La Motte-Ternant

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La Motte-Ternant
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Arrondissement de Montbard
Canton Canton de Saulieu
Intercommunalité Communauté de communes de Saulieu
Maire
Mandat
Jean-Louis Petit
2001-2008
Code postal 21210
Code commune 21445
Démographie
Population
municipale
169 hab. (2011)
Densité 7,9 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 30″ N 4° 20′ 00″ E / 47.325, 4.33333333333 ()47° 19′ 30″ Nord 4° 20′ 00″ Est / 47.325, 4.33333333333 ()  
Altitude Min. 333 m – Max. 476 m
Superficie 21,32 km2
Localisation

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La Motte-Ternant

La Motte-Ternant est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La Motte-Ternant se situe sur la frontière de l'Auxois et du Morvan. Cette petite commune de 168 habitants (recensement de 2007) fait partie du canton de Saulieu et comprend différents hameaux et lieux dits: Chazelle-en-Morvan, Mercueil,Le Moulin Laureau et "le Bois du Meix".

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Montlay-en-Auxois Vic-sous-Thil Fontangy Rose des vents
N Missery
O    La Motte-Ternant    E
S
Villargoix Thoisy-la-Berchère Mont-Saint-Jean

Histoire[modifier | modifier le code]

La famille de Ternant (ou de La Motte-Ternant)[modifier | modifier le code]

On ne sait pas à quelle date les seigneurs locaux prirent le nom de Ternant, mais cette famille noble, implantée à Ternant (Nièvre) et La Motte-Ternant (Côte-d'Or) (peut-être aussi dans la commune de Ternant (Côte-d'Or) à moins qu'il ne s'agisse d'une homonymie), a joué pendant trois siècles un rôle important en Bourgogne. Parmi les personnes connues :

Philippe, seigneur de Ternant (en 1473, par Gilles Gobet
  • Philippe de Ternant (1400-1456), frère du précédent, chevalier de la Toison d'or (voir ci-dessous), chambellan de Philippe le Bon, fut membre à partir de 1433 du "Grand Conseil" du duc de Bourgogne ; il reçoit en 1435 de Philippe le Bon (Philippe III de Bourgogne) la baronnie d'Apremont et la seigneurie de Gendrey. Philippe de Ternant fut commandant de la garde de Bourgogne, il guerroya beaucoup en Flandre pour le compte du duc de Bourgogne à partir de 1430, habitant alors le plus souvent Bruges. Il en profita pour ramener les deux retables qui ornent l'église paroissiale de Ternant. Il est prévôt de Paris en 1436. En 1454, Philippe de Ternant, accusé d'avoir fait arrêter un marchand anglais alors que la Bourgogne avait conclu une trêve avec l'Angleterre, dut demander pardon au Conseil de l'Ordre de la Toison d'Or et fut condamné à aller en pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle[4]. Philippe de Terant était aussi seigneur de la Motte (actuelle commune de La Motte-Ternant).
  • Charles de Ternant, son fils, est gouverneur et capitaine de Château-Chinon ; il décède en 1472
  • Claude de Ternant, fils du précédent, écuyer, chambellan du roi, est « seigneur de la Motte et de Ternant » ; il ne semble pas avoir eu de descendants.
  • Au début du XVIe siècle, la baronnie de la Motte-Ternant passe aux mains de Guillaume de Pontailller, époux de Claudine de Ternant, sœur de Claude de Ternant, puis de Gilbert de Graçay, seigneur de Champeroux et époux d'Isabeau de Ternant, autre sœur de Claude de Ternant. Ce couple a des enfants dont Jean de Graçay, seigneur de Ternant, qui se maria avec Jehanne de La Châtre.

Toute trace du nom de famille "de Ternant" lié au village et au château de Ternant disparaît[5]., même si le nom de famille "de Ternant" a subsisté[6].

Le blason de la famille de Ternant était « échiqueté d'or et de gueules à quatre traits »[7]. La seigneurie de Ternant disposait des droits de haute justice, moyenne justice et basse justice sur un territoire étendu et dont les limites sont précisément connues grâce au dénombrement en date du , par Jehanne de La Châtre, dame de Ternant et de Diors (Indre), dont une copie datée du a été conservée[8].

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 en cours Jean-Louis Petit - -
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 169 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
535 695 726 813 666 694 667 638 632
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
607 608 615 610 561 542 507 504 459
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
434 407 341 344 349 363 265 261 297
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
215 213 191 185 163 170 169 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[9] puis Insee à partir de 2004[10])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint Martin du XIe siècle, située sur une colline, vers la mairie.
  • Château du Val Croissant, situé entre Thomirey, Villargoix et Chazelle-en-Morvan.
  • La butte du mont Rond (476 m).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'ancienne paroisse d'Hiry fait désormais partie de la commune de Ternant (Nièvre)
  2. Lucien Gueneau, "Notes sur les seigneurs de Ternant avant le XIIe siècle", Société Académique du Nivernais, cité par Louis Malvy, Excursions à Ternant, "Mémoires de la Société académique du Nivernais, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k213823r/f223.image.r=Hiry.langFR
  3. Louis Malvy, Excursions à Ternant, "Mémoires de la Société académique du Nivernais, 1909, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k213823r/f223.image.r=Hiry.langFR
  4. Frédéric Reiffenberg, "Histoire de l'ordre de la Toison d'or, depuis son institution jusqu'à la cessation des chapitres généraux", 1830, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k122996c/f117.image.r=Ternant.langFR
  5. Henri Beaune, "La noblesse aux États de Bourgogne, de 1350 à 1789", 1864, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k116999c/f401.image.r=Ternant.langFR
  6. Un chevalier Jean-Baptiste de Ternant fut ambassadeur de France aux États-Unis de 1791 à 1793
  7. Voir http://www.chaux-de-ternant.com/Pages/histoire.htm
  8. Dénombrement de la justice de Ternant, haute, moyenne et basse, des limites de la dite justice, d'après la copie prise le 28 septembre 1740 sur la grosse du 29 décembre 1539, signé Bouiller, notaire royal, "Mémoires de la Société académique du Nivernais", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k213822c/f21.image.r=Hiry.langFR
  9. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  10. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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