Aéroport de Dole-Jura

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Dole - Jura
Image illustrative de l'article Aéroport de Dole-Jura
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Ville Dole
Coordonnées 47° 02′ 32″ N 5° 25′ 28″ E / 47.04222, 5.4244447° 02′ 32″ Nord 5° 25′ 28″ Est / 47.04222, 5.42444  
Altitude 195 m (640 ft)

Géolocalisation sur la carte : Jura

(Voir situation sur carte : Jura)
Dole - Jura

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Dole - Jura
Pistes
Direction Longueur Surface
05/23 2 600 m (8 530 ft) macadam
05L/23R 800 m (2 625 ft) gazon
Informations aéronautiques
Code AITA DLE
Code OACI LFGJ
Nom cartographique DOLE
Type d'aéroport civil
Gestionnaire CCI du Jura
Site web gestionnaire Consulter
Site web aéroport Consulter
Cartes SIA VAC - IAC

L'aéroport de Dole-Jura, anciennement aéroport de Dole-Tavaux[1] (code AITA : DLE • code OACI : LFGJ), est un aéroport du département du Jura.

Situation géographique[modifier | modifier le code]

L'aéroport de Dole-Jura est situé à cheval sur les communes de Tavaux et de Gevry, à 4 km au sud-ouest de Dole, à 35 km au sud-est de Dijon et à 50 km au sud-ouest de Besançon. Il est situé dans la basse vallée du Doubs, rivière qui borde l'est de l'aéroport (entre 200 m et 1,5 km). Cette situation le place à l'ouest de la région Franche-Comté et au nord-ouest du département du Jura. Son altitude varie entre 194 et 196 m.

Histoire[modifier | modifier le code]

Très proche de la Côte d'Or, l'aérodrome de Tavaux n'est conçu au départ que pour servir de base d'appui à la base aérienne de Longvic près de Dijon.

Durant la Seconde Guerre mondiale, l'aérodrome prend la forme d'une véritable base aérienne par l'occupant allemand. Après la libération, l'aérodrome sert de base pour les Alliés, toujours en lutte contre l'Allemagne nazie.

Avec l'entrée de la France dans l'OTAN, l'aérodrome est aménagé en conséquence (par exemple, dépôts de carburant souterrains). C'est de cette période que datent les alvéoles de stationnement destinées aux chasseurs à réaction.

Après la sortie de la France de l'OTAN, s'ensuit une faible activité de l'aérodrome, principalement liée à l'aéroclub de Franche-Comté installé sur le site.

En 1970, est inaugurée l'aérogare pour passagers ainsi qu'une tour de contrôle. En effet, la direction de l'aéroport revient alors à la CCI du Jura ainsi qu'au conseil général du Doubs par une concession de l'État. S'ensuit par après la mise en place d'une première liaison aérienne Paris-Dole-Chambéry par la compagnie Air Alpes, ainsi que d'une liaison estivale vers les Baléares avec les nouvelles Caravelle[réf. nécessaire]. Mais le choc pétrolier de 1973 bloque toutes les initiatives prises en faveur de l'aéroport. Celui-ci est alors géré tant bien que mal sans grandes perspectives d'avenir jusqu'en 2009.

Les années 1970 à 1980 constituent sans doute l'« âge d'or » de l'aéroport. En effet, durant cette période se multiplient les entraînements aériens par différentes compagnies aériennes[réf. nécessaire]. Celles-ci entraînaient principalement leurs pilotes pour le pilotage des Caravelle. Les approches ILS étaient un exercice fréquent. Ces compagnies étaient composées d'Air France, de Corse Air, ou de Transeuropa… De l'entraînement militaire avait aussi régulièrement lieu, tant par la France que la Suisse. De plus, les années 1980 furent le témoin de l'explosion du nombre de charters sur Dole-Tavaux, avec des départs pour le Maghreb, les Canaries, l'Italie et quelques pays de l'Est comme la Bulgarie, la Hongrie, ou la Russie. Quelques vols à destination de la Norvège et autres pays nordiques ont aussi eu lieu.

Le 21 juin 1998, l'on put assister à l'arrivée du Concorde à Tavaux. Il s'agissait du vol AF 4634, qui repartait ensuite vers Paris. Cet évènement exceptionnel déplaça alors les foules[2].

Organisation et activités[modifier | modifier le code]

Il est ouvert au trafic national et international commercial régulier ou non, aux avions privés, aux IFR et aux VFR.

Sa vocation était initialement régionale pour la Franche-Comté et la partie Est de la Bourgogne : un aéroport n'ayant pu être placé près de Besançon, c'est celui de Dole-Tavaux, situé à une cinquantaine de kilomètres, qui devait faire office d'aéroport régional. Cet aspect régional est désormais discuté dans la mesure où l'aéroport de Dole est fortement concurrencé par l'aéroport de Dijon situé à 50 km et où le territoire franc-comtois est aussi soumis à l'attractivité d'aéroports internationaux situés aux lisières de la région : aéroport de Bâle-Mulhouse, aéroport de Genève, aéroport de Lyon (d'ailleurs le nouveau nom de l'aéroport se réfère uniquement au Jura).

L'aéroport est la propriété du Conseil général du Jura et géré par la Chambre de commerce et d'industrie du Jura[3].

On peut accéder à l'aéroport par l'A39.

Liaisons[modifier | modifier le code]

L'escale postale[modifier | modifier le code]

L'escale postale a été mise en place le 1er février 1993 pour accélérer le délai d'acheminement du courrier en Bourgogne et Franche-Comté, et a cessé son activité le 31 décembre 2013. Les vols étaient assurés 5 jours sur 7 de nuit, par Europe Airpost, entre Dole-Tavaux et Roissy-Charles de Gaulle. L'avion décollait de Dole-Tavaux peu après 23 heures, à destination de Roissy. Il revenait peu avant 3 heures à Dole-Tavaux. Le fret postal constituait une part importante de l'activité de l'aéroport avec 1 240 tonnes de courrier transportées en 2010.

Lignes régulières[modifier | modifier le code]

Avion de la compagnie IGavion
Compagnie aérienne Ligne directe vers/depuis
Air Corsica Saisonnier : Bastia
Borajet Saisonnier : Istanbul-Sabiha Gökçen
IGavion Gérone-Costa Brava, Nice, Palma de Majorque, Rome-Fiumicino, Venise
Jetairfly Saisonnier : Casablanca
Ryanair Lisbonne, Marrakech, Porto
Saisonnier : Fès

Charters[modifier | modifier le code]

Au-delà des lignes régulières, l'aéroport de Dole - Jura accueille également chaque année plusieurs liaisons charters.

Caractéristiques techniques[modifier | modifier le code]

La piste, autrefois de 2 230 m a été allongée à 2 600 m en 2008.

Présence d'un balisage Haute Intensité.

Trafic[modifier | modifier le code]

Évolution du trafic passagers[4]
2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010 2011 2012 2013
4 310 4 339 3 715 4 123 3 306 2 811 2 633 5 239 3 275 34 459 80 028

Projets[modifier | modifier le code]

Le conseil général du Jura, Keolis et la CCI du Jura ont présenté le programme « Nouvel envol » pour l'aéroport de Dole-Jura. Ce programme consiste en des restructurations (construction de nouveaux hangars, agrandissement de l'aire de parking, reconstruction du bâtiment principal) ainsi que l'établissement de nouvelles lignes régulières, notamment vers Francfort, Rome ou Tunis. Ce projet est rejeté par le Conseil régional de Franche-Comté, le Conseil général du Doubs, celui de Haute-Saône[3], certains responsables politiques jurassiens[5] et des associations[6] ; parmi ces opposants certains donnent la priorité au TGV ou estiment que l'aéroport doit conserver un rôle principal d'aviation d'affaires tandis que d'aucuns réclament la fermeture de l'aéroport, compte tenu des coûts d'exploitation.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Annonce sur le site de l'aéroport.
  2. Aéroport régional de Dole-Tavaux. Manifestation aéronautique du 21 juin 2008. Commission permanente du Conseil général du Jura, 30 mai 2008.
  3. a et b « Dole-Jura : Un aéroport pour un territoire », EntreNews, CCI du Jura, février 2010, p. 6–11.
  4. Union des aéroports français, « Statistiques annuelles de l'aéroport de Dole - Jura », sur aeroport.fr (consulté le 8 juillet 2014)
  5. Julien Vandelle, « Raphaël Perrin : « J'en suis arrivé à un profond dégoût de la politique » », Le Progrès, 20 octobre 2011.
  6. « Dole-Tavaux, l’aéroport de trop ! », Le Dindon enchaîné.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]