal gardera comme cœur de mission cette indépendance éditoriale, mais qui cédera la place après la Seconde Guerre mondiale à une volonté régionaliste, celle de traduire l’actualité locale.

Dans sa diffusion ensuite car à ses débuts Le Bien public est un journal du soir, jusqu’en 1890. Dès lors sa couverture régionale augmente. Il est l’un des premiers journaux français à proposer un supplément dominical (dès 1872). L’histoire du Bien public est celle d’un long déploiement de potentialités et d’innovations techniques ou éditoriales qui témoignent d’une structure réaliste et réactive.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, le journal se saborde et bénéficiera, à la Libération, de toute la notoriété d’un quotidien résistant, se cumulant à celle de rédacteurs célèbres qui viendront enrichir son contenu : Jean Bourgeois, Maurice de Valence et Guy Geoffroy.

Dans ses moyens, le dynamisme du Bien public est tel que le fils de Jobard, Paul, alors directeur du journal, décide de faire construire l’hôtel du Bien public, place Darcy, qui héberge les outils de productions (imprimerie et rédaction). Sous l’impulsion de François Bacot et afin de moderniser le journal, Le Bien public est déplacé en 1972 à la Fontaine-d’Ouche, où il se tient toujours alors que l’outil de production se fixe à Couchey. Ce transfert se double d’une modernisation technique puisque le journal fait l’acquisition d’une rotative Man, dernier cri et de pointe à l’époque. Il est à noter que, toujours au cours de son histoire, Le Bien public s’est fait une priorité de produire ses publications au moyen d’immobilisations performantes et en adéquation avec le marché concurrentiel et technique. Dès 1904 en effet, la rotative nommée l’« Universelle » et dont l’inventeur, H. Marinoni, était un proche ami de Jobard, fit du Bien public le journal le plus moderne de France.

Dès 1945, le journal fait corps avec Le Courrier de Saône-et-Loire (plus tard Le Journal de Saône-et-Loire). La rédaction en effet se restructure autour de René Pretet qui est aussi directeur de ce dernier. Dès lors les services administratifs et la Direction feront en quelque sorte des deux quotidiens une seule et même organisation. La production surtout subira une profonde mutation puisque les deux journaux seront imprimés dans la même entité, à Châtenoy-le-Royal près de Châlon en 1999. Même si un effectif ouvrier demeure au Bien public, l’entreprise de presse connaît une vaste restructuration, sous la double pression des impératifs de rentabilité et les revendications syndicales ; néanmoins le journal devient « client » de la centrale d’impression qui reste détenue par le Journal de Saône-et-Loire.

Au lendemain de 1945, Le Bien public connaît une mutation de pratique professionnelle et commerciale car la « réclame » d’alors fait son apparition pour ne cesser de progresser, toujours dans des limites raisonnables et sous l’égide du Bureau de vérification de la publicité (BVP), voulue par Le Bien public. Les petites annonces (PA) permettent également à la société de diversifier ses revenus, tout en acquérant une dimension de prestation de services supplémentaires. L’accroissement de la publicité et son enjeu financier pousse Le Bien public à renforcer sa structure en termes d’effectifs (de 10 personnes à 32 en 2001 pour le pôle publicitaire) et en termes techniques (acquisition en 1972 d’une rotative permettant la quadrichromie). Ces réalisations permettent aujourd’hui au Bien public d'obtenir 45 % de son chiffre d’affaires par la publicité, en plus d’être un acteur-facilitateur du marché bourguignon (dimension de service).

En 1996, la société accède au multimédia, suivant ainsi les tendances stratégiques nées des potentialités de l’Internet. La création de bienpublic.com devient ainsi le premier site d’information bourguignon avec plus de 300 000 pages vues par mois (chiffres de 2001). S’ensuivent de nombreux produits multimédia qui en font un pionnier de la presse quotidienne régionale sur le web.

En 1992, l'entreprise rachète son concurrent Les Dépêches, avec lequel elle fusionne, devenant Le Bien public-Les Dépêches, nom toujours porté aujourd'hui.

Depuis 1998, le président-directeur général du Bien public, François Pretet puis Jean Viansson Ponté, multiplient les évolutions, en plus de celle liée au regroupement industriel :

  • une évolution de méthode qui passe par l’informatisation systématique des différents sous-systèmes du journal et qui permet entre autres la projection multimédia du contenu. Évolution qui se concrétise avec l’acquisition en 2007 du logiciel technico-rédactionnel Millenium et qui permet l’homogénéisation des réalisations inter-services. En tout le coût de cette modernisation s’éleva à 1 million d’euros en 2001 (pour un chiffre d’affaires de 23 millions d’euros).
  • une évolution du contenu par la refonte de la maquette en deux cahiers distinguant l’information générale de celle locale (novembre 2000), possible grâce à l’informatisation par ailleurs et à une révision de la ligne éditoriale (et donc de la finalité). Cette refonte va également se poursuivre dans la mise en page du site web du journal qui va s’enrichir en termes graphiques, ergonomiques mais surtout en sites satellites tous à l’initiative du BIEN PUBLIC, qui devient, avec cybercommunes.com, bourgogne-restaurants.com, bourgogne-emploi.com et bourgogne-annonces.com, « le miroir de la région en même temps qu’un acteur économique important » (Jean Viansson Ponté).
  • une évolution commerciale enfin par l’adoption quasi unique du portage afin de répondre à un double besoin de rapidité et de proximité de la diffusion. Cette mutation se double d’une multiplication de l’offre : créations de suppléments gratuits divers (Version Femina, Quartier libre, Côte-d’Or Tourisme…), preuve de dynamisme et de réactivité face à la pénétration des magazines.

En 2000, le transfert de l'impression sur le site de Chatenoy-le-Royal permet avec un nouveau format d'offrir aux lecteurs un format plus maniable et plus de pages couleur. Le journal est présenté en deux cahiers (cahier général et cahier local) avec de nouvelles rubriques et de nouvelles pages.

Au début de l'année 2007, une nouvelle formule voit le jour. Elle est notamment marquée par de nouveaux éditoriaux et une page 2 composée d'une nouvelle rubrique, « L'info du jour », qui réagit à chaud sur l'actualité et des phénomènes de société.

Aujourd'hui, Le Bien public, avec un tirage de 55 000 exemplaires et quatre éditions, couvre l'ensemble du département de la Côte-d'Or. Les 180 salariés, dont 55 journalistes, sont répartis tant au siège à Dijon que dans ses agences de Beaune, Châtillon-sur-Seine, Montbard. La rédaction est assistée de 200 correspondants locaux de presse.

Principales dates[modifier | modifier le code]

  • 1850 : fondation de L'Union bourguignonne.
  • 31 août 1868 : premier numéro du Bien public.
  • 19 août 1972 : sortie du dernier numéro en typographie, place Darcy à Dijon.
  • 24 octobre 1972 : première photo en quadrichromie à la une.
  • 24 mai 1976 : première parution du Bien public entièrement photocomposé.
  • Juillet 1977 : l'imprimerie Jobard quitte la place Darcy et s'installe à Couchey.
  • 1992 : Le Bien public rachète son concurrent Les Dépêches, avec lequel il fusionne, devenant Le Bien public-Les Dépêches.
  • 2 novembre 2000 : Le Bien public-Les Dépêches change de formule pour un nouveau format, plus moderne.
  • Juin 2009 : Le Bien public change de format, plus petit avec une nouvelle découpe des éditions.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Offre[modifier | modifier le code]

Le journal s'appuie sur un réseau de 200 correspondants locaux et sur une logistique qui permet de couvrir l'ensemble du département de la Côte-d'Or avec : 178 vendeurs colporteur de presse (pratique du portage) qui acheminent le journal vers les abonnés « portés » (55 % du fichiers d’abonnés) et avec 600 diffuseurs, dépositaires et points de vente (tabac, presse, boulangeries, hypermarchés…) qui permettent 38 % de « vente au numéros ». ' ' Le Bien public produit un journal selon deux cahiers :

– un cahier dit « chaud » d'information départementale ;
– un cahier dit « froid » spécifique à la ville et au canton de distribution.

À cela s'ajoutent près de 32 suppléments gratuits et payants Et deux publications filiales :

Ecoplus 21 : hebdomadaire payant spécial économie et vie des entreprises locales ;
Immocity : gratuit diffusé tous les 15 jours à travers 250 présentoirs.

Le Bien public réalise très bien une offre dite en multimédia : les articles journalistiques sont doublés en version Internet ainsi que tous les suppléments et produits commerciaux, gratuits (loisirs, offres d'emplois, etc.) comme payants (immobilier, petites annonces).

Le Bien public jouit pour le moment d'une situation concurrentielle assez confortable, n'ayant aucun concurrent direct en presse payante. La Gazette de Côte-d'Or, hebdomadaire gratuit diffusé sur la Côte-d'Or, et le site Internet dijOnscOpe, offrent des alternatives en matière d'information.

Canal de distribution[modifier | modifier le code]

  • Le portage est le canal majoritaire de distribution du Bien public : après impression sur le site commun avec Le Journal de Saône-et-Loire, les exemplaires sont ensuite acheminé vers des plates formes d'éclatement (dont la principale est à Dijon) puis distribué chez les clients abonnés pour satisfaire le besoin d’une information la plus matinale possible (l’impératif est de livrer avant 7 h 30). 55 % des exemplaires vendus sont acheminés directement par portage. Le réseau de portage qui est constitué de 178 travailleurs indépendants « vendeurs colporteurs de presse » (appelé aussi abusivement « porteurs ») représente la majorité des recettes. Le postage utilise le même principe sauf que le critère du délai est moins urgent puisque le journal est expédié par La Poste. Le postage est un faible poste de recettes (9 %).
  • la vente au numéro représente 38 % des recettes et permet d’acheminer des volumes importants vers des points de vente (maisons de la presse, debits de tabac, boulangeries, grandes surfaces, Relay gares, kiosques etc.), Le Bien public gère en direct le réseau des points de vente qui ont signé un contrat de mandat avec lui pour assurer la vente du journal et de ses suppléments. De la même façon qu'il les livre aussi en direct sans passer par l'intermédiaire de dépôts centraux de presse affiliés à des messageries de presse.

Liens externes[modifier | modifier le code]