Gray (Haute-Saône)

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Gray
 
Gray hotel de ville.jpg
Gray Maison place Charles-De-Gaulle.jpg Gray - Maison Noir-Anney 02.JPG
Theatre-Gray01.jpg Gray - Basilique Notre-Dame 02.JPG Gray Fontaine Saint-Pierre-Fourier.jpg
Gray pont.jpg
Blason de Gray
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Haute-Saône
Arrondissement Arrondissement de Vesoul
Canton Gray (chef-lieu)
Intercommunalité Val de Gray
Pays graylois
Maire
Mandat
Christophe Laurençot
2014-2020
Code postal 70100
Code commune 70279
Démographie
Gentilé Graylois
Population
municipale
5 876 hab. (2011)
Densité 290 hab./km2
Population
aire urbaine
18 258 hab. (2009)
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 42″ N 5° 35′ 32″ E / 47.445, 5.59222222222 ()47° 26′ 42″ Nord 5° 35′ 32″ Est / 47.445, 5.59222222222 ()  
Altitude Min. 187 m – Max. 249 m
Superficie 20,26 km2
Localisation

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Gray
Liens
Site web ville-gray.fr

Gray (prononcé [ ɡʁe ]) est une commune française située au nord-ouest de la région Franche-Comté dans le département de la Haute-Saône. Chef-lieu du canton de Gray, son agglomération est qualifiée de second pôle industriel du département. La commune jouit d'une position centrale par rapport à Dijon, Dole, Langres, Besançon et Vesoul.

Gray comptait 6 050 habitants en 2009 pour une aire urbaine en totalisant 18 258 en 2009. Il s'agit donc de la cinquième ville la plus peuplée du département après respectivement Vesoul, Héricourt, Lure et Luxeuil-les-Bains, et seizième sur le plan régional.

Sans doute occupé dès la préhistoire par des troupes nomades, Gray a longtemps été une des villes les plus importantes de Haute-Saône. Sa vocation commerciale s'est affirmée dès le XIIIe siècle, et elle est vite devenue le deuxième port de l'Est après Strasbourg[1].

Les habitants de la ville sont appelés les Graylois.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

La ville de Gray se situe dans le sud-ouest de la Haute-Saône en région Franche-Comté, près de la frontière avec la Bourgogne. Gray bénéficie d’une position centrale par rapport à Dijon, Dole, Langres, Vesoul et Besançon[2]. Ancier, Arc-lès-Gray et Gray-la-Ville sont des communes accolées à Gray. Le tableau ci-dessous représente les communes limitrophes de Gray[3].

Communes limitrophes de Gray
Arc-lès-Gray Rigny Saint-Broing
Gray-la-Ville
Velet
Esmoulins
Gray Ancier
Battrans
Champvans Noiron Cresancey

Topographie[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La Saône vue depuis le pont Neuf.
Article connexe : Saône.

La Saône traverse la ville au nord, d'est en ouest. Les quais ont été aménagés pour permettre aux cyclistes et piétons de s'y promener.

Climat[modifier | modifier le code]

Gray est soumise à un climat semi-continental ou dit « dégradé ». Elle subit, d'une part, des précipitations importantes tant en quantité qu'en fréquence et, d'autre part, des hivers rudes avec de fortes gelées et de la neige et des étés chauds et secs[4]. D'une manière générale, le climat de Gray se caractérise par une forte variabilité, tant au cours d'une saison que d'une année à l'autre. Le tableau suivant donne une idée du climat graylois en comparaison avec la moyenne nationale et quelques villes représentant les différents climats existant en France.

Tableau comparatif des données climatiques de Gray[5]

Ville Ensoleillement
(h/an)
Pluie
(mm/an)
Neige
(j/an)
Orage
(j/an)
Brouillard
(j/an)
Moyenne nationale 1 973 770 14 22 40
Gray 1 797 1 080 36 23 43
Paris 1 630 642 15 19 13
Nice 2 668 767 1 31 1
Strasbourg 1 633 610 30 29 65
Brest 1 492 1 109 9 11 74

Avec 1 080 millimètres de précipitations par an, la ville est une des plus arrosées du pays avec Pau (1 084 mm/an), Brest (1 109 mm/an) et Biarritz (1 483 mm/an). Ces précipitations ont lieu en moyenne 135 jours par an, dont 36 avec des chutes de neige. Elle bénéficie malgré cela d'un bon ensoleillement de 1 797 heures par an.

Les records de température maximale et minimale sur Gray sont respectivement de 40,3 °C le 28 juillet 1921 et -20,7 °C le 1er janvier 1985[6]. La température moyenne annuelle est de 10,2 °C.

Relevé météorologique de Gray (normales 1971-2000)
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −0,8 0 2,5 4,5 8,7 11,7 13,9 13,6 10,6 7 2,4 0,3 6,2
Température maximale moyenne (°C) 5 7 11 14,3 19 21,9 24,8 24,6 20,7 15,4 8,9 5,8 14,9
Record de froid (°C)
date du record
−20,7
9/01/1985
−20,6
10/02/1956
−14
1/03/2005
−5,2
2/04/1952
−2,4
3/05/1909
2,1
2/06/1936
4,5
18/07/1970
3,4
20/08/1885
−0,1
25/09/1931
−6,1
28/10/1887
−11,3
28/11/1915
−19,3
30/12/1939
Record de chaleur (°C)
date du record
16,8
20/01/1918
21,7
29/02/1960
24,8
25/03/1955
29,1
27/04/1893
32,2
26/05/1892
34,6
22/06/2003
40,3
28/07/1921
38,3
12/08/2003
33,5
5/09/1949
30,1
7/10/2009
23
2/11/1899
20,8
16/12/1989
Précipitations (mm) 88,8 82,9 77,6 94,3 109,7 101,7 85,1 78,1 103,1 105,2 107,1 103,9 1 137,6
Nombre de jours avec précipitations 13 12 12 12 14 12 10 9 10 12 13 13 140
Source : L'Internaute des Villes[7]


Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Axes routiers[modifier | modifier le code]

La gare routière

La ville de Gray occupe une position centrale par rapport aux grands axes de communication :

sortie A31 : sortie Dijon no 4 puis D 70 (41 km)

sortie A36 : sortie Besançon no 3 puis D 67 (38 km)

sortie A39 : sortie Dole no 6 puis D 475 (40 km)

sortie A31 : Sortie Langres no 6 puis D 67 (53 km)

  • Gray/Vesoul : D 474 (56 km)

Gray est à équidistance des grandes agglomérations de Besançon et de Dijon, soit environ 45 minutes.

Liaisons ferroviaires[modifier | modifier le code]

Article connexe : Gare de Gray.
La gare SNCF de Gray

La gare de Gray située sur les lignes Culmont-Chalindrey - Gray, Gray - Saint-Jean-de-Losne, Troyes - Gray et Vaivre - Gray desservait la ville jusqu'en 1970, lors de sa fermeture. Aujourd'hui, les voies restent entretenues et ouvertes au fret. Le bâtiment abrite une billetterie[8].

La gare TGV la plus proche est la gare de Besançon Franche-Comté TGV, située à une quarantaine de kilomètres. Paris est à environ 2 heures en TGV[9].

Voies aériennes et portuaires[modifier | modifier le code]

Gray bénéficie de la proximité de l'aéroport de Dole-Jura (à environ 50 km) et de l'aéroport de Dijon Bourgogne - Longvic (à environ 60 km). Elle est équipée d'un aérodrome situé au sud-est de la ville. Gray est un port sur la Saône, rivière navigable ouverte aux péniches de type Freycinet jusqu'à Corre. Une écluse à la hauteur du pont de pierre permet le passage des bateaux pour éviter le barrage ; pour réguler le niveau d'eau amont, ce dernier vient d'être muni d'une vanne automatique qui remplace le système à aiguilles initial.

Transports urbains[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Transports en commun de Gray.

Gray est desservie par le réseau de transports en commun de Gray qui est géré par la société Danh Tourisme[10]. Le programme global de développement de la communauté de communes Val de Gray prévoit entre autres une amélioration des transports urbains[11].

Voies cyclables[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

Quartiers[modifier | modifier le code]

Centre-ville[modifier | modifier le code]

Le Centre-ville, aussi appelé Ville basse, est un quartier très commerçant, les principales rue commerçantes sont la rue Vanoise, la rue Thiers, et la rue Gambetta. L'attrait touristique principal reste La Saône.

Ville haute[modifier | modifier le code]

Quartier historique de Gray, La ville haute est le quartier touristique par excellence. On peut y visiter la basilique de Gray, le Musée Baron-Martin, la Mairie avec son toit typiquement Franc-Comtois, la place de la petite fontaine, la place Boichut, où se situe par ailleurs le Lycée Fertet qui fut dans son histoire notamment une caserne de Hussards du temps de Napoléon. Ce quartier est aussi le cœur administratif de la ville, il regroupe donc la Mairie, la Police Municipale, le centre des impôts, le service animation, le Tribunal d'instance.

Les perrières[modifier | modifier le code]

Les îles[modifier | modifier le code]

Les capucins[modifier | modifier le code]

Les Capucins, situé à l'extrémité-sud, sont un quartier classé comme zone urbaine sensible. Ce quartier est constitué d'immeubles et de blocs d'habitation en formes de barres et de petites tours où réside un nombre important de populations d'origine populaires. Au 31 décembre 2009, 158 demandes d'emploi en fin de mois sur les 557 que comptait la commune provenaient d'habitants du quartier. En trente ans, six immeubles d'habitation ont été démontés, traduction de la diminution de la population du quartier et de la ville sur cette période. Le quartier des Capucins possède une école maternelle, primaire et un collège. La caserne des pompiers y est implantée ainsi que divers services comme le Centre Médicosocial, le centre social Cap'Gray ainsi que la ludothèque. Le quartier dispose d'un centre commercial et la présence d'associations telles le Secours Populaire ou le réseau AAMIS. Un gymnase et la piscine municipale couverte bordent les écoles. Une chaufferie au bois et au gaz alimente le quartier en énergie. C'est dans ce quartier, au bord de la route conduisant à Noiron, qu'est installée l'ancienne usine Oréga-Thomson, aujourd'hui fermée et remplacée par une usine de plus petite envergure, Phénix, et de services de retour à l'emploi.

La plage[modifier | modifier le code]

La Plage est le quartier touristique de Gray. Situé en bord de Saône au nord-est de la ville, il se compose de restaurants, d'espaces verts, de courts de tennis, d'un terrain de golf, d'un camping et d'un parc aquatique en plein air.

Les quais de Saône[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Gray comptait 3 307 logements en 2007, dont 3 671 en résidences principales. 33,2 % des habitants sont propriétaires de leur logement, alors que 63,9 % sont locataires (respectivement 60,4 % et 37,1 % dans la région). Avec 717 logements HLM soit 26 % du parc en 2007, Gray se trouve 11 % au-dessus de la moyenne de la Franche-Comté (15 %). La commune est donc en conformité avec les 20 % de logements sociaux préconisés par la loi solidarité et renouvèlement urbain (SRU) de décembre 2000. Le nombre de ces logements a baissé de 1,5 % entre 1999 et 2007[12].

Toujours en 2007, 27 % des logements étaient composés de cinq pièces ou plus, 26,6 % de quatre pièces et 26,1 % de trois pièces. Les logements plus petits, les deux pièces (13,4 %) et les studios (6,8 %) sont moins nombreux[12]. La ville est formée à 70,6 % d'appartements[12]. Ceux-ci sont principalement situés dans le quartier des Capucins. Le nombre moyen de pièces par résidence principale était de 3,7 % contre 3,6 % en 1999, soit une hausse de 0,1 % en 8 ans[12].

Une aire d'accueil de 20 places aménagée est mise à disposition des gens du voyage[13], conformément à la législation pour les communes de plus de 5 000 habitants[14] et au schéma départemental d’accueil des gens du voyage.

Projets d'aménagements[modifier | modifier le code]

La communauté de communes Val de Gray est engagée depuis 2003 dans un programme global de développement à 12 ans. Il a pour objectifs l'amélioration du cadre de vie quotidien des habitants, des conditions d'accueil et de travail des entreprises, du développement des services à la population en général. Il prévoit en outre une requalification et une extension de la zone d'activité Gray Sud, une amélioration des transports urbains, l'amélioration et l'harmonisation communautaire des services petite enfance, l'aménagement d'un nouvel espace multimédia, la création d'un espace festif polyvalent ainsi qu'un contournement routier de l'agglomération grayloise[11].

En 2011, une majorité des actions inscrites dans ce programme ont été réalisées ou sont en cours de réalisation ou en programmation[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la ville se prononce [ɡʁe].

Gray fut citée pour la première fois en 910 sous le nom de Gradiacus, qui viendrait peut-être d'un anthroponyme latin Gratus, avec l'ajout du suffixe -iacum qui désigne l'appartenance d'un domaine à un homme, en l'occurrence sur la Saône[16]. Par la suite, le nom évolue en Gradicum castellum en 1060, Gradiacum castrum en 1100, Graiacum en 1178, Gray le Chastel en 1266 et pour finir en Gray, nom actuel de la ville[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

La Saône et le moulin en 1836
La ville fut desservie par une compagnie de chemin de fer secondaire à voie métrique, les Chemins de fer vicinaux de Haute-Saône, dont on voit une rame à vapeur sur le pont, au début du XXe siècle

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

En 1790, la ville de Gray est choisie pour comme chef-lieu du département. Il est transféré à Vesoul, ville moins excentrée, en 1800. De 1806 à 1827 Gray et Arc-lès-Gray ne forment qu'une seule commune, avant de se séparer à nouveau.

En 1813 est implanté en bordure de Saône, un important moulin dit moulin Tramois[18] remarquable par ses avancées techniques et la qualité de ses farines. Il sera détruit par un incendie. Une centrale hydroélectrique encore en production aujourd'hui le remplacera.

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Gray fut chef-lieu de district de 1790 à 1795 et d'arrondissement de 1800 à 1926.

Lors d'une fête aérienn444 les 8 et 9 septembre 1912, le monoplan de Pierre Béard (1893-1966), plus jeune pilote de France, s'écrase sur la foule, tuant quatre personnes et en blessant une dizaine d'autres. Les obsèques des victimes sont célébrées en présence d'une foule considérable[19].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Gray est à la fois le chef-lieu du canton de Gray et également la commune centre de la communauté de communes Val de Gray (CCVG) et du Pays graylois. Le canton et la communauté de communes regroupaient respectivement 13 496 et 13 814 habitants en 2010. Le pays regroupait quant à lui 44 590 habitants en 2009.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Élection présidentielle de 2012[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de mai 2012, le taux de participation au premier tour est 73,01 % ; François Hollande (PS) obtient 32,23 % des voix, Nicolas Sarkozy (UMP) 26,52 %, Marine Le Pen (FN) 20,20 % et Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche) 8,77 %. Au second tour de l'élection, le taux de participation est de 74,70 %, François Hollande obtient 52,15 % des suffrages exprimés et Nicolas Sarkozy 47,85 %[20].

Élection présidentielle de 2007[modifier | modifier le code]

À l'élection présidentielle de mai 2007, le taux de participation au premier tour est 77,43 % ; Nicolas Sarkozy (UMP) obtient 32,34 % des voix, Ségolène Royal (PS) 26,26 %, François Bayrou (UDF) 15,33 % et Jean-Marie Le Pen (FN) 13,44 %. Au second tour de l'élection, le taux de participation est de 79,01 %, Nicolas Sarkozy obtient 55,25 % et Ségolène Royal 44,75 %[21].

Élections municipales[modifier | modifier le code]

Avant la Révolution, Gray était une ville affranchie qui était administrée par un magistrat (assemblée) qui élisait un vicomte-mayeur.

Le conseil municipal est composé de 29 élus dont 23 sous le groupe Ensemble à Gray liste de tendance droite-UMP dirigée par Christophe Laurençot et 6 sous le groupe d'opposition Vivre à Gray, demain de tendance gauche-Parti socialiste[22] menée par Claudy Chauvelot

Trois listes étaient en lice pour les élections municipales des 23 Avril et 30 Mars 2014. Au premier tour la liste Ensemble à Gray conduite par Christophe Laurençot à obtenu 1018 voix (45,89% des suffrages exprimés). La liste Vivre à Gray, Demain'', conduite par Claudie Chauvelot Duban a obtenu 768 voix (34,62% des exprimés) et la liste En marche pour Gray, conduite par Patrice Debray à obtenu 432 voix (19,47% des suffrages exprimés.

Au second tour, liste Ensemble à Gray conduite par Christophe Laurençot à obtenu 1277 voix (57,60% des suffrages exprimés). La liste Vivre à Gray, Demain, conduite par Claudie Chauvelot Duban a obtenu 940 voix (42,39% des exprimés)[23].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération à nos jours
Période Identité Étiquette Qualité
novembre 1944 mai 1945 Albert Weyl   Négociant en tissus
mai 1945 octobre 1947 Roger Protet   Avoué
octobre 1947 mars 1977 Pierre Vitter PR Pharmacien
mars 1977 mars 1983 Michel Vigneron PS Comptable
mars 1983 juin 1995 Jean Kohler RPR Chirurgien-dentiste
juin 1995 mai 1998 Christian Bergelin RPR Transporteur
mai 1998 mars 2014 Michel Alliot[24] RPR puis UMP Avocat
4 mars 2014 en cours Christophe Laurençot UMP Educateur

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Le palais de justice de Gray

Gray possède un palais de justice qui est une annexe de celui de Vesoul. La commune dépend de la cour d'appel de Besançon, du tribunal administratif de Vesoul et de la cour administrative d'appel de Besançon [25].

Budget et fiscalité[modifier | modifier le code]

À titre de comparaison, la taxe d'habitation de la Haute-Saône était la suivante : en 2001, 6,44 % ; en 2002, 6,83 % ; en 2003, 6,83 % ; en 2004, 6,83 % ; en 2005, 7,24 % ; en 2006, 7,39 % ; en 2007, 7,39 % ; en 2008, 7,39 %. La taxe d'habitation de la Franche-Comté était la suivante : de 2001 à 2004 3,07 % ; en 2005, 3,84 % ; en 2006, 3,92 % ; en 2007, 3,92 % ; en 2008, 3,92 %[26]

Taux de fiscalité directe

Taxe 2009
d'habitation 11,97 %
foncière sur le bâti 22,69 %
foncière sur le non-bâti 57,55 %
professionnelle 8,07 %
Sources des données : Finances d'après un site spécialisé[27]Taxes en pourcentage de la valeur locative cadastrale

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Depuis 1984, la ville de Gray est jumelée avec celle de Müllheim, ville frontalière d'Allemagne, située dans le Markgräflerland, non loin de Mulhouse, de Bâle et de Fribourg.

Avec ses atouts économiques tels que sa zone industrielle et sa production de vins, Müllheim fait partie d’un district de 7 autres communes, pour une population totale de 17 275 habitants. Malgré cette différente de taille, les deux villes possèdent de nombreux points communs et entretiennent des liens amicaux dans les échanges scolaires et sportifs, les contacts réguliers entre les personnels des deux municipalités, les activités touristiques et culturelles communes, les échanges artistiques, l'organisation de festivités, ainsi qu'un lien militaire fort, par l'intermédiaire du 12e régiment de cuirassiers français, basé à Müllheim et devenu, depuis la création de l'Europe, la Brigade franco-allemande.

Panorama de Müllheim

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 5 876 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
4 274 5 009 6 821 6 854 5 949 6 535 7 201 6 546 7 151
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
7 145 7 051 6 764 6 965 7 401 7 254 6 826 6 908 6 816
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 676 6 679 6 740 6 631 6 649 5 826 5 960 5 796 6 632
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
6 995 7 789 8 805 7 723 6 916 6 773 6 262 6 088 5 876
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2004[29].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Gray en 2007[30]
Hommes Classe d’âge Femmes
23 
90 ans ou plus
135 
255 
75 à 89 ans
514 
354 
60 à 74 ans
459 
491 
45 à 59 ans
592 
561 
30 à 44 ans
545 
591 
15 à 29 ans
552 
543 
0 à 14 ans
560 

Enseignement[modifier | modifier le code]

Enseignement primaire[modifier | modifier le code]

On dénombre à Gray 5 écoles maternelles dont 4 publiques et 1 école privée[31]. On dénombre par ailleurs 3 écoles primaires dont 2 publiques et 1 privée[31].

Écoles maternelles publiques

  • École maternelle Edmond Bour
  • École maternelle des Capucins
  • École maternelle Mavia
  • École maternelle Jacques Prévert
  • École maternelle des Perrières

Écoles maternelles privées

  • École maternelle des Ursules

Écoles élémentaires publiques

Écoles élémentaires privées

Enseignement secondaire[modifier | modifier le code]

Le lycée Augustin Cournot, établissement polyvalent

La ville compte 3 collèges dont un comprenant une section d'enseignement général et professionnel adapté (SEGPA), 1 lycée polyvalent et 3 lycées professionnels[31].

Collèges publics

Collèges privés

Lycées polyvalent public

Lycées professionnels publics

Lycées professionnels privés

  • Lycée Sainte-Marie
  • Lycée Saint-Pierre Fourier

Enseignement supérieur[modifier | modifier le code]

Le lycée Augustin-Cournot possède une section de technicien supérieur (STS) qui permet l'obtention d'un BTS Management des Unités Commerciales (MUC)[32].

Santé[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Article connexe : Rolling Saône.

Sports[modifier | modifier le code]

Associations sportives[modifier | modifier le code]

Équipements sportifs[modifier | modifier le code]

La ville est équipée en outre de quatre gymnases, d'un stade municipal dont un secondaire d'entraînement, de deux piscines dont une couverte et une en plein air, d'un complexe de tennis, d'un boulodrome, de deux bases nautiques sur la Saône, d'un centre hippique, d'un terrain d'aviation ainsi que d'une piste d'aéromodélisme à l'aérodrome de Gray - Saint-Adrien, de plusieurs terrains de proximité et d'aires de jeux, d'un parc de planche à roulettes, d'un parcours de santé, de nombreux sentiers de randonnée ainsi que d'un parcours équestre[33].

Évènements sportifs[modifier | modifier le code]

Dans tous les collèges du secteur de Gray, il existe une associations (UNSS) qui organise des tournois entre collèges. Les collèges ont l'AS (association sportive) pour découvrir de nouveaux sports.

Médias[modifier | modifier le code]

Presse écrite[modifier | modifier le code]

Quotidien[modifier | modifier le code]

La Presse de Gray est le quotidien local depuis 1842[34]

Hebdomadaire[modifier | modifier le code]

L'Est Républicain est le journal hebdomadaire de la région Est via une édition locale : 70 Haute-Saône, fondé en 1889

Télévision[modifier | modifier le code]

La télévision régionale émet une chaîne : France 3 Franche-Comté

Les Graylois peuvent recevoir la TNT via 3 émetteurs :

Nom de l'émetteur Canal de diffusion Qualité de réception
Émetteur de Dijon Nuits-Saint-Georges 37 Difficile
Émetteur de Chaumont-Chalindrey 49 Moyenne
Émetteur de Besançon Montfaucon 47 Excellente

Radio[modifier | modifier le code]

Religions et lieux de culte[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Commerce[modifier | modifier le code]

Gray est la commune pôle pour le Pays graylois et forme avec 19 autres communes proches la Communauté de communes Val de Gray.

L'aire d'attraction de Gray est limitée par la faible densité de population des communes rurales qui l'entourent et l'influence des capitales régionales Besançon et Dijon.

Au cœur d'une région plutôt céréalière Gray est le siège de la coopérative agricole Interval. L'économie industrielle du secteur est marquée par un développement des industries de transformation des métaux (machinisme agricole, chaudronnerie, construction métallique, etc.).

Le secteur tertiaire est essentiellement représenté par le secteur public (lycée, hôpital, maison de retraite).

Le tourisme bénéficie du patrimoine historique et architectural de la ville et s'appuie sur la pratique de la navigation de plaisance sur la Saône, l'un des principaux atouts du département.

Il existe deux zones d'activités sur le territoire de la Communauté de communes Val de Gray dont la ZAC des Giranaux situés à Arc-lès-Gray et la ZAC Gray Sud, zone d'activité à vocation mixte : entreprises de services (19 %), d'artisanat et d'industrie (40 %), bâtiment (8 %) et de commerces (33 %).

La compétence Développement Économique est gérée par la Communauté de communes Val de Gray.

La ville possède plusieurs lieux d'accueil de commerces :

  • Le bas de la ville :
  1. Les commerçants de la rue Gambetta.
  2. Les commerçants de la place Edmond Bour.
  3. Les commerçants du Quai Mavia
  4. Les commerçants de la rue Thiers
  5. Les commerçants de la rue Vanoise
  6. Les commerçants de la Grande Rue ville basse
  7. Le centre commercial de mode : Gray Mode, celui-ci regroupe plusieurs enseignes de mode variées :
    1. Oxbow (sportwear)
    2. Orchestra (vêtements et chaussures pour enfants)
    3. Acced
    4. Alain Manoukian
    5. Anne de Solène
    6. Christine Laure
    7. Clayeux
    8. Corèle Lingerie
    9. Jacqueline Riu (vêtements femme)
    10. Le Tanneur & Cie (maroquinerie)
    11. Masculin Direct
    12. Naf Naf (vêtements femme)
    13. Pallio Store
    14. Tricomer
  • Le haut de la ville :
  1. Les commerçants de la Grande Rue ville haute
  2. Les commerçants de la petite fontaine
  3. Les commerçants de la place Charles de Gaulle
  • Des zones commerciales locales :
  1. Le quartier des Perrières
  2. Le quartier des Capucins
  3. Autour du supermarché Intermarché
  4. Le quartier de la gare routière
  • Des supermarchés :
  1. Intermarché (nouvel emplacement ouvert mi 2011), incluant une galerie marchande (Orange, Librairie, Bijouterie, Boulangerie, Fleuriste, Coiffeur)
  2. Casino (Arc-les-Gray)
  3. Carrefour Market
  • Des enseignes discounts :
  1. Lidl
  2. Aldi
  3. Leader Price

Au niveau économique, même si le taux de chômage est relativement faible, la ville a connu la fermeture de plusieurs usines, notamment Orega-Thomson, Fouineteau (qui a inventé en particulier les paniers en tricot métallique pour la pêche, les paniers à salade et les autocuiseurs).

Depuis quelques années, différents services publics ou entreprises publiques ont quitté la ville :

  • France Télécom fin 2008,
  • Le tribunal d'instance fin 2009
  • La brigade motorisée de gendarmerie été 2010 (déplacée à Autrey-Lès-Gray)
  • Les permanences d'accueil d'ERDF et GRDF été 2010.

Parmi les employeurs principaux figurent par exemple le centre hospitalier, les usines Plastigray. L'usine John Deere est située à Arc-lès-Gray.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

L'hôtel Jean Gauthiot d'Ancier, (1566) Façade sur la rue des Terreaux. On lit sur un fronton la devise des seigneurs d'Ancier Spes mea Deus (Dieu est mon espérance)
  • Les musées municipaux
  • Les initiatives privées
    • Le Musée national de l'espéranto (Nacia Esperanto Muzeo) est l'unique musée de l'espéranto en France. Il s'agit d'un centre d'archives et de documentation réunissant de nombreuses informations sur la langue espéranto. Créé en 1977 par Géo Junier, il présente aujourd'hui 6 000 livres, 1 400 titres de revues provenant de nombreux pays, des cassettes, des affiches ou encore des objets en rapport avec la langue universelle[36].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Sont enterrés à Gray :

Galerie[modifier | modifier le code]

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Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Gray

Les armes de Gray se blasonnent ainsi :

« D'azur billeté d'or, au lion naissant d'or, armé et lampassé de gueules en chef ; de gueules chargé de trois flammes d'or posées 2 et 1, en pointe. »

La devise de la ville gravée sur la façade de l'hôtel de ville

Les flammes désignent les trois incendies qui ravagèrent la ville (1324, 1477 et 1479). D'où la devise de la ville « triplex victoria flammis » : trois fois victorieuse des flammes.



Annexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Territoire
Géographie
Transports et communication
Patrimoine
Politique et administration

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Situation géographie », sur http://la-haute-saone.com
  2. « Fiche sur Gray », sur ville-gray.fr
  3. « Communes limitrophes de Gray », sur annuaire-mairie.fr
  4. « Le climat change, la Franche-Comté s'adapte », sur le site du conseil économique et social de Franche-Comté (consulté le 20 avril 2012).
  5. « Le climat de Gray », sur le site internaute.com, société Benchmark Group (consulté le 9 aout 2013).
  6. « Records météorologiques pour la station de Gray », sur www.lameteo.org
  7. « Le climat de Gray », sur le site internaute.com, société Benchmark Group (consulté le 9 août 2013)
  8. « Accès à Gray », sur ville-gray.fr
  9. « Desserte du TGV Rhin-Rhône »
  10. « Bus urbain hiver 2012-2013 », sur ville-gray.fr (consulté le 18 mars 2013)
  11. a et b « GRAPHE STRATÉGIQUE DU PROGRAMME GLOBAL DE DÉVELOPPEMENT « VAL DE GRAY » », sur cc-valdegray.fr
  12. a, b, c et d « Commune : Gray - 70100, LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie », sur site de l'INSEE.
  13. « La Presse de Vesoul »
  14. Loi n° 2000-614 du 5 juillet 2000 relative à l’accueil et à l’habitat des gens du voyage. Le décret n° 2007-690 du 3 mai 2007 relatif à l'agrément, prévu à l’article 9 de la loi du 5 juillet 2000 complète cette loi. Enfin, deux circulaires du ministre de l’Intérieur précise des modalités d'administration (Circulaire NOR INT/D/07/00016/C du 15 février 2007 relative à la préparation des stationnements estivaux des grands groupes de caravanes des gens du voyage et circulaire n° NOR INT/D/07/00080/C du 10 juillet 2007 relative à la procédure de mise en demeure et d’évacuation forcée des occupants illicites d’un terrain).
  15. « Programme Global de Développement », sur cc-valdegray.fr
  16. « QUELQUES ORIGINES DE NOMS DE LIEUX EN FRANCHE-COMTÉ », sur http://crehangec.free.fr
  17. « Toponymie générale de la France, Volume 1 », sur Google Livres
  18. J-A Marc Annuaire statistique et historique du département de la Haute-Saône Gray 1815
  19. Max François et Christian Rénet, La Haute-Saône, Allan Sutton (Mémoire en Images), 2005 (ISBN 978-2-84910-274-9)
  20. « Élections présidentielles de 2012 à Gray », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 1 novembre 2012).
  21. « Élections présidentielles de 2007 à Gray », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 1 novembre 2012).
  22. « Élections municipales de 2008 à Gray », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 6 mai 2013).
  23. http://elections.interieur.gouv.fr/MN2014/070/070279.html
  24. Préfecture de Haute-Saône, Liste des communes de Haute-Saône, consultée le 18 juillet 2013
  25. « Liste des juridictions compétentes pour une commune », sur le site du ministère de la justice (consulté le 6 mai 2013).
  26. « Réalisés d'après les tableaux au format xls disponibles sur le site officiel de la direction générale des Impôts » (consulté le dimanche 13 septembre 2009)
  27. « Finances de la ville d'après Taxe.com » (consulté le venredi 28 janvier 2011)
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  30. « POP1A - Population totale par sexe et âge regroupé », sur http://www.recensement.insee.fr.
  31. a, b et c « Enseignement », sur ville-gray.fr (consulté le 2 aout 2012)
  32. « BTS MUC : Management des Unités Commerciales », sur artic.ac-besancon.fr
  33. « Équipements sportifs de la ville de Gray », sur ville-gray.fr
  34. http://www.lapressedegray.com/
  35. « Muséum d'histoire naturelle de Gray », sur le site commun au Muséum et à l'association des Amis du Muséum (consulté le 14 novembre 2013)
  36. « NEM: Nacia Esperanto Muzeo », sur le site du centre culturel Espéranto de la région de Gray (consulté le 3 novembre 2011)