Brion-sur-Ource

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Brion-sur-Ource
Image illustrative de l'article Brion-sur-Ource
Blason de Brion-sur-Ource
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Montbard
Canton Montigny-sur-Aube
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Châtillonnais
Maire
Mandat
Georges Morin
2008-2014
Code postal 21570
Code commune 21109
Démographie
Population
municipale
225 hab. (2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 55′ 01″ N 4° 39′ 49″ E / 47.9169444444, 4.66361111111 ()47° 55′ 01″ Nord 4° 39′ 49″ Est / 47.9169444444, 4.66361111111 ()  
Altitude Min. 217 m – Max. 333 m
Superficie 14,01 km2
Localisation

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Brion-sur-Ource

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Brion-sur-Ource

Brion-sur-Ource est une commune française, située au nord du département de la Côte-d'Or en région Bourgogne. Elle est traversée par la rivière l'Ource et comptait 223 habitants au recensement provisoire de 2005.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Belan-sur-Ource Thoires Rose des vents
Mosson N Bissey-la-Côte
O    Brion-sur-Ource    E
S
Prusly-sur-Ource Villotte-sur-Ource

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom du village proviendrait d'un nom composé d'origine celtique[1] : Brivo Dunum, ce qui signifie « Forteresse du Pont ». Le toponyme Briun est attesté dès 1125. Le village doit sûrement sa naissance et son développement à son emplacement géographique particulier : à cet endroit l'Ource coupait la voie romaine reliant Langres à Auxerre. Le passage se faisait sur un pont en aval du pont actuel, ou alors par un gué. Par ailleurs, de nombreux vestiges d'origine gallo-romaine, tels des céramiques, des instruments en fer, et même un petit temple gallo-romain, ont été découverts dans le village.

Brion-sur-Ource est resté dans l'histoire grâce à une bataille qui s'y déroula durant la Guerre de Cent Ans[2]. Gérard de Thury, maréchal de Bourgogne, réunit une petite armée à Châtillon-sur-Seine, dans le but de stopper les ravages commis par les Anglo-Navarrais (faisant partie des Grandes compagnies). Ils s'affrontent sous les murs de Brion-sur-Ource le , affrontement à l'issue duquel les Bourguignons sont vaincus. Le jeune duc de Bourgogne Philippe de Rouvres dut par la suite signer le Traité de la Chassaigne le , par lequel les Anglo-Navarrais s'engageaient à quitter la Bourgogne.

Durant le Moyen Âge et jusqu'à la Révolution, le village faisait partie de la province de Bourgogne (Duché de Bourgogne jusqu'en 1477), du bailliage de Châtillon-sur-Seine et du diocèse de Langres.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Georges Morin DVD  
Les données manquantes sont à compléter.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur à six trèfles d'or ordonnés 3, 2 et 1.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 225 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
530 513 572 553 581 613 621 630 617
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
565 557 570 502 512 475 456 433 420
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
389 381 369 306 311 315 292 309 313
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
276 247 223 225 245 223 223 223 229
2011 - - - - - - - -
225 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église du village, portant le vocable de Saint-Hippolyte, date de l'époque moderne. Elle a été bâtie sur l'emplacement d'une ancienne chapelle castrale, dédiée à Saint-Hippolyte (chevalier romain vénéré dans le diocèse de Langres depuis le IXe siècle). À ce propos, la découverte de sarcophages autour de l'église attestent de l'existence d'une nécropole, donc d'une occupation religieuse depuis au moins le haut Moyen Âge. Le chœur et le transept sont du XVIe siècle, la nef a été remaniée, et le portail de la façade ouest date de 1629. Ce portail porte l'inscription MAITRE YPOLITE MARTIN MASSON DE CE LIEU A FAICT CE PORTAL. PRIEZ DIEU POUR LUY. Le bâtiment comporte plusieurs œuvres d'art, parmi lesquelles la célèbre Vierge à l'enfant, statue de pierre polychrome de style burgondo-champenois du XIVe siècle. On y trouve aussi différentes représentations de saints datant des XVIe et XVIIe siècles : bustes, reliquaires et statues. L'église compte aussi une grande toile des environs de 1600 au Moyen Âge, intitulée Saint Jérôme écrivant dans sa cellule. Cette toile ainsi que la Vierge à l'enfant proviennent des Cordeliers de Châtillon-sur-Seine (à la suite de la vente de l'abbaye à la veille de la Révolution), et sont tous deux classés Monuments historiques.

Le XVIIe siècle a aussi vu la construction d'un château, qui a depuis été remanié à maintes reprises. Seules les quatre tours d'angle sont d'origine.

Le pont de pierre qui franchit le cours de l'Ource a été construit en 1680, par décision des États de Bourgogne. De part et d'autre de ce pont à 12 arches se trouvent deux moulins, ainsi que deux lavoirs du XIXe siècle. À noter qu'au passage du pont, la rivière se sépare en deux bras, laissant apparaître une petite « île », que l'on nomme la Promenade du Pâtis.

Enfin, le site de la Table aux loups comporte un circuit de randonnée pédestre long de 8 kilomètres, situé dans les bois environnant le village.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Brion sur Ource sur www.pays-chatillonnais.fr (consulté en dernier le 25 septembre 2008).
  2. BELOTTE Michel, Bar sur Seine durant les guerres des XIVe et XVe siècles (consulté en dernier le 25 septembre 2008)
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011